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Le Bulletin - déc 2005

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Le Bulletin - décembre 2005

Dans ce numéro

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CIP 2004 (Chili et Argentine) et
développement régional gaspésien,
y a-t-il des liens?

Sylvain Fortin, ing.f., M.Sc.
Professeur en technologie forestière au cégep de la Gaspésie et des Îles à Gaspé, Québec
Étudiant au doctorat en science de l'environnement à l'université du Québec à Chicoutimi.
Courriel:
wegoout@globetrotter.net

Des régions "ressources" au pays sont aux prises avec des problèmes de rétention de leur population. Ainsi, la Gaspésie voit sa population diminuée depuis quelques décennies et l'on espère toujours un redressement de la situation.

Le territoire est couvert à près de 95% de forêt "naturelle". Au cours des dernières années, la possibilité forestière et les emplois qui y sont associés ont été réduits. La réduction s'explique par l'ajout de contraintes socio-environnementales, les suites d'épidémie d'insectes et la révision des données d'inventaire.

Comment faire alors pour favoriser le développement régional durable par la forêt? Sylviculture intensive, ligniculture, populiculture, foresterie sociale, agroforesterie sont des avenues à examiner. Voir ce qui se fait ailleurs permet une définition plus éclairée de la problématique. C'est dans ce contexte que le lien avec le thème d'IPC 2004 se fait: "Développement rural et foresterie durable en lien avec les peupliers et les saules".

Une rencontre de la nature de celle d'IPC 2004 permet, au-delà du plaisir associé à la découverte d'horizons nouveaux, d'obtenir un portrait à la fois vaste et "pointu" de la populiculture et de la saliciculture.

À partir de l'intérêt commun de participants de divers pays pour les salicacées, des préoccupations de nature plus vaste, associées à la foresterie durable, sont abordées.

Les sessions formelles de présentations dans les différentes sphères du sujet offrent une mise à jour théorique internationale importante liée aux expérimentations récentes, au développement des connaissances et aux avenues à explorer. Quand aux sessions pratiques et aux excursions sur le terrain, elles constituent un complément essentiel pour s'imprégner du contexte "local" et permettre au participant d'en intégrer les principales caractéristiques à son expérience personnelle.

Parmi les nombreux sujets abordés par les activités liées à IPC 2004, certains ont davantage servis à alimenter notre réflexion en raison de leur impact potentiel sur le développement régional. Ils sont plus liés aux possibilités et à l'intérêt d'introduire la populiculture dans un endroit où elle n'est pas pratiquée que sur des considérations techniques et opérationnelles. Il s'agit des conditions physiques requises pour établir la populiculture; des préoccupations liées à l'utilisation et au maintien des espèces indigènes; de l'évolution et la disponibilité potentielles des marchés dans un contexte de concurrence internationale; d'aspects économiques et sociaux liés à la disponibilité, à l'utilisation et au coût de la main d'œuvre ainsi que de l'adaptabilité de techniques et outils développés ailleurs.

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"Jardin" de peuplier au Chili
photo par Sylvain Fortin

La populiculture, la saliciculture et autres formes de ligniculture se pratiquent généralement sur des terres fertiles relativement planes. Le relief accidenté de la Gaspésie ne permettrait que sur de faibles superficies l'implantation de "jardin" de peuplier comme celui présenté ci-dessous. La rotation y serait aussi plus longue.

Les terres utilisées pour la ligniculture sont souvent des terres à vocation antérieure autre que forestière. Dans un contexte d'omniprésence de la forêt "naturelle", quel serait le niveau d'acceptabilité sociale de convertir une portion de celle-ci en forêt "cultivée"? Dans ce contexte, l'expérimentation de ligniculture "mixte" inspirée de l'agroforesterie peut davantage être envisagée? La "mixité" peut prendre

diverses formes dont: espèces à croissance rapide avec espèces à croissance lente, espèces indigènes avec espèces introduites, matière ligneuse avec autres produits et autres usages, ligniculture en forêt "naturelle", etc.

Dans le contexte sud américain, la disponibilité, l'utilisation et le coût de la main d'œuvre représentent des avantages économiques concurrentiels importants. En termes sociaux cependant, ces avantages doivent être modulés par l'examen de la notion de richesse relative des individus vue autant sous l'aspect des conditions internes du pays visité que des "critères sociaux" des pays visiteurs. L'observation de la "richesse relative" crée un certain "choc" culturel et force la réflexion sur des sujets qui déborde grandement des peupliers et des saules.

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"Minirails" mobiles
photo par Sylvain Fortin

L'observation du développement et de l'utilisation de techniques particulières adaptées à différentes étapes de production fait partie essentielle de la qualité de l'expérience. Ainsi, l'utilisation du bœuf et de "minirails" mobiles pour le débardage des bois montre des techniques à la fois simples, ingénieuses et apparemment efficaces.

La participation à IPC 2004 s'avère indéniablement un outil pour le développement régional. On peut y participer comme spécialiste de Populus mais aussi pour acquérir une vision plus large de la foresterie internationale. Le caractère international de l'évènement constitue d'ailleurs un aspect crucial dans la qualité de l'expérience car il offre l'opportunité de relativiser à un haut niveau les observations et les opinions. Le développement de la capacité de comparer, de mesurer, d'anticiper et de situer les choses dans un contexte plus large assure aux participants un avantage non négligeable dans leur contribution à la prise de décisions relatives au développement régional.

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Porte ouverte sur un regard curieux et interrogateur réciproque
photo par Sylvain Fortin

La participation à IPC 2004, tout autant qu'à IPC 2000, a été, sous le prétexte de Salix et Populus, une expérience enrichissante et utile à tout point de vue. C'est dans cette optique qu'IPC 2008, en Asie, est attendu fébrilement.

Plus d’intérêt pour les applications environnementales des saules et des peupliers au sein de la Commission Internationale du Peuplier

Michel Labrecque
Institut de recherche en biologie végétale
Jardin botanique de Montréal
http://www.irbv.umontreal.ca/labrecque.htm
Mail to: mlabrecque@jbmontreal.net

C’est sous la thématique de « La contribution des peupliers et des saules à la foresterie durable et au développement rural », que s’est tenue la 22ème session de la Commission Internationale du Peuplier (International Poplar Commission) en novembre 2004 à Santiago au Chili. Lors de cette fort intéressante conférence, plusieurs sessions de travail ont été consacrées aux utilisations environnementales des saules et des peupliers. Il s’agit d’une tendance qui semble prendre de plus en plus d’importance dans tous les pays qui s’intéressent à la populiculture ou à la saliculture. de la CIP a lieu à tous les quatres ans. En 2000, la 21e session de la CIP fut organisée conjointement par le Canada et les États-Unis à Vancouver, WA, aux États-Unis. La CIP en 2004 fut conjointement organisée par le Chili et l’Argentine ; elle avait lieu à Santiago, au Chili, du 29 novembre au 2 décembre, 2004. La session accueillait 154 délégués et conseillers de 29 pays, y compris 6 du Canada – John Doornbos, Sylvain Fortin, Michel Labrecque, Jim Richardson, Cees van Oosten et Jan Volney. Dix conférences furent livrées sous le thème de la Session « La contribution des peu

Au début des années 70, le monde faisait face à une première crise du pétrole. Plusieurs pays d’Europe, la Suède en tête de liste, se sont lancés dans la production intensive de bois pour des fins énergétiques afin de développer des sources d’énergie alternative. Les cultures intensives en courtes rotations (short rotation intensive culture) utilisant majoritairement des saules et des peupliers ont alors été établies sur de larges superficies de terrain afin de fournir un combustible vert à prix compétitif. En Suède, à cette époque, on prévoyait même qu’en 2010, la majorité des centrales thermoélectriques pourrait être alimentée à partir de branches de saules provenant de l’exploitation de ces grandes surfaces de culture réparties dans l’ensemble du pays. Trente ans plus tard, il semble que la réalité soit différente et que le contexte énergétique mondial des années 90 n’ait pas favorisé l’aboutissement de ce projet tel qu’on l’envisageait au départ. Ce qui ce produit actuellement alors que le prix du baril de pétrole atteint des sommets inégalés, pourrait peut-être stimuler à nouveau le développement de cette technologie.

Néanmoins, il appert que dans les pays où les cultures de saules ont été développées, on cherche aujourd’hui à trouver des utilisations additionnelles, autre qu’énergétique à ces plantations. Car il n’en demeure pas moins que les saules et les peupliers ont des taux de croissance élevés, un haut taux d’évapotranspiration, qu’ils réagissent bien aux recepages répétés (coppicing) et que leurs racines peuvent tolérer des périodes d’anoxie prolongées. De plus, plusieurs espèces de saules et de peupliers ont également démontré la capacité à tolérer la présence de contaminants organiques et inorganiques. Ce sont là des caractéristiques qui représentent des atouts majeurs pour favoriser leur utilisation comme solution à de nombreux problèmes environnementaux. La conférence a donné ’occasion d’entendre et de voir plusieurs exemples de ceci.

Lors de la première journée de conférence, en séance plénière, Drusilla Riddel-Black de Grande-Bretagne a fait ressortir les multiples bénéfices environnementaux qui découlaient de la mise en place de plantations de saules ou de peupliers en CICR. L’usage de saules ou de peupliers en CICR permet de réduire l’érosion éolienne, occasionne une grande captation de CO2, contribue à l’amélioration des paysages en milieux rural ou péri-urbain et crée des habitats fauniques qui favorisent notamment un accroissement de la biodiversité avienne.

Au cours de la semaine de conférence, trois sessions spécifiques ont été consacrées aux applications environnementales des saules et des peupliers. Lors de sa conférence, Yulia Kuzovkina, a montré que plusieurs espèces de saules américains présentaient des capacités intéressantes à résister à la présence de certains contaminants métalliques comme le Zn, le Cu et le Cd et qu’ils pouvaient accumuler et concentrer ces éléments dans leurs tissus. De la même manière, Maria Noel Dessantos a montré que les saules en culture hydroponique étaient efficaces pour absorber et accumuler certains métaux lourds, notamment le Cd et le Zn. Leur utilisation en bioremédiation pour décontaminer des sites pollués pourrait donc être envisagée. C’est un peu ce dont il a été question dans la conférence de Michel Labrecque (session 4B) où, celui-ci rapportait que dans le cadre d’une étude se déroulant sur des sites urbains contaminées en métaux lourds, des espèces de saules avaient démontré des taux d’accumulation supérieurs à ceux d’espèces dites hyperaccumulatrices comme la moutarde (Brassica juncea).

La session 3B réunissait des conférenciers intéressés par les capacités des saules et des peupliers à dégrader ou volatiliser des composés organiques polluants. De ce côté, les possibilités des saules sont aussi prometteuses mais la preuve d’une utilisation dans un contexte pratique demeure à faire.

La conférence a aussi permis au groupe intéressé par les applications environnementales des saules et des peupliers de se réunir pour discuter de l’importance de cet aspect pour le développement futur de ce champ d’intérêt au sein ou à l’extérieur de l’International Poplar Commission. Co-présidée par Drusilla Riddel-Black de Grande-Bretagne, Kurth Perttu de Suède et Jud Isebrands des Etats-Unis, la réunion a permis aux participants de s’exprimer sur l’importance du développement de ce volet à l’échelle mondiale. Plusieurs ont souligné qu’il existait de nombreuses opportunités et que le contexte de la lutte au réchauffement planétaire et des accords de Kyoto devaient être vus comme des occasions de favoriser l’exploitation de saules et des peupliers et l’avancement des connaissances dans ces domaines.

CIP 2004: La contribution des peupliers et des saules à la foresterie durable et au développement rural

Jim Richardson

Le Canada est membre de la Commission internationale du peuplier (CIP), un « organe subsidiaire » de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Les pays participent officiellement à la CIP par l’entremise de leur Commission nationale du peuplier. Le Conseil canadien du peuplier agit comme la Commission nationale du peuplier pour le Canada. Établie en 1947 par neuf pays, la CIP comprend maintenant 37 pays membres, y compris des pays en développement, des pays développés et des pays dont l’économie est en transition. Le but de la CIP est de promouvoir la culture, la conservation et l’utilisation des membres de la famille des salicacées, ce qui inclut les peupliers et les saules. La CIP a eu un rôle important dans le développement des secteurs forestiers nationaux, surtout par la préparation d’outils techniques et l’échange d’idées et de matériel de reproduction. C’est le seul forum qui rassemble des gestionnaires, des utilisateurs et des chercheurs sur les peupliers et les saules afin de discuter des sujets d’intérêt commun d’une manière interdisciplinaire

Une session complète de la CIP a lieu à tous les quatres ans. En 2000, la 21e session de la CIP fut organisée conjointement par le Canada et les États-Unis à Vancouver, WA, aux États-Unis. La CIP en 2004 fut conjointement organisée par le Chili et l’Argentine ; elle avait lieu à Santiago, au Chili, du 29 novembre au 2 décembre, 2004. La session accueillait 154 délégués et conseillers de 29 pays, y compris 6 du Canada – John Doornbos, Sylvain Fortin, Michel Labrecque, Jim Richardson, Cees van Oosten et Jan Volney.

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Délégation Canadien de la CIP 2004:
Rangée arrière: Cees van Oosten,
John Doornbos, Michel Labrecque
Au Front: Jim Richardson, Jan Volney,
Sylvain Fortin

photo par Cees van Oosten

Dix conférences furent livrées sous le thème de la Session« La contribution des peupliers et des saules à la foresterie durable et au développement rural ». Un numéro spécial de Unasylva(www.fao.org/docrep/008/a0026e/a0026e00.htm),le journal international de la FAO sur la foresterie et les industries forestières, vient tout juste d’être publié qui contient 11 articles présentés durant, ou en relation avec, la Session, y compris un article dont l’auteur principal est Jan Volney. La CIP en 2004 comprenait aussi des rencontres des Groupes de travail de la CIP – Récolte et utilisation ; Maladies ; Insectes nuisibles ; Génétique ; Conservation et amélioration ; Systèmes de production ; et, Applications environnementales des peupliers et des saules – ainsi que des rencontres du Comité exécutif de la CIP, et 6 jours de tournées d’études sur le terrain au Chili et en Argentine.

Un total de 160 documents techniques furent soumis pour la Session, dont 72 % furent contribués par l’Argentine, le Chili, la Chine, les États-Unis, l’Inde, la Belgique, l’Italie et le Canada. Cinq d’entre-eux furent soumis par des Canadiens : Rene Alfaro, Cheryl Hendrickson, Michel Labrecque, Barb Thomas et Cees van Oosten. Les résumés analytiques de tous les documents soumis sont inclus dans le Livret des résumés de la CIP 2004, qui est disponible en direct sur le site Web de la CIP (www.fao.org/forestry/site/23124/en).

Le Canada a fait plusieurs contributions importantes à la CIP 2004. Peut-être la plus importante de celles-ci, c’est le Rapport national sur les « activités reliées aux zones, à la production et à la consommation de peupliers et de saules, ainsi qu’au fonctionnement de la Commission nationale du peuplier » pour la période de 2000 à 2004. En tant que membre de la CIP, le Canada doit soumettre un tel rapport à chaque Session. Le rapport à la CIP 2004 fut préparé par Cees van Oosten pour le Conseil canadien du peuplier et il est disponible sur ce site Web : (www.poplar.ca/pdf/IPCCan2004.pdf). Il s’agit du recueil le plus exhaustif et à jour d’information statistique, technique et organisationnelle concernant le peuplier et le saule au Canada, y compris une liste complète de références documentaires canadiennes. Durant la période depuis la précédente Session de la CIP en 2000, le Canada a été représenté sur le Comité exécutif de la CIP par Gordon Miller, du Service canadien des forêts (SCF), et Jim Richardson, Directeur technique du CCP. Suite aux élections tenue durant la CIP en 2004, Gordon Miller fut remplacé par Ariane Plourde (anciennement du SCF, présentement avec Pêches et Océans Canada) et Jim Richardson fut une fois de plus coopté sur le Comité exécutif. Le président du CCP, John Doornbos, fut honoré en étant élu comme l’un des deux coprésidents de la Session.

Parmi les nombreux avantages de la participation canadienne à la CIP 2004, il y avait l’opportunité de réseauter avec la communauté internationale des scientifiques, des reproducteurs, des producteurs et des usagers du peuplier et du saule, et dont les Canadiens sont des membres importants. Quoique le domaine naturel des essences du peuplier et du saule est surtout confiné aux régions tempérées et boréales de l’hémisphère Nord, ils ont également été plantés extensivement et sont des composantes importantes du paysage et de l’économie rurale des régions tempérées de l’Hémisphère Sud. Il est bon de savoir que des Canadiens comme feu Louis Zsuffa furent parmi les pionniers qui ont élargi les connaissances et les usages des peupliers et des saules à travers le monde. Il est également encourageant de savoir que le Conseil canadien du peuplier est reconnu au niveau international comme étant la Commission nationale du peuplier la plus active et la mieux organisée au sein de la CIP.

Un projet proposé à l’origine par la CIP et qui est présentement mis en application sous l’égide de la FAO, c’est la préparation et la publication d’une édition complètement révisée et mise à jour du livre FAO-CIP sur les peupliers et les saules. Ceci fut d’abord publié en 1958, avec une édition révisée en 1979 sous le titre « Poplars and Willows in wood production and land use » (Peupliers et saules dans la production du bois et l’utilisation des terres). Les deux sont maintenant épuisés et périmés. La nouvelle édition, dont le titre intérimaire serait « Peupliers et saules dans le monde : Répondre aux besoins de la société et de l’environnement », est en préparation par une équipe mondiale d’auteurs sous la coordination de Jim Richardson, du CCP, et de Jud Isebrands, du Wisconsin. La direction de l’un des 12 chapitres clés – sur les Propriétés et Utilisations
– est assumée par un Canadien, John Balatinecz; on s’attend à ce que d’autres experts canadiens sur le peuplier vont contribuer aux autres chapitres. Le projet a reçu un coup de pouce lors de la CIP 2004 alors que plusieurs participants ont offert d’y contribuer en tant qu’auteurs.

La prochaine Session plénière de la CIP aura lieu en 2008, probablement en Chine ou en Inde, deux pays qui ont présenté des propositions formelles lors de la CIP 2004 pour organiser la prochaine Session. Une décision sera prise par la FAO probablement vers la fin de 2006, suite à la prochaine rencontre du Comité exécutif, prévue à Rome au milieu de 2006. Également en 2006, le 4e Symposium international sur le peuplier, un rassemblement quadrennial de scientifiques du peuplier et du saule, sous l’égide de l’Union internationale des instituts de recherches forestières (IUFRO), aura lieu au début de juin à Nanjing, en Chine (http://ips2006.njfu.edu.cn/index.html).

D’autres aspects de la CIP 2004 sont couverts dans d’autres articles de cette édition du bulletin. Pour de plus amples renseignements sur n’importe-quel aspect de la CIP 2004 ou de la CIP en général, communiquez avec l’auteur au: jrichardson@on.aibn.com.

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Organisateurs clés de la CIP 2004 dans une plantation de peupliers à aménagement intensif dans le centre du Chili
Photo gracieuseté de la FAO.

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Les participants de la CIP 2004
photo par Patrick Mertens

CIP 2004: Excursions au Chili et en Argentine

John Doornbos and Cees van Oosten

La 22ième Session de la Commission internationale du peuplier (CIP 2004) eu lieu à Santiago, au Chili, en novembre 2004. La session était suivie d’excursions sur le terrain dans le centre du Chili, ainsi que dans l’est et l’ouest de l’Argentine, en fin de novembre et au début de décembre, soit durant l’été dans l’hémisphère sud. Les excursions au Chili eurent lieu au sud de Santiago dans la vallée San Fernando, près des villes de Rancagua et de Talca. Le voyage dans l’ouest de l’Argentine nous a amené dans la province de Mendoza et dans la ville de Mendoza ; le voyage dans l’est de l’Argentine avait lieu dans les plaines alluviales du « Delta del Paraná », au nord-ouest de Buenos Aires. Toutes ces régions sont situées entre les 33e et 36e parallèles, à une latitude similaire à celle entre Los Angeles et San Francisco dans l’hémisphère nord.

La région chilienne visitée a un climat tempéré et chaud, similaire à la vallée San Joaquin du centre de la Californie. Du côté de l’est, on trouve l’imposante cordillère des Andes (chaîne de montagnes) et du côté ouest, la cordillère de la côte, une chaîne de montagnes qui longe la côte d’une manière parallèle et qui protège la vallée de l’influence du Pacifique Sud. Ces vallées sont très fertiles et représentent la base de la production agricole, y compris celle des peupliers. La plupart de la production des récoltes, y compris celles des peupliers, dépend de l’irrigation des terres par submersion.

Suite à notre tournée dans le Chili, on s’est rendu par autobus dans l’ouest de l’Argentine en traversant les Andes par le col du Bermejo (3 937 mètres). En chemin, nous avons passé par Cerro Aconcagua – Mont Aconcagua. À une altitude de 6 962 mètres, c’est le plus haut point en Amérique du Sud et il est situé juste en-dedans de l’Argentine.

La région de l’ouest de l’Argentine a un climat aride tempéré continental avec très peu de précipitation ; c’est une région désertique. Les températures peuvent descendre aussi bas que -10o C et monter aussi haut que 40o C. L’élévation se situe entre 600 et 900 mètres (ASL). La région est située dans l’ombre pluviométrique de la cordillère des Andes et de la précordillère (pré-chaîne de montagnes), qui est située juste à l’est des Andes et à l’ouest de Mendoza. Une irrigation des terres par submersion est nécessaire, comme au Chili, pour y produire plusieurs récoltes et soutenir environ 15 000 hectares de peupliers, ainsi que plusieurs arbres dans la plaine de Mendoza et dans la ville de Mendoza. De Mendoza, nous nous sommes envolés vers Buenos Aires, qui était notre camp de base pour les excursions dans le Delta del Paraná.

Juste au nord-ouest de Buenos Aires, on trouve les grandes plaines alluviales du Delta del Paraná, qui sont seulement situées à quelques mètres au dessus du niveau de la mer. Le climat est modéré par la proximité de l’océan. L’irrigation des récoltes et des peupliers n’est pas nécessaire ici. Les plaines inondables sous culture sont protégées par un système de digues et de canaux de drainage ; l’accès n’y est possible seulement qu’en bateau. Ces zones sont complètement libres d’influence par les eaux salées.

La culture du peuplier dans ces deux pays a une longue histoire. À titre d’exemple, la « El Álamo Agriculture & Forest Company » au Chili a établi ses premières plantations durant les années 1930 et elle en est à sa septième rotation (« álamo » est le mot espagnol pour « peuplier »). Il faut remarquer que les peupliers ne sont pas indigènes à l’Amérique du Sud ; c’est pourquoi la région a du se fier sur des hybrides euraméricains Populus deltoides x P. nigra (DN) et des peupliers deltoïdes pures Populus deltoides (D), provenant surtout des programmes italiens de reproduction et de sélection. Certains des hybrides sont des rétrocroisements à des parents mâles inconnus. Ils sont utilisés au Chili et dans l’ouest de l’Argentine ; par contre, l’est de l’Argentine utilise exclusivement des peupliers deltoïdes, Populus deltoides, à cause de la présence du chancre septorien, Septoria musiva. Bien que le chancre septorien est également présent dans le climat aride tempéré continental de l’ouest de l’Argentine, là où les hybrides y sont susceptibles, ils semblent être relativement tolérants et ne sont pas sujets à la cassure des tiges que l’on observe trop souvent dans l’est de l’Amérique du Nord. Il n’y eu aucune mention du chancre septorien au Chili. La présence de la rouille Melampsora était évidente à la fois au Chili et dans l’ouest de l’Argentine, mais peu d’information ne fut présentée concernant cette maladie ; le climat sec peut ne pas être très propice à sa propagation. Une espèce d’insecte nuisible très préoccupante en Amérique du Sud, c’est un scolyte du bois indigène, Megaplatypus mutatis, qui cause une dégradation majeure des billots de sciage et de placage.

Les Chiliens font face à de sérieux défis pour la culture des peupliers à l’avenir et certains de ceux-ci vont sembler familiers aux producteurs de peupliers à travers le monde : chutes des prix ; manque d’intégrité clonale – mauvais clones ou clones mixtes ; manque de nouveau matériel génétique pour remplacer les anciens (et peu nombreux clones) maintenant utilisés et étant donné l’apparition récente de maladies et d’espèces nuisibles ; moins d’intérêt de la part des propriétaires de terrains de s’adonner à des pratiques agricoles, telles que l’élagage, une préparation incomplète du site, contrôle insuffisant des mauvaises herbes, etc. C’est une impasse ; la préoccupation de l’industrie qui utilise ce bois, c’est la nature intermitente de l’approvisionnement, ce qui mène à son tour à un manque de soutenabilité d’un marché, ce qui en affecte le prix, etc. Ce sont des défis universels auxquels font face les producteurs de peupliers un peu partout.

La culture du peuplier dans ces deux pays est exigeante en main-d’œuvre puisque le coût de la main-d’œuvre est relativement bas. Les salaires de base sont d’environ 200 $ - 250 $ par mois ; un abatteur gagne environ 400 $ - 450 $ par mois. Cela est l’équivalent d’une journée de salaire dans l’industrie forestière de la côte ouest en Colombie-Britannique ! L’intrant de la main-d’œuvre est substantiel dans toutes les phases de la production du peuplier, y compris la récolte.

Plantation

La plantation se fait à la main dans toutes les régions ; on utilise du stock assez large au Chili et dans l’ouest de l’Argentine. Ils se servent de jeunes tiges dormantes de deux ans, sans racines et d’une longueur d’environ 3,5 à 5 mètres. Le stock d’un an peut être planté avec un plantoir ou une tige pointée en acier, en effectuant un trou de plantation d’une profondeur allant jusqu’à 50 centimètres ; le stock plus grand de deux ans est planté dans un trou de tarière d’une profondeur de 80 centimètres.

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Matériel de reproduction de Don Pedro dans le Delta del Paraná, Argentine (à gauche); tiges sans racines de la société El Álamo Agriculture & Forest Company au Chili (à droite)
photos par John Doornbos et Cees van Oosten

Quand il s’agit des grandes tiges, cela devient une opération à deux hommes. Les tiges de deux ans sont libérées de bourgeons et de toutes branches, sauf pour le bourgeon terminal, qui va former de nouvelles pousses. Non seulement cela réduit-il les pertes par la transpiration après la plantation dans ce climat sec, mais cela réduit également le besoin de pratiquer de l’élagage un peu plus tard. Les densités sont faibles ; les arbres sont plantés en espacements de 5x5, 8x4 et 6x6 mètres et l’on vise la production de bois de haute qualité et libre de nœuds dans les 7 à 11 mètres de la section inférieure. Certains producteurs plantent plus proche avec des jeunes de tiges d’un an ; ensuite, il font un éclaircissage sélectif pour obtenir un espacement de 5x5 mètres. Rien ne se perd et les tiges coupées sont souvent utilisées pour faire des poteaux et des tuteurs pour différents usages ; des tuteurs utilisés dans les vignobles et des poteaux pour structures telles que les chevrons et les fermes de toit. L’information présentée par nos hôtes chiliens indiquait qu’en plusieurs endroits dans la région productrice de peupliers au Chili, les peupliers sont cultivés en espacements bien plus restreints en combinaison avec des cultures agricoles. Il semble que ces plantations offrent un environnement favorable pour les récoltes qu’on y cultive et qu’elles ne sont pas destinées comme source majeure de bois, sauf peut-être pour usage local tel que bois de chauffage et bois de construction.

Dans une ferme de peupliers dans l’est de l’Argentine, le stock de plantation (matériel de reproduction) que nous avons observé était bien plus petit. Ils utilisent des boutures dormantes d’un assez bon calibre et avec un bout pointu afin qu’on puisse litérallement le planter dans le sol comme un tuteur de jardin. Les espacements de plantation sont de 5x3 et 4x4 mètres, ce qui est beaucoup moins que ce que nous avions observé dans l’ouest de l’Argentine et au Chili. Un éclaircissage sélectif est effectué, mais ce n’est pas clair s’il y avait un usage quelconque pour ce matériel. Les arbres sont élagués à une hauteur de 4 mètres et le produit final sont des billots (grumes) de sciage et de placage. Les fermes produisent un mélange de bois et de bœuf. Une compagnie d’allumettes que nous avons visité dans la même région – Compañia Sudamericana de Fosforos – gère des cultures de peupliers avec un espacement plus large de 5x5 et 6x6 mètres. Ces cultures se font à partir de nouaisons racinées de deux ans. L’élagage se fait jusqu’à une hauteur de 6-8 mètres. Nous n’avons pas visité ces régions ; par contre, on nous a fait voir le processus fascinant de fabrication des allumettes où la prise de photos était strictement interdite !

Préparation des sites et gestion des plantations

La préparation des sites est rigoureuse au Chili et dans l’ouest de l’Argentine ; on se sert de charrues, de disques et de cultivateurs. Certains utilisent de l’herbicide durant la préparation du site et un peu aussi après les opérations de plantation. La culture intercalaire est fortement utilisée au Chili en espacements de 8x4 et 6x6 mètres. Des cultures fouragères comme la luzerne étaient évidentes, ainsi que du maïs durant la première année ou deux de la culture du peuplier. Le bétail s’en servait ensuite comme pâturage lorsque la voûte des peupliers commençait à se fermer. Nous n’avons pas remarqué de cultures intercalaires dans l’ouest de l’Argentine, mais le pâturage pour bestiaux faisait définitivement partie de l’utilisation de ces terres.

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Arbres d’un an avec du maïs
entre les rangées
à la société « El Álamo Agriculture & Forest Company » au Chili

photo par Jake Eaton

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Pâturage des bestiaux parmi les peupliers deltoïdes du
« Don Pedro Forest Establishment »
dans le Delta del Paraná, en Argentine

photo par Sylvain Fortin

Dans le Delta del Paraná, dans l’est de l’Argentine, la préparation des sites semblait non existante sur la ferme que nous avons visité, sauf d’écraser les herbes et autres mauvaises herbes avec des rouleaux et en plantant les boutures pointues directement dans le sol non préparé. L’utilisation d’herbicide n’était pas apparente dans cette ferme de peupliers. En passant près de cultures de peupliers de deux à trois ans de vieux, lors de notre entrée et de notre retour du site de démonstration, on voyait clairement une compétition intense des herbes et autres espèces d’arbustes. Le propriétaire y introduit le bétail aussitôt que les arbres ont formé une voûte et il calcule la productivité de la terre en m3 par hectare et le poids moyen courant des génisses ! L’absence de préparation des sites et du contrôle des mauvaise herbes donnait des frissons à plusieurs des producteurs de peupliers présents, mais pour une raison inconnue, cela semble fonctionner là-bas. Le propriétaire avait établi une récolte de peupliers avec espacement de 4x4 mètres en 1998 et l’avait intercalé avec de l’avoine commune - Avena sativa ; il n’est pas clair à quoi servait cette avoine. Pour que l’avoine puisse pousser et réussir, les propriétaires doivent avoir effectué une bonne préparation du site et avaient probablement utilisé des herbicides. Ses peuplements de peupliers sont éclaircis à environ cinq ans. L’absence de préparation des sites ne semble pas la norme dans l’est de l’Argentine, puisque la compagnie de fabrication des allumettes ci-haut mentionnée effectue la préparation des sites et un contrôle mécanique des mauvaises herbes.

Utilisation des saules

La ville de Chimbarongo au Chili a développé une industrie florissante basées sur les produits en osier, tels que les meubles et l’artisanat. Certains des produits sont exportés et ont une très belle apparence. L’industrie dépend sur une zone relativement petite d’environ 225 hectares de production de saules sur 88 fermes qui appartiennent à environ 60 différents propriétaires. Toutes les fermes sont plantées avec un clone de saule – Salix viminalis. Le saule est cultivée en espacements de 30x50 et de 80x80 cm, soit 15 625 – 66 600 plantes par hectare, qui sont récoltées à chaque année selon le système en taillis. Après huit ans, le rendement par plante commence à diminuer, mais les plantes durent environ 20 ans ; après cela, elles sont remplacées. Une espèce de rouille Melampsora était évidente et la gestion de cette récolte exige l’utilisation de pesticides pour contrôler les insectes et les maladies.

Dans le Delta del Paraná et les sites plus humides plus bas de l’ouest de l’Argentine, le saule est produit en peuplements de grands arbres par une papetière – Papel Prensa – pour en faire du papier. La récolte (coupe) se fait par un mélange de systèmes manuels et mécanisés. Le peuplement de 12 ans qui avait été récoltés était la deuxième rotation produite en taillis. Cette compagnie dépend du saule « américain » – Salix babylonica var sacramenta – pour la majorité de ses 2 000 hectares. Elle cultivait également deux hybrides du Salix babylonica x Salix alba dans une zone relativement petite.

Notre visite au Delta del Paraná nous a également amené à la Station d’expérimentation agricole de l’Institut national de technologie agricole (INTA). Cet institut met l’accent, entre autres : sur le développement et la recherche technologique relative à la génétique du peuplier et du saule ; sur la sylviculture du saule ; sur l’agroforesterie ; sur les systèmes sylvopastoraux. Sa pépinière fournit des plantes à plusieurs producteurs et elle garantie la pureté génétique de son matériel reproducteur, ce qui inclut le peuplier, le saule, des plantes greffées, des graines d’arachides, etc. Nous avons visité plusieurs essais où 59 nouveaux clones peupliers deltoïdes, surtout de la vallée du Mississippi, sont à l’essai. Ils mettent l’accent sur les peupliers deltoïdes pures pour éviter le chancre septorien qui affecterait autrement les hybrides. L’institut effectue également des essais d’élagage avec les deux hybrides de saules déjà mentionnés. Le bois du saule est d’une apparence très brillante et peut être utilisé pour la fabrication de meubles.

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Irrigation par submersion près de Mendoza, en Argentine
photo par John Doornbos

La culture du peuplier et du saule au Chili, et la culture du peuplier dans l’ouest de l’Argentine, dépendent de l’irrigation. Il faut souligner que l’irrigation fut utilisée non seulement pour les peupliers, mais aussi pour d’autres cultures d’arbres et pour l’irrigation des vignobles ; il y en avait beaucoup. Presque toute l’irrigation sur les fermes de peupliers se faisait en surface par rigoles d’infiltration, contrôlée par un système de canaux peu profonds avec barrages ajustables qui réglementent les niveaux d’eau.

L’eau semblait abondante au Chili ; la plupart était dérivée des rivières provenant des Andes. La nappe phréatique dans la vallée varie et elle baisse suffisamment durant la saison sèche de l’été pour nécessiter de l’irrigation. La plupart de l’irrigation se fait également en surface par rigoles d’infiltration. Une ferme que nous avons visitée avait accès à un aquifère. La plupart de l’eau vient d’un réseau fluvial majeur ayant un barrage. On nous a dit que cette rivière se terminait essentiellement au barrage et qu’il n’y avait pas assez d’eau pour continuer son parcours. Une ferme obtenait son eau d’une source d’eau de fonte dans les contreforts de la cordillère des Andes grâce à un système de tuyau de ciment de 11 km. Cette ferme utilise le système californien d’irrigation, là où l’eau est livrée aux arbres par l’entremise d’un réseau de pipes souterraines.

Produits

La plupart des cultures de peupliers que nous avons visitées étaient produites pour obtenir des billots de sciage et de placage de plus haute qualité. Le soin et la gestion des peuplements variaient grandement d’un propriétaire à l’autre. Certains propriétaires mettaient beaucoup d’efforts dans la gestion de leur plantation, alors que d’autres semblaient abandonner les efforts d’améliorer la qualité de leurs billots.

La plupart du bois semble destiné aux marchés locaux pour bois de construction, tuteurs de vignobles, poteaux de téléphone, bois de chauffage, bois brut de sciage. Les meilleurs billots sont sciés pour produits de bois finis, tels que lambris et matériel de meubles dont une partie était de qualité de finition. Les billots (grumes) de placage sont utilisés dans des produits de contreplaqué et dans la fabrication des allumettes. Les billots de placage sont également utilisés pour fabriquer des abaisse-langues, des bâtons pour la crème glacée, des boîtes pour le vin, des bâtons pour brasser la peinture (le logo de Lowe paraissait sur l’un d’eux). Le récent début des opérations de l’usine de panneau OSB de Louisiana-Pacific au centre du Chili offre un marché intéressant pour du bois de moindre qualité. Le bois était transformé en ballots de paillis d’emballage, la sorte qui est utilisée pour montrer des fruits dans belles petites boîtes. Les boîtes à fruits sont fabriquées de peuplier. Dans l’ouest de l’Argentine, nous avons observé du peuplier récolté pour l’industrie des panneaux – du panneau de particules et de copeaux utilisé pour la fabrication d’équipement de bureau. Une usine enlève les pièces dégradées par le chancre septorien et fabrique des joints à entures multiples dans le reste des pièces de bois afin d’en faire des boîtes à fruits. Il y a bien plus d’usages pour le peuplier que nous y sommes familiers au Canada, surtout en ce qui concerne les produits à valeur ajoutée.

Sommaire

Le succès et la longévité de certaines de ces entreprises, des fermes de peupliers et des différentes usines sont très impressionnantes et l’on ne peut pas ignorer la notion que la propriété familiale et la fierté familiale associée à celle-ci sont la base de ce succès durable. Cette histoire ne serait pas complète sans mentionner l’hospitalité fabuleuse dont nous avons jouis à la fois au Chili et en Argentine. Peu importe où l’on voyageait, nous étions accueillis par des hôtes merveilleux qui nous ont offert du vin et de la nourriture, l’occasion de danser et tout simplement d’avoir du bon temps. C’est bien LA rencontre que je n’aurais pas manqué pour quoi que ce soit !

goatlunch

Chèvres sauvages
pour le repas du midi
à Mendoza, Argentine

photo par Sylvain Fortin

poplunch

Repas du midi dans les peupliers
organisé par la société El Álamo
Agriculture & Forest Company au Chili

photo par Cees van Oosten

Carol Mardell – En commémorative

 

carol

C’est avec regret que nous annonçons le décès de Carol Mardell le 27 novembre, 2005, après un combat courageux de 4 ans avec le cancer.

Carol était la Secrétaire exécutive du Conseil canadien du peuplier de 1996 à 1999 quand le Secrétariat était basé à Prince Albert, en Saskatchewan. Carol fut toujours une personne chaleureuse, amiable et optimiste, ainsi qu’un atout important et utile au Conseil. John Doornbos et Jim Richardson sont tous deux heureux d’avoir eu l’occasion de connaître et de travailler avec Carol.

Nous nous rappelerons toujours de ses beaux sourires et de son caractère ferme. Les membres du CCP et les amis qui se trouvaient à Prince Albert pour l’Assemblée annuelle au mois d’août cette année étaient honorés que Carol se joignent à eux durant un souper dans un restaurant local.

Carol laisse derrière elle son espouse, Lawrence, et ses enfants, Alicia et Jarett, à qui nous exprimons nos sincères condoléances.

Un don de 50 $ a été fait à la Fondation canadienne pour le cancer du sein par le Conseil canadien du peuplier.

Si vous aimeriez faire un don au nom de Carol, visitez le http://www.cbcf.org/become/make_donation.html.

2005 Rapports annuels, executif

John Doornbos, président - Rapport annuel 2004

Le Conseil du peuplier et ses membres ont été très occupés au cours de cette dernière année. Nous nous sommes impliqués dans plusieurs genres d’activités, y compris : soutenir l’enregistrement des herbicides, mettre à jour le Répertoire des clones de peuplier et mieux comprendre le génome du peuplier.

Lors de l’assemblée de l’an dernier, sur le campus de la UBC à Vancouver, nous avons appris que l’on travaillait à séquencer ou cartographier le génome du peuplier. Nous avons également entamé des discussions au sujet de façons, pour les membres du Conseil du peuplier, de bénéficier de cette information nouvelle et novatrice. Quoi que nous en ayons appris beaucoup, il était évident qu’il nous fallait en apprendre davantage. Cette année, en avril, avec le soutien de Génome Canada et du Service canadien des forêts, le Conseil du peuplier a organisé un atelier réunissant des spécialistes de la génomique, des phytogénéticiens du peuplier et des utilisateurs du peuplier, pour tenter de déterminer comment les phytogénéticiens et les utilisateurs du peuplier pourraient bénéficier de cette nouvelle recherche. Le groupe a identifié certaines possibilités d’exploitation ainsi que les secteurs prioritaires où entreprendre les travaux ; le groupe se réunira de nouveau à l’automne afin d’élaborer des plans de travail pour ces secteurs.

Le Répertoire des clones de peuplier, révisé la dernière fois en 1986, subit actuellement une mise à jour grâce aux efforts du Groupe de travail en génétique et sélection, grâce aussi au contrat établi avec PAPRICAN. Les données du dernier répertoire ont été réunies à la quasi-totalité des sélections/améliorations effectuées depuis 1986, en une banque de données normalisée à laquelle tous les phytogénéticiens pourront ajouter les résultats de leur travail de sélection/amélioration. La banque de données de 1986 ainsi que les banques de données de l’ARAP, de l’AlPac, du Québec, du WBAC et celles d’autres phytogénéticiens seront disponibles aux membres du Conseil du peuplier. Le groupe est présentement à déterminer par quel moyen la banque de données sera mise à leur disposition, soit en ligne ou sur CD-ROM. Le format de la banque de données encouragera les contributeurs à effectuer des mises à jour régulièrement.

Le Groupe de travail sur les herbicides a mis beaucoup d’effort pour augmenter le nombre d’herbicides disponibles pour le peuplier, par le biais du PEPUDU. Le Conseil du peuplier a soutenu financièrement cet effort, surtout pour défrayer l’adhésion au PPMUC (Prairie Pesticide Minor Use Consortium). Ce groupe a déposé une soumission de la part du Conseil du peuplier et de ses membres, et il en prépare une seconde. Travailler avec le PPMUC s’est avéré un moyen effectif et efficace de soutenir cette activité.

Pour ce qui est des autres activités, certains développements sont à noter. Le Conseil du peuplier apporte un soutien direct à l’élaboration d’un Manuel « Poplar Crop Manual for the Prairies » pour les Prairies. Le projet est également soutenu par le Service canadien des forêts, le Saskatchewan Forestry Centre, ainsi que par plusieurs entreprises privées. Nous sommes passés du bulletin sur papier d’autrefois à un cyberbulletin. Ceux et celles qui n’ont pas accès à l’Internet pourront toujours obtenir une copie papier en contactant Sandra. Côté finances, le Conseil du peuplier se porte bien en vertu d’un certain nombre de projets de contrats. C’est ce qui nous permettra de soutenir nos activités courantes et, possiblement, de renflouer nos réserves, dans lesquelles nous avons pigé au cours des quelques dernières années.

Plusieurs d’entre nous ont eu la chance de se rendre à la 22e session de la Commission internationale du peuplier, à Santiago, Chili, en fin de novembre l’an dernier. La session nous a donné un coup d’oeil très intéressant sur les enjeux mondiaux en matière de gestion du peuplier. Plusieurs pays membres de la CIP, y compris le Canada, fournissent des rapports donnant un aperçu de leurs activités relatives au peuplier. Veuillez contacter le bureau du CPC si vous aimeriez les recevoir. Après la session, nous avons pris part à plusieurs visites sur le terrain : plantations de peupliers, travaux de récolte et installations de production, au Chili et en Argentine. Il était intéressant de constater les différentes pratiques de même que les enjeux communs devant lesquels se trouvent les gestionnaires du peuplier en Amérique du Sud. L’un des principaux éléments du voyage a été le très bon accueil de la part de tous les gens que nous avons visités. Nous prévoyons présenter un diaporama lors de l’Assemblée annuelle à Prince Albert, en plus de préparer une série d’articles pour le bulletin.

L’année qui vient s’annonce assez chargée elle aussi. Notre Séance de planification stratégique devrait engendrer des résultats et activités intéressants. Les travaux courants du Groupe sur les herbicides et les activités découlant de l’atelier en génomique nous tiendrons occupés également. Je pense que nous pouvons nous attendre à une année intéressante et productive pour le Conseil du peuplier.

Comme toujours, je voudrais remercier Sandra et Jim de leur dur labeur au cours de la dernière année. Je désire également remercier les groupes de travail et les autres membres qui ont participé aux activités du CPC cette année.

Jim Richardson, Directeur technique - Rapport annuel 2004

Voici le quatrième rapport annuel du Directeur technique aux membres du Conseil du peuplier, poste qui a été créé par le comité exécutif en avril 1997. Le Directeur technique a comme objectifs généraux de fournir des services et des conseils techniques au Conseil du peuplier, de sensibiliser les gens au sujet du Conseil et de lui susciter des appuis, ainsi que de recruter de nouveaux membres. Les responsabilités du Directeur technique consistent plus particulièrement à entretenir le site Web du Conseil et de le tenir à jour; à répondre aux demandes de renseignements techniques, soit par courriel, par téléphone, par télécopieur ou par courrier; à apporter au Conseil une dimension internationale en participant à la Commission internationale du peuplier; à contribuer au bulletin du CPC; à apporter son soutien à l’aspect technique de l’organisation de la séance annuelle du CPC, et; à fournir aux membres et au conseil de direction des services de nature plutôt technique qu’administrative. Les responsabilités particulières sont toujours quelque peu en mutation, ce qui reflète les méthodes opérationnelles changeantes du Conseil, ainsi que ses nouvelles orientations et entreprises.

Compte tenu du budget limité du Conseil, les services du Directeur technique sont fournis contre une rémunération minimale. Je travaille depuis mon bureau personnel, chez-moi à Ottawa; je consacre en moyenne cinq jours par mois aux affaires du Conseil du peuplier. Le temps que j’y investis varie toutefois grandement selon les tâches courantes.

Site Web
Le site web (www.poplar.ca) a été révisé et restructuré dans son ensemble en 2004, d’après mes directives, par Mark Wilson, de Quillfire Communications, à Ottawa, responsable de sa conception originale en 1998. Le site a maintenant un aspect et une disposition bien meilleurs ; aussi y navigue-t-on plus facilement. On a ajouté, aux renseignements sur les membres, un moteur de recherche simple, sous la rubrique Members Only (réservé aux membres). La nouvelle rubrique Publications comprend entre autres tous les bulletins du CPC depuis 1977, les comptes-rendus des assemblées annuelles, les rapports des niveaux provincial et sectoriel présentés lors des trois dernières assemblées annuelles et les publications ayant trait à la CIP de 2000 et la CIP de 2004. Comme nous sommes passés à la publication électronique du bulletin, le site Web est maintenant une source importante de cette publication. On se prévaut fréquemment du site; on compte plus de 25 000 appels de fichiers ou visites au cours de la dernière année et 1600 par mois respectivement, la période de pointe ayant été atteinte cette année en avril. Les pages les plus fréquentées contiennent les bulletins. L’entretien du site Web est un point central pour la majeure partie de l’année, aspect important car l’information doit toujours être juste et actuelle. Les rubriques Events (activités) et Links (liens) sont mises à jour et vérifiées régulièrement, comme c’est le cas de l’information sur les membres à titre personnel et collectif de la rubrique Members Only du site. Une fois complété, le nouveau répertoire des clones de peuplier pourrait être disponible sur le site.

Demandes de renseignements techniques
Le Directeur technique s’occupe d’un flux constant de demandes de renseignements techniques; la plupart résultent d’un contact via le site Web et sont suivies par courriel. Pour des raisons qui nous échappent, les demandes de ce genre ont été moins nombreuses au cours de la dernière année. Lorsqu’il ne m’est pas possible de fournir moi-même l’information demandée, j’ai recours à d’autres membres du Conseil, soit parce qu’ils sont experts dans le champ d’intérêt en question, soit qu’ils sont situés plus près de l’emplacement géographique du demandeur. En répondant aux questions des non membres, si l’occasion se présente nous en profitons pour encourager l’adhésion au Conseil.

Dimension Internationale
Fin novembre-début décembre 2004, la XXIIe session de la Commission Internationale du Peuplier (CIP) avait lieu à Santiago, au Chili, suivie de visites sur le terrain dans la région du centre du Chili et dans les deltas des rivières Mendoza et Parana en Argentine. Cette session a vu réunis des gens intéressés aux peupliers et aux saules, provenant de plusieurs pays, dont six du Canada – trois d’entre eux étant membres de la direction du CPC. Une contribution financière généreuse de la part du Service canadien des forêts a permis au CPC d’accorder un contrat à Cees van Oosten afin qu’il prépare un Rapport national pour le Canada en vue de la CIP de 2004. À l’instar du premier rapport du genre, préparé pour la CIP de 2000, il s’agit d’une importante source de renseignements statistiques, techniques et organisationnels au sujet du peuplier et du saule au Canada. Ces deux rapports sont disponibles sur le site Web du CPC. Les fonds reçus du SCF m’ont de plus permis, en tant que membre du conseil de direction de la CIP, de me rendre au Chili pour la session, ainsi que pour la réunion connexe du conseil de direction. Un comité scientifique pour cette session, dont j’étais membre, a passé en revue quelque 140 résumés analytiques sur papier et sur affiche, soumis par plus de 20 pays (y compris le Canada). Le président du CPC, John Doornbos, a été élu vice-président de la session, à titre de quoi il aida à présider les séances plénières. L’élection de John reflète sans doute une reconnaissance générale parmi les membres de la CIP de ce que le Conseil du peuplier du Canada – l’une des 37 « Commissions nationales du peuplier » qui la composent – constitue l’une des plus actives et des mieux organisées d’entre elles.

De pair avec mon collègue, J.G. Isebrands, du Wisconsin, je continue à assurer la coordination de la préparation et de la publication d’une édition entièrement révisée et mise à jour du livre FAO-CIP sur le peuplier et le saule. Ce livre devrait être d’abord publié en format électronique par la FAO; il s’intitule : Poplars and Willows in the World: Meeting the needs of society and the environment (les peupliers et les saules du monde: subvenir aux besoins de la société et de l’environnement). On a rassemblé, pour en préparer le contenu, une équipe internationale de douze « auteurs de chapitres de tête » secondés par plusieurs auteurs collaborateurs à titre personnel. John Balatinecz, professeur émérite de l’université de Toronto, est en charge de la préparation du chapitre Properties and Utilization (propriétés et utilisation). On s’attend à ce que d’autres auteurs collaborateurs soient canadiens. Certains chapitres terminés devraient paraître individuellement en 2006. Le travail de coordination est soutenu par des accords de services personnels avec la FAO.

Bulletins et Séances annuelles
Le Directeur technique contribue régulièrement au bulletin du Conseil ; il donne entre autres des comptes-rendus de réunions et d’autres activités. Durant la dernière année, deux articles de ce genre ont été soumis au bulletin en format électronique et j’en ai révisé d’autres encore. Le site Web du Conseil a été moins directement impliqué comme source d’information directe sur l’assemblée annuelle conjointe avec le CIF cette année ; le site a toutefois fourni et tenu à jour des liens vers l’information sur cette séance à partir de la page Web principale de l’IFC.

J’ai participé activement à l’atelier Genomics to Production (De génome à production) organisé par le CPC à Edmonton au début d’avril. J’y ai fait une présentation sur la question des politiques d’aménagement du territoire vis-à-vis la culture du peuplier au Canada, fondée sur les renseignements obtenus du Rapport national canadien préparé pour la CIP de 2004 par Cees van Oosten. J’ai également préparé des notes détaillées des discussions tenues lors de l’atelier. Ces notes servirent ensuite à l’élaboration d’un rapport préliminaire de l’activité, qui devait être présenté à Génome Canada – dont le généreux apport financier a rendu l’atelier possible.

Remerciements
Je voudrais encore une fois remercier John Doornbos et les dirigeants du Conseil de leur appui et de leur confiance soutenus tout au long de l’année. Il me fait plaisir de travailler pour le Conseil sous la direction de l’exécutif. Je désir également dire à Sandra Williams, Secrétaire exécutive du Conseil, combien j’apprécie son expérience, son dévouement et sa sagesse, qui facilitent grandement mon travail en tant que directeur technique.

Sandra Williams, Secrétaire exécutive - Rapport annuel 2004

C’est avec plaisir que je présente mon septième rapport au Conseil du peuplier du Canada (CPC). La Secrétaire exécutive est entre autres responsable de l’administration quotidienne des opérations du Secrétariat; de voir aux finances, à l’adhésion et aux services connexes; de préparer l’ordre du jour et le procès-verbal des assemblées; de solliciter des contributions au bulletin, d’en faire la révision et d’en déterminer le format ; de coordonner le dossier permanent et la liste des membres; d’assurer le maintien d’une bibliothèque d’informations techniques; de fournir des réponses et des références aux demandes d’information. La Secrétaire exécutive est également responsable, lors de conférences, des services tels que l’inscription ainsi que la planification et l’organisation des activités. Cette année, j’aborderai brièvement l’adhésion et le cyberbulletin.

Le Conseil du peuplier accueille, en 2005, six nouveaux membres à titre personnel: Carl Douglas, Sylvain Fortin, Janice Cooke, Aine Plant, Ed Patchell et Ron Boyd-Snee; quatre nouveaux stagiaires: Rokneddin Albouyeh, Daniel Saurette, David Joly et Marie-Ève Sigouin; et cinq nouveaux membres affiliés auprès de l’AAC-ARAP: Salim Silim, John Kort, Lyle Alspach, Don Reynard et Dan Walker. Parmi nos membres collectifs, nous comptons 21 associations membres et 60 affiliées; nous avons par ailleurs 62 membres à titre personnel, quatre stagiaires et trois membres associés. Il y a 23 membres non payants, soit des bibliothèques ou des associés. Nos effectifs, payants et non payants, se chiffrent à 173 en tout. Veuillez vous référer au site www.poplar.ca/members pour l’information personnes-ressources pour les membres actuels et nouveaux.

Le sondage effectué auprès des membres en 2004 a démontré qu’ils appuyaient fortement une transition vers un cyberbulletin; la première version électronique a été envoyée en mars, dans les deux langues officielles. Les commentaires reçus étant favorables, le Secrétariat continuera de publier le cyberbulletin. On a établi une liste de distribution des adhérents indiquant la préférence de chacun pour une copie papier ou électronique; la grande majorité a choisi le cyberbulletin. Un second cyberbulletin axé sur les tournées et les sessions du CIP en 2004 sera diffusé en début d’automne.

Grâce au passage à un bulletin électronique, il est possible de publier des bulletins plus souvent. Auparavant, les restrictions budgétaires (coûts d’impression et de traduction) ne rendaient possible la sortie que d’un ou deux bulletins par année. Il n’a toutefois pas toujours été facile d’obtenir des articles pour le bulletin. Dans les circonstances, le Groupe de travail de l’information doit être réactivé afin de stimuler l’échange et la diffusion d’informations entre, par, et pour, les membres du Conseil du peuplier. Nous prions toute personne désireuse de contribuer quelques heures de bénévolat de faire parvenir un courriel à l’une des adresses suivantes: poplar@poplar.ca ou doornbos@nrcan.gc.ca .

Comme toujours, je remercie Jim Richardson pour sa sagesse et ses conseils en tout ce qui concerne les peupliers, ainsi que pour l’abondance de ses contributions écrites au bulletin. Je remercie également John Doornbos pour sa créativité à planifier les projets et pour son sens aigu des affaires. J’ai beaucoup appris de Jim et de John et il m’a fait plaisir de travailler auprès du Conseil du peuplier et de ses membres.

Lee Charleson, Trésorier - Rapport annuel 2004

Le Conseil du peuplier du Canada a vu une année chargée. Les deux groupes de travail, herbicides et génétique, ont poursuivi leurs projets actifs et le CPC a assuré les services bancaires à l’Alberta Forest Genetics Research Association en plus d’avoir préparé un rapport à temps pour l’assemblée du CIP en 2004.

En fin d’année, les opérations montraient un manque à gagner de 511,40 $. Côté revenus, nous avons reçu des subventions du Service canadien des forêts ; nous avons également reçu des argents de l’AGA. Ces subventions et les argents de l’AGA expliquent pourquoi les revenus ont considérablement dépassé les montants prévus au budget original. Côté dépenses, le fait que les dépenses aient dépassé les sommes prévues au budget est imputé au rapport du CIP, à l’AGA, au bulletin, au site Web, ainsi qu’à la nouvelle adhésion au Groupe des prairies sur les pesticides (à la demande du Groupe de travail sur les herbicides). Le répertoire des clones de peuplier, autre dépense considérable, avait toutefois été précisé dans le budget de 2004.

Tel que prévu, on a retiré 10 000 $ (investis en CPG) pour défrayer le répertoire des clones de peuplier. En 2005, on prévoit un revenu net et qui pourrait être investi sous forme de nouveaux CPG. À la longue, le total des sommes investies devrait demeurer stable.

Le CPC jouit toujours du soutien du Centre de foresterie du Nord, organe du Service canadien des forêts, qui lui fournit l’espace à bureau et les services de Sandra Williams, Secrétaire exécutive. Je veux leur exprimer notre reconnaissance.

Les états financiers du CPC ont été préparés par Harry S. May. M. May a trouvé que les états financiers reflétaient fidèlement la situation financière actuelle du Conseil du peuplier du Canada. Veuillez noter que les états n’ont pas été vérifiés.

ACTIVITÉS PROCHAINES
4e Symposium international sur le peuplier
Nanjing, Chine, du 5-9 juin, 2006
« Répondre aux besoins d’un monde en expansion par la science des peupliers et des saules : combiner les approches traditionnelles et novatrices dans l’ère de la génomique. »
Parrainé et organisé par l’Université de la Foresterie de Nanjing et le Groupe de travail sur le peuplier et le saule de l’Union internationale des instituts de recherches forestières

Rencontre conjointe du Conseil canadien du peuplier,
du Conseil américain du peuplier et du
Groupe de travail sur les opérations de cultures du bois à courte rotation

Pasco, Washington, USA, 25-28 septembre, 2006
Assemblée conjointe composée de 2 journées de sessions techniques pléniaires, 1 journée d’excursions dans les plantations de Potlatch, Boise Cascade et Greenwood, ainsi qu’une autre journée offerte d’excursions portant sur les activités de phytoremédiation dans l’ouest du Washington et en Orégon.

 

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Last edit: 2006-10-19