Le
Bulletin - février 2004

Dans ce numéro

Rapport
annuel du président
John J. Doornbos
J'ai le plaisir de présenter
aux membres du Conseil du peuplier du Canada mon septième
rapport du président.
L'an dernier, Forest 2020 faisait
encore l'objet des débats, mais cette initiative, en voie
d'élaboration par le Conseil canadien des ministres des
forêts (CCMF) depuis quelques années, est maintenant
devenue une réalité. L'initiative avait pour but
de favoriser la production du gros bois d'œuvre sur les terres
privées et publiques par l'utilisation d'espèces
à croissance plus rapide et par l'amélioration des
pratiques forestières, tout en visant l'accroissement des
superficies consacrées à la conservation.
Au mois d'août, Forêt
2020/Verdir le Canada est officiellement devenue une composante
fédérale de l'initiative du CCMF. Forêt 2020/Verdir
le Canada augmentera la capacité du Canada pour ce qui
est de la création stratégique d'un réservoir
de carbone en plus d'accroître l'approvisionnement de la
fibre. Le programme comporte trois volets :
- faire la démonstration de plantation
à croissance rapide partout au Canada;
- favoriser les activités techniques et
scientifiques se rapportant au boisement; et
- explorer et élaborer des options permettant
de canaliser des fonds supplémentaires pour financer
des plantations supplémentaires.
Nous en saurons plus au fur et
à mesure de la mise en œuvre du programme.
Il y a deux ans, nous avons tenu
un atelier dans le but d'étudier la populiculture ainsi
que les priorités de recherches s'y rapportant. Ce processus
a donné le jour à trois groupes de travail, soit
le Groupe de travail sur la génétique et l'amélioration
des arbres, le Groupe de travail sur l'enregistrement des herbicides
ainsi qu'un groupe chargé d'élaborer un guide d'instructions
pratiques pour établir une peupleraie. Les deux premiers
groupes ont fait preuve de beaucoup de dynamisme et nous aurons
l'occasion de prendre connaissance de leur rapport lors de notre
réunion. Le groupe chargé du guide d'instruction
pratique a dû surmonter des obstacles pour réaliser
les activités prévues. Le guide a pourtant le potentiel
de fournir aux utilisateurs du peuplier à tous les niveaux
les connaissances et les compétences requises pour mieux
implanter des peupleraies. Le lancement de Forêt 2020/Verdir
le Canada, fait ressortir de manière plus pressante la
nécessité d'une telle activité et le Conseil
du peuplier pourrait bien avoir l'occasion de répondre
à la demande.
Depuis plusieurs années,
la collectivité forestière se penche sur les questions
qui touchent les nombreuses exigences que doivent satisfaire les
sols forestiers provinciaux, et les implications qui en découlent.
Cet intérêt de même que les mesures que cet
intérêt a suscitées sont connues sous le nom
d'Aménagement intégré des ressources et font
partie de ce qui est devenu la Gestion durable des forêts.
Cet intérêt de la part de la collectivité
forestière a également servi à intensifier
l'utilisation des terres privées pour répondre à
une partie de la demande. Comme je l'ai déjà mentionné,
la collectivité forestière dépend aussi des
terres privées pour satisfaire ses besoins en fibre et
en stockage de carbone. Les terres privées peuvent également
satisfaire d'autres exigences environnementales. Les peupliers
peuvent occuper une place significative dans la perspective d'une
bonne intendance environnementale.
Comme toujours, j'en profite pour
remercier Sandra et Jim de l'excellent travail fourni pendant
l'année qui vient de s'écouler. En outre, on ne
saurait pas non plus passer sous silence les efforts des Groupes
de travail.

Rapport annuel du
directeur technique
Jim Richardson
Le directeur technique fait son septième
rapport annuel au Conseil du peuplier, ce poste ayant été
créé par le Comité exécutif en avril
1997. Son rôle a pour objectifs généraux d'offrir
des services techniques et des conseils au CPC, de promouvoir
la cause et de susciter de l'appui pour le Conseil, sans oublier
d'accroître l'adhésion. Plus précisément,
les responsabilités du directeur technique comprennent
de maintenir et de mettre à jour le site Web, de répondre
aux questions techniques adressées au Conseil par courriel,
téléphone, télécopieur et par la poste;
d'apporter une dimension internationale au travail du CPC par
la participation aux activités de la Commission internationale
du peuplier; de contribuer au Bulletin du CPC et d'assurer les
aspects techniques de l'organisation à l'assemblée
annuelle du CPC. Il doit, de plus, fournir des services aux membres
du conseil d'administration de nature plus technique que strictement
administrative. Les responsabilités particulières
rattachées au poste ont changé depuis l'établissement
officiel du poste. Ce changement fait état de l'évolution
du fonctionnement du Conseil ainsi que des nouvelles orientations
et initiatives du Conseil.
Compte tenu du budget limité
du Conseil, les services de direction technique sont offerts moyennant
un niveau minimal de rémunération. Je travaille
à partir de mon bureau à domicile à Ottawa
et je consacre en moyenne deux jours par semaine au travail pour
le Conseil. En réalité, l'engagement en temps connaît
d'importantes fluctuations selon les tâches en cours.
Site Web
Notre site Web (www.poplar.ca)
continue d'attirer des utilisateurs en grand nombre, puisque le
nombre de « demandes d'accès » ou de « visites »
par mois dépassait 10 000 et 1 500 respectivement, une
nette augmentation comparativement aux données de l'automne
2002. J'ai mis à jour le site tout au long de l'année,
ce qui est d'une importance capitale si l'on veut que l'information
soit exacte et actuelle. Tous les Bulletins récents sont
mis à la disposition des « visiteurs » du site
Web, ce qui comprend des photos en couleur qui ne sont pas disponibles
dans la version imprimée sur papier. Les sections « Events »
et « Links » sont tenus à jour et vérifiés
régulièrement, de même que la section sur
les membres individuels et collectifs dans la section consacrée
aux « Members only » du site. Le site Web sert de plus
en plus à diffuser de l'information sur le CPC. Ainsi,
on y trouve un questionnaire de la FAO sur les questions les plus
fréquentes se rapportant à la modification génétique
des peuplements forestiers, un contrat récent visant la
mise à jour du répertoire sur le clonage du peuplier;
sans compter tous les renseignements et les formulaires d'inscription
se rapportant à l'assemblée annuelle de 2003. On
a récemment ajouté une nouvelle section intitulée
« Reports ». On y trouve actuellement des rapports provinciaux
présentés à l'assemblée annuelle de
2002. Nous espérons pouvoir étoffer cette section
à l'avenir afin d'y inclure des rapports de secteurs et
des rapports de groupes de travail. L'utilité de sections
telles « Events », « Poplar Science » et « Reports »
deviendra d'autant plus évidente si les membres nous communiquent
de l'information et des nouvelles qu'ils souhaiteraient y trouver.
Le maintien à jour du site Web est devenu l'une des principales
tâches dont il faut se soucier presque à l'année
longue.
Renseignements techniques
Le directeur technique répond
à une panoplie de demandes de renseignements techniques
- parfois 2 à 3 demandes par semaine - la plupart reçues
par voie du site Web et répondues par courriel. Lorsque
je ne suis pas en mesure de répondre aux questions moi-même,
je fais appel à des membres du Conseil spécialisés
en la matière en cause, ou qui sont situés à
proximité géographique de la personne faisant la
demande. Chaque fois que possible, nous profitons de l'occasion
pour promouvoir l'adhésion au Conseil lorsque nous répondons
à des demandes qui nous parviennent de personnes qui ne
sont pas membres.
Envergure internationale
À la fin du mois d'août
2002, le troisième symposium international sur le peuplier
a eu lieu à Uppsala, Suède, afin de réunir
les plus grands spécialistes du peuplier et du saule de
plusieurs pays. Le Canada s'est fait représenter par 5
participants, dont 3 étaient membres du CPC - Cees van
Oosten, Barb Thomas et moi-même. Immédiatement après
la rencontre, le Comité exécutif de la Commission
internationale du peuplier (CIP) s'est réuni dans les bureaux
de l'administration centrale de la FAO à Rome. Les deux
membres canadiens du Comité - Gordon Miller, directeur
général, Sciences, Service canadien des forêts
et moi-même - y avons participé. L'une des principales
décisions découlant de la réunion a été
la recommandation que la XXIIe réunion de la
CIP ait lieu au Chili et en Argentine en 2004 - décision
par la suite acceptée par le directeur général
de la FAO. L'année en cours verra une brève réunion
informelle du Comité exécutif de la CIP en même
temps que la réunion annuelle du CPC, cette année,
qui portera vraisemblablement sur la planification de programme
pour la CIP 2004.
Bulletins de nouvelles et assemblées
annuelles
Le directeur technique est souvent
appelé à participer à la rédaction
du Bulletin du Conseil, et d'y contribuer des rapports de réunions
et d'autres événements. Trois articles de ce genre
ont paru dans les deux numéros du Bulletin de l'année
qui vient de s'écouler, et j'ai travaillé à
la révision et à l'édition de quelques autres.
Une fois de plus, le site Web du Conseil a fait office de principale
source d'information au sujet de l'assemblée de cette année
et j'ai participé à la mise à jour continuelle
de toute la gamme de renseignements sur cette activité
présentée sur le site. Le comité d'organisation
à fait un travail insurpassable pour mettre sur pied un
programme technique sans précédent.
Les Groupes de travail du Conseil
ont bien travaillé l'an dernier, particulièrement
ceux qui sont chargé de l'amélioration génétique
et de l'enregistrement des herbicides. J'ai fourni du soutien
technique et des conseils à ces groupes par le moyen du
site Web et en participant à plusieurs conférences
téléphoniques avec le Comité exécutif
du Conseil et les dirigeants des groupes de travail.
Remerciements
J'aimerais remercier John Doornbos
et le Comité exécutif du Conseil de l'appui et de
la confiance accordée tout au long de l'année. En
dépit de son horaire de travail et de déplacement
très chargé pour le compte du Service canadien des
forêts, John Doornbos continue de trouver le temps de s'occuper
du Conseil du peuplier du Canada. J'aimerais aussi exprimer mon
appréciation la plus sincère à l'endroit
de Sandra Williams, la Secrétaire infatiguable du Comité
exécutif pour tout le travail, le dévouement et
l'appui serein dont elle fait preuve. Grâce à ses
connaissances et à son expérience relative au Conseil,
elle fait partie de ses plus précieuses ressources.

Rapport annuel de
la Secrétaire exécutive
Sandra J. Williams
C'est avec un grand plaisir que
je présente mon cinquième rapport au Conseil du
peuplier du Canada. Dans ce rapport, j'aborderai brièvement
la question des membres, du Bulletin et des contrats relatifs
aux conférences.
Les demandes de cotisation ont
été acheminées aux membres au début
d'avril et la plupart ont payé avant le mois de juillet.
Étant donné que le CPC avait une offre spéciale
d'adhésion à 90 $ pour trois ans à l'intention
des membres à titre personnel, j'ai dû envoyer plus
de 60 factures, cette année. Le nombre d'adhésion
est resté approximativement le même que l'an dernier,
même si l'on a constaté une baisse de 68 à
63 pour les membres à titre personnel cette année.
La baisse est attribuable au fait que certaines personnes ont
pris leur retraite et que d'autres ont déménagé
sans donner de changement d'adresse. Sur ces 63 membres à
titre personnel, 41 personnes se sont prévalues d'une adhésion
d'un an, alors que 19 sont membres pour trois ans et que 3 sont
membres associés. Les membres associés comprennent
les membres de la direction du US Poplar Council et l'ancien président
du CPC.
On compte présentement 20
membres corporatifs, une augmentation par rapport aux 18 membres
de 2002, et 57 membres affiliés. Le Conseil du peuplier
se fait un plaisir d'accueillir ses nouveaux membres, notamment
Annie DesRochers et Jean Brouard, membres à titre personnel,
ainsi que les membres corporatifs PAPRICAN et Réseau Ligniculture
Québec. Nous incitons nos nouveaux membres à prendre
une part active aux activités du Conseil du peuplier du
Canada.
La liste d'envoi des membres comprend
vingt bibliothèques de documents sur la foresterie et les
ressources, toutes situées au Canada. En résumé,
le CPC compte 160 membres, dont 23 sont des membres pour qui l'adhésion
est gratuite (membres associés et bibliothèques).
Les nouveaux membres prennent habituellement connaissance de l'existence
du CPC par d'autres ou par le site Web du CPC. Puisqu'il est maintenant
possible de soumettre une demande d'adhésion sur le site
Web, nous n'avons pas fait de campagne d'adhésion depuis
plusieurs années.
Depuis notre dernière séance
de travail annuelle en juillet 2002, qui a eu lieu à Edmonton
en Alberta, le Secrétariat du CPC a publié deux
numéros du Bulletin du CPC, le premier en décembre
2002 et le deuxième en juillet 2003. Nos membres nous ont
fourni de nombreux points d'actualité dans tout le pays,
ce que nous apprécions grandement. Nous encourageons les
membres à continuer dans ce sens et à nous communiquer
les dernières nouvelles sur leurs activités pour
que leurs collègues puissent en entendre parler grâce
au Bulletin du CPC. Je tiens à souligner tout particulièrement
la participation de Jim Richardson qui a contribué plusieurs
intéressantes nouvelles à publier.
Le Secrétariat a géré
deux contrats dans le cadre de la « rémunération
des services », en 2002-2003. Tel qu'abordé plus en
détails dans mon dernier rapport en juillet 2002, le Secrétariat
a assumé les services d'inscription au congrès tenu
conjointement par l'Association canadienne pour l'amélioration
des arbres, la Western Forest Genetics Association et le CPC,
à Edmonton en Alberta.
Plus récemment, le Secrétariat
a aussi fourni des services d'inscription de conférence
au Programme forestier des Premières nations du Service
canadien des forêts à Edmonton. La conférence
régionale « Enjeux nouveaux et occasions en foresterie
autochtone » a eu lieu à Saskatoon en Saskatchewan,
du 4 au 6 mars dernier. La conférence a attiré un
bon nombre de participants, puisque 189 délégués
y sont venus d'un peu partout au Canada.
En plus de mon travail pour le
compte du Conseil du peuplier du Canada, je poursuis mes occupations
auprès du SCF et du Projet d'application du système
d'évaluation des risques d'incendie à l'Asie du
Sud-est financé par l'ACDI. Le projet prendra fin en
2004. Je tiens à remercier très sincèrement
John et Jim qui ont rendu cette année aussi intéressante
que les précédentes et qui ont investi sans compter
leur temps et leur énergie à favoriser les activités
du CPC.

Rapport annuel du
trésorier
Lee Charleson
L'année 2002 s'est bien
terminée pour le CPC dont les finances marquent un excédent
relatif aux opérations de 4 420,67 $. Les revenus du Conseil
proviennent de 3 sources - les cotisations des membres collectifs
et des membres à titre personnel, l'intérêt
sur les investissements et les frais des services d'inscription
pour le congrès de juillet 2002 organisé conjointement
par l'Association canadienne pour l'amélioration des arbres,
le Conseil du peuplier du Canada et la Western Forest Genetics.
À la fin de l'année,
on note des comptes créditeurs à l'égard
de quatre organisations. Il s'agit d'ancien projets auxquels a
participé le Secrétariat du Comité exécutif
du CPC. La plupart de ces comptes ont été remboursé
au début de l'année 2003.
On a renouvelé le certificat
de placement garanti (CPG). Les CPG actuels donnent très
peu de rendement à cause des faibles taux de retour présentement
en vigueur.
J'aimerais remercier expressément
la secrétaire exécutive et le directeur technique
du zèle considérable dont ils font preuve et cela
dans un contexte de restriction budgétaire très
rigoureuse. Nous avons également eu droit à la participation
de Mélanie Heller pour la deuxième partie de l'année,
notamment au moment de la réunion de juillet. De plus,
je voudrais souligner l'espace de bureau prêté au
CPC sans frais par le SCF dans l'immeuble du Centre de foresterie
du Nord.
Harris S. May a préparé
les bilans financiers en juillet 2003. M. May a trouvé
que les bilans sont bien représentatifs de la position
financière du Conseil du peuplier du Canada. Il faudra
prendre note que les bilans ne sont pas vérifiés.

 |
Louis Zsuffa
5 août 1927-14 novembre 2003
Article nécrologique de John Balatinecz, University
of Toronto, et de Jim Richardson, Conseil du peuplier du
Canada |
Louis Zsuffa a consacré
toute sa vie professionnelle à l'étude, à
la culture et à l'amélioration des peupliers et
des peupliers faux-tremble. Il est né à Sombor,
dans la province de Vojvodina en Yougoslavie, le 25 août
1927. Il a étudié en foresterie à l'université
de Zagreb, où il a obtenu un doctorat en génétique
forestière, en 1964. Il a rencontré Mara à
Zagreb, qu'il a épousé en 1953. Il s'est vu décerner
une bourse, l'American Fellowship, ce qui lui a permis d'étudier
la sélection et la culture du peuplier en Italie et en
France.
Louis Zsuffa a débuté
ses travaux indépendants de recherche scientifique en génétique
du peuplier à l'Institut de recherches sur le peuplier
de Novi Sad en Yougoslavie, qu'il a poursuivi par la suite à
la Faculty of Forestry de l'University of Toronto (1966-1967),
grâce à une bourse d'études postdoctorale.
En 1967, il s'est joint, en qualité de chercheur scientifique,
à la Direction de la recherche (appelée à
devenir l'Institut ontarien d'amélioration des arbres et
de la biomasse forestière, puis l'Institut de recherche
forestière de l'Ontario) du ministère des Richesses
naturelles de l'Ontario. Il a favorisé la mise en œuvre
du programme de recherches et d'amélioration du peuplier
qui a remporté le plus de succès dans la province.
Ses recherches en génétique ont également
porté sur d'autres espèces de résineux, tels
le pin blanc. Pendant son emploi au MRNO, Louis Zsuffa a élaboré
un grand réseau de collaboration en recherches dans le
domaine de la génétique des arbres au Canada et
aux États-Unis.
En 1984, M. Zsuffa est retourné
à la Faculty of Forestry de l'University of Toronto, en
qualité de professeur de génétique forestière.
L'université a constitué le cadre idéal pour
lui permettre de combiner ses connaissances exceptionnelles et
son expérience à l'instruction d'une nouvelle génération
de jeunes chercheurs et professionnels dans son domaine. Pour
ses nombreux étudiants canadiens et du monde entier, Louis
Zsuffa n'a pas été qu'un « simple professeur »;
il a également été un guide et un confident.
En plus de ses fonctions d'enseignement auprès des étudiants
de premier cycle en foresterie, il a supervisé la recherche
de trois boursiers en études postdoctorales, 13 étudiants
au doctorat et 14 étudiants à la maîtrise,
et participé aux travaux de nombreux comités de
recherche réunissant des étudiants diplômés.
M. Zsuffa a également reçu des chercheurs et des
professeurs délégués d'autres pays tels la
Chine, la Corée, l'Inde, la Suède, la France, la
Belgique, l'Allemagne, l'Italie, la Yougoslavie, la Hongrie et
les États-Unis. Il est l'auteur de plus de 250 publications
scientifiques et rapports techniques, de même qu'il a fait
des conférences académiques un peu partout dans
le monde.
Louis Zsuffa est l'un des membres
fondateurs du Conseil du peuplier du Canada. En tant que président
du Conseil pendant de nombreuses années, il a été
en position d'exercer une influence sur l'orientation scientifique
et technique de l'organisation. Grâce à ses travaux
et à ses contacts sur le plan international au sein de
la Commission internationale du peuplier, il a su faire profiter
le Canada de l'expertise, du matériel génétique
et de l'expérience des autres pays en matière de
sélection et de croisement des peupliers et des peupliers
faux-tremble. Au début des années 1990, M. Zsuffa
a proposé un plan de certification clonale pour le peuplier
en ce qui concerne le matériel de peuplier cultivé
et distribué au Canada. Le plan, adopté par le Conseil
du peuplier, s'est avéré néanmoins en avance
sur son temps et a rencontré de la résistance de
la part des producteurs du matériel. Toutefois, l'intérêt
actuel accordé au peuplier pour la séquestration
du carbone pourrait inciter les intervenants du milieu à
reconnaître la nécessité d'authentifier clairement
l'identité des stocks de plantations de peupliers, une
démarche que M. Zsuffa jugeait très importante.
En reconnaissance de sa contribution remarquable à la culture
et à l'amélioration du peuplier, l'ouvrage intitulé
« Poplar Culture in North-America », publié en 2001
par le Conseil national de recherches du Canada en association
avec les conseils du peuplier du Canada et des États-Unis
lui a été dédié.
De nombreux organismes de développement
international ont sollicité l'expertise de M. Zsuffa pour
le compte de pays en voie de développement. C'est ainsi
qu'il a donné des conférences spéciales et
participé à des projets de collaboration en Chine,
aux Indes, en Malaisie, au Népal et à Costa Rica.
Il a occupé des postes de direction de plusieurs organisations
internationales à vocation scientifique et technique, dont
la Commission internationale du peuplier de la FAO; il a contribué
à l'Entente sur la bioénergie de l'Agence internationale
de l'énergie, à l'Union internationale des instituts
de recherches forestières et au Conseil du peuplier du
Canada. En reconnaissance de ses réalisations scientifiques
et de sa collaboration internationale, Louis Zsaffu a reçu
une multitude de prix et d'honneurs, notamment la Médaille
d'or pour le mérite scientifique décerné
par l'Institut forestier du Canada, le Prix des sciences et de
la technologie en production biologique du Japon et la Rolex Award
for Enterprise. Son nom a été proposé pour
le prestigieux Marcus Wallenberg Prize de la Suède.
Des sociétés privées
ont aussi sollicité l'expertise et les conseils de Louis
Zsuffa, au nombre desquelles il conviendrait de mentionner la
Domtar Inc., la Division Kenora de l'Abitibi Consolidated, Tembec
Inc., Iogen Corporation et l'Ontario Hydro du Canada, ainsi que
la Weyerhaeuser Inc., Potlatch Corporation et TreeTec Environmental
Corporation des États-Unis.
M. Zsuffa s'est toujours distingué
par sa bonté, sa gentillesse et sa générosité,
faisant preuve d'autant de soutien et de compréhension
pour ses étudiants et ses collègues que pour ses
amis personnels. Nombreux sont les anciens étudiants et
collègues qui sont restés ses amis.
Le plus grand legs de Louis Zsuffa,
en qualité de pionnier de la génétique du
peuplier et du peuplier faux-tremble, est manifeste dans le monde
entier, que ce soit sur les rivages du Danube, dans les plaines
inondables de Chine ou sur les collines du Sud de l'Ontario, sans
compter de nombreux autres sites ici et là, où des
peuplements de peupliers et de peupliers faux-tremble embellissent
le décor et profitent à l'économie rurale.
Ce n'est pas tout. L'esprit magnanime de Louis Zsuffa se perpétue
par ses connaissances et dans les travaux de ceux qui l'ont connu
et qui continuent son œuvre qui était l'étude, la
sélection, l'amélioration, la plantation et la culture
des peupliers et des peupliers faux-tremble.

La
WBAC, son organisation et son programme de recherches
Lee Charleson et Jean Brouard
Western Boreal Aspen Corporation
La Western Boreal Aspen Corporation (WBAC) a fait
ses débuts en tant que coopérative pour l'amélioration
du peuplier faux-tremble en 1992. Depuis, le mouvement s'est amplifié
afin d'y inclure le peuplier ainsi que la recherche et développement
relative à des techniques de sylviculture pour l'établissement
de plantations. Notre programme a pour objectif de répondre
à la demande future concernant les feuillus. Les membres
actuels de la WBAC sont Ainsworth Lumber, Daishowa-Marubeni International,
Footner Forest Products Ltd. et Weyerhaeuser Company.
| 
Essai de Populus davidiana
au 'Tree Improvement Centre' de Weyerhaeuser à Drayton Valley.
Jean Brouard (Isabella Point Forestry) à gauche, Tim Gylander
(Weyerhaeuser) à droite. |
La WBAC a lancé un
programme en génétique très détaillé
sur le peuplier faux-tremble indigène comprenant
des essais sur la provenance, une plantation de croisement
par greffage, des essais de clonage et des archives sur
le clonage associées au programme. Le groupe effectue
aussi un programme de croisement hybride sur les genres
Populus tremula d'Europe et P. davidiana de
l'Asie de l'Est. En 2003, les membres de la WBAC ont implanté
trois zones d'essais comprenant 112 peupliers faux-tremble
clonés tirés de nos sélections locales
et trois essais comprenant 68 groupes de peupliers faux-tremble
hybrides. À ce jour, la WBAC gère 17 essais
de clonage comportant 358 sujets clonés et 25 sujets
hybrides composés de 200 hybrides apparentés.
Les membres de la WBAC ont commencé à faire
l'essai de peupliers hybrides développés ailleurs,
ainsi qu'ils ont entamé un programme de sélection
et d'essai du peuplier baumier local, en 2003.
L'établissement de peuplements d'essai ainsi
que la surveillance et le maintien des essais en cours font
maintenant partie de la contribution concrète des
participants. Les efforts d'amélioration des arbres
portent sur les essais et la sélection de clones
de qualité supérieure aux fins d'implantation
opérationnelle. Au départ, le matériel
à l'étude a été prélevé
dans les populations sauvages, mais au fur et à mesure
des résultats obtenus par le croisement contrôlé,
le matériel servant aux essais de clonage proviendra
directement des essais sur descendance. |
| En 2003, la WBAC a complété
avec succès environ la moitié de sa première
série de croisements contrôlés dans
le cadre de son programme de sélection du peuplier
faux-tremble indigène. Après avoir terminé
les croisements factoriels en 2004, les sujets pour les
essais sur descendance seront ensemencés en 2004
pour la plantation sur le terrain en 2005.
Le groupe a entrepris des travaux de recherches en
sylviculture comportant des essais de densité, une
fertilisation précoce, la préparation du site,
la plantation de populations de propagation à l'aide
de semences, de drageonnements, de boutures et de culture
de tissus. En 2004, la WBAC accordera la priorité
à de nouveaux projets de sylviculture et commencera
la production de populations pour les travaux d'essai. |

Essai de peupliers au site
expérimental de Weyerhaeuser à Genesee (Alberta), l2 8 mai
2003. De gauche à droite, Tim Gylander (Weyerhaeuser), Jean
Brouard (Isabella Point Forestry) et Steve Colgan (Weyerhaeuser). |
On a présenté les résultats
de deux essais à des réunions qui ont eu lieu en
2003. Jean Brouard, généticien pour le compte de
la WBAC, a assisté au congrès de la Western Forest
Genetics et a présenté en cette occasion un exposé
intitulé « An effective, efficient, and economical
method of mass propagation for aspen (Populus tremuloides
Michx.) ». Dans cet exposé, il concluait que la
propagation du peuplier faux-tremble à l'aide de multiplications
radiculaires (plantes issues de segments de racine) semblait viable
aux fins de la propagation en série. La WBAC poursuivra
ses travaux de perfectionnement des protocoles de propagation.
La WBAC a aussi présenté une affiche à l'assemblée
du CPC 2003 qui a eu lieu à Rouyn-Noranda pour décrire
ces méthodes de propagation. En cette occasion, Tim Gylander
a aussi présenté un document intitulé « Five
year growth of Chinese aspen (Populus davidiana) in Central
Alberta » [Cinq années de croissance du faux-tremble
de Chine (Populus davidiana) dans la partie centrale de
l'Alberta]; la WBAC prévoit cloner les meilleurs sujets
et les mettre à l'essai dans plusieurs sites; enfin, la
WBAC veut procéder à l'hybridation de P.
davidiana avec le P. tremuloides indigène.
En 2004, la WBAC s'attend à obtenir des résultats
de ses essais sur P. tremula et à faire la comparaison
de P. tremuloides, P. tremula et P. davidiana après
cinq années de croissance. Nous aurons également
des résultats sur cinq années de croissance du test
de provenance sur P. tremuloides ainsi que les analyses
des premiers essais de clonage du peuplier faux-tremble indigène.
Pour plus de renseignements,
prière de communiquer avec Lee Charleson à wbac@telusplanet.net.

Les
études Paprican : un bond en avant pour la planification
des plantations industrielles
Simon Potter
Paprican, Vancouver (C.-B.)
Les forêts canadiennes sont
le point de mire. La demande croissante de divers secteurs posent
de grands défis en ce qui concerne la disponibilité
et la qualité des ressources industrielles. Pour faire
face aux défis qui comprennent le reboisement, la déforestation,
l'exploitation durable, les usages multiples et les demandes exercées
par les secteurs, il devient maintenant impératif d'envisager
les plantations industrielles.
Au Canada, les espèces de
Populus sont des espèces à croissance rapide
qui semblent les meilleurs candidats pour le reboisement en climat
froid. Au Canada, on a élaboré plusieurs programmes
d'amélioration visant à sélectionner des
phénotypes « supérieurs » et pour évaluer
le rendement sous divers régimes de sylviculture. Les qualités
prisées jusqu'à présent comprennent la croissance
rapide, la droiture du tronc, la densité du bois, la petite
dimension des branches, la tolérance au froid, et la résistance
aux maladies et aux parasites. Récemment, des propriétés
d'utilisation critiques pour l'industrie telles la dimension de
la fibre sont devenues plus facilement mesurables et, du coup,
ces propriétés mesurables font de plus en plus partie
des critères de sélection lors des programmes d'amélioration.
À ce sujet, l'initiative
EvaluTree dirigée par Paprican donnera accès
à de l'information détaillée sur la qualité
du bois et de la fibre. Il s'agit d'une entreprise chef de file
dans le monde conçue pour donner à l'analyse du
bois et de la fibre une dimension synergique et holistique. Cela
comprend aussi un accès exclusif pour l'Amérique
du Nord à la technologie SilviScan primée et élaborée
par la CSIRO. L'information à provenir de cette entreprise
deviendra de plus en plus précieuse au fur et à
mesure de la réduction du contenu de fibre dans les classes
de papier de faible grammage à coût élevé.
Ces classes de papier exigent des fibres longues et effilées,
comme celles de l'épinette, généralement
la référence pour ce qui est des fibres servant
à fabriquer le papier.
Depuis 1997, Paprican mène
un programme de recherche dans le but d'étudier la qualité
du bois et de la fibre des diverses espèces de Populus
(particulièrement le peuplier faux-tremble et le peuplier
deltoïde). Pour appuyer ces efforts, on a produit une base
de données d'une complexité et d'une ampleur sans
précédent sur les aspects touchant la croissance
et la qualité de ces espèces. La base de données
est conçue pour développer une approche axée
sur l'ADN permettant de sélectionner rapidement les peuplements
naturels et les peuplements plantés de même que de
sélectionner des phénotypes supérieurs. Il
est aussi question bien sûr des caractéristiques
critiques relatives à la qualité telles les dimensions
de la fibre à des fins industrielles. La recherche s'attarde
aussi à l'exploration de l'utilisation de ces espèces
en tant que système modèle du génome des
arbres forestiers.
Le programme a permis d'identifier
plusieurs plages du génome de Populus (locus quantitatif)
qui contiennent les gènes responsables du contrôle
de certaines caractéristiques critiques de la qualité
du bois telles la longueur de la fibre, l'angle de la microfibrille
et le rendement en fait de pâte. Paprican a aussi développé
des marqueurs d'ADN associés aux gènes relatifs
à ces même caractéristiques qui sont en voie
de développement et d'essai en partenariat avec le programme
« Treenomix » sur le génome en C.-B. Ces marqueurs
représenteront un outil de sélection et de diagnostic
précieux par son unicité pour ce qui est des initiatives
d'amélioration des arbres et de sélection supérieure
par clonage concernant les peuplements canadiens d'espèces
de peupliers en climat froid. Les marqueurs s'ajouteront aussi
à l'information sur le dépôt de matériel
génétique du répertoire de matériel
de clonage des peupliers en voie de développement par Paprican
et le Conseil du peuplier du Canada. Ce répertoire sera
disponible en 2004.
| Paprican (l'Institut
de recherches sur les pâtes et papiers du Canada)
est une organisation de recherches et d'éducation
à but non lucratif. Il gère des laboratoires
de recherches à Pointe-Claire (Québec) et
à Vancouver (Colombie-Britannique). Paprican possède
aussi un centre de transfert technologique à Prince-George
(Colombie-Britannique). Ces installations abritent environ
340 chercheurs scientifiques, ingénieurs et personnes
de soutien. Les programmes éducatifs et les programmes
d'enseignement supérieur de recherches sont établis
au Centre de recherches sur les pâtes et papier de
l'Université McGill, le Pulp and Paper
Centre de la Colombie-Britannique et sur le campus de l'École
polytechnique Les commanditaires de Paprican sont les sociétés
qui en font partie.
Pour plus de renseignements, prière
de visiter le site web www.paprican.ca. |
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Opérations
de Fort Nelson - Slocan Group
Stephanie Smith
Slocan, Fort Nelson (C.-B.)
Les trembles des Opérations
de Fort Nelson de Slocan Group sont parmi les plus beaux en Colombie-Britannique.
Nos peuplements sont exempts de maladie pendant plus longtemps
et sont plus gros que la plupart des autres peuplements de la
Colombie-Britannique. Les peuplements de trembles peuvent être
composés de trois espèces, soit uniquement des trembles,
principalement des trembles intercalés d'épinettes
ou principalement de conifères intercalés de feuillus.
La Division Woodlands approvisionne deux usines qui peuvent traiter
le conifère et le tremble en diverses quantités,
et l'établissement des deux espèces sur les lieux
est intéressant.
Dans les années 1996 à
2000, Slocan a mis sur pied divers essais de système de
sylviculture (des systèmes à un et deux parcours)
conjointement avec l'Institut de recherches en génie forestier.
Ces essais avaient pour but d'essayer de protéger le sous-étage
d'épinette en partie afin d'implanter un peuplement de
feuillus composé principalement de conifères pour
le prochain cycle. Les essais avaient pour but de surveiller les
effets de diverses largeurs et formes d’andain ainsi que les effets
des « zones d'évitement » à l'intention des
opérateurs lors des travaux sur la rétention des
épinettes et la régénération des feuillus.
Les zones d'évitement sont
des zones de croissance d'épinettes sous le couvert des
arbres que les opérateurs de machinerie doivent éviter
autant que possible pendant leurs manœuvres. Il est également
possible d'établir au préalable des corridors que
les opérateurs utiliseront pendant les manœuvres de groupage
et de collecte. L'établissement de corridors crée
de l'ombre qui nuisent à la régénération
des trembles. La conservation d'îlots a aussi déjà
fait l'objet d'essai afin d'observer les effets des îlots
comparativement aux corridors en ce qui concerne la régénération
du tremble.
Les avantages de la protection
du sous-étage découlent du fait que l'épinette
est une espèce qui n'est pas vendable pour l'instant dans
le cycle de production. Ces essais ont révélé
qu'il importe de choisir des peuplements d'épinette de
sous-étages très sains et vigoureux. L'apparition
récente de la tordeuse des bourgeons de l'épinette
dans notre région, l'importance de l'épinette de
sous-étage a pris une plus grande importance, et se manifeste
par un ralentissement de l'émergence de l'épinette
de sous-étage, s'il y a émergence. De nouvelles
normes ont été établies relativement à
la qualité du sous-étage par suite des résultats
à court terme constatés dans l'Opération.
La suppression de l'épinette ainsi que l'importance de
la suppression et des dommages n'avait pas été estimée
à sa juste valeur au début sur certains sites prenant
part à l'essai, ce qui a influé sur les résultats
que nous observons maintenant particulièrement lorsque
l'on applique les normes d'aujourd'hui.
À l'heure actuelle, nous
gérons les épinettes et les conifères dans
des zones distinctes d'une clairière. Cette pratique permet
de respecter les normes de reboisement et les normes de croissance
spontanée relativement facilement, puisqu'il n'y a pas
de normes concernant les peuplements mixtes. Des essais ont été
établis récemment dans le but de surveiller l'interaction
entre les épinettes et les trembles sur les sites de régénération.
L'essai est reproduction sur plusieurs blocs de feuillus. Nous
avons planté diverses densités d'épinettes
(p. ex., 400, 600, 800, 1000 arbres/ha) et nous gérerons
les densités de feuillus selon plusieurs densités.
Ce genre d'essai permettra d'observer l'impact des densités
sur la croissance et la mortalité des trembles et des épinettes.
Les résultats aideront à déterminer quels
sont les seuils de densité pour les trembles et les épinettes
lorsqu'il est question d'établir un peuplement, de même
que les critères de croissance spontanée dans les
peuplements d'essences diverses. Ces essais remontent à
2 ans et sont encore à l'étape d'établissement.
Pour plus de renseignements,
prière de communiquer avec Stephanie Smith à ssmith@fn.slocan.com.
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Last edit:
2004-11-22
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