Le
Bulletin - mars 2005
Dans ce numéro
Rapport
annuel du président
John J. Doornbos
Au cours des dernières années, il
y a eu des changements importants dans le niveau d'intérêt
vis à vis les peupliers à travers le Canada. Bien
que certains programmes opérationnels sur le peuplier furent
mis en veilleuse ou furent réduits, on constate plus d'intérêt
et d'activité dans plusieurs secteurs associés au
peuplier.
Lors de notre Assemblée annuelle cette année,
nous allons en savoir plus sur le travail accompli pour séquencer
le génome du peuplier. Ce travail passionnant va aider
à décortiquer et à mieux comprendre les peupliers
au niveau génétique ; il a aussi des implications
importantes pour l'amélioration des arbres, ainsi que d'autres
secteurs de notre travail avec les peupliers.
En août 2003, le gouvernement fédéral
annonçait Forêts 2020 : Initiative de démonstration
et d'évaluation des plantations. Cette initiative à
court terme, qui prendra fin en mars 2006, a deux activités
primaires. L'une est l'établissement de 6 000 hectares
de plantations à croissance rapide à travers le
Canada. Ces plantations vont servir d'exemples du rôle que
les arbres à croissance rapide peuvent jouer dans la séquestration
du carbone et pour augmenter l'approvisionnement en fibre.
Le deuxième objectif est d'explorer et de
développer des mécanismes qui vont attirer de l'investissement
pour établir d'autres plantations. La nature à court
terme de Forêts 2020, ainsi que l'avis très limité
de mise en oeuvre, pourraient restreindre les bienfaits de cette
initiative.
Au sein du CPC, il y a également eu plus
d'activités. Le Groupe de travail sur les herbicides a
été très actif afin d'augmenter les outils
disponibles pour contrôler la végétation concurrente
durant l'établissement d'une plantation. Le Groupe de travail
sur la reproduction et la génétique s'est affairé
au développement d'une grille commune et d'une base de
données afin de documenter les résultats de leurs
activités de reproduction et pour incorporer les données
de 1986 dans cette base de données.
L'Exécutif du Conseil fut également
occupé. Ils sont en train de sonder les membres afin de
déterminer leur satisfaction avec les activités
actuelles et pour explorer la nature d'activités futures
possibles. Le sondage est une autre démarche du processus
de réévaluation du rôle du Conseil du Peuplier
qui a commencé durant notre atelier à Régina.
Un autre aspect découlant de notre atelier de Régina,
c'est que nous avons constaté un nouvel intérêt
dans le nombre et la qualité de nos rapports provinciaux
et sectoriels. Ils seront disponibles sur notre site Web. En parlant
du site Web, nous sommes en train de réorganiser le site
Web du CPC dans le cadre d'un projet de plus grande envergure
pour améliorer notre image et notre présentation.
La dernière année fut très
occupée pour le Conseil du Peuplier, ses membres et son
personnel. J'aimerais remercier Jim et Sandra pour leur travail
acharné et leur dévouement au cours de l'année,
en plus de souligner que nous avons également reçu
de l'aide du Programme des jeunes stagiaires.
Rapport
annuel du directeur technique
Jim Richardson
Ceci est le huitième rapport annuel aux
membres du Conseil du Peuplier de la part du Directeur Technique,
un poste créé par le Comité exécutif
en avril 1997. Les objectifs d'ensemble du Directeur Technique
sont de fournir des services et des conseils techniques au Conseil,
de promouvoir la sensibilisation et l'appui pour le Conseil, ainsi
que de recruter de nouveaux membres. Plus précisément,
les responsabilités du Directeur Technique incluent : le
maintien et la mise à jour du site Web du Conseil ; répondre
aux demandes de renseignements techniques par courriel, par téléphone,
par télécopieur et par la poste ; contribuer une
perspective internationale au Conseil en participant à
la Commission internationale du peuplier ; contribuer au bulletin
du CPC ; appuyer les aspects techniques de l'organisation de l'Assemblée
annuelle du CPC ; et, fournir des services aux membres et au Conseil
d'administration qui sont de nature technique plutôt que
purement administrative. Cela reflète des changements dans
le fonctionnement du Conseil et le développement de nouvelles
directions et initiatives au Conseil.
Étant donné le budget limité
du Conseil, les services du Directeur Technique sont fournis pour
un niveau de compensation minimum. Je travaille à partir
de mon bureau à domicile, à Ottawa, où je
consacre en moyenne deux jours par semaine aux affaires du Conseil
du Peuplier. Cependant, le montant réel de temps varie
beaucoup selon les tâches à accomplir.
Site Web
Notre site Web (www.poplar.ca) continue à
être de plus en plus utilisé ; le nombre d'occurrences
et de visites mensuelles dépasse les 15 000 et 1 800 respectivement.
Les pages consultées le plus fréquemment sont celles
contenant l'information sur l'assemblée annuelle et les
bulletins. Le maintien du site Web est le point focal pour la
plupart de l'année ; il est important que l'information
soit exacte et à jour. Tous les bulletins du CPC depuis
1997 sont disponibles sur le site Web, avec photos en couleur
dans les plus récents numéros ; les photos en couleur
ne sont pas disponibles dans la version imprimée. Les sections
sur les événements et les liens sont mises à
jour et vérifiées régulièrement, tout
comme l'information sur les membres individuels et commerciaux
dans la section du site réservée aux membres seulement.
On utilise le site Web de plus en plus comme moyen principal pour
circuler l'information reliée au CPC et il fut particulièrement
important en ce qui concerne l'information sur l'assemblée
annuelle. Lorsqu'il sera complété, le nouveau répertoire
sur les peupliers clones sera disponible sur le site. La section
sur les rapports comprend les rapports provinciaux et sectoriels
présentés lors des deux dernières assemblées
annuelles. Le matériel provenant des groupes de travail
est de plus en plus disponible sur le site. Le design actuel du
site Web remonte à 1998. Nous sommes présentement
en train de faire une révision et une mise à jour
complète du design pour en améliorer l'apparence
et la mise en page, ainsi que la navigation à travers le
site, en plus d'y ajouter un simple moteur de recherche.
Demandes techniques
Le Directeur Technique reçoit un flot régulier
de requêtes techniques – parfois 2 ou 3 par semaine
– dont la plupart sont reçues suite à un contact
travers le site Web et ces requêtes reçoivent une
réponse par courriel. Lorsque je suis incapable de fournir
personnellement l'information demandée, je contacte d'autres
membres du Conseil qui sont experts dans le secteur d'intérêt
particulier de la personne en question, ou qui sont plus proches
géographiquement de cette personne. À chaque opportunité
qui se présente, on en profite pour promouvoir l'adhésion
au Conseil tout en répondant aux requêtes des non
membres.
Dimension internationale
À la fin de novembre et au début
de décembre 2004, la 23e Session de la Commission internationale
du peuplier (CIP) aura lieu à Santiago, au Chili ; des
gens de plusieurs pays intéressés aux peupliers
et aux saules y viennent pour se rencontrer. Le CPC a réussi
à obtenir des fonds du Service canadien des forêts
pour un contrat de rédaction d'un Rapport national du Canada
pour la CIP 2004. Le rapport précédent de ce genre,
préparé pour la CIP 2000 et disponible sur le site
Web, est une source importante d'information statistique, technique
et organisationnelle sur le peuplier et le saule au Canada. Les
fonds du SCF vont également me permettre, en tant que membre
du Comité exécutif de la CIP, de me rendre au Chili
pour la session. Malheureusement, le CPC n'a pas réussi
à obtenir des fonds de l'ACDI pour appuyer la participation
de délégués des pays en développement
à la CIP 2004. Une rencontre informelle du Comité
exécutif de la CIP eu lieu en conjonction avec l'assemblée
annuelle du CPC en 2003 où l'on a abordé la planification
du programme pour la CIP 2004, y compris la mise sur pied d'un
Comité scientifique dont je suis membre. Le Comité
scientifique examine présentement 140 documents et résumés
analytiques soumis par plus de 20 pays (y compris le Canada).
Avec l'aide d'un collègue, J.G. Isebrands,
du Wisconsin, j'ai entrepris de coordonner la préparation
et la publication d'une édition complètement révisée
et mise à jour du livre de la FAO-CIP sur les peupliers
et les saules. Il fut publié pour la première fois
en 1958, avec une édition révisée sous le
titre « Peupliers et saules dans la production du bois et
l'utilisation des terres » en 1979. Les deux livres sont
maintenant épuisés et dépassés. La
nouvelle édition, sous le titre provisoire de « Peupliers
et saules du monde : Pour répondre aux besoins de la société
et de l'environnement », sera préparée au
cours des deux prochaines années par une équipe
mondiale de rédacteurs. Le travail de coordination est
appuyé par des ententes de travail personnel avec la FAO.
Bulletins et assemblées annuelles
Le Directeur Technique contribue régulièrement
au bulletin du Conseil, y compris des rapports de rencontres et
autres événements. Deux de ces articles furent contribués
pour les deux bulletins qui furent publiés durant la dernière
année et j'en ai également édité et
examiné d'autres. Une fois de plus, le site Web du Conseil
fut une source primaire d'information concernant l'assemblée
annuelle de cette année et j'ai participé au maintien
et à la mise à jour constante du programme et des
informations connexes pour cet événement sur le
site. Le comité organisateur a fait un travail exceptionnel
dans la préparation d'un programme scientifique et technique
pour cette rencontre.
Les groupes de travail du Conseil ont été
actifs au cours de la dernière année, surtout ceux
sur la génétique et la reproduction, ainsi que celui
sur l'homologation des herbicides. J'ai fourni de l'aide et des
conseils techniques à ces groupes par l'entremise du site
Web et en participant à plusieurs conférences téléphoniques
avec l'Exécutif du Conseil et les dirigeants des groupes
de travail.
In Memoriam
La communauté du peuplier au Canada et à
travers le monde entier fut attristée par la mort subite
de Louis Zsuffa en novembre, 2003. Louis fut un membre fondateur
du Conseil du Peuplier du Canada ; il en fut le Président
pendant plusieurs années et il en a grandement influencé
sa direction scientifique et technique. Grâce à sa
collaboration et ses contacts internationaux sur la CIP, il a
aidé à faire en sorte que le travail canadien effectué
sur la sélection et la reproduction des peupliers et des
saules a profité de l'expertise, du matériel et
de l'expérience qui existe à travers le monde. Louis
a toujours été un homme gentil, généreux
et charitable. Dans mon cas, c'est lui qui m'a introduit à
l'univers des peupliers et des saules durant les années
1980 et il a toujours été un très bon ami
et un mentor. J'étais heureux de représenter le
CPC lors de ses funérailles à Toronto. On planifie
maintenant un monument commémoratif à la mémoire
de Louis Zsuffa.
Remerciements
Une fois de plus, j'aimerais remercier John
Doornbos et l'Exécutif du Conseil pour leur collaboration
soutenue et leur confiance au cours de l'année. En dépit
de son horaire de travail et de déplacements bien rempli
avec le Service canadien des forêts, John continue tout
de même à consacrer du temps au Conseil du Peuplier.
Je veux également exprimer mon appréciation sincère
à Sandra Williams, la Secrétaire Générale
dévouée et sans reproche du Conseil. Sans son travail
acharné, son appui constant et ses rappels, mon travail
en tant que Directeur Technique serait bien plus difficile.
Rapport
annuel de la secrétaire générale
Sandra Williams
Il me fait plaisir de soumettre mon sixième
rapport au Conseil du Peuplier du Canada. Les responsabilités
de la Secrétaire Générale incluent: l'envoi
d'avis et d'information aux membres par voie électronique
ou par la poste ; s'occuper des opérations quotidiennes
et des finances du Secrétariat ; préparer les ordres
du jour et prendre les notes pour le procès-verbal lors
des rencontres ; effectuer de la recherche, éditer et corriger
le bulletin semestriel ; maintenir une bibliothèque de
renseignements techniques ; et, répondre aux demandes d'information.
La Secrétaire Générale est également
responsable des services reliés aux conférences,
y compris l'inscription, la planification des activités
et l'organisation.
Les membres furent facturés au début
d'avril et, sauf exception de quelques membres individuels, la
plupart des cotisations nous ont été envoyées.
Des 61 membres individuels actuels, 21 ont une adhésion
de trois ans, 34 sont membres pour un an, 3 sont des étudiants
et 3 sont membres associés. Parmi les membres associés,
il y a des membres de l'exécutif du « US Poplar Council
» et le président sortant du CPC.
Nous comptons présentement 20 corporations
membres et 50 affiliés. Le Conseil du Peuplier est très
heureux de souhaiter la bienvenue à nos nouveaux membres
individuels pour l'année 2004 : Stewart Rood, Jim Mattson,
Ahmed Koubaa et Trevor Doerksen. De plus, nous souhaitons la bienvenue
parmi les corporations membres à un membre individuel de
longue date, Bill Schroeder, de PFRA Shelterbelt, Agriculture
et Agroalimentaire Canada à Indian Head, en Saskatchewan.
Vingt bibliothèques et centres de ressources
en foresterie à travers le Canada font partie de notre
liste d'envois aux membres. En tout et partout, le CPC compte
151 membres, dont 23 (associés et bibliothèques)
ne payent pas de cotisation. Le CPC fait surtout la promotion
de recrutement par l'entremise du site Web.
Le Secrétariat a produit deux bulletins
cette année, y compris l'un en février et l'un en
juillet. Je suis surtout heureuse de la diversité des sujets
des articles et des contributions que nous avons reçus,
à la fois des membres de longue date et des nouveaux membres
à travers le Canada. Le Secrétariat encourage les
membres à communiquer et faire une mise à jour pour
leurs collègues de leurs activités reliées
au peuplier par l'entremise du bulletin du CPC. Il a été
suggéré que le bulletin soit distribué seulement
en format électronique (pdf), au lieu de supporter les
coûts d'impression, de poste, etc. ; c'est une démarche
que j'appuie entièrement.
J'ai participé à plusieurs projets
du CPC cette année, y compris les discussions sur la base
de données sur les peupliers clones et le récent
sondage. Paprican a obtenu le contrat pour compiler dans la base
de données les anciens et les récents renseignements
recueillis cette année parmi nos membres. La compilation
dans la base de données est une activité continue
et nous anticipons un produit très utile pour les membres
dans un proche avenir. Je veux remercier plus particulièrement
Barb Thomas pour son temps et son dévouement à ce
projet.
Cees van Oosten, Vice-Président, Section
Ouest, avait soulevé l'idée à l'origine de
sonder les membres sur les activités courantes et futures
du CPC. Jim Richardson et Cees van Oosten firent un remue-méninges
et rédigèrent un bref sondage que j'ai distribué
aux membres au début de juillet. Kailla MacLellan, une
stagiaire que j'ai embauché grâce au Programme de
stages pour les jeunes dans le secteur public fédéral,
s'est occupée de recueillir les résultats préliminaire
du sondage. Un rapport sera publié par le Secrétariat
d'ici peu.
Je remercie John pour avoir fait en sorte
que cette année soit à la fois stimulante et intéressante.
Je remercie Jim pour sa sagesse et son encadrement sur tout ce
qui a trait au peuplier. John et Jim, tous les deux, investissent
beaucoup de temps et d'énergie dans le CPC. Je remercie
également Kailla pour son aide inestimable ; elle sera
avec nous jusqu'en février, 2005. Il s'agit d'une merveilleuse
opportunité pour Kailla d'acquérir des compétences
en travail de bureau et des connaissances sur l'industrie forestière.
Rapport
annuel du trésorier
Lee Charleson
Le Conseil du Peuplier du Canada (CPC) terminait
l'année avec ses comptes en règle. Il y avait un
surplus net d'exploitation de 5 366 $. Les revenus provenant des
adhésions ont augmenté comparé à ceux
de l'année précédente grâce à
une augmentation des membres commerciaux. En tout et partout,
le CPC fonctionnait sur un plus petit budget que l'année
précédente puisqu'il avait moins gagné en
contrats de travail en 2003. À la fin de l'année,
il y avait cinq comptes créditeurs à cinq organisations
et personnes. La plupart de l'argent dû est pour des projets
antérieurs. Les investissements CPG furent renouvelés.
Nous prévoyons une augmentation importante
des dépenses dans l'année 2004. Cela est dû
à un niveau d'activité accru par certains des groupes
de travail. Selon le budget, il nous faudra encaisser certains
des CPG pour aider à payer le travail de projet. Cela fut
anticipé lorsque les membres ont accepté de financer
le travail sur le répertoire des peupliers.
Le CPC apprécie les bienfaits qu'il reçoit
du Centre de foresterie du Nord, du Service canadien des forêts.
En 2003, le CFN fournissait de l'espace de bureau et les commodités
; il a également financé le temps et les dépenses
de voyage de Sandra Williams lorsqu'elle travaillait et voyageait
pour le CPC.
Bien que je n'étais présent à
l'assemblée de l'an passé, j'ai bien apprécié
de recevoir les commentaires et le feedback concernant les finances.
Si les gens ont des questions, n'hésitez-pas à communiquer
avec moi.
Les états financiers du CPC furent préparés
par Harris S. May, en juillet 2004. M. May a conclu que les états
financiers représentaient bien la position financière
du Conseil du Peuplier du Canada. Veuillez remarquer que les états
financiers ne sont pas vérifiés.
Nouvelles
technologies : Utilisation novatrice
du peuplier hybride dans la gestion du fumier
Cees van Oosten, Vice-Président,
Section Ouest
L'un des arrêts durant l'excursion en marge
de l'AGA du Conseil du Peuplier du Canada le mardi, 10 août,
fut dans une ferme porcine à Matsqui, près d'Abbotsford,
C.-B. (vallée du Fraser), qui utilise le peuplier hybride
pour la gestion du fumier. Puisque cette utilisation du fumier
est encore expérimentale et exploratoire, il n'y a pas
encore d'information sur les variables, telles que les taux d'assimilation
maximum et comment ces taux peuvent varier à mesure que
la saison de croissance avance en ce qui a trait aux montants
et au moment des applications. Nous savons que les peupliers hybrides
ont besoin d'un milieu riche pour se développer, qu'ils
ont une aptitude démontrée d'absorber et d'utiliser
de grandes doses de nutriments, et qu'ils peuvent produire un
montant énorme de biomasse en-dessus et en-dessous du sol
durant une seule saison. Par exemple, les peupliers ont été
utilisés le long des champs de culture pour capter les
nutriments qui, autrement, se seraient rendus dans les fossés
ou les cours d'eau. Les producteurs de porc de la région
font parfois allusion au peuplier d'une manière affective
en l'appellant le « cochon affamé de nutriments ».
L'utilisation du peuplier pour la gestion du fumier offre donc
des opportunités prometteuse.

Peupliers hybrides dans une ferme
à Matsqui,
dans la vallée de la rivière Fraser, C.-B.
photo par Cees van Oosten
|
La ferme est ce qu'on appelle dans l'industrie
une exploitation de naissage-engraissage de 300 truies et elle
élève les porcs jusqu'à la dimension exigée
par abattoirs pour le potentiel de viande optimal. Cela prend
environ 165 jours, à partir de la naissance jusqu'à
ce que les porcs atteignent un poids de 100 à 110 kg. Il
y a environ 3 000 animaux sur la ferme. Les étables ont
des planchers à lattes avec des fosses de béton
en dessous pour y recueillir le fumier. Un champ adjacent de 8
hectares (20 acres) fait l'objet d'une sylviculture à courte
rotation alors qu'il fut planté avec du peuplier hybride
au printemps 2002 pour utiliser le fumier. Cette culture vient
d'entamer sa troisième saison de croissance, ce qu'on appelle
le R3 ou résurgence-3 dans l'industrie du peuplier. Deux
variétés de peuplier hybride (15-29, un croisement
Populus trichocarpa x P. deltoides, et 265-28, un croisement P.
trichocarpa x P. maximowiczii) furent plantés dans des
blocs clonals distincts. Les deux variétés provenaient
des programmes de sélection dans le cadre du projet de
recherche sur le peuplier qui est en cours à la «
University of Washington » et la « Washington State
University ». Les arbres sont plantés dans une grille
carrée de 4,9 x 4,9 m (16 x 16 pi.), ce qui donne une densité
de culture de 420 tiges par hectare (170 tiges à l'acre).
La rotation prévue est de 7 ans. Le début de la
fermeture du couvert forestier était déjà
évidente durant notre excursion, ce qui indique une plantation
en plein développement.
Notre guide d'excursion était Dan Carson,
forestier-spécialiste du peuplier auprès de Scott
Paper Limited ; il avait fournit à la ferme les connaissances
nécessaires pour établir cette plantation dans le
cadre du Programme de producteurs privés de Scott Paper.
Le site produisait du maïs avant d'être converti au
peuplier. Selon les réglements d'évaluation des
terres en C.-B., le peuplier hybride à gestion intense
est considéré une production agricole primaire;
il n'y a donc aucun problème de désincitation en
matière d'impôt foncier pour le fermier lorsqu'il
choisit de convertir à une culture de peuplier hybride
à courte rotation.
La préparation du site comprenait l'utilisation
d'un herbicide pour contrôler la végétation.
Des boutures dormantes non racinées furent utilisées
pour la plantation ; le contrôle subséquent des mauvaises
herbes était effectué en cultivant dans deux directions
durant les deux premières années. Une faucheuse
BUSH HOG® est maintenant utilisée pour contrôler
l'herbe entre les arbres. Lors de notre visite, la seule herbe
visible était celle en-dedans de la rangée des arbres.
Le fumier est répandu avec une citerne Loewen, de fabrication
locale, avec une goulotte modifiée qui lui permet de répandre
le fumier sur une surface de 3,7 mètre (12 pieds). Ça
prend environ 12 heures pour couvrir le champ.

Peupliers hybrides dans une ferme
à Matsqui,
dans la vallée de la rivière Fraser, C.-B.
photo par Sandra Williams
|
L'utilisation novatrice du peuplier hybride dans
la gestion du fumier en est encore à ses débuts,
mais elle offre d'immenses opportunités. Cette plantation
vient d'entamer sa phase de croissance accélérée
et le couvert forestier va bientôt ombrager les herbes encore
présentes. Dans quelques années, lorsque la croissance
de la plantation commence à ralentir et que plus de lumière
se rend au sol, la possibilité existe d'y faire une culture
fourragère (ensilage) qui pourrait également profiter
des applications de fumier ; cependant, selon la densité
actuelle dans cette plantation, il se peut que les niveaux de
lumière soient trop faibles pour ainsi faire. On «
verrat » bien avec le temps!
Plantation
de peupliers dans la vallée
du bas Fraser en Colombie-Britannique
Jim Richardson, Directeur technique
Durant l’Assemblée annuelle du Conseil
du peuplier du Canada, qui avait lieu au mois d’août
à Vancouver, une excursion d’une journée fut
organisée par Scott Paper Limited dans leurs exploitations
de peupliers hybrides dans la vallée du bas Fraser. Scott
Paper est peut-être la compagnie avec la plus longue expérience
de travail continu avec le peuplier hybride au Canada et ses exploitations,
bien qu’elles ne soient pas étendues et qu’elles
soient situées dans des écosystèmes qui n’existent
pas ailleurs au pays, ont beaucoup à offrir en matière
de productivité du peuplier, de techniques pratiques de
gestion et d’établissement des plantations.
La tournée mettait l’accent sur le
site de la pépinière de Harrison Mills et sur les
opérations de plantation avoisinante. Le présent
article est basé sur les notes d’excursion de l’auteur
prises durant cette visite et il est illustré avec des
photos prises durant cette occasion.

Dan Carson montre des peupliers «Walker»
à la pépinière du peuplier hybride
de la compagnie Scott Paper Ltd. à Harrison Mills
(C.-B.)
photo par Jim Richardson |
La pépinière produit du matériel
de reproduction surtout pour l’utilisation directe de Scott
Paper, ainsi que pour certains de ses clients. (Une planche de
pépinière de peupliers Walker produisait du matériel
pour l’intérieur de la C.-B.) Il y a également
un petit montant du matériel de production de la compagnie
dans les marcottières qui est produit avec des fonds du
ministère des Forêts de la C.-B. Les jeunes planches
de pépinières sont irriguées une fois par
semaine. Auparavant, les marcottes plus vieilles étaient
remplacées à la main après 7 ans, mais elles
sont maintenant remplacées par une méthode automécanique
après 4 ou 5 ans. Il y a une utilisation d’environ
50 % des planches de pépinières. Parmi les clones
produits dans la pépinière, on retrouve le NM6,
considéré comme hautement résistant à
la maladie mais pas très productif, ainsi que le DTAC-7,
l’un des clones préférés de la compagnie.
L’équipement utilisé dans la pépinière
comprenait un motoculteur italien de 75 hp pour la préparation
du site et capable de traiter 2 ha par jour avec 2 passages par
rang, ainsi qu’un Bobcat avec des applications polyvalentes,
y compris la motoculture, l’incorporation des biosolides,
le disquage et, à l’avenir, peut-être l’arrosage.
Des boutures d’une longueur de 45 cm sont
produites pour planter dans les champs de ferme et des boutures
de 1,8 m pour planter dans les terres en friche. Elles sont toujours
plantées à une profondeur de 30 cm avec 2 bourgeons
dans les 5 cm dans le haut de la bouture. Les plus gros problèmes
observés sont reliés au mauvais entreposage et à
la manutention du matériel ; on préfère entreposer
et planter le matériel congelé (-7°C). La plantation
en butte est utilisée dans les sites les plus humides,
mais c’est très dispendieux, alors l’espacement
est de 5,2 m au lieu de la normale de 4,8 m. L’inondation
printanière est normale dans plusieurs sites de plantation,
mais pas durant l’automne alors que des digues empêchent
les inondations.

Pépinière du peuplier hybride,
Vallée de la rivière Fraser (C.-B.)
photo par Sandra Williams |
L’ensemble de la pépinière
comprend une plantation permanente de peupliers hybrides que la
compagnie trouve très importante et de grande valeur. Cinq
arbres par clone ont été plantés. Un essai
clonal plus jeune fut également observé, incorporant
100 variétés dont la plupart provenaient de la «
Poplar Molecular Genetics Cooperative » (maintenant dissoute).
L’essai fut planté au printemps 2004 et comprend
tous les clones dont les parents sont de la C.-B. ; ils ont tous
subit un dépistage pour les maladies. L’aire à
l’essai fut traitée avec des applications localisées
de Casuron comme traitement de prélevée pour les
mauvaises herbes.
Par ailleurs, le site de la pépinière
est le plus ancien site d’essai d’espacement de peupliers
hybrides du genre sur la Côte Ouest. À l’origine,
les arbres furent plantés de 3,6 cm à 4,8 cm à
part et n’avaient pas encore tout à fait atteint
la culmination de leur croissance, quoique l’éclaircissage
n’est plus une option parce qu’il y a en moyenne moins
de 30 % de houppier (cime) vivant. Les clones TxM ont des houppiers
bien plus denses et ont donc un plus grand potentiel d’éclaircissage.
Il y une différence de 30 % dans la productivité
entre les espacements plus larges et plus étroits, mais
le principal gain relié à l’espacement plus
grand est la pièce plus large qui réduit l’ensemble
des coûts de la récolte. Le peuplier baumier indigène
n’a seulement que la moitié du volume des hybrides.
Une plantation opérationnelle fut visitée
sur un site voisin loué dont l’usage agricole avait
été abandonné 8 ans auparavant. Le site avait
un couvert herbacé épais et la préparation
du site fut difficile. L’herbe fut déchiquetée
avec un fléau mobile ; le sol fut ensuite disqué
et passé au motoculteur à une profondeur de 15 cm
pendant deux années avant la plantation en 2003. De l’engrais
fut appliqué lors de la plantation et on croit que cela
devrait aider avec les problèmes de sécheresse.
Du Casuron + Atrazine furent appliqués durant la première
année et ont bien contrôlé l’herbe.
Seulement un désherbage mécanique fut effectué
durant la deuxième année. Un espacement plus grand
permettait un travail du sol en diagonal.
Le fauchage ne fut pas considéré à cause
de la grande population de campagnols [voir la zone de texte].
Un espacement double fut utilisé dans le rang extérieur
pour réduire l’effet lisière.
DOMMAGE CAUSÉ PAR LES CAMPAGNOLS
Le dommage causé par les
campagnols est un problème majeur dans les plantations
de peupliers effectuées dans les terres agricoles
herbeuses de la vallée du bas Fraser ; cela représente
des pertes de 40-50 % alors que ces bêtes se nourrissent
de l’écorce de la tige inférieure des
jeunes arbres. L’écorce des jeunes peupliers
semble être la nourriture préférée
des campagnols qui se servent des pistes dans l’herbe
sous la neige afin de se rendre aux tiges. Les dommages
augmentent si les plantations sont fertilisées ou
espacées. Les espèces qui causent le plus
de dommage sont : le campagnol longicaude (que l’on
trouve dans le « Pacific Northwest » et en C.-B.)
; le campagnol des champs (que l’on trouve à
travers le Canada) ; ainsi que le campagnol de Townsend
(que l’on trouve seulement dans le sud-ouest de la
C.-B. et sur l’Île de Vancouver). Les substances
toxiques représentent le contrôle le plus efficace,
quoique temporaire, mais étant donné un appui
faible par le public et leur impact sur les espèces
non visées, cela limite leur utilité. Le contrôle
par les prédateurs, la manipulation de l’habitat
ou la nourriture de diversion ont différents degrés
d’efficacité. |
Scott Paper a également démontré
une plantation extensive « modifiée » à
une certaine distance de la pépinière. Ce système
de plantation est qualifié comme étant « modifié
» parce qu’il va à l’encontre de la philosophie
et de la pratique sur les terres agricoles. La plantation était
située sur une parcelle de terre louée ayant une
forme de croissant inhabituelle. Il y avait un problème
avec l’alpiste roseau sur le site ; une excavatrice et un
rateau furent utilisés pour planter des boutures du clone
TD15-29. Du Roundup fut appliqué avec un pulvérisateur
à dos afin de contrôler la croissance des mauvaises
herbes et de l’engrais fut appliqué pendant trois
ans à un coût additionnel de 400 $ / ha. Après
trois ans, il y avait une survie de 95 % et la croissance moyennait
3 m par année. Il y avait un sous-étage d’arbustes,
mais les campagnols ne représentaient pas un problème
parce que le sous-étage ressemblait plutôt à
une végétation de type forestier qu’à
de l’herbe. Les mûres sauvages avaient été
arrosées. On croit que le traitement d’établissement
impliquait beaucoup moins d’effort que si seulement le travail
du sol avait été utilisé. On croit que la
compétition dans le sous-sol est plus importante que celle
au niveau du sol. La compagnie croyait que cette plantation pourrait
être récoltée après 14 ans au lieu
que la période normale de 25 ans.

Jim Richardson à la pépinière
du peuplier hybride de la compagnie Scott Paper Ltd.
photo par Sandra Williams |

Participants à la visite de la
pépinière du peuplier hybride de la compagnie
Scott Paper Ltd.
photo par Sandra Williams |
On veut exprimer notre gratitude à Dan Carson,
de Scott Paper, New Westminster, en C.-B., qui a organisé
la tournée, qui a accueilli personnellement les visiteurs
sur le site et qui a servi de guide et de source d’information
durant la tournée. Scott Paper a gracieusement offert le
repas du midi pour les participants de la tournée.
Mise
à jour sur le Questionnaire
pour les membres
Cees van Oosten, Vice-Président,
Section Ouest
En 2004, le CPC envoyait un questionnaire aux membres
auquel 20 réponses furent reçues. Nous avons discuté
les résultats préliminaires lors de la séance
de travail de l'Assemblée générale annuelle
(AGA) en août 2004 à Vancouver. Après avoir
prolongé la date limite pour le retour du questionnaire
au 30 septembre, afin d'obtenir plus de réponses, nous
avons obtenu un total de 29 réponses.
Le Comité exécutif et les Groupes
de travail du Conseil du Peuplier du Canada ont discuté
la possibilité que le CPC fasse des efforts pour devenir
plus visible et adopter un rôle plus proactif sur les enjeux
relatifs à la croissance et à la gestion du peuplier.
Cela pourrait vouloir dire que le CPC devienne plus un groupe
de revendication qu'il ne l'est présentement. Il nous fallait
obtenir l'orientation de nos membres sur la direction future du
CPC, qui est, après tout, votre organisation. Le questionnaire
du sondage était conçu de sorte à vous aider
à dire au Comité exécutif quels étaient
vos sentiments à propos du type d'activités dans
lequel le CPC s'engage présentement, ainsi que certaines
autres possibilités que l'on pourrait considérer
à l'avenir.
Les résultats sont arrivés et ils
ont été compilés. Le plan est d'utiliser
les résultats afin de guider le programme de l'Atelier
stratégique du CPC qui aura lieu lors de l'AGA ; celle-ci
sera organisée en conjonction avec l'Institut forestier
du Canada (IFC) à Prince Albert, en Saskatchewanj, vers
la fin d'août, 2005.
Les questions devaient recevoir une cote de 1 à
5 :
- Cote de 1 – Le CPC devrait définitivement
faire ceci
- Cote de 2 – Le CPC devrait faire ceci
- Cote de 3 – Appui relatif pour que le
CPC fasse ceci
- Cote de 4 – Le CPC ne devrait pas faire
ceci
- Cote de 5 – Le CPC ne devrait pas faire
ceci du tout
Toute réponse en blanc ou nil, où
le répondant n'a pas donné de réponse, fut
enlevée des statistiques.
Voici les résultats :
| |
Question
1 |
moyenne |
n |
| A |
Assemblées annuelles avec
excursions |
1.4 |
29 |
| B |
Bulletin |
1.7 |
28 |
| C |
Site Web |
1.4 |
29 |
| D |
Répertoire des clones
du peuplier |
1.5 |
28 |
| E |
Activités d'homologation
des herbicides |
2.0 |
26 |
| F |
Liens internationaux (CIP) |
1.7 |
28 |
| G |
Service d'information technique
|
2.1 |
27 |
| H |
Rapports annuels - provinciaux,
sectoriels |
1.8 |
28 |
| I |
Comptes rendus des assemblées
annuelles |
2.0 |
29 |
| |
Question
2 |
|
|
| A |
Revendication et lobbying - en
général |
2.1 |
28 |
| |
Revendication et lobbying, surtout
sur: |
|
|
| B |
Questions de taxation foncière
|
2.5 |
28 |
| C |
Dossiers sur l'homologation des
herbicides |
2.2 |
25 |
| D |
Forêt 2020 (stock, sylviculture,
etc.) |
1.9 |
27 |
| E |
Autres (veuillez préciser-commentaires)
|
|
|
| F |
Présence du CPC aux foires
& expositions avec kiosque |
2.5 |
28 |
| G |
Produire des directives techniques
pour
la croissance des peupliers |
2.0 |
29 |
| |
Bibliothèque centrale
pour collections sur la reproduction du peuplier: |
2.3 |
8 |
| H |
Annales basées sur le
Répertoire des
clones du peuplier |
1.9 |
19 |
| I |
Établir 1 ou plusieurs
arboretums |
3.7 |
20 |
| |
Bulletin électronique |
|
|
| J |
Qui remplace le bulletin sur
papier |
2.0 |
25 |
| K |
En plus du bulletin sur papier
|
3.2 |
26 |
| |
Question 3 |
|
|
| A |
Êtes-vous satisfait de la valeur que
vous recevez présentement grâce à votre
adhésion au CPC ? |
2.3 |
29 |
Le plus bas était la cote, le plus
fort était l'appui. L'assemblée annuelle avec excursions
et le site Web ont reçu le plus grand appui. Il y a beaucoup
à penser et ces résultats seront utilisés
à notre avantage lors de l'Atelier Stratégique du
CPC au mois d'août. Veuillez faire un effort pour participer
à cette rencontre et aider à façonner l'avenir
de votre CPC. Nous souhaitons recevoir vos commentaires et vos
idées. Veuillez les faire parvenir au Secrétariat
à l'adresse courriel suivante: poplar@poplar.ca.
Mise
à jour par le Groupe de
travail sur les herbicides (GTH)
Cees van Oosten, Vice-Président,
Section Ouest
Le Groupe de travail sur les herbicides (GTH) a
été très actif durant la dernière
année. L'objectif du GTH comprend deux volets: examiner
la variété d'herbicides présentement disponibles
qui sont appropriés pour usages sur les peupliers, mais
qui ne sont pas homologués présentement; ainsi que
de faire homologuer les herbicides appropriés pour usage
sur les peupliers. Durant la plupart de l'année 2004, le
GTH était composé de cinq membres: Lee Charleson
(Western Boreal Aspen Corp.), Florance Niemi (Daishowa-Marubeni
International Ltd.), Lyle Alspach (Prairie Farm Rehabilitation
Administration), Al Bertschi (Alberta-Pacific Forest Industries)
et Cees (« Case ») van Oosten (SilviConsult Inc.);
malheureusement, Lee décidait de démissionner vers
la fin de l'année afin de se concentrer sur ses nouvelles
responsabilités. Nous la remercions pour ses contributions
et lui exprimons nos meilleurs voeux. Les quatre autres membres
continuent le travail comme d'habitude.
Dans le bulletin de juillet 2004, on rapportait
que nous avions réduit une liste de 8 herbicides d'intérêt
potentiels à seulement 2 produits dont nous avions le plus
besoin Goal 2XL (Oxyfluorfen - PCP#24913) et Lontrel 360 (Clopyralid
- PCP#23545). Nous avons également planifié d'organiser
une rencontre avec l'Agence de réglementation de la lutte
antiparasitaire (ARLA) à Ottawa; l'ARLA a demandé
plus d'information sur la sylviculture à courte rotation
du; peuplier.
Des deux herbicides que nous avons choisis pour
action immédiate, nous avons mis l'accent sur le Lontrel
360 (Clopyralid). La prochaine étape fut de rassembler
toutes les données des essais pour ce produit en guise
de préparation pour l'Extension du profil d'emploi pour
usages limités à la demande des utilisateurs (EPEULDU).
Afin d'accomplir cette tâche, le GTH a soumis un budget
au CCP afin de nous permettre de passer un contrat pour accomplir
ce travail. La demande de budget fut discutée lors de la
séance administrative du CCP à Vancouver au mois
d'août; ce budget fut approuvé par la suite. Après
avoir étudié différentes options, Lyle suggéra
que l'on pense à devenir membre du « Prairie Pesticide
Minor Use Consortium » (PPMUC), dont le siège est
à Brooks (en Alberta). Après y avoir pensé,
nous avons décidé que ce serait l'option la plus
rentable pour le GTH, puisque l'adhésion donnerait au GTH
l'accès aux services de l'Agent d'approvisionnement pour
usages mineurs du Consortium pour la préparation et la
soumission des EPEULDU. En novembre, 2004, nous sommes devenus
membre et avons immédiatement commencé à
travailler sur l'EPEULDU pour le Lontrel 360. Seulement les pesticides
qui sont déjà homologués pour usage sur les
récoltes au Canada se qualifient pour les demandes d'usages
mineurs.
Dow AgroSciences Inc., de Calgary, qui avait accepté
d'appuyer cette EPEULDU, rédigea une lettre d'appui et
accepta une étiquette provisoire que nous avions proposé.
La lettre d'appui et l'étiquette provisoire seront soumises
comme partie de la trousse de demande EPEULDU. L'Agente d'approvisionnement
pour usage mineur du PPMUC (Rudy Esau) est en train de compléter
l'EPEUDU pour le Lontrel 360 (Clopyralid); on s'attend que la
soumission sera faite à l'ARLA d'ici la fin de janvier,
2005. Pour de plus amples renseignements sur le processus EPEULDU
ou bien pour avoir accès aux étiquettes d'herbicides
inscrits, visitez: http://www.hc-sc.gc.ca/arla-arla/english/appregis/urmule-e.html.
Al Bertschi et Cees (« Case ») van
Oosten sont allés à Ottawa en septembre pour faire
la présentation suivante à l'ARLA : « Sylviculture
à rotation courte pour le peuplier ; une récolte
agricole ». Nous l'avons présenté à
environ 25 membres du personnel de l'ARLA à Ottawa le 15
septembre, 2004. La présentation fut très bien reçue
et les commentaires furent favorables. Selon la rétroaction,
nous avons conclu que nous avions présenté un argument
convaincant en faveur de la sylviculture à courte rotation
du peuplier comme étant une culture agricole. Cela devint
clair lorsque le Coordinateur de l'usage mineur pour l'ARLA (il
fait partie des responsabilités de l'organisme de réglementation
chez Santé Canada) recommanda que l'on soumette nos EPEULDU
par l'entremise des coordinateurs provinciaux de l'usage mineur
des différents ministères provinciaux de l'Agriculture.
Cela accentuerait le fait qu'il s'agit d'une culture agricole.
En guise de clarification, les coordinateurs provinciaux pour
l'usage mineur ne font pas rapport à l'ARLA ; ils ne font
que coordonner et soumettre les EPEULDU au nom des groupes d'usagers,
et nous en sommes un. Ils sont des employés provinciaux.
Afin de faciliter ce processus et d'obtenir l'appui des coordinateurs
provinciaux pour l'usage mineur, nous avons décidé
de leur faire la même présentation. Cees fit une
présentation aux Coordinateurs de l'usage mineur en Colombie-Britannique;
Al et Lyle se sont occupés de la Saskatchewan ; et, Al
fit la présentation finale en Alberta. Étant donné
les restrictions budgétaires, Cees présenta électroniquement
le même montage aux Coordinateurs pour l'usage mineur au
Manitoba et en Ontario. La province de Québec n'était
pas incluse à cause des politiques du gouvernement du Québec
de ne pas permettre l'usage d'herbicides dans la foresterie paysanne.
Tout comme avec l'ARLA, nous avons reçu des réactions
très favorables de la part des Coordinateurs provinciaux
pour l'usage mineur et, jusqu'à présent, ils ont
été très encourageants et obligeants.
En janvier, le TGH soumettait sa liste prioritaire
d'herbicides additionnels nécessaires aux coordinateurs
provinciaux pour l'usage mineur afin qu'ils soient inclus dans
la liste nationale des produits chimiques prioritaires. Cette
soumission comprend le produit Goal 2XL (Oxyfluorfen - PCP#24913),
qui était l'une de nos premières sélections.
Nous avons reçu des nouvelles de Michael Irvine (Coordinateur
national pour l'usage mineur en foresterie – Ontario) à
l'effet que l'Ontario planifie d'effectuer des essais sur le peuplier
avec le Goal 2XL (Oxyfluorfen). Nous allons coordonner nos efforts
avec l'Ontario afin d'obtenir une homologation nationale pour
ce produit.
En terminant, mais non moins importante, voici
une liste des herbicides qui sont présentement homologués
pour usage dans les peupliers. Veuillez noter que plus d'herbicides
sont homologués pour le peuplier dans les brise-vents.
Herbicides homologués pour le peuplier:
| PCP# |
Compagnie |
Ingrédient actif |
Nom du produit |
| 12533 |
CROMPTON CO. |
Dichlobenil |
HERBICIDE GRANULAIRE CASORON G-4 |
| 21209 |
SYNGENTA CROP PROTECTION CANADA INC. |
Fluazifop-P-Butyl |
HERBICIDE POSTLEVÉE VENTURE L |
| 19899 |
MONSANTO CANADA INC. |
Glyphosate |
HERBICIDE B VISION MONSANTO POUR SYLVICULTURE |
| 26401 |
CHEMINOVA CANADA |
Glyphosate |
HERBICIDE FORZA POUR SYLVICULTURE - glyphosate |
| 26828 |
CHEMINOVA CANADA |
Glyphosate |
HERBICIDE CHEMINOVA GLYPHOSATE CONCENTRÉ
SOLUBLE |
| 26884 |
DOW AGROSCIENCES CANADA INC. |
Glyphosate |
SOLUTION HERBICIDE VANTAGE POUR LA FORESTERIE |
| 27736 |
MONSANTO CANADA INC. |
Glyphosate |
HERBICIDE VISION MAX POUR LA SYLVICULTURE |
| Si vous avez des nouvelles que vous voulez
partager avec le Conseil du peuplier du Canada, veuillez communiquez
avec le Secrétariat au:
Secrétariat du Conseil
du peuplier du Canada
5320-122nd St.
Edmonton (AB) T6H 3S5
Téléphone: 780.435.7282
Télécopieur: 780.435.7356
Courriel électronique: poplar@poplar.ca
Site web : www.poplar.ca
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2005-12-21
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