Poplar Council of Canada
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Le Bulletin - mars 2002

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Le Bulletin - mars 2002

Dans ce numéro


Rapport du président à l'Assemblée annuelle, Regina (Saskatchewan), 13 août 2001

John J. Doornbos

 

Voici le cinquième rapport du président aux membres du Conseil du peuplier du Canada. Nous occupons notre bureau d’Edmonton depuis près de trois ans et nous y sommes fort bien.

L’an dernier, nous avons organisé avec le Poplar Council of the United States l’IPC 2000, c’est-à-dire la 21séance de la Commission internationale du peuplier, à Vancouver (Washington), près de Portland (Oregon). Jim présente un bon aperçu de la séance dans le rapport du directeur technique, et le prochain numéro de notre bulletin décrira les visites. En plus des affiches et exposés présentés pendant la séance, il est à noter que l’IPC 2000 a donné le coup d’envoi aux publications suivantes :

  • un numéro spécial de Forestry Chronicle renfermant 13 articles sur la séance;
  • le livre Poplar Culture in North America (sous presse), qui complète Biology of Populus;
  • un ouvrage préparatoire à la conférence contenant plus de 200 résumés;
  • le rapport canadien des activités liées à la culture du peuplier et du saule, 1996-1999;
  • des rapports semblables d’autres pays membres de la CIP (la plupart sont disponibles à notre bureau).

Par le passé, le Conseil du peuplier du Canada a tenu ses assemblées annuelles dans tous les coins du pays, et cette assemblée était généralement couplée à une conférence et une visite sur le terrain. Notre membership est peu nombreux et nos membres ont souvent du mal à organiser ces conférences, en particulier si l’événement revient dans la même région tous les deux ou trois ans. Voilà pourquoi nous nous réunissons souvent en compagnie d’un autre organisme. Les personnes travaillant à l’organisation des ces réunions conjointes sont d'ailleurs souvent membres des deux organismes.

Cette année, nous tiendrons notre assemblée annuelle conjointement avec le septième Congrès biennal sur l’agroforesterie en Amérique du Nord. La conférence se tient à Regina (Saskatchewan) du 12 au 15 août 2001. Le Conseil tiendra également un atelier après la conférence, les 15 et 16 août, afin d’évaluer ses comités techniques (voir plus loin dans le présent rapport).

En nous associant ainsi avec d’autres organismes, nous limitons notre choix du lieu. Nous n’avons tenu aucune réunion à l’est du Manitoba depuis 1998. Nous avons exploré la possibilité de tenir une autre réunion conjointe avec le Poplar Council of the United States à New York et en Ontario pour 2002. On nous a également offert de travailler avec l’Association canadienne pour l’amélioration des arbres, dont l'assemblée annuelle aura lieu en juillet 2002 à Edmonton. Nous pourrions aussi tenir notre assemblée annuelle sans la coupler avec une conférence ou une visite sur le terrain. Nous demanderons l’avis de nos membres lors de la réunion de cette année.

Comme je l’ai mentionné, nos recettes ne couvrent par nos coûts de fonctionnement. L’an dernier, nous avons eu la chance de faire des travaux à l’externe, ce qui nous a permis d’équilibrer nos livres pour l’année dernière et cette année. Selon le flux de trésorerie pour 2002, nous accuserons un léger déficit. Aucun projet externe n’est prévu pour le moment. Le rapport financier renferme davantage de détails.

Dans mon rapport de l’an dernier, j’ai indiqué que les activités de Forêt 2020, initiative appuyée par le Conseil canadien des ministres des forêts, pourraient toucher le Conseil. Forêt 2020 a établi un secrétariat, qui a mené de vastes consultations auxquelles certains d’entre vous ont peut-être participé (on a demandé au Conseil de fournir des commentaires). Forêt 2020 a également produit des documents d’information. Aucun programme définitif n’a encore été mis en place.

Forêt 2020 repose sur une nouvelle approche de l’aménagement forestier, qui passe d’un seul niveau intensif à un nombre croissant de niveaux. L'aménagement le plus intensif mettrait l’accent sur les plantations à haut rendement, probablement sur des terres privées. La discussion est centrée sur les peupliers hybrides, espèces clés éventuelles de ces nouveaux aménagements. Nous continuerons de surveiller cette initiative.

À notre assemblée annuelle de l’an dernier, un petit groupe spécial a été chargé d’évaluer les huit comités techniques du Conseil du peuplier du Canada et d’examiner comment leur donner un nouveau souffle. Les comités sont en général inactifs depuis un certain nombre d’années et ceux qui ont fait quelque chose ne comptent le plus souvent qu’une personne.

Le groupe spécial a tenu plusieurs téléconférences et a échangé de nombreux courriels au cours de la dernière année. Grâce à ces discussions, il est apparu que, pour ressusciter les comités techniques, nous devons faire le point sur les activités de recherche, les lacunes et les possibilités, puis examiner les perpectives de collaboration et de coordination. Ayant constaté qu'à ces discussions doivent participer le plus de personnes possible, membres du Conseil et autres intéressés, nous avons conçu l’atelier qui se tiendra après la Conférence sur l’agroforesterie. Par suite de l’atelier, nous produirons un document de travail résumant les exposés et un plan des activités futures.

Je dois préciser que nous bénéficions toujours de l’appui ferme du Service canadien des forêts, qui nous fournit de l’espace de bureau et de l’aide pour la réalisation de nos activités, comme le rapport canadien à la CIP et le livre Poplar Culture in North America. Cet appui profite aux membres du Conseil et aux nombreux groupes qui s’intéressent au peuplier et au saule.

Pour terminer, je veux remercier Sandra et Jim de leur beau travail et de leur dévouement envers le Conseil du peuplier du Canada et ses membres. Moi-même, en tant que président, ainsi que tous les membres, sommes bien servis par notre directeur technique et notre secrétaire administrative

 

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Rapport du directeur technique à l’assemblée annuelle, Regina (Sask.), 13 août 2001

Jim Richardson

 

Contexte

Voici le cinquième rapport annuel du directeur technique aux membres du Conseil du peuplier du Canada. Le directeur technique, poste créé par le Comité exécutif en avril 1997, a pour objectifs généraux de fournir des services techniques et des avis au Conseil, de le faire connaître et d'en promouvoir l'appui, ainsi que d'en accroître le nombre de membres. Plus précisément, les responsabilités particulières confiées à l'origine au directeur technique sont les suivantes :

a. jouer un rôle prépondérant, au nom du CPC, dans l'établissement et la coordination de l'Association canadienne de biotechnologie et de génétique du peuplier (Canadian Poplar Biotechnology and Genetics Association), notamment lier les besoins de l'industrie aux capacités de recherche et solliciter du financement pour la recherche;

b. susciter des possibilités de contrats et de partenariats afin d'accroître la visibilité du CPC et d'en promouvoir les objectifs, et générer des recettes par le biais d'honoraires provenant de la vente de contrats de services ou de l'administration de contrats;

c. répondre aux demandes de renseignements techniques au moyen du courriel, du téléphone, du télécopieur et du courrier; contribuer au bulletin du CPC et participer à l'assemblée annuelle;

d. fournir aux membres des services de nature plutôt technique que purement administrative.

Bien que les objectifs généraux soient toujours appropriés, les deux premières responsabilités particulières, sinon les autres, pourraient être révisées et mises à jour pour tenir compte de l'évolution de la situation. Il en sera question plus loin.

À cause du budget limité du Conseil, les services du directeur technique sont rémunérés à un niveau minimal. Je travaille à mon domicile, dont les coordonnées sont fournies à la fin du rapport. Je consacre en moyenne deux jours par semaine aux affaires du Conseil, mais le temps réel travaillé varie beaucoup, selon la tâche.

 

IPC 2000

Mon dernier rapport a été présenté au Conseil à peu près au même moment que la 21e séance de la Commission internationale du peuplier (IPC 2000), tenue conjointement par les États-Unis et le Canada près de Portland (Oregon) du 24 au 30 septembre 2000. Avec Jud Isebrands, du US Forest Service et du Poplar Council of the US, j'ai coprésidé le comité organisateur de cet événement international d'importance, qui a connu un franc succès. Cette année, j'ai dû consacrer beaucoup plus de temps que prévu à la conclusion des questions de l’IPC 2000 et à la réalisation d'activités connexes, en particulier les publications, et je continue à y affecter la majeure partie de mes efforts. Toutefois, le Conseil tire de ce travail de nombreux avantages, directs et indirects (appui de ses objectifs).

Du point de vue financier, l’IPC 2000 a équilibré son budget. Toutes les factures ont été réglées. Cela n'aurait pas été possible sans les contributions directes et en nature du US Forest Service, et plus particulièrement de la North Central Research Station, à Rhinelander (Wisconsin), où travaille Jud Isebrands. Le Service canadien des forêts a également apporté une aide précieuse : il a versé une contribution directe au Conseil pour participer à l’IPC 2000 et il a assumé le contrat de préparation du rapport national canadien à la Commission internationale du peuplier (CIP) ainsi que les coûts de publication du livre Poplar Culture in North America, aux Presses scientifiques du CNRC. Le financement total du SCF s'élève à 42 000 $.

Trois visites sur le terrain ont eu lieu immédiatement après la séance de la CIP. Avec le concours de notre secrétaire administrative, j'ai organisé et dirigé une de ces excursions dans le sud de la Colombie-Britannique et de l'Alberta. L’Excursion C a permis à plus de 40 experts internationaux du peuplier de prendre connaissance, pendant 5 jours, de nos réussites et de nos préoccupations concernant le peuplier et le tremble dans l'ouest du Canada. Les principaux organismes qui nous ont reçus sont Scott Paper Co., la station de recherche Kalamalka du service des forêts de la C.-B., le parc national Jasper, le Centre de foresterie du Nord du Service canadien des forêts ainsi qu'Alberta-Pacific Forest Products. Le plus récent numéro du bulletin du Conseil présente une description plus complète de l'excursion.

La rédaction du livre Poplar Culture in North America a pris plus de temps que prévu, mais cette situation est habituelle, semble-t-il, pour un ouvrage à plusieurs auteurs. Vingt-sept auteurs, dont dix Canadiens, y ont contribué. Ce livre est un guide exhaustif de la culture et de la gestion du peuplier en Amérique du Nord. Il renferme également des descriptions succinctes et des illustrations de 47 des clones et cultivars de peuplier les plus utiles sur notre continent. Lors du dépôt du présent rapport, les dernières parties de l'ouvrage devraient avoir été présentées aux Presses scientifiques du Conseil national de recherches du Canada et le tout devrait être publié à l'automne. Comme prévu, un exemplaire sera envoyé à chacun des participants de l’IPC 2000 et des exemplaires seront en vente. La production du livre est un projet conjoint des conseils du peuplier du Canada et des États-Unis, dont les noms figureront sur la couverture. J'ai agi à titre de directeur-rédacteur en chef du projet, tâche qui consiste à obtenir des fonds, à coordonner les relations entre les auteurs, les réviseurs et le CNRC ainsi qu'à faire l’examen de la plupart des projets d’articles.

Par le passé, les comptes rendus des séances de la CIP n'étaient pas publiés officiellement. Pour l’IPC 2000, le comité organisateur a décidé de faire paraître, dans une revue de foresterie reconnue, les textes révisés par les pairs d'un ensemble de mémoires présentés par les conférenciers principaux et invités à la séance. Au total, 12 de ces documents ont été publiés dans le numéro de mars-avril 2001 de The Forestry Chronicle, dans lequel Stefano Bisoffi, nouveau président du comité exécutif de la CIP, signe un éditorial à titre d’invité. Un article additionnel a été publié dans le numéro subséquent. Les textes de 40 auteurs, dont deux Canadiens, figurent dans la revue. Le numéro spécial, qui a été produit au nom des conseils du peuplier du Canada et des États-Unis, fait une excellente synthèse du secteur du peuplier et de la science du peuplier et du saule à travers le monde. Le Conseil a acheté, à un prix réduit, une certaine quantité d'exemplaires, qui sont offerts gratuitement aux membres dont les droits ont été acquittés. J'ai coordonné le processus de publication de façon à assurer la liaison entre les auteurs, les réviseurs et le rédacteur en chef de la revue, et j'ai moi-même révisé minutieusement chacun des articles.

Je suis convaincu que le Conseil du peuplier du Canada peut être fier de ces deux publications, produites en son nom, ainsi que du rapport national canadien à l’IPC 2000, rédigé par Cees van Oosten. Ce dernier document, distinct, est également disponible au Conseil. Les trois publications représentent des références et sources d'information précieuses pour l'avenir.

 

Autres activités

Notre site Web est toujours fort utilisé : de 3 000 à 4 000 visites par mois en moyenne. Je me suis occupé du site toute l'année. Malheureusement, je n'ai pu mettre son contenu à jour autant que je l'aurais souhaité. Au cours du dernier mois, des problèmes de facturation avec le service d'hébergement Web que nous utilisions depuis deux ans et demi (depuis que nous avions quitté le serveur du Service canadien des forêts pour avoir notre propre nom de domaine (http://www.poplar.ca/)) nous ont forcés à changer de service d'hébergement. Les visiteurs du site ne devraient pas voir de différence, mais le changement, qui devrait être terminé à la mi-août, a exigé beaucoup de travail « en coulisse ».

L’établissement d’un répertoire des scientifiques canadiens œuvrant dans le domaine du peuplier progresse lentement. Le travail de base a été effectué dans le cadre de l’effort que le Service canadien des forêts déploie à Victoria pour établir un répertoire des chercheurs canadiens dans le domaine des forêts. Les deux répertoires devraient s'allonger par suite de l’auto-inscription des membres. Il s’agit peut-être du moyen le plus simple pour établir un répertoire Internet, mais le processus est lent tant que le nombre d’inscriptions n’atteint pas un seuil critique.

Le directeur technique s'occupe d'un flot continu de demandes de nature technique – en moyenne deux ou trois par semaine –, dont la plupart arrivent sur le site Web et sont traitées par courriel. Lorsque je ne peux moi-même fournir le renseignement souhaité, je fais appel à d’autres membres du Conseil, experts dans différents domaines. Autant que possible, nous profitons de l’occasion pour promouvoir l’adhésion au Conseil en répondant aux demandes de renseignements des non-membres. Toutefois, nous devrons bientôt limiter la quantité de renseignements que nous fournissons gratuitement aux non-membres, en particulier quand il s’agit d'entreprises susceptibles d'adhérer au Conseil et quand la préparation d’une réponse adéquate demande un certain temps.

Je contribue régulièrement au bulletin du Conseil. Ma plus récente contribution est un rapport sur l’excursion canadienne qui a eu lieu après la CIP. Enfin, j’ai été mêlé de près à la planification et à la préparation du programme de l’assemblée annuelle de cette année. J’ai notamment participé au groupe de planification spécial, réalisé un bref sondage sur la recherche dans le domaine du peuplier au pays et préparé un exposé pour le programme technique.

 

Avenir

Les activités liées à l’IPC 2000 devraient être terminées d’ici un mois ou deux. Il s’agit principalement de la publication et de la distribution de l'ouvrage Poplar Culture in North America. Dès que le livre paraîtra, j’aimerais trouver une occasion propice pour en remettre un exemplaire à Louis Zsuffa, à qui il est dédié, au nom de ses collègues du Conseil du peuplier du Canada et de la CIP.

Vu l’intérêt croissant que suscite l’aménagement intensif, et l’appui potentiel de programmes gouvernementaux, l’évaluation, la coordination et la promotion de la recherche sur le peuplier constitueront probablement des priorités à l’avenir. Les résultats de l’assemblée annuelle de cette année pourraient orienter mon travail à cet égard. Il pourrait s’agir, entre autres, de la poursuite du projet d'établissement du répertoire des scientifiques canadiens dans le domaine du peuplier. Il faudra consacrer des efforts considérables à l’amélioration et à la mise à jour du site Web, en partie pour tenir compte des priorités précitées, mais aussi parce que le site constitue le moyen privilégié pour communiquer avec le Conseil du peuplier du Canada. Je continuerai également à écrire des articles pour le bulletin et à répondre aux demandes de renseignements techniques.

Je remercie John Doornbos et la direction du Conseil pour la confiance et l’appui qu’ils m’ont manifestés cette année. Je remercie aussi notre dévouée secrétaire administrative, Sandra Williams, qui sait profiter d’activités comme l’excursion canadienne de la CIP pour en apprendre davantage sur les peupliers. Pour le plus grand bien du Conseil, elle gère avec brio l’organisation et la conduite des réunions et des conférences.

 

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Rapport de la secrétaire administrative - Automne 2001

Sandra J. Williams

Dans mon deuxième rapport aux membres du Conseil du peuplier du Canada, j'aborderai brièvement les sujets suivants : la charge de travail du Secrétariat, l'effectif du CPC et l'Excursion C.

Le CPC n'a pas participé directement à une conférence depuis l’IPC 2000, tenue à Vancouver (Washington) en septembre 2000. Toutefois, le travail n'a pas manqué au Secrétariat du Conseil en 2000-2001. Cette année, j'ai consacré le gros de mon temps aux opérations comptables des divers projets réalisés par le Conseil au cours de l'année précédente. J'ai aussi mené à bien les tâches de bureau courantes : gestion des comptes et placements du Conseil, collecte d'information et publication de deux numéros du bulletin, facturation aux membres et promotion de l'adhésion, traitement et transmission des demandes de renseignements, ainsi que préparation de l'atelier du Conseil qui se tiendra à Regina (Saskatchewan) les 15 et 16 août.

Dans mon dernier rapport aux membres, j'ai indiqué que Revenu Canada était en train d'examiner une réclamation de TPS. Revenu Canada nous a informés que le Secrétariat doit prélever la TPS sur toutes les inscriptions aux conférences, même s'il n'est pas tenu de le faire pour les frais d'affiliation. À l'avenir, le CPC inclura la TPS dans les frais d'inscription aux conférences.

Début avril 2001, John Doornbos et moi avons participé à une réunion d'organisation de la conférence ACAA 2002 (Association canadienne pour l'amélioration des arbres), qui aura lieu à l'Université de l'Alberta. La décision de tenir l'assemblée annuelle du CPC simultanément aux réunions de l'ACAA et du WFGA (Western Forest Genetics Association) a été prise à la mi-septembre. Les activités se dérouleront du 22 au 25 juillet 2002 à l'Université de l'Alberta, à Edmonton. Le président du CPC, John Doornbos, offrira son expertise dans les domaines budgétaire et financier, alors que je m'occuperai des inscriptions et des finances.

Des demandes de renseignements sont de plus en plus souvent envoyées au Secrétariat via le site Web du CPC. Ces demandes concernent des sujets variés : l'emploi, la recherche sur le peuplier, la gestion des boisés, la culture du peuplier ou encore la biologie du peuplier à l'intention des enfants. Jim Richardson s'occupe de la majorité des demandes de données techniques, alors que je réponds à certaines demandes de renseignements. J'ai reçu, dans le site Web, environ 8 nouvelles demandes d'adhésion en provenance de plusieurs continents. Ces utilisations du site du CPC montrent qu'il s'agit d'un outil précieux et pratique, à la fois pour les demandeurs de renseignements et pour le Conseil.

L'effectif du CPC pour 2001 n'a guère changé par rapport à 2000. Nous comptons 17 entreprises, 61 affiliés et 65 membres à titre personnel. Le dernier groupe comprend 43 adhérents pour une durée d'un an, 18 pour une durée de trois ans, un étudiant et trois associés (ceux-ci incluent les membres exécutifs du U.S. Poplar Council). En outre, je tiens une liste d'envoi d'environ 40 bibliothèques à travers le Canada. Les avis de renouvellement de l'adhésion ont été envoyés en mars, et, à ce jour, le Secrétariat a reçu environ 99 % de tous les paiements exigibles cette année.

Après avoir consacré plusieurs mois à la préparation de l'Excursion C, nous avons mené celle-ci au pas de charge. Je suis tout de même heureuse de vous dire que tout s'est passé comme prévu, malgré l'itinéraire rigoureux que nous avions établi afin de couvrir une grande distance en peu de temps. Je remercie sincèrement tous ceux qui ont contribué à l'Excursion C, notamment Scott Paper Limited, le Kalamalka Research Centre, le parc national Jasper, le Centre de foresterie du Nord du Service canadien des forêts, ainsi qu'Alberta-Pacific Forest Industries. Notre auditoire international a bien profité de l'hospitalité canadienne. Les participants ont été particulièrement impressionnés de recevoir des repas maison lors de plusieurs arrêts. Nous remercions Daishowa-Marubeni International Ltd. et Weyerhaeuser pour leur contribution financière à l'excursion. Je remercie aussi les organisateurs de l’IPC 2000, en particulier Kathy Heise, du US Forest Service à Rhinelander (Wisconsin), de s'être occupée des inscriptions.

John et Jim n'ont pas hésité une seconde à partager avec moi leurs connaissances en foresterie. Je leur en suis extrêmement reconnaissante. Ils agrémentent mon travail. Merci les gars! Nous avons connu une année très productive et je prévois que la prochaine le sera tout autant.

 

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Bref historique du Conseil du peuplier du Canada et de la culture du peuplier – établissement et croissance

Louis Zsuffa, Professeur émérite, Faculté de foresterie de l’Université de Toronto

Le Conseil du peuplier du Canada fête son 25e anniversaire cette année. Il a été établi à l’assemblée annuelle du North American Poplar Council tenue dans l’Est de l’Ontario en 1977. Le North American Poplar Council constitue, depuis 1950, un comité de la CIP (Commission internationale du peuplier), qui est elle-même un organisme statutaire de la FAO, Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

L’histoire du CPC est étroitement liée à celle de la culture du peuplier au Canada. En effet, il est difficile de présenter l’évolution du Conseil sans parler de la culture du peuplier, par laquelle tout a commencé.

 

Bref historique de la culture du peuplier au Canada

Aux États-Unis autant qu’au Canada, on s’est intéressé, à différentes époques, à la plantation et à l’utilisation industrielle du peuplier hybride. Cet intérêt a d’abord été lié à E. Schreiner, aux peupliers hybrides du Arnold Arboretum, et à l’industrie du bois dans le nord-est des États-Unis (Oxford Paper). Toutefois, peupliers et saules étaient plantés et cultivés depuis des milliers d’années, au profit de l’humanité partout dans le monde.

Les peupliers et saules appartiennent à la même famille botanique, les Salicaceae. Le bois du peuplier et le bois du saule présentent des similitudes dans certaines caractéristiques essentielles.

Au Canada, la culture du peuplier et du saule jouit d’une longue histoire. Il est possible que les autochtones aient planté et utilisé ces arbres pendant des millénaires, comme l’indique la propagation de certains peupliers baumiers, notamment le peuplier de l’Ontario et le ‘Western Balm’, ainsi que de certains saules utilisés à des fins médicinales. Beaucoup plus tard, mais tout de même il y a plusieurs siècles, les blancs ont apporté avec eux, parmi les nombreux arbres et plantes qui leur étaient utiles en Europe, des peupliers et des saules. Le peuplier noir d’Italie (ou peuplier de Lombardie), le peuplier blanc, le saule pleureur doré, le saule fragile et le saule des vanniers en faisaient entre autres partie. Ces arbres et arbustes étaient plantés autour des nouvelles installations et fermes, où l’on appréciait leur utilité.

Un grand nombre des arbres introduits à partir de l’Europe appartenaient à un type unique et provenaient même d’un seul clone (la plupart des peupliers et saules se propagent au moyen des rameaux ou par les racines, sous forme de clones). Ce fut notamment le cas du peuplier noir d’Italie, du peuplier blanc et du saule fragile.

Le mouvement des arbres entraîné par les colons venus d’Europe s’est également produit dans l’autre direction : en retournant chez eux, les colons ramenaient beaucoup de plantes qu’ils trouvaient utiles dans le nouveau monde. C’est ainsi que des peupliers deltoïdes prélevés au Canada ont été plantés en France au 17e siècle. Ces arbres, en fleurissant, se sont hybridés spontanément avec le peuplier noir (Populus nigra), indigène en Europe. Beaucoup de semis hybrides ont bien poussé, pour former de beaux arbres. Les jardiniers ont sélectionné certains des meilleurs spécimens et les ont appelés « peupliers canadiens », parce que les graines dont ils provenaient avaient été recueillies sur des arbres mères ramenés du Canada. Un nouveau peuplier canadien, qui n’existait même pas au Canada, est donc apparu, et on l’a baptisé Populus canadensis. Ce peuplier hybride canadien a gagné en popularité dans beaucoup de pays européens et a servi de base à la très répandue culture du peuplier en Europe.

Certaines variétés de ces peupliers canadiens n’existaient pas au Canada jusqu’au début du 20e siècle, lorsque plusieurs clones ont été importés d’Europe et propagés sous différents noms. De ces importations, c’est la variété appelée « peuplier de Caroline » qui a eu le plus de succès. Elle a été plantée si abondamment en Ontario, au Québec et dans les États des Grands Lacs que les gens ont fini par croire qu’il s’agissait de l’un de nos peupliers indigènes. (Dans mon travail avec les peupliers, j’entends souvent des gens affirmer qu’ils ne veulent pas de peupliers exotiques, qu’ils veulent planter notre peuplier de Caroline!). Ce clone de peuplier hybride a été propagé par les pépinières commerciales ainsi que par les pépinières forestières du gouvernement. Depuis les années 1950, plus d’un demi million de plants (boutures racinées) sont vendus ou distribués chaque année en Ontario seulement, et on continue à le planter de nos jours. Naturellement, il n’y qu’une partie des arbres qui survivent. Ceux qui sont plantés sur des sites déficients et qui font l’objet de mauvaises conditions culturales succombent. Toutefois, suffisamment de spécimens du peuplier de Caroline ont survécu pour qu’il caractérise les paysages, fermes et bordures de routes de l’Ontario.

Comme en témoigne la popularité de la culture des peupliers, ces arbres sont très aimés au Canada. Dans la majeure partie de l’Europe et de l’Asie, on cultive le peuplier et le saule depuis les temps bibliques. Le nom latin (scientifique) du peuplier est Populus, qui signifie littéralement « le peuple ». Donc, le peuplier est « l’arbre du peuple ».

Les peupliers et les saules sont faciles à cultiver; un rameau enfoncé dans le sol fera un nouvel arbre en un rien de temps. De cette façon, en enracinant les boutures, il était facile, et il l’est toujours, de reproduire et de perpétuer les arbres choisis à cause de leur forme et d’autres qualités recherchées. C’est le cas notamment du peuplier noir d’Italie et du saule pleureur, qui, rapportés d’Asie il y a plusieurs milliers d’années, se sont répandus partout dans le monde grâce à la culture. Le « corps » de ces arbres vit donc depuis des milliers d’années! Nous savons que les peupliers et les saules ne vivent pas longtemps. Toutefois, ils possèdent une capacité extraordinaire de se régénérer et de repousser à partir de racines, de souches et de rameaux, et ils sont souvent indestructibles. En effet, ils vivent et repoussent pendant de nombreuses générations. C’est également le cas du tremble, qui se régénère à partir de drageons racinaires.

Dans certaines parties du monde qui manquent de bois, les peupliers sont très utiles. Pas autant au Canada, où les forestiers se préoccupent davantage des essences forestières traditionnelles, à haute valeur commerciale. Toutefois, il arrive que certaines industries s’intéressent au peuplier hybride pour les produits de spécialité, comme le papier, les panneaux de placage, les allumettes, les boîtes à fruits et les panneaux composites.

L’amélioration et la culture du peuplier a commencé en Ontario au milieu des années 1930 par suite d’un surcroît d’intérêt de la part de l’industrie. Toutefois, le facteur décisif fut la présence d’un enthousiaste du peuplier, le scientifique sélectionneur Carl Heimburger. Ses travaux de sélection et d’amélioration, qui ont jeté les bases de la culture du peuplier, ont mené à d’excellentes variétés à croissance rapide. Heimburger a représenté le Canada au sein du North American Poplar Council avant l’établissement du CPC.

Depuis les années 1970, la culture du peuplier hybride au Canada est concentrée en Ontario et au Québec, ainsi que dans certaines parties de la Colombie-Britannique. Toutefois, les plantations brise-vent des Prairies n’auraient pu exister sans les travaux d’amélioration du peuplier du Centre des brise-vent de l’ARAP dès l’année 1900. À la fin des années 1970, l’intérêt pour la culture et l’utilisation du peuplier dans l’ensemble du pays a mené à l’établissement du Conseil du peuplier du Canada.

 

Le Conseil du peuplier du Canada — Organisation et but

Le Conseil du peuplier du Canada est un groupe national d’entreprises et de membres à titre personnel qui se préoccupent de l’amélioration, de la récolte, de l’utilisation et du renouvellement des ressources en peuplier et en saule du Canada. Les membres du CPC proviennent de l’industrie, des universités, des établissements de recherche ainsi que des gouvernements fédéral et provinciaux, ou sont des propriétaires de boisés. Le terme « peuplier » qui figure dans le nom du CPC comprend tous les membres de la famille du peuplier et du saule.

Voici l’énoncé de mission du Conseil du peuplier du Canada :

Le Conseil du peuplier du Canada génère, recueille, tient et diffuse de l’information sur les ressources en peuplier du Canada et favorise la saine gestion et l’utilisation judicieuse de cette ressource dans l’intérêt de tous les Canadiens.

Objectifs du CPC : 1) faciliter l’établissement et l’échange d’information et de matériel sur le peuplier aux niveaux national et international; 2) organiser des réunions, ateliers, séminaires et séances techniques sur le peuplier à l’intention des propriétaires terriens, de l’industrie et d’autres utilisateurs, ainsi que des scientifiques et organismes gouvernementaux, et accroître les connaissances et la compréhension du grand public; 3) promouvoir la saine gestion et l’utilisation judicieuse des ressources en peuplier, y compris la reconnaissance de leur rôle environnemental ainsi que de leur capacité à restaurer les cours d’eau; 4) évaluer les connaissances actuelles sur le peuplier et définir, encourager et entreprendre la recherche nécessaire.

L’organisation du CPC : Le Conseil remplit ses objectifs par le biais de comités techniques et de discussions sur les rapports présentés à ses assemblées annuelles. Depuis 1991, le CPC publie un bulletin périodique. Des comités techniques se penchent sur les aspects suivants : économique, génétique, protection et utilisation. À l’occasion d’une séance de travail tenue chaque année au moment de l’assemblée annuelle, un comité de mise en candidature est formé afin d’examiner les postes de président, de secrétaire-trésorier et de présidents des comités techniques.

Le premier président élu du CPC a été Russell Johnson, gestionnaire des terres chez Domtar, et j’étais son adjoint. À cette époque, je travaillais pour le MRNO, à la station de recherche Maple. Russell Johnson et moi sommes les fondateurs du Conseil du peuplier du Canada et de ses comités. Je suis devenu président en 1979, année où le Conseil du peuplier a été constitué en société. Depuis la création du CPC, plusieurs personnes, qui ont toutes contribué remarquablement aux objectifs du CPC, ont occupé le poste de président. Le Secrétariat du CPC a déménagé de province en province selon le lieu de travail du président et le secrétaire-trésorier devait suivre.

L’objectif initial de la culture et de l’utilisation du peuplier s’est élargi pour inclure l’agroforesterie, la biomasse, la plantation et l’utilisation du tremble comme brise-vent, l’établissement, la gestion et l’utilisation.

Les comités techniques se sont penchés sur de nombreuses questions importantes, comme les retombées financières de la culture du peuplier, l’introduction et l’identification de nouvelles variétés clonales, l’identification de maladies et d’insectes nuisibles du peuplier, les qualités du bois et l’utilisation du bois de tremble et des variétés de peuplier baumier, les nouveaux clones, l’écologie forestière et la croissance des peuplements de tremble issus de rejets, la révolution courte et la mini-rotation du peuplier et du saule, l’aménagement des vieux taillis de peuplier et de saule, les problèmes causés par le chancre septorien, la culture du peuplier et du saule dans les sols inondés par des boues d’épuration, et beaucoup d’autres sujets.

 

Documentation :

Fayle D.C.F., L. Zsuffa and H.W. Anderson, eds. 1977. Poplar research, management, and utilization in Canada. Proc. North American Poplar Council Annual Meeting, Brockville, ON. Sept., 1977. For. Res. Inf. Paper no. 102, OMNR, Canada.

 

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Technologie de propagation in vitro à grande échelle de Populus tremuloides Michx. (peuplier faux-tremble)

Andrzej Stolarz

 

Introduction

Les méthodes de culture in vitro constituent un volet essentiel de la biotechnologie forestière. Les cellules, tissus et cultures d’organes d’espèces herbacées et ligneuses ont la capacité de produire de nouveaux plants dans les conditions stériles bien définies, c’est-à-dire un milieu artificiel.

Il existe trois mécanismes généraux de régénération végétale et de multiplication in vitro : (1) la morphogenèse de la tige suivie de la formation des racines (2) l’embryogenèse somatique et (3) l’organogenèse. Le processus de morphogenèse de la tige in vitro consiste en la multiplication végétale à partir d’apex de tiges et en des méthodes de culture de noeuds. Dans les deux cas, la multiplication se produit par le développement répété de tigelles à partir d’apex de tiges ou de bourgeons axillaires avec stimulation par l’ajout d’hormones de croissance végétale au milieu de culture. On peut garder des cultures de tigelles in vitro presque indéfiniment sans modifier leur capacité de produire, tout au long de l’année et de façon reproductible, des plantes uniformes et en santé semblables à des semis. La régénération de plantes par embryogenèse somatique peut se réaliser directement ou indirectement lorsqu’une cellule somatique ou un groupe de cellules d’un explant se comporte comme un zygote en ce sens qu’elle peut exécuter le plan de développement caractéristique de l’embryogenèse in vivo. L’embryogenèse directe à partir d’un tissu somatique sans passer par un stade de cal est un phénomène rare qui n’est observé que chez quelques espèces (Stolarz et al., 1991). Dans la plupart des cas, l’embryogenèse se produit indirectement à partir d’un cal embryogénique ou d’une culture de cellules embryogéniques en suspension. La plus récente publication de Jain et al. (1995) examine en détail l’embryogenèse somatique chez les essences forestières. La régénération végétale par organogenèse consiste en la formation de novo de tiges, racines ou feuilles adventives directement à partir d’un tissu défini ou par des cultures de cals compétents.

Mathes (1964), Winton (1968) et Wolter (1968) ont été les premiers à tenter de régénérer in vitro des plants de Populus tremuloides. Ces chercheurs n’ont pu régénérer que très peu de plants à partir de cultures de cals friables induites sur des explants de tiges de P. tremuloides triploïde. La régénération s’est produite lorsque des cals ont été cultivés sur un milieu enrichi de 0,2 à 0,9 uM de benzylaminopurine (BA) à la noirceur complète pendant deux à trois mois (Winton, 1968) ou à une faible intensité lumineuse sur une photopériode de 16 h et avec la même concentration de BA (Wolter 1968). Pendant presque vingt ans après la publication du premier article, il n’y avait aucun intérêt pour des expériences de régénération in vitro de P. tremuloides jusqu’à ce que Ahuja (1983) publie son rapport sur la régénération du peuplier. Malheureusement, le rapport ne présentait aucune information sur la régénération de P. tremuloides. Sur les 48 clones de P. tremula et de P. tremuloides utilisés dans cette étude, seuls 10 clones ont présenté un certain degré de régénération, tandis que les autres clones, y compris 4 clones de P. tremuloides, n’ont montré qu’une croissance limitée ou nulle. Noh and Minocha (1986) ont réussi à régénérer des plants à partir de cultures de cals provenant de tissus foliaires de P. tremuloides. Après induction (0,1 mg/L de BA + 0,5 mg/L de 2,4-D), de petits morceaux de cals ont été prélevés à la surface de feuilles et cultivés dans un milieu liquide pendant 35 jours. La différentiation des tiges s’est produite lorsque les cals ont été transférés sur un milieu gélosé enrichi de BA (0,5 mg/L). On a ainsi obtenu une efficacité de régénération moyenne de 6 plants par morceau de cal.

En outre, deux rapports sur la transformation par Agrobacterium concernent aussi la régénération de P. tremuloides (Tsai et al., 1994; Hu et al., 1999). Des plants génétiquement modifiés ont été régénérés à partir de cultures de cals provenant de segments de feuilles après coculture avec des souches d’Agrobacterium portant les gènes marqueurs GUS et NPT II ou le gène Pt4CL1 responsable de la synthèse de la lignine dans le xylème. Chez des plants transformés par le plasmide chimère portant la séquence codante inverse d’ADNc du gène Pt4CL1 fusionnée au promoteur CaMV 35S dupliqué, la synthèse de lignine était considérablement réduite à l’âge de 10 mois. Chez certains arbres, l’inhibition par anti-sens réduit la synthèse de lignine dans une proportion allant jusqu’à 45 % et accroît la synthèse de cellulose de 15 %.

Il serait très intéressant de déterminer comment l’expression du promoteur CaMV 35S régulée par le développement de la plante influera sur la synthèse de lignine dans des arbres beaucoup plus vieux et si l’activité du promoteur sera suffisante pour maintenir une synthèse de lignine réduite dans les arbres vieillissants. Pour en savoir plus sur la transformation génétique des peupliers et sur les gènes déjà introduits dans le génome des espèces et des hybrides de Populus, voir Han et al. (1996).

Propagation in vitro de Populus tremuloides Nous avons mis au point et à l’essai une technologie très efficace de régénération et de multiplication in vitro pour la propagation clonale rapide de Populus tremuloides en utilisant plusieurs clones, notamment le clone de tremble supérieur AW-30 (Weyerhaeuser Company), qui est endémique en Alberta. En 1992, nous avons entamé des expériences sur la régénération in vitro de divers clones de tremble provenant de l’arboretum du Alberta Horticulture Center, situé à Edmonton.

Comme pour la propagation in vitro d’autres espèces végétales, le protocole de régénération et de multiplication du tremble comprend les étapes suivantes :

Étape I. Pour établir les cultures in vitro, des pousses actives de plants sains en pleine croissance cultivés en serre sont prélevées du printemps au milieu de l’été, puis elles sont stérilisées. Au cours de la première étape, la croissance des cultures n’est pas uniforme : certains bourgeons commencent à croître presque immédiatement tandis que d’autres ne le font qu’au bout de six à huit semaines. La première étape prend fin lorsque des bourgeons visibles croissent sur les explants stériles, avec parfois une certaine prolifération de tigelles.

Étape II. Les explants en croissance active sont transférés sur un milieu de multiplication pour activer la formation de bourgeons adventifs à partir des tissus méristématiques des bourgeons axillaires. Cette méthode de multiplication permet de transférer régulièrement des pousses de tremble de 2 à 2,5 cm de longueur sur un milieu frais à toutes les 4 à 6 semaines. Le processus de prolifération peut se poursuivre presque indéfiniment, jusqu’à ce qu’on obtienne le nombre de tigelles voulu. Il est possible d’atteindre un taux moyen de multiplication de 5 à 6 (souvent plus) tigelles par culture par mois, ce qui signifierait qu’un seul bourgeon initial peut produire plus de 500 000 plants par année. Toutefois, en pratique, l’espace de culture in vitro et la capacité des pépinières constituent les facteurs limitants. Selon les installations de production, on peut maintenir un nombre constant de cultures de prolifération en sous-cultivant 90 % des tiges jusqu’à l’étape III et en remettant les autres 10 % sur un milieu de multiplication frais.

Étape III. Il s’agit de l’étape d’élongation. Les substances de croissance végétale présentes dans le milieu de multiplication facilitent une forte ramification axillaire tout en inhibant la croissance naturelle. Le transfert de plantules de tremble sur un milieu dépourvu de substances de croissance leur permet de reprendre leur croissance naturelle. À cette étape, les plantules devraient s’allonger jusqu’à une taille de 2 à 3 cm avant d’être transférées sur un milieu d’enracinement.

Étape IV. À cette étape, on cultive les tigelles d’une longueur de 2 à 3 cm sur un milieu enrichi d’hormones d’enracinement. La concentration des constituants du milieu de base pour la formation des racines peut être réduite de moitié par rapport à celle du milieu de multiplication. Exposées pendant 12 à 14 jours à un éclairage de 4 000 à 5 000 lux sur une photopériode de 16 heures, les plantules forment leurs racines de façon très efficace.

Étape V. Après formation des racines in vitro, on transfère les plantules dans des pastilles de culture de 18 mm qui facilitent beaucoup l’adaptation à de nouvelles conditions de croissance. Après le transfert, on doit garder les plants dans une chambre de nébulisation pendant 7 à 10 jours. Il est très important d’éviter la perte d’eau en maintenant des conditions très humides puisque, après leur culture in vitro, les plantules sont très sensibles et ne peuvent pas rester turgides. Lorsque les plants sont endurcis, on doit les garder dans un endroit sans nébulisation pendant une semaine ou deux avant de les transférer dans des styroblocs pour les cultiver en serre jusqu’à ce qu’ils atteignent une hauteur de 30 à 40 cm. Les plants doivent s’endurcir à l’extérieur et à l’ombre avant d’être plantés sur le terrain.

On a utilisé avec succès cette technologie pour produire 12 000 plants, dont 7 500 plants de tremble supérieur AW-30 jusqu’à maintenant. La méthode se prête également bien à la multiplication d’hybrides comme P. tremuloides x P. tremula, P. alba x P. tremuloides et d’autres peupliers hybrides. On peut appliquer la méthode à des programmes d’amélioration afin de multiplier rapidement la descendance F1 (provenant d’une seule graine) pour obtenir le nombre d’arbres voulus pour les essais. Une fois que la méthode a été mise au point, on s’est concentré sur la conception et l’élaboration d’un système d’automation qui permettra de réduire le temps et le travail nécessaire pour transférer les plantules enracinées in vitro dans des pastilles de culture, puis dans tout autre type de contenants qui facilitent la croissance optimale des plants en serre.

 

Remerciements

L’auteur tient à remercier l’entreprise Weyerhaeuser, en particulier Tim Gylander et Bruce Macmillan, d’avoir fourni le clone de tremble AW-30 et permis son utilisation à des fins d’expérimentation et de production.

 

Références

Ahuja, M. R. Somatic cell differentiation and rapid clonal propagation of aspen. Silvae Genet. 32: 3-4 (1983)

Han, K.-H. , Gordon, M. P. and Strauss, S. H. (1996) Cellular and molecular biology of Agrobacterium-mediated transformation of plants and its application to genetic transformation of Populus. Eds. Stettler, R.F. et al. 201-222 (1996)

Hu, W.-J., Harding, S. A., Lung, J. , Popko, J., L., Ralf, J., Stokke, D. D., Tsai, Ch. J. and Chiang, V. L. Repression of lignin biosynthesis promotes cellulose accumulation and growth in transgenic trees. Nature Biotech. 17:808-812 (1999)

Jain, S. M., Gupta, P. K., and Newton, R. J. Somatic Embryogenesis in Woody Plants. Kluwer Academic Publisher, Dordrecht (1995)

Mathes, M. C. The culture of isolated triploid aspen tissue. For. Sci. 10:35-38 (1964)

Noh, E. W., Minocha, S. C. High efficiency shoot regeneration from callus of quaking aspen (Populus tremuloides Michx.). Plant Cell Rep. 5: 464-467 (1986)

Stolarz, A., Macewicz, J., and Lorz, H. Direct somatic embryogenesis from leaf explants of Nicotiana tabacum. J. Plant Physiol. v. 137, 347-357 (1991)

Tsai, C. J., Podila, G. K., and Chiang, V. L. Agrobacterium-mediated transformation of quaking aspen (Populus tremuloides) and regeneration of transgenic plants. Plant Cell Rep. 14:94-97 (1994)

Winton, L. L. Plantlets from aspen tissue culture. Science 160: 1234-1235 (1968)

Wolter, K. E. Root and shoot initiation in aspen callus culture. Nature 219: 509-510 (1968)

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Last edit: 2004-10-27