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Le Bulletin - dec. 2006

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Le Bulletin - decembre 2006

Dans ce numéro

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Visite des plantations de peuplier hybride au Bas-Saint-Laurent (Québec): Un grand succès de participation!

Patrick Filiatrault
ingénieur forestier, Réseau Ligniculture Québec, Université de Sherbrooke

Photographies par Brigitte Bigué, Réseau Ligniculture Québec, Université Laval

Le Réseau Ligniculture Québec (RLQ) a poursuivi encore cette année l’organisation de visite de plantations d’essences à croissance rapide dans les régions du Québec. Les succès de participation de ces visites se sont continués! En effet, le 28 juin dernier, une cinquantaine de personnes ont participé à la visite de plantations de peuplier hybride (Peh) au Bas-Saint-Laurent. Cette visite était organisée par le RLQ, en collaboration avec la papetière Norampac et avec la participation du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec (MRNF), de la Corporation agro-forestière Transcontinentale et du Groupement forestier et agricole Taché. L’activité a réuni des participants provenant des milieux gouvernementaux (fédéral, provincial et municipal), universitaires, de la forêt privée et de l’industrie forestière.

Dans un premier temps, cette activité avait pour but d’informer sur la populiculture en général, et dans un deuxième temps, elle visait plus particulièrement à démontrer des succès de plantation de la compagnie Norampac, afin de susciter des discussions entre les participants.

Norampac est un leader en populiculture au Québec. La compagnie reboise près de 100 ha en peuplier hybride par année dans le but d’approvisionner son usine de fabrication de carton. Les premières plantations ont débuté en 1996 sur d’anciennes terres agricoles.

Aujourd’hui, la compagnie poursuit la mise en terre de cette essence tant en milieu forestier qu’agricole. Norampac possède la particularité de détenir sa propre pépinière de Peh, produisant plus des 2/3 de ses besoins, tout en continuant de s’approvisionner à la pépinière gouvernemental située à Saint-Modeste.

Au premier arrêt de la visite situé à une vingtaine de kilomètres de l’usine, les participants ont pu visualiser une plantation de 2001 en milieu forestier. Les hôtes de la journée ont expliqué les travaux sylvicoles effectués dans cette plantation. La méthode de préparation de terrain est celle de la « pelle en V ». Comme son nom l’indique, elle consiste à passer une pelle en forme de « V » devant le tracteur sur un terrain ayant été l’objet d’une coupe forestière l’année précédente. Le résultat final laisse un terrain avec des bandes de détritus de 2,3 m de largeur et des bandes déblayées de 2,7 m. L’emplacement des plants de peuplier se trouvent à la limite des deux bandes. Les participants ont pu observer les effets du dégagement manuel effectué en 2003, de même qu’un élagage fait au printemps 2006. Les discussions ont porté sur les clones de la plantation (numéros 505273 et 505227, soit des Populus maximowiczii x (P deltoides x P. trichocarpa)), l’étendu de l’enracinement et sur l’espacement entre les plants. L’espacement de la plantation (2,5 m par 5,0 m) a été établi en fonction de l’utilisation de la matière ligneuse, soit du bois à pâte. Toutefois, il n’est pas exclut qu’une portion soit expédiée pour le bois de sciage, selon la qualité des billes. Il est important de mentionner qu’une plantation visant, en premier lieu, le bois de sciage aurait une densité plus faible ou serait l’objet d’une éclaircie en cours de rotation dans le cas d’une densité élevée initiale (avoisinant les 1000 plants/ha).

Arrêt 2: Clarence Dubé de Norampac présente une plantation établie en 2004 avec des plançons (tige sans racine).

Par la suite, nous nous sommes dirigés vers une plantation de 2004, toujours en milieu forestier (arrêt 2). Les arbres de cette plantation sont issus de plançons (tige sans racine) de 110 cm de longueur. Ces tiges sans racines sont enfouies de 30 cm dans le sol pour obtenir des plançons hors terre de 80 cm. On remarque l’excellente reprise des plançons dans ce terrain préparé avec la pelle en « V ». Les clones sont : 915318 (P. maximowiczii x P. balsamifera), 750301 (P. maximowiczii x P. trichocarpa) et 505508 (P. maximowiczii x (P deltoides x P. trichocarpa)).

Lors de cet arrêt, il a été question des avantages et des inconvénients de l’utilisation des plançons et des plants à racines nues. Ainsi, la plus grande hauteur des plants (1,5 à 2,0 m) les rendent moins vulnérables aux cerfs de Virginie, tandis que le transport et la manipulation des plançons sont plus faciles. Ces derniers demandent des précautions particulières pour l’enracinement : absence de poches d’air dans le sol près du plançon, humidité suffisante, profondeur de plantation d’au moins 30 cm, trempage des plançons avant la mise en terre. Chez Norampac, les techniques reliées à la culture, à la préparation et à la plantation des plançons sont bien maîtrisées, ce qui en fait son succès. Cependant, la compagnie ne délaisse pas les plants à racines nues, puisque le tiers des Peh mis en terre sont des plants. Par la suite, nous avons fait un arrêt dans une plantation de 2000, sur un ancien terrain agricole (arrêt 3). Une fois entrés dans celle-ci, les participants remarquent que les cimes se touchent, que la lumière au sol est faible et que la croissance est excellente!

Au quatrième arrêt, nous avons visité un test clonal de la Direction de la recherche forestière du MRNF, dont les arbres ont été plantés en 1996. Un test clonal est une plantation expérimentale qui vise à étudier le comportement (croissance, la rusticité, la susceptibilité aux maladies, etc.) de nouveaux clones de peupliers hybrides dans une région donnée. C’est à la suite des résultats obtenus après plusieurs années de croissance, qu’un clone sera recommandé pour une région donnée et reproduit en pépinière en grand nombre pour le reboisement.

Arrêt 3:Une plantation de 2000 sur un ancient terrain agricole

Arrêt 6: Christian Guimond de Groupment forestier et agricole Taché explique l'historique d'une plantation établie en 1997.

En après-midi, nous avons visité des plantations situées en face de l’usine à Cabano. Le cinquième arrêt de la journée a permis de voir des arbres issus de plançons, mis en terre en 2002, et dont la croissance est comparable à celle des plants à racines nues. Par la suite (arrêt 6), nous avons visité une plantation de 1997, dont le clone 505323 (P. maximowiczii x (P deltoides x P. trichocarpa)) a subi des dommages en raison de l’insolation hivernale. Aujourd’hui, ce clone n’est plus produit en pépinière.
Ensuite, nous avons vu des plantations de 1999 et 2001, sur d’anciennes terres agricoles, qui ont fait l’objet de taille et d’élagage à deux reprises depuis leur mise en terre (arrêt 7). Les résultats sont fort impressionnants. Enfin, le dernier site visité est celui de la pépinière, où Norampac produit ses plançons (arrêt 8).

Arrêt 8: Une vue d'une partie de la pépinière en face de l'usine de Norampac.

Cette visite a permis aux participants de voir et de comprendre la stratégie populicole de Norampac. Celle-ci repose sur une production optimale de matière ligneuse selon les conditions des sites et selon les ressources disponibles. En milieu forestier, l’approche de la pelle en « V » pour la préparation de terrain et celle du dégagement mécanique sont privilégiées. Sur terres agricoles, un labour-hersage est la méthode utilisée. De plus, la compagnie s’est spécialisée dans la plantation de plançons, avenue qui s’avère être un succès. En conclusion, les participants ont apprécié leur visite et certains n’ont pas hésité à mentionner que leur vision du peuplier hybride avait changé…positivement!

Manuel sur la culture du peuplier hybride pour les Prairies

Cees (“Case”) van Oosten
SilviConsult Woody Crops Technology Inc.

Le « Hybrid Poplar Crop Manual for the Prairie Provinces » fut publié récemment sous contrat avec le Saskatchewan Forest Centre (SFC) et il a reçu un appui financier et en nature de plusieurs organisations ; la contribution financière du Conseil du peuplier du Canada est grandement appréciée.

En 1991, le « Fast Growing Forests Technology Development Unit » (Unité de développement des technologies de forêts à croissance rapide) du Ministère des Ressources naturelles de l’Ontario avait produit un manuel pour le producteur de peupliers hybrides. Ce manuel est épuisé depuis longtemps et aurait exigé une révision complète de sorte à refléter les connaissances et les développements nouveaux. L’information sur la culture et la gestion des peupliers hybride SCR (sylviculture à courte rotation) était éparpillée un peu partout dans différents documents et différentes publications, et elle était difficile d’accès par les fermiers et les propriétaires. Il y a un plus grand intérêt dans la région des Prairies pour la culture de peupliers hybrides SCR pour une variété de raisons ; cependant, l’expertise était insuffisante pour assurer le succès quant à l’établissement et à la gestion de cette nouvelle culture. Puisqu’il n’existait pas de source d’information consolidée au Canada ciblant la région des Prairies, le nouveau « Hybrid Poplar Crop Manual for the Prairie Provinces » veut combler ce vide.

L’objectif est d’offrir un « manuel pratique » aux producteurs et aux propriétaires de terrains, et qui servirait de base pour une prise de décision éclairée sur les cultures de peupliers hybrides SCR. Le manuel est un véhicule pour le transfert de techonologie et il peut être téléchargé sans frais à partir de deux sites Web :

  • Conseil du peuplier du Canada : http://www.poplar.ca/whatsnew.htm (suivez le lien Hybrid poplar reports for the Prairies - Hybrid Poplar Manual now available).
  • Saskatchewan Forest Centre: http://www.saskforestcentre.ca/ (sous Agroforestry Reports ou sous Forest Development Fund - Agroforestry Reports)

L’information fut compilée à partir de l’expérience de l’auteur du manuel, avec l’ajout de l’information et des connaissances locales de différents experts et praticiens dans ce domaine. Le manuel se veut dynamique et donc convenable pour des mises à jour et des améliorations au fil du temps. Grâce à une entente entre le Saskatchewan Forest Centre et le Conseil du peuplier du Canada, selon le besoin et la disponibilité du financement.

Le manuel est publié sous format PDF, qui exige que l’utilisateur ait un logiciel Adobe Acrobat Reader (la version la plus récente est Adobe Reader 7.0). Adobe Reader peut être téléchargé gratuitement en visitant le site Web du Conseil du peuplier du Canada ; il contient un lien à ce logiciel http://www.poplar.ca/publications.htm ou en visitant le site Web du Saskatchewan Forest Centre http://www.saskforestcentre.ca/ dans tous les choix de Reports and Tech. Sheets (Rapports et fiches techniques).

Le manuel est formaté pour impression recto-verso. Le format électronique possède plusieurs caractéristiques de navigation, permettant à l’utilisateur de se déplacer facilement à l’intérieur du document.

Le manuel est composé de l’Introduction, suivie de 10 modules. L’Introduction est une lecture recommandée parce ce plusieurs expressions et principes y sont expliqués. Les sept premiers modules suivent le processus normal de planification, d’établissement et d’entretien de la culture ; ils s’agit de « Site Requirements & Selection » (Exigences et sélection du site), « Clone Selection & Deployment » (Sélection et déploiement des clones), « Stock Procurement » (Achat du stock), « Crop Density, Spacing & Layout » (Plan, espacement et densité de la culture), « Site Preparation » (Préparation du site), « Crop Planting » (Plantation de la culture), ainsi que « Crop Maintenance & Improvement » (Entretien et amélioration de la culture). Les trois derniers modules peuvent être considérés comme des modules de références ou d’appui, qui abordent les sujets de « Growth & Yield » (Croissance et rendement), « Diseases & Insects » (Maladies et insectes) et « Economic Analysis » (Analyse économique). Un ‘Glossaire des termes’ et des ‘Annexes’ sont liés électroniquement à l’Introduction’ et aux 10 modules. Il y a plusieurs liens Web externes qui vont permettre à l’utilisateur d’élargir sa base d’information.

[Nous regrettons que le Manuel est disponible en anglais seulement.]

Rapport annuel du président 2006

John Doornbos
Conseil du peuplier du Canada

Ce fut une autre année occupée pour le Conseil du peuplier. Bien que le Conseil et plusieurs de ses membres aient été très actifs, je ne fut pas en mesure de contribuer au Conseil autant de temps que je l’aurais aimé cette année. Je fus très occupé par ma formation en langue française et cela aura eu un impact sur ma capacité de travailler sur les activités du Conseil. Je veux remercier ceux et celles d’entre vous qui ont remplit certaines de mes fonctions entretemps.

Dans le présent rapport, j’aimerais vous présenter une mise à jour, aborder certaines des activités cette année et tenter de regarder vers l’avenir pour voir la direction que l’on devrait emprunter au cours des prochaines années. D’autres rapports auront plus de détails sur certains de ces aspects.

Un changement important au Conseil du peuplier fut l’embauche d’une nouvelle Secrétaire exécutive. Après plusieurs années avec le Conseil, Sandra Williams a accepté un poste à temps plein avec le Service canadien des forêt qui commençait le 1er avril. Je veux remercier Sandra personnellement et au nom de tous les membres du Conseil pour tout son bon travail au fil des années et elle a nos meilleurs vœux de bonne chance dans son nouveau poste.

Pour ceux d’entre vous qui ne l’ont pas encore rencontré, notre nouvelle Secrétaire exécutive est Lisa Bowker. Lisa détient un BA en Communications ; elle a travaillé durant plusieurs années avec le Service canadien des forêts en tant qu’Agente des communications et elle aidait Jan Volney à éditer le Journal canadien de recherche forestière durant quelques années. Au cours de ses premiers mois avec nous, Lisa a très rapidement acquis une bonne compréhension des activités financières et des affaires du Conseil. Tel que mentionné ci-haut, Lisa a une très bonne expérience en communications ; j’aimerais profiter de ceci pour améliorer notre bulletin et autres activités de communications. Nous souhaitons tous la bienvenue à Lisa au Conseil du peuplier.

Barb va donner plus de détails sur les finances dans son rapport. Je veux seulement ajouter que le Service canadien des forêts se voit obliger de cesser son appui pour le poste de Secrétaire exécutive à cause des réductions budgétaires. Le SCF fournit encore l’espace de bureau, ainsi que l’ordinateur et l’accès au réseau comme par le passé. Grâce aux revenus du travail de projets (surtout avec le SCF) en 2005, cela ne devrait pas trop affecter nos finances au cours des deux prochaines années. Cependant, il nous faudra faire attention à nos dépenses.

Le Groupe de travail sur les herbicides a été très actif durant la dernièe année et ses efforts ont été très fructueux. Une bonne partie du succès est due à l’expertise auquelle nous avions accès par l’entremise du « Prairie Pesticide Minor Use Consortium » (PPMUC). Le Conseil du peuplier est devenu membre de ce consortium quelques années passées, ce qui a mené à des progrès considérables pour l’homologation de plusieurs herbicides. Ces herbicides, bien qu’ils soient homologués pour utilisation sur d’autres cultures agricoles au Canada et sur les peupliers aux États-Unis, ont pû être homologués pour les peupliers au Canada grâce aux efforts du Groupe de travail sur les herbicides. Je vous encourage à lire notre bulletin d’août 2006 ; je suis très impressionné par ce que le groupe a accompli. Notre engagement envers le PPMUC était de trois ans ; étant donné les changements dans notre situation financière, il nous faudra penser sérieusement si nous devrions continuer avec le PPMUC et aussi étudier d’autres manières de soutenir nos membres.

La Base de données sur les clones du peuplier est complétée depuis quelques temps ; malheureusement, je n’ai pas assez de temps à y consacrer et autant de temps dont elle a besoin. L’intention est de la rendre disponible comme base de données cherchable sur notre site Web. Comme pour toute base de données accessible par Internet, il y a plusieurs façons de gérer et de présenter l’information. J’espère continuer nos progrès sur cette initiative cette automne avec l’appui continu de Barb.

Le « Hybrid Poplar Crop Manual for the Prairies » (Manuel sur la culture du peuplier hybride pour les Prairies) a été complété. Le manuel devrait être disponible d’ici peu sur notre site Web. Ce projet fut appuyé par le Service canadien des forêts et par le « Saskatchewan Forest Centre », avec beaucoup de support en nature de la province de la Saskatchewan. Le Conseil du peuplier et plusieurs de ses membres ont également contribuer de l’appui financier. Le manuel sera une resource utile pour les propriétaires qui souhaitent établir des plantations de peupliers, ainsi que pour les compagnies et autres organisations qui travaillent avec les propriétaires. Nous enverrons une annonce lorsque le manuel sera disponible.

En 2005, une grosse demande de financement fut soumise à Genome Canada pour commencer à utiliser l’information découlant de la cartographie génomique du génome du peuplier et pour commencer à mettre au point des outils pour cette information. Bien que la demande ne fut pas acceptée, le travail sur le développement de ces outils a déjà commencé (voir le rapport de Damase Khasa), quoique plus lentement qu’on l’aurait préféré. Deux produits utiles ont résulté de ce processus : un document « De la génomique du peuplier à la production du peuplier », ainsi qu’un « Glossaire des termes » sur la génomique, la génétique et l’utilisation du peuplier. Les deux sont disponibles sur le site Web du Conseil du peuplier (www.poplar.ca). Veuillez noter que nous considérons le glossaire comme étant une première ébauche et nous allons le mettre à jour selon le besoin ; veuillez nous indiquer si vous avez des ajouts ou des changements à suggérer.

L’an passé, l’Exécutif du Conseil a entamé un exercice de planification stratégique. Ce processus fut amorcé suite au sondage que nous avions circulé plus tôt en 2005. Ce fut processus plutôt lent ; cependant, l’Exécutif est rendu à l’étape d’identification des enjeux clés, d’établir les priorités et des actions suggérées. Le vrai défi qu’il nous reste est d’insufler de la vie à ces actions puisque la plupart du travail qui reste à faire devrait être fait par d’autres organisations ; certaines d’entre-elles ne sont pas étroitement affiliées au Conseil. J’ai laissé cette question de côté au cours des derniers mois, mais j’aimerais aller de l’avant avec ça durant l’automne et l’hiver.

Je veux remercier tous les membres pour leur appui durant la dernière année. Plus particulièrement, je veux remercier Barb, Jim et Cees pour leur bon travail durant l’année, ainsi que Lisa pour avoir pû s’intégrer et si bien faire dans peu de temps. Une fois de plus, merci à Sandra pour tout son bon travail. Je veux également remercier le Service canadien des forêts pour son appui continu ; même avec les récentes réductions, nous recevons encore un soutien important du SCF.

Rapport de la Secrétaire exécutive

Lisa Bowker
Conseil du peuplier du Canada

Il me fait plaisir de soumettre mon premier rapport au Conseil du peuplier du Canada. Les responsabilités de la Secrétaire exécutive sont : gestion des opérations quotidiennes du Secrétariat ; s’ocupper des finances, des membres et des services connexes ; préparer les ordres du jour, prendre des notes et préparer le procès-verbal des rencontres ; soliciter et éditer des articles, et faire la mise en page du bulletin ; coordonner les dossiers permanents et les listes de membres ; assurer le maintien d’une bibliothèque d’information technique ; et, répondre aux demandes d’information et de référrences. La Secrétaire exécutive est également responsable des services de conférence, y compris l’inscription, la planification et l’organisation. Cette année, je vais aborder brièvement le dossier des membres et les meilleures pratiques pour le secrétariat.

Membres

Le Conseil du peuplier souhaitait la bienvenue à trois nouveaux membres individuels en 2006 - Pete Degraff, Elwood Wenig et Pierre Bédard ; deux nouveaux membres étudiants - Toma Guillemette et Marie-Eve Sigouin ; et quatre nouveaux membres corporatifs - Saskatchewan Forest Centre, Pacific Regeneration Technologies, Northwest Agro Forestry Services et Coast to Coast Trees. Présentement, nous avons 15 membres corporatifs, 47 affiliés, 39 individuels, 2 étudiants et 3 membres associés. Le nombre total des membes est de 106, y compris les membres payants et non-payants. Veuillez visiter le site www.poplar.ca/members pour obtenir l’information de contact pour les membres courants et nouveaux.

Guide opérationnel pour le Secrétariat

Afin d’assurer une continuité des procédures et des politiques du bureau au sein du Secrétariat du CPC, Sandra avait proposé qu’un comité ou un groupe de travail soit mis sur pied pour aborder les normes pratiques sous forme d’un manuel clair et concis. Ceci inclurait les finances (suivi, examen par l’expert-comptable, rapport sur la TPS, rapport des taxes de dépôt), ainsi que les services aux membres, les bulletins, les communications et les candidatures, pour n’en nommer que quelques-uns. Je vais étudier le besoin d’un Guide opérationnel pour le Secrétariat et j’apprécierais bien vos suggestions.

Conclusion

Un remerciement particulier à Jim Richardson pour sa patience, son encadrement et sa compréhension durant mes premiers mois au Conseil du peuplier. C’est avec plaisir que j’anticipe continuer mon travail avec le Conseil du peuplier et ses membres en 2007.

Rapport du Directeur technique

Jim Richardson
Conseil du peuplier du Canada

Ceci est le dixième rapport annuel aux membres du Conseil du peuplier de la part du Directeur technique, un poste créé par le Comité exécutif en avril 1997. Les objectifs d’ensemble du Directeur technique sont de fournir des services et des conseils techniques au Conseil, promouvoir la sensibilisation concernant le Conseil, ainsi qu’aider à le soutenir et à augmenter le nombre des membres. Plus spécifiquement, les responsabilités du Directeur technique incluent le maintien et la mise à jour du site Web du Conseil ; répondre aux requêtes techniques par courriel, téléphone, télécopieur et par la poste ; assurer une dimension internationale au Conseil en participant à la Commission internationale du peuplier ; contribuer au Bulletin du CPC et un soutien pour les aspects techniques de l’organisation de l’Assemblée annuelle du CPC ; et, fournir des services aux membres et au Conseil d’administration de nature plutôt technique que pûrement administrative. Les responsabilités spécifiques continuent à changer quelque peu, ce qui est un reflet des changements dans les manières que le Conseil fonctionne, ainsi que des nouvelles directions et initiatives du Conseil.

Reconnaissant le budget limité du Conseil, les services du Directeur technique sont rémunérés au niveau minimum. Je travaille à partir de mon bureau dans mon domicile à Ottawa ; je consacre environ cinq jours par mois aux affaires du Conseil du peuplier. Cependant, l’utilisation réelle du temps varie beaucoup selon les tâches à accomplir.

Site Web

La gestion et l’entretien du site Web du Conseil du peuplier (www.poplar.ca) est probablement la plus importante responsabilité continue du Directeur technique. Les pages « What’s new » (Quoi de neuf), ainsi que la page sur les « Events » (Événements) ont particulièrement besoin d’être révisées et mises à jour, de même que celle du « Links » (Liens). L’information concernant les membres individuels et commerciaux est mise à jour une fois par année. Le site est une source importante pour le bulletin électronique, qui est normalement téléchargé sur le site peu après que chaque nouveau numéro est envoyé aux membres par courriel par la Secrétaire exécutive. Bien que la version par courriel est en format PDF, des versions PDF et HTML sont disponibles sur le site Web. Le site Web est une source clé d’information sur l’assemblée annuelle. Un montant considérable d’information a été ajouté au site cette année suite à l’atelier « De la génomique à la production » qui eu lieu à Edmonton en avril 2005. (Voir plus loin dans le présent rapport pour plus de détails.) Plusieurs publications électroniques reliées au peuplier hybride dans les Prairies sont en train d’être ajoutées au site : « Crop density for hybrid poplar in the Prairie Provinces » (Densité de la culture pour le peuplier hybride dans les provinces des Prairies) préparé par Cees van Oosten, est maintenant disponible ; « Hybrid poplar crop manual for the Prairie Provinces » (Manuel sur la culture du peuplier hybride), également préparé par Cees van Oosten, est disponible sous forme de résumé ; le manuel au complet s’en vient d’ici peu. Quand il sera disponible, le répertoire sur les clones du peuplier pourrait être également disponible sur le site. Avec toute la nouvelle information disponible, le site continue à être beaucoup utilisé ; le nombre de requêtes et de visites durant la dernière année était d’environ 25 000 et 1 800 par mois respectivement et la période la plus achalandée était de mars à mai.

Renseignements techniques

Le Directeur technique doit s’occuper d’un flot régulier de demandes de renseignements techniques, dont la plupart sont le résultat de contacts par l’entremise du site Web et qui reçoivent une réponse par courriel. Pour des raisons qui ne sont pas claires, le nombre de telles requêtes est demeuré bas cette année, comme l’année passée, en comparaison aux années précédentes. Quand je ne suis pas capable de fournir l’information demandée, je vais chercher d’autres membres du Conseil qui sont des experts dans le secteur d’intérêt particulier du requérant, ou bien qui sont plus près de l’emplacement géographique du requérant. Quand cela est possible, on en profite pour promouvoir le recrutement au Conseil lorsqu’on répond aux requêtes des non-membres.

Dimension internationale

De concert avec mon collègue J.G. Isebrands, du Wisconsin, je continue à coordonner la préparation et la publication d’une édition complètement révisée et mise à jour du livre de la FAO-CIP sur les peupliers et les saules. Ce livre, qui sera d’abord publié en format électronique par la FAO, s’intitule « Poplars and Willows in the World: Meeting the needs of society and the environment » (Peupliers et saules du monde : Répondre aux besoins de la société et de l’environnement). Une équipe internationale de 12 auteurs responsables des chapitres principaux, appuyée par plusieurs auteurs collaborateurs, fut organisée pour en préparer le contenu. Celui qui s’occupe de la préparation du chapitre sur les « Propriétés et Utilisations », c’est John Balatinecz, professeur émérite de l’Université de Toronto. D’autres canadiens, y compris Cees van Oosten, sont parmis les auteurs collaborateurs. Le progrès est généralement plus lent que prévu, mais les ébauches complètes des différents chapitres ont commencé à arriver aux coordinateurs. Le travail de coordination est appuyé par des contrats de travail personnel avec la FAO.

Le Quatrième symposium international sur le peuplier (SIP), organisé par un groupe de travail de l’IUFRO, eu lieu à Nanjing, en Chine, juin 2006. La série des SIP comprend des conférences scientifiques/techniques qui ont lieu à tous les quatres ans, entre les sessions de la Commission internationale du peuplier, qui est un organe subsidiaire de la FAO. Barb Thomas et moi avons participé à la conférence de 3 jours et à une tournée de 2 jours d’étude sur le terrain ; les deux furent très bien organisées par nos hôtes chinois très accueillants. Notre participation n’était pas financée par le CPC. Un rapport sur la conférence et sur la tournée d’étude sera rédigé pour le prochain numéro du bulletin.

Bulletins et autres publications

Le Directeur technique fait des contributions régulières au bulletin du Conseil, y compris des rapports de rencontres et autres événements. Trois articles de ce type furent contribués au bulletin durant la dernière année ; j’en ai également édité et révisé d’autres. Le site Web du Conseil, quoiqu’il ne fut pas la source primaire d’information sur l’assemblée annuelle conjointe avec les Etats-Unis, fut un lien important pour de l’information sur les organisateurs américains.

En collaboration avec Barb Thomas, un effort considérable fut consacré à la préparation et à la distribution de rapports, de sommaires et autres informations découlant de l’atelier « De la génomique à la production » organisé par le CPC à Edmonton en avril 2005. Cela comprend un sommaire, une présentation résumant les constatations de l’atelier, ainsi qu’un « livre blanc » dont l’intention est de stimuler d’autres discussions ; ces documents sont tous disponibles sur le site Web. Également disponibles sur le site Web et seulement pour les membres du CPC : un sommaire détaillé de l’atelier ; toutes les présentations de l’atelier ; et, une liste des participants. Barb Thomas a coordonné la production d’un glossaire de terminologies reliées à la génomique, à la génétique et à leur utilisation; cela est également accessible sur le site Web.

Avec l’aide de plusieurs collègues du CPC, je rédige un document sur l’historique de la recherche sur le peuplier au Canada. On prévoit le publier dans un numéro spécial du Journal canadien de botanique qui sera dévoué aux documents sur la recherche courante sur le peuplier au Canada. Bien qu’il ne s’agit pas d’un projet du CPC, la demande de soumissions par les directeurs scientifiques invités, Janice Cooke et Stewart Rood, pour ce numéro spécial, a mené à un nombre important d’offres de manuscrits qui devraient intéresser les membes du CPC.

Remerciements

Une fois de plus, j’aimerais remercier John Doornbos et l’Exécutif du Conseil pour leur appui continu et leur confiance au cours de l’année. C’est un plaisir de travailler avec le Conseil sous la direction de l’Exécutif. Je veux également exprimer ma sincère appréciation à Sandra Williams, Secrétaire exécutive du Conseil depuis 1999, qui acceptait récemment un nouveau poste auprès du SCF. On va manquer l’expérience, le dévouement et la sagesse de Sandra, mais j’anticipe une bonne continuité du travail avec sa relève, Lisa Bowker.

Rapport de la Trésorière

Barb Thomas
Conseil du peuplier du Canada

2005 fut une année prospère pour le Conseil du peuplier du Canada. Nous avions un surplus net d’exploitation de 28 067,45 $ ; 12 415 $ de ce montant vint des cotisations. Le CPC s’occupait des services bancaires de la « Alberta Forest Genetics Research Association » et nous avons terminé le projet du Manuel sur les cultures et celui « De la génomique à la production ».

Du côté des revenus, nous avons reçu des fonds pour les frais de service de la part du SCF, du programme Forêt 20/20, ainsi que de l’ARGRC. Ces fonds ont permis au CPC de demeurer autosuffisant et de ne pas encaisser des investissements.

Du côté des dépenses, l’augmentation des coûts comparée au budget était attribuable aux salaires. Le SCF ne finance plus le poste de Secrétaire exécutive ; le CPC devra peut-être encaisser des investissements durant la prochaine année.

Les états financiers du CPC furent préparés par Harry S. May. M. May a déclaré que les états financiers étaient une représentation fiable de la position financière du Conseil du peuplier du Canada. Veuillez noter que les états financiers ne furent pas vérifiés.

ACTIVITÉS PROCHAINES

Le 10e Congrès nord-américain D’agroforesterie

Si tiendra à l'Université Laval
10 au 13 juin 2007
dans la ville de Québec, au Canada

Associer arbres et cultures opportunités économiques et benefices enviromenteaux de l'agroforesterie parrainé par l’Association for Temperate Agroforestry (AFTA).

http://www.agrofor2007.ca/

Assemblée générale annuelle du Conseil du peuplier du Canada 2007

du 16 au 21 septembre 2007
à Québec, QC

L’assemblée sera un évènement conjoint avec le “Carrefour de la recherche forestière” (un Symposium de recherche sur la forêt) organisé par le Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec.

Ceci comprendra 2 journées d’excursions sur le terrain dans la région du Témiscouata, 2 journées de sessions techniques à Québec (avec le Symposium international du Groupe de travail de l’IUFRO sur la reproduction et les ressources génétiques du mélèze), ainsi que 1 journée d’excursion opérationnelle sur le mélèze.

Des renseignements préliminaires sont disponibles sur le site Web du Carrefour :
http://www.mrnf.gouv.qc.ca/carrefour/accueil.asp

 

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Last edit: 2008-01-10