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Le
Bulletin - septembre 2006
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Des
saules hybrides fournissent une énergie renouvelable pour
les serriculteurs à Petrolia
Cheryl Hendrickson
LandSaga Biogeographical, New Hamburg
(Ontario)
Téléphone: 519 662-9754
Courriel: hendrickson@landsaga.com
www.landsaga.com
Un autre moment historique à Petrolia, lieu
de naissance de l’industrie pétrolière du
monde ; les premiers saules hybrides à biomasse élevée
furent plantés pour chauffer les complexes de serres, ce
qui promet à un serriculteur une indépendance du
combustible qui a rendu cette région si fameuse.
Avec des rendements de plus de 90 GJ/acre/an, à
6-8 $/GJ au prix courant, la récolte énergétique
du bois peut contribuer un niveau d’indépendance
de l’utilisation des combustibles fossiles, sans oublier
une réduction de l’ensemble des coûts. Tout
comme d’autres serriculteurs à la recherche d’alternatives
pour leur chauffage étant donné la montée
des prix de l’énergie, Jack et Christine Graydanus
de la Enniskillen Pepper Company ont installé un système
de combustion de biomasse qui utilise présentement de la
bale d’avoine en pellet pour chauffer leur complexe de 6
acres de serres. La Compagnie a installé dans un champ
avoisinant des parcelles d’essai de saules hybrides à
croissance rapide ce printemps comme source de combustible afin
d’en déterminer le taux de production à l’acre
et fournir un produit en copaux à titre d’essai dans
le système de combustion actuel. Le bois a un contenu élevé
en BTU (plus de 18 GJ la tonne) et il sèche relativement
vite comparé aux bois franc plus dense.
Le système de croissance de saules hybrides
à haute biomasse qui peuvent être coupés à
maintes reprises en rotations de trois ans durant une période
de 25 ans s’appelle le « taillis intensif à
courte rotation » (TICR). Bien que ceci soit nouveau en
Ontario, le TICR est communément en pratique en Suède,
là où le saule hybride est planté pour son
énergie et pour le traitement des déchets solides
municipaux, qui est ensuite appliqué comme engrais. Plus
de 40 000 acres sont présentement en production en Suède
; celle-ci possède des technologies de croissance et de
récolte bien développées.

Une année
de croissance du peuplier hybride après la coupe
photo par Cheryl Hendrickson
|
Les saules hybrides sont spécialement
conçus pour la production élevée de biomasse.
Présentement, LandSaga Biogeographical de New Hamburg,
ON, est le seul fournisseur commercial de saules hybrides
au Canada. L’an passé, LandSaga avait fourni
au Service canadien des forêts des saules hybrides pour
des plantations de démonstrations d’énergie
renouvelable à travers les Prairies. |
Les saules hybrides sont normalement plantés
à la mi-avril et en mai en utilisant des « boutures
» qui sont des sections de tiges d’arbres d’environ
2 cm de diamètre. Plantés avec seulement deux bourgeons
au dessus de la surface du sol en rangs uniformes sur un sol disqué,
les boutures profitent de l’humidité et elles développent
instantanément des racines et des parties épigées.
On peut s’attendre que certaines variétés
vont atteindre 2 mètres de croissance en une année.
Une fois établie, la plantation peut être récoltée
à plusieurs reprises, avec une régénération
de 1 à 3 mètres en une saison après la coupe.
Toute la régénération de la
première année est enlevée après le
premier automne afin d’encourager les saules à produire
de multiples tiges au lieu d’une seule. La première
récolte pour combustible de biomasse aura lieu en 2008
et à chaque trois ans par la suite pendant les 25 prochaines
années, ou plus. Une fois que la plantation est établie,
il n’y a aucune dépense majeure sauf pour la coupe.
La gestion des mauvaises herbes durant les deux premières
saisons est critique, mais autrement, aucun autre apport n’est
nécessaire. Cependant, les saules vont démontrer
une croissance accrue avec des nutriments enrichissants et des
expériences sont présentement en voie de préparation
afin de déterminer la portée de l’amélioration
de la croissance avec une couverture de fumier de volaille.
D’autres plantations de saules hybrides ont
été installées à titre d’expérience
ou comme démonstrations en Ontario et au Québec,
et plus récemment dans les Prairies. Cependant, les serres
chauffées, les coûts d’énergie élevés
et des terres agricoles adjacentes dans cette région de
l’Ontario offrent les conditions agricoles et économiques
idéales pour que cette récolte énergétique
puisse réaliser son potentiel.
Selon le recensement canadien en 2001, le Canada
a 1836 ha de serres, dont 50 pourcent sont situés en Ontario
; ce chiffre augmente à chaque année. Le chauffage
de toutes les serres en Ontario seulement avec la biomasse de
saules pourrait remplacer la dépendance sur plus de 37
millions de GJ d’énergie de combustible fossile par
année. Les plantations de biomasse ont également
une valeur en fournissant des crédits de carbone pour l’atteinte
des niveaux du protocole de Kyoto pour les émetteurs de
gaz à effet de serre, puisque les systèmes racinaires
sont des puits de carbone permanents. Bien que les fermiers soient
hésitants à planter des arbres dans un champ, la
récolte de haute valeur pour fins de chauffage commence
à rendre la pratique très attrayante.
De
la génomique à la production des peupliers : Combler
l’écart entre la science et industrie
Barb Thomas et Jim Richardson
Conseil du peuplier du Canada
Le Canada possède une immense ressource
naturelle en peupliers. De récents inventaires forestiers
ont estimé l’étendue de cette ressource à
4 milliards m3 répartis sur plus de 160 millions ha, dont
environ 28 millions ha sont des peuplements ayant le genre Populus
comme espèce dominante. Le tremble est l’essence
(espèce d’arbre) la plus vastement répandue
en Amérique du Nord et elle est la pierre angulaire de
plusieurs usines de pâtes et de panneaux OSB au Canada.
Pourtant, l’industrie forestière au Canada fait face
à une crise économique et plusieurs usines ferment
leurs portes. Pendant ce temps-là, le séquençage
du génome du peuplier occidental, l’une des plus
importantes essences du Populus, a été assemblé
par un consortium international, y compris des scientifiques canadiens
appuyés par Genome Canada. Le peuplier occidental (Populus
trichocarpa) est seulement la troisième espèce végétale
au monde à atteindre ce statut. Le séquençage
du génome du peuplier a ouvert la porte à toute
une richesse de possibilités pour mieux comprendre et améliorer
les peupliers. Cependant, des ressources considérables
seront nécessaires pour donner suite à ces opportunités
; des collaborations nouvelles et continues devront être
forgées du point de vue financier, universitaire et industriel
au delà des frontières des partenariats traditionnels.
Plus particulièrement, il serait nécessaire
de rassembler deux groupes qui semblent disparates, soit ceux
de l’industrie forestière et de la communauté
de recherche en génomique. Avec l’aide du gouvernement,
il serait possible d’atteindre un alignement des ressources
pour les besoins parfois différents, parfois partagés,
en matière de recherche pour ces deux communautés,
à la fois aux niveaux national et régional. Une
telle approche collaborative va nous permettre de trouver de nouveaux
moyens de faire affaires et, en bout de ligne, de soutenir notre
industrie forestière. La dimension de la ressource en peupliers,
ainsi que toutes les années de données et d’essais
sur le terrain, nous permettent de mettre à profit les
synergies d’un partenariat intégré entre les
généticiens forestiers, les chercheurs en sylviculture,
les experts en génomique et les décisionnaires.
Pourtant, en dépit des vastes bienfaits, il y a des différences
fondamentales entre les joueurs clés qui ont fait en sorte
qu’il est très difficile d’atteindre le niveau
d’échange et de collaboration actives qui permettraient
le développement de synergies et de produire des solutions
concrètes aux défis fondamentaux de l’industrie.
Les défis fondamentaux incluent les communications
et les ressources. Afin d’améliorer les relations,
des démarches ont été entreprises pour aider
chaque communauté à mieux comprendre la «
culture » de l’autre, afin de développer des
buts et des objectifs conjoints, ainsi que pour bâtir un
mécanisme d’interface continu. Des discussions entre
les deux communautés, organisées par le Conseil
du Peuplier du Canada (CPC), ont suggéré qu’on
ferait des progrès en mettant l’accent sur les besoins
de chaque communauté qui peuvent être satisfaits
par l’autre, au lieu de mettre l’accent sur leurs
différences. D’autres disciplines scientifiques,
y compris la sylviculture, la pathologie, la physiologie, la biochimie
et l’écologie, ont également besoin d’être
intégrées dans cet effort de collaboration afin
de répondre d’une manière plus efficace aux
besoins de l’industrie, des décisionnaires et de
la société.
Étant donné les longs délais
souvent associés au travail avec des arbres, chaque partie
de cet effort de collaboration bénéficierait grandement
d’une source de financement à long terme avec une
interface utilisateur-chercheur telle que mentionnée ci-haut.
Lorsque du nouveau matériel de peuplier est prêt
à être déployé, ou bien lorsque des
outils biotechnologiques sont disponibles pour aider à
la sélection du matériel, du financement doit être
facilement accessible ; de plus, le gouvernement et le cadre politique
nécessaire doivent également être prêts
à supporter et promouvoir leur utilisation.
Il y a donc deux directions principales possibles
pour la recherche génomique dans le contexte de la production
du peuplier et de son utilisation industrielle. La première
est celle de la mise au point de nouveaux outils avec des applications
pratiques présentement inconnues. La deuxième va
au delà de la publication scientifique de la technologie
pour intégrer les applications opérationnelles.
Ces deux directions pour la recherche future devraient idéalement
se complémenter entre elles. Les outils actuels de la génétique
moléculaire doivent être utilisés du mieux
que possible dès aujourd’hui pour sélectionner
les caractéristiques d’arbre désirées
et appliquées durant la phase la plus appropriée
dans le cadre d’un programme de reproduction, d’essais
et de sélection. On ne sait pas nécessairement où
vont éventuellement nous mener plusieurs des nouveaux outils
en ce qui concerne leur application pratique et, bien qu’il
soit probable que leur développement va continuer avec
ou sans la participation des usagers en bout de ligne, la communication
entre les chercheurs de base et les usagers en bout de ligne durant
leur développement va aider à assurer leur application
utile.
Il se peut que l’intégration des communautés
doive être facilitée par une organisation efficace
qui peut aider à rassembler les différents éléments.
Le CPC est bien situé pour offrir une telle structure organisationnelle,
surtout au niveau national. Ses membres comprennent la plupart
des agences professionnelles et universitaires, ainsi que les
compagnies canadiennes engagées dans l’étude,
la reproduction, la croissance et l’utilisation industrielle
du peuplier. En organisant des rencontres et des ateliers, avec
une bonne participation, et qui visent à relier sa propre
communauté traditionnelle de généticiens
et de producteurs de peupliers avec la communauté de la
génomique des peupliers, le CPC a démontré
son engagement et sa capacité d’assumer ce rôle
organisationnel. Ce faisant, le CPC peut travailler avec ses membres
et ses partenaires afin de sensibiliser les gens quant à
ces opportunités et, en retour, obtenir plus d’appui
pour les exigences administratives et techniques.
Un atelier intitulé « De la génonique
à la production » organisé à Edmonton
en avril 2005 par le CPC, avec l’aide de Genome Canada,
a identifié un certain nombre de démarches spécifiques
pour encourager une meilleure coopération entre les scientifiques
de la génomique du peuplier, les généticiens,
les producteurs et les bailleurs de fonds potentiels. Certaines
de ces démarches ont déjà été
entamées. D’autres incluent des efforts de mise sur
pied d’un Consortium canadien du peuplier, y compris tous
les intervenants clés, et en utilisant l’Internet
comme véhicule de communications pour partager et discuter
les sujets de recherche prioritaires, et pour inviter les chercheurs
et les partenaires à s’inscrire et exprimer leurs
intérêts.
[Cet article est adapté du Sommaire
d’un livre blanc intitulé « Poplar Genomics
to Poplar Production: Bridging the gap for best use of our resources
and knowledge » (De la génomique des peupliers à
la production des peupliers : combler l’écart pour
la meilleure utilisation de nos ressources et de nos connaissances)
par Barb Thomas et Jim Richardson du CPC, préparé
pour Genome Canada. Le texte complet de ce mémoire est
disponible sur ce site Web. Cliquez
ici pour le voir. Le site Web contient également un
bon nombre de documents reliés à l’atelier
qui avait lieu à Edmonton en avril 2005, ainsi qu’un
glossaire de terminologies reliées à la génomique,
à la génétique et à l’utilisation
des peupliers.]
Groupe
de travail sur les herbicides – Quoi de neuf?
Cees van Oosten
Président du Groupe de travail
sur les herbicides
Le Groupe de travail sur les herbicides (GTH) du
Conseil canadien du peuplier facilite et coordonne les efforts
pour obtenir l’homologation de produits d’usage limité
sur des pesticides utiles dans les plantations nouvelles et établies
de l’essence Populus (peupliers et trembles) et leurs hybrides,
y compris la sylviculture à courte rotation (SCR) des plantations,
des semis et des boutures enracinées du Populus. Le GTH
s’intéresse principalement aux herbicides en ce moment.
Les membres du groupe sont : Al Bertschi (Alberta-Pacific Forest
Industries Inc.), Florance Niemi (Daishowa-Marubeni International
Ltd.), Larry White (Saskatchewan Forest Centre), Lyle Alspach
(Shelterbelt Centre - Prairie Farm Rehabilitation Administration),
Tim Gylander (Weyerhaeuser Company Ltd. - Forestlands) et Cees
(“Case”) van Oosten (SilviConsult Woody Crops Technology
Inc.), qui est président du groupe. Le GTH est actif depuis
déjà quelques années.
Consortium des prairies sur les pesticides d’usage
limité (CPPUL)
Trois ans passés, le Conseil canadien du
peuplier devenait membre du CPPUL en Alberta, là où
nous avons accès à l’expertise de Rudy Esau
(Agent d’approvisionnement en usage limité) afin
d’aider à la préparation et à la soumission
du processus de demande visant à obtenir l’homologation
des herbicides à usage limité.
- Lontrel 360 (clopyralide)
Le plus récent succès fut l’homologation
d’un élargissement d’une étiquette
d’usage limité pour le produit Lontrel 360, dont
l’ingrédient actif est le clopyralide. Cet herbicide
contrôle le chardon des champs, entre autres. Ailleurs
dans le présent bulletin, il y a un article intitulé
« Lontrel 360 (clopyralide) », un herbicide récemment
homologué pour l’essence Populus, qui fait état
d’expériences récentes avec cet herbicide.
Les données utilisées pour cette homologation
furent disponibles grâce à Alberta-Pacific Forest
Industries Inc., à Daishowa-Marubeni International Ltd.
et au Centre de distribution de brise-vent – Administration
du rétablissement agricole des Prairies.
- Poast Ultra (séthoxydime)
Une demande d’homologation pour l’herbicide Poast
Ultra (séthoxydime) fut récemment soumise auprès
de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire
(ARLA) de Santé Canada. Au lieu d’utiliser des
données d’efficacité et de tolérance,
la soumission fut basée sur les raisons suivantes :
- Plusieurs essences (espèces) de feuillus
sont déjà indiquées sur son étiquette
;
- Des rapports américains indiquent qu’il
est utilisable sans risque sur le dessus des peupliers ; et,
- L’ingrédient actif cible une
action enzymatique spécifique qui est seulement présente
dans les herbages graminés, mais pas dans les feuillus.
L’ARLA avait indiqué lors de
l’Assemblée annuelle du CPPUL en février dernier,
à Taber (AB), auquelle participait Cees van Oosten, qu’il
serait possible d’obtenir une expansion de l’étiquetage
pour usage limité basée sur un bon raisonnement.
Nous espérons que cette demande sera acceptée.
Désavantage concurrentiel & SureGuard®
(flumioxazine)
Depuis des années, les producteurs de cultures
sur surfaces réduites au Canada se sont plaints du désavantage
concurrentiel dans lequel ils se trouvent vis à vis leurs
homologues américains quant à l’obtention
d’une homologation de nouveaux pesticides au Canada pour
usage sur leurs cultures sur surfaces réduites. Les compagnies
de produits chimiques ne sont pas prêtes à consacrer
du temps et des efforts pour faire homologuer de nouveaux pesticides
pour usage limité, tel que pour le peuplier, dans un petit
marché comme le Canada. Le processus d’homologation
pour de nouveaux pesticides est très complexe et il exige
un montant de fonds substantiel pour le réaliser. Afin
d’atténuer le désavantage concurrentiel auquel
font face les producteurs canadiens de cultures sur surfaces réduites
(y compris les cultures de peupliers), l’Agence de réglementation
de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada a amorcé
un programme sur le « désavantage concurrentiel »
de sorte à considérer une forme d’homologation
d’ingrédients actifs qui ne sont pas homologués
au Canada, mais qui le sont aux États-Unis.
- SureGuard® (flumioxazine)
Le GTH a soumis l’ingrédient
actif « flumioxazine » pour considération
par l’entremise de Doug Billett (Coordinateur provincial
de l’usage limité auprès de Saskatchewan
Agriculture and Food). Le flumioxazine est l’ingrédient
actif dans le produit SureGuard®
(EPA Reg No. 59639-120 - US registration), produit par Valent
Professional Products. Cet herbicide peut être utilisé
comme herbicide de prélevée et de postlevée
avec les essences Populus aux États-Unis. Rudy
Esau (CPPUL) rapportait récemment que : « L’ingrédient
actif flumioxazine a été identifié comme
solution possible pour un certain nombre de cultures, y compris
la pomme de terre et les fraises. Le fabricant a appuyé
ces usages et autres usages potentiels du flumioxazine et il
prévoit faire homologuer le produit au Canada. »
Le GTH devra en faire la demande pour faire homologuer cet herbicide.
- Fongicides pour les maladies folicoles
Larry White a identifié le besoin des producteurs de
peupliers d’avoir accès aux fongicides afin de
traiter plusieurs maladies folicoles, surtout durant la période
d’établissement du peuplier, et il a fait certaines
demandes de renseignements auprès d’un spécialiste
en Saskatchewan. Le plan était d’inclure un ou
plusieurs fongicides dans le cadre de l’initiative de
l’ARLA en matière de « désavantage
concurrentiel » ; cependant, le spécialiste contacté
était incapable de répondre à temps étant
donné l’échéancier très serré.
Nous avons encore celle-ci comme requête active. Plusieurs
fongicides sont déjà homologués pour usage
au Canada sur les peupliers pour traiter des maladies telles
que la tache des feuilles (Marssonina brunnea &
Marssonina populi) et la septoriose (Septoria musiva
& Septoria populicola). Il n’existe aucune
homologation de fongicides pour les espèces de rouilles
Melampsora , ni pour la brûlure helminthosporienne
Venturia (Venturia spp.) ; il est clair que ces deux
champignons sont les plus préoccupants en ce moment.
Il n’y aucun fongicide connu qui contrôle le chancre
de la tige (Septoria musiva).
Herbicides brise-vent – potentiel pour
les cultures de peupliers SCR
En 2005, le GTH a fait plusieurs présentations
sur la gestion des cultures intensives du peuplier, ce qu’on
appelle la sylviculture à courte rotation (SCR) du peuplier.
Une présentation fut faite à l’ARLA à
Ottawa, suivie de présentations subséquentes aux
Coordinateurs provinciaux de l’usage limité (CPUL)
de toutes les provinces, sauf les provinces Atlantiques et le
Québec. L’ARLA a accepté notre définition
du peuplier SCR comme culture agricole, produite en terre agricole.
Il s’agit d’un accomplissement important puisque ceci
la sépare des usages en foresterie, ce qui va faciliter
le processus d’homologation. Ceci fut un avantage dans une
initiative amorcée par Doug Billet, le CPUL pour «
Saskatchewan Agriculture and Food », qui a fait la demande
d’expansion de l’étiquetage d’usage limité
pour plusieurs herbicides de « peupliers brise-vent »
qui ne sont pas présentement disponibles aux producteurs
de peupliers. Cette initiative fut amorcée en étroite
collaboration avec le GTH. Des lettres d’appui furent obtenues
des différentes compagnies de produits chimiques et la
demande formelle fut soumise récemment.
Les herbicides suivants ont été soumis
pour homologation par l’expansion de l’étiquetage
pour usage limité pour le peuplier de sylviculture à
courte rotation (SCR) :
- « Roundup WeatherMax » avec Transorb
2 Technology - herbicide liquide (PCP 27487) –ingrédient
actif : glyphosate (Monsanto Canada Inc.) ;
- Solution herbicide « Vantage Plus Max
» (PCP 27615) – ingrédient actif : glyphosate
(Dow AgroSciences Canada Inc.) ;
- Herbicide « Treflan E.C. » (PCP
23933) – ingrédient actif : trifluraline (Dow AgroSciences
Canada Inc.) ;
- Herbicide liquide « Amitrol 240 »
(PCP 25684) – ingrédient actif : amitrole (Nufarm
Agriculture Inc.) ;
- Herbicide « Lorox L » (PCP 16279)
– ingrédient actif : linuron (E.I. du Pont Canada
Company.) ;
- Herbicide « Sencor Solupak 75 DF »
(PCP 20968) – ingrédient actif : métribuzine
(Bayer CropScience Inc.) ;
- Herbicide « Sencor 480 F » (PCP
26280) – ingrédient actif : métribuzine
(Bayer CropScience Inc.) ;
- Herbicide « Sencor 75 DF » (PCP
17242) – ingrédient actif : métribuzine
(Bayer CropScience Inc.).
Goal 2XL (oxyfluorfène)
En 2005, le GTH coordonnait quatre essais
avec Goal, un en Alberta, un en Saskatchewan et deux en Ontario.
L’essai en Alberta fut financé par Daishowa-Marubeni
International Ltd., Alberta-Pacific Forest Industries Inc. et
Western Boreal Aspen Corp. L’essai en Saskatchewan fut financé
par le « Saskatchewan Forest Centre » et ceux de l’Ontario
par le Ministère des Ressources naturelles de l’Ontario.
Un contrôle adéquat des mauvaises herbes fut réalisé
sans aucun dommage aux cultures en utilisant une dose de deux
à quatre fois plus élevée que le taux d’application
présentement homologué au Canada pour les oignons,
les fraises et les framboises. Il faut remarquer que le produit
est homologué aux Etats-Unis pour usage sur les peupliers
aux taux que nous avons demandé.
L’ARLA a argumenté que l’homologation
canadienne pour les oignons, les fraises et les framboises était
basée sur un contrôle adéquat des mauvaises
herbes au taux présentement homologué que nous jugeons
trop faible. Afin d’obtenir l’homologation de ce produit
au Canada aux taux d’application que nous avons demandé,
l’ARLA a demandé une deuxième série
d’essais avec Goal afin de prouver le bien-fondé
des revendications d’efficacité. Ces nouveaux essais
sont financés par, et furent établis sous la supervision
d’Agriculture Canada en Saskatchewan (Saskatchewan Forest
Centre), de l’Alberta (Alberta-Pacific Forest Industries
Inc.) et de l’Ontario (deux essais par le Ministère
des Ressources naturelles de l’Ontario). Les résultats
préliminaires en Alberta et en Saskatchewan dès
le début d’août démontrent déjà
que le taux d’application présentement homologué
(le taux faible) au Canada est inadéquat. Les résultats
sont prévus en novembre 2006.
Aurevoir.....
Sandra Williams
J’ai récemment commencé à
travailler à temps plein et sur une base permanente pour
le Service canadien des forêts ; il est donc temps pour
moi de dire aurevoir aux membres et aux associés du Conseil
du Peuplier du Canada. J’ai eu l’occasion de voir
plusieurs présentations intéressantes lors de conférences
et d’excursions sur le terrain, et ce fut un plaisir de
rencontrer de nombreux adeptes du peuplier au Canada, aux États-Unis
et à travers le monde. Travailler avec le CPC aura été
une expérience d’apprentissage que je n’oublierai
pas.
Depuis plusieurs mois maintenant, Lisa Bowker fut
embauchée comme Secrétaire exécutive du CPC.
Lisa a travaillé avec le SCF pendant plusieurs années
dans différentes fonctions. Elle est une ressource très
capable et importante pour le CPC à mesure que le Conseil
continue à croître et à évoluer. Je
vous encourage à donner un coup de main à Lisa avec
ses responsabilités en lui envoyant beaucoup d’articles
pour le bulletin !
Bob
Gambles – En commémorative
| |
C’est avec un regret sincère que nous
rapportons le décès récent à
Toronto de Robert (Bob) Gambles après une courte
maladie et une courte période d’hospitalisation.
Bob avait été le Secrétaire exécutif
du Conseil du Peuplier du Canada à partir du début
des années 1980 jusqu’à ce que le
Secrétariat fut déménagé de
Toronto à Edmonton en 1991. Durant cette période,
il était en effet le Secrétariat du Conseil,
gérant les affaires quotidiennes et travaillant
étroitement avec Louis Zsuffa, pendant que Louis
était président du CPC, et par la suite
avec Jim Richardson.
|
Bob avait obtenu son Ph. D en Sciences du bois
à l’Université de Toronto où il y eu
le poste d’adjoint à la recherche pendant plusieurs
années avant que son temps soit surtout consacré
à IEA Bioenergy, ainsi qu’au CPC en tant qu’adjoint
et « main droite » du Dr. Zsuffa. Son efficacité
calme, son organisation adroite et son attention au détail,
combinées avec une vaste connaissance en foresterie, furent
un atout important au développement et à la gestion
du Conseil du Peuplier durant ses premières années.
Suite à sa démission comme Secrétaire Exécutif
en 1991 et sa retraite subséquente d’IEA en 1997,
Bob avait dévoué son temps à ses passetemps,
surtout l’observation des oiseaux, et en aidant sa femme
Susan avec son travail comme Secrétaire de l’Institut
Canadien des Comptables Agréés. Nous offrons à
Susan nos sincères condoléances.
Lontrel
360 (clopyralide), un herbicide récemment homologué
pour les producteurs de peupliers
Cees van Oosten
Groupe de travail sur les herbicides
L’Agence de réglementation de la lutte
antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada a récemment
approuvé l’herbicide Lontrel 360 (PCP # 23545) pour
usage dans les cultures nouvelles et établies à
courte rotation (appellées SCR) des essences de peupliers
(Populus) et de leurs hybrides. « Peuplier »
fait allusion ici à toutes les essences (espèces)
du Populus.
Lontrel 360 (un herbicide du Groupe 4) est un herbicide
postlevée qui peut être appliqué pendant que
les arbres sont en croissance active. L’ingrédient
actif clopyralide est une auxine synthétique qui perturbe
la croissance de la cellule de la plante dans les tiges et feuilles
nouvelles, et qui affecte la protéinogénèse
et la division cellulaire, ce qui mène à des croissances
malformées et à des tumeurs. La mauvaise herbe principalement
ciblée est le chardon des champs (les meilleurs résultats
sont obtenus lorsque le chardon des champs en est au stade de
croissance de la rosette jusqu’au stade du pré-bourgeonnement).
Les autres mauvaises herbes indiquées sont : la matricaire
inodore, la renouée liseron, le laiteron des champs (contrôle
de la croissance du haut), le séneçon vulgaire et
les resemis de luzerne. Pour un contrôle satisfaisant des
mauvaises herbes, les taux recommandés sont de 0,56 –
0,83 L/ha du produit ; cependant, cet herbicide peut et va affecter
certains clones de peupliers hybrides et l’effet peut varier
de beaucoup d’un clone à l’autre. Tout impact
sera temporaire. L'étiquette
du produit explique cela par l’entremise de l’avertissement
suivant :

Réaction du clopyralide
dans un peuplier en Argentine en 2004. L’enroulement
des feuilles d’un peuplier deltoïde. Ces symptômes
se sont produits sur des peupliers de 6 mois et d’un
an. La blessure fut temporaire, sans impact à long
terme sur la croissance en hauteur (Photo : Fabio
Achinelli, Argentine).
|
« Les clones/hybrides de
peuplier varient dans leur tolérance à l’Herbicide
Lontrel 360. Les blessures observées incluent les blessures
aux feuilles, l’enroulement de la feuille, la torsion
de la tige, une réduction de la hauteur et une réduction
du diamètre. Étant donné que pas tous
les clones/hybrides n’ont été testés
pour leur tolérance à l’Herbicide Lontrel
360, l’usage de ce produit devrait être limité
à une petite parcelle de chaque clone/hybride pour
en confirmer la tolérance avant son adoption comme
pratique générale dans le champ. » |
Puisqu’il s’agit
d’un nouvel herbicide pour les producteurs de peupliers,
il est important de partager les expériences récentes
avec autant d’usagers futurs que possible du Lontrel
360 ; la raison, donc, d’avoir rédigé
cet article.
En contrôlant les mauvaises herbes,
l’impact positif sur la croissance peut être
très dramatique. |

Essai avec le clorypalide dans
un site d’essai de l’ARAP avec le clone Assiniboine
près d’Indian Head (SK). La croissance en
hauteur a augmenté dramatiquement après
le traitement de contrôle au Lontrel. Le taux de
300 gr/ha de l’ingrédient actif clopyralide
est l’équivalent de 0,83 L/ha du produit,
qui est le taux d’application maximal par année.
Le clone Assiniboine n’a subit aucun effet adverse
et il a bénéficié du contrôle
des mauvaises herbes ; cependant, ce taux sera trop élevé
pour d’autres clones (Photo : AAC-ARAP –
Centre des brise-vent)
|
Le taux maximal indiqué sur l’étiquette
est de 0,83 L/ha de produit, appliqué une fois par année.
Bien que ce taux ait bien fonctionné pour le clone Assiniboine
dans ce cas-ci, sans mauvais effets, il se peut qu’il soit
trop élevé pour d’autres clones du peuplier.
À titre d’exemple, le taux de 0,42 L/ha fut déclaré
efficace dans un essai de contrôle des mauvaises herbes
sans affecter le clone. Seulement un enroulement temporaire et
mineur des feuilles fut remarqué au taux de 0,56 L/ha pour
la plupart des clones, ce qui est considéré comme
un bon taux pour contrôler sans blesser les cultures. À
des taux plus près de 0,83 L/ha, on a observé que
les tiges de jeunes peupliers commençaient à pousser
à l’horizontal pendant un certain temps et qu’elles
se couchaient à plat sur le sol.

Clone : Northwest près
de Prince Albert, Saskatchewan.
Arrosé avec : Lontrel 360 @ 0,75 L/ha (maximum
de 0,83 L/ha).
Date de l’arrosage : 23 mai 2006
Date de la photo : 13 juillet 2006
Symptômes : Enroulement des feuilles & tiges
se couchant à plat ; le clone s’en remet.
Condition actuelle le 26 juillet 2006 : Ce clone s’en
est maintenant remis (Photo : Cees van Oosten).
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Clone : Brooks 6 (aussi connu
comme le Green Giant) près de Prince Albert, Saskatchewan.
Arrosé avec : Lontrel 360 @ 0,75 L/ha (maximum
de 0,83 L/ha).
Date de l’arrosage : 23 mai 2006
Date de la photo : 13 juillet 2006
Symptômes : Feuilles enroulées & tiges
couchées à plat ; le clone s’en remet.
Condition actuelle le 26 juillet 2006 : Ce clone s’en
est presque tout à fait remis. Brooks 6 (Green
Giant) est plus sensible que le Northwest (Photo
: Cees van Oosten).
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Certains clones sont beaucoup moins sensibles et
ont déjà réparé la blessure.

Clone : Walker près
de Prince Albert, Saskatchewan.
Arrosé avec : Lontrel 360 @ 0,75 L/ha (maximum
de 0,83 L/ha)
Date de l’arrosage : 23 mai 2006
Date de la photo : 13 juillet 2006
Symptômes : le Walker est plus sensible au Lontrel
360 que le Northwest ou le Hill ; feuilles enroulées
et à croissance arrêtée & perte
de dominance apicale.
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Clone : Northwest près
de Prince Albert, Saskatchewan.
Arrosé avec : Lontrel 360 @ 0,75 L/ha (maximum
de 0,83 L/ha).
Date de l’arrosage : 23 mai 2006
Date de la photo : 13 juillet 2006
Symptômes : Feuilles enroulées en bas. Cette
plante s’est complètement rétablie.
Condition actuelle le 26 juillet 2006 : Ce clone est complètement
rétabli. (Photo : Cees van Oosten).
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Tous ces symptômes vont disparaître
au fil du temps et la croissance normale va continuer. Afin d’éviter
ces symptômes, surtout la mise à plat des tiges,
il est fortement recommandé de faire des essais par clone
avant d’appliquer cet herbicide à grande échelle,
tel que l’étiquette de l’herbicide l’indique
clairement.
Une calibration appropriée des pulvérisateurs
agricoles est également cruciale afin d’éviter
une sur-application de l’herbicide. Il faut suivre les instructions
de mélange et d’agitation sur l’étiquette
afin d’éviter qu’une concentration plus élevée
de l’herbicide n’aboutisse dans la rampe de pulvérisation
au début de l’épandage ; ceci pourrait causer
des dommages non intentionnels aux cultures.
Des quatres clones observés récemment
en Saskatchewan, il semble que les clones Walker et Brooks 6 (aussi
connu comme Green Giant) sont plus sensibles aux blessures par
le Lontrel que les clones Hill et Northwest. Le clone Walker semblait
le plus sensible et certains des symptômes démontraient
une perte de la dominance apicale et des feuilles enroulées
à croissance arrêtée. Le clone Hill semblait
être le moins sensible au Lontrel 360.
Le choix du moment de l’arrosage est également
un facteur critique dans le contrôle des mauvaises herbes.
Lorsque les mauvaises herbes sont arrosées au temps de
la floraison, ce qui n’est pas recommandé sur l’étiquette,
il y aura un certain impact sur celles-ci ; cependant, il semblait
y avoir beaucoup de graines viables qui étaient encore
produites. Un arrosage tôt aurait pû prévenir
cela.
Remerciements à Al Jurgens, Larry White
(tous les deux du Saskatchewan Forest Centre), Al Bertschi (Alberta-Pacific
Forest Industries Inc.) et Lyle Alspach (Centre de brise-vent
- Administration du rétablissement agricole des Prairies
(ARAP) pour avoir partagé cette information, en organisant
une inspection sur le terrain et pour avoir réviser cet
article.
ACTIVITÉS PROCHAINES
Rencontre conjointe du Conseil canadien du
peuplier,
du Conseil américain du peuplier et du
Groupe de travail sur les opérations de cultures
du bois à courte rotation
Pasco, Washington, USA, 25-28 septembre, 2006
Assemblée conjointe composée de 2 journées
de sessions techniques pléniaires, 1 journée
d’excursions dans les plantations de Potlatch,
Boise Cascade et Greenwood, ainsi qu’une autre
journée offerte d’excursions portant sur
les activités de phytoremédiation dans
l’ouest du Washington et en Orégon.
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of Canada
Last edit:
2006-10-19

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