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Le
Bulletin - septembre 2001
Dans ce numéro
Un groupe international visite des peupleraies
dans l’Ouest canadien
Jim Richardson, directeur technique, Conseil du peuplier du Canada
À la fin de septembre et au début d’octobre 2000,
à la suite de la 21e séance de la Commission
internationale du peuplier (IPC 2000), tenue à Vancouver
(Washington), un groupe de spécialistes internationaux
du peuplier a visité, en Alberta et en Colombie-Britannique,
un certain nombre de sites d’intérêt pour les phytogénéticiens,
les aménagistes et les utilisateurs de peupleraies et de
tremblaies. La 21e séance de la Commission internationale
du peuplier (CIP), un organe statutaire de l’Organisation des
Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a été
organisée conjointement par les Conseils du peuplier des
États-Unis et du Canada. Un comité, coprésidé
par Jud Isebrands, de la North-Central Research Station du
USDA Forest Service, et Jim Richardson, directeur technique au
Conseil du peuplier du Canada, a assuré son bon déroulement.
Plus de 250 personnes provenant de 30 pays ont participé
à cette séance. On peut se rendre compte du niveau
de son programme scientifique et technique en consultant les deux
publications suivantes : a) Isebrands et Richardson (2000)1,
dans laquelle les 220 résumés soumis pour cette
séance décrivent les résultats des recherches
effectuées et les activités de recherche en cours
sur l’amélioration du peuplier et du saule, sur les maladies
et les insectes qui les affectent, et sur leur production et leur
utilisation; b) le numéro spécial de mars/avril
du journal canadien sur les forêts, The Forestry Chronicle2,
dans lequel on trouve 12 des présentations principales
et communications sollicitées faites lors de cette séance.
Après les sessions techniques tenues à Vancouver
(Washington), trois visites de terrain étaient offertes :
deux dans les États de Washington et de l’Oregon, qui sont
décrites ci-après dans ce bulletin, et une en Colombie-Britannique
et en Alberta. Trente et une personnes provenant de 12 pays d’Amérique
du Nord, d’Amérique du Sud, d’Europe et d’Asie ont participé
à la visite de sites au Canada. Jim Richardson, directeur
technique au Conseil du peuplier du Canada, a assuré la
direction technique, tandis que Sandra Williams, secrétaire
exécutive du Conseil, s’est occupée de la logistique.
La visite C a commencé dans la région de Seattle,
tout de suite après la fin de la visite B. Au cours des
5 journées suivantes, les participants ont voyagé
en autocar dans la vallée inférieure du Fraser,
la vallée de l’Okanagan, le col Rogers et le col Kicking
Horse vers Banff, le long de la Promenade des glaciers dans les
Rocheuses jusqu’à Jasper et finalement dans des tremblaies
mixtes dans le centre-ouest de l’Alberta et dans la région
de la rivière Athabasca au nord-est d’Edmonton. La visite
s’est terminée à Edmonton.
En plus des principales visites scientifiques et techniques organisées
par les hôtes qu’étaient la compagnie Les Papiers
Scott Ltée, le Kalamalka Forestry Centre du B.C. Forest
Service, le parc national Jasper, le Centre de foresterie du nord
du Service canadien des forêts et Alberta-Pacific Forest
Industries Ltd, les participants ont pu aussi bénéficier
d’un certain nombre d’arrêts touristiques. Ils ont participé
à la visite d’un vignoble et à une dégustation
de vins dans la vallée de l’Okanagan, à une promenade
sur le champ de glace Columbia, à une visite du West Edmonton
Mall et à un certain nombre de repas mémorables
au cours desquels ils ont pu apprécier des mets typiques
canadiens et régionaux.
Les Papiers Scott Ltée, l’hôte de la première
visite technique, produit des articles en papier à partir
de peupliers deltoïdes (Populus trichocarpa) et de
peupliers hybrides, provenant principalement de sa concession
de ferme forestière 43 dans les terres alluviales du Fraser.
Le responsable de la visite, Dan Carson, a conduit les participants
vers trois points d’intérêt principaux. Il les a
d’abord amenés sur le bord du Fraser dans une plantation
de P. deltoides × P. nigra vieille de 39 ans.
En 1962, du matériel raciné de 2 ans, de plus de
1 m de hauteur, y avait été planté avec des
espacements d’environ 5 m × 10 m. Les arbres ont maintenant une
hauteur de 42 m et un diamètre moyen de 64 cm. Les pratiques
forestières dans cette région entourée d’exploitations
laitières et bordant la rivière sont sujettes à
toutes les dispositions liées au respect et à l’application
du Private Land Forest Practices Regulation de la Forest
Land Reserve Act de la C.-B., qui comprennent la protection
de paramètres environnementaux clés relatifs à
la conservation des sols, à l’habitat du poisson, à
la qualité de l’eau et à l’habitat essentiel de
la faune. En particulier, il faut conserver les feuillus les plus
vieux, y compris les peupliers, dans une bande de 20 m le long
du Fraser, ce qui, bien sûr, impose une restriction sur
les plans d’exploitation.
La deuxième visite s’est déroulée à
la Harrison Mills Nursery, un site de 14 ha, établi en
1988, d’une capacité de production annuelle d’environ 400
000 boutures non racinées et jeunes tiges de peuplier.
Les Papiers Scott Ltée en utilisent moins de 60 000,
le reste étant vendu à des producteurs indépendants.
Ce site sert d’installation de recherche pour la mise à
l’essai de nouveaux clones et, en tant qu’installation provinciale
de recherche sur le peuplier, contient une banque de plus de 400
clones. En 1988, on a commencé un essai sur l’espacement
sur le site avec quatre clones - T×D 49-177, T×D 50-197,
T×D 44-143 et Blom (un peuplier deltoïde naturel sélectionné)
– plantés avec des espacements de 4,8, 4,5, 4,2, 3,9 et
3,6 m. À l’âge de 12 ans, leur hauteur variait
de 26 à 33 m et leur diamètre, de 20 à 30
cm. L’accroissement annuel moyen variait de 17,90 m3/ha
pour le clone de peuplier deltoïde planté avec un
espacement de 4,8 × 4,8 m à 28,74 m3/ha pour
le peuplier hybride planté avec un espacement de 3,6 ×
3,6 m.
La troisième visite a eu lieu sur l’île Herrling
dans le Fraser à laquelle on accède grâce
à un banc de graviers à sec en période d’étiage.
Cette île renferme une variété de peuplements
naturels de peupliers deltoïdes, des peuplements de peupliers
hybrides soumis à un aménagement intensif et extensif
et une ancienne usine de placage. Les bancs de graviers, les chenaux
de crue et les sentiers de cette région sont très
fréquentés à des fins récréatives.
Une plantation de peupliers hybrides soumise à un aménagement
intensif avait été plantée le printemps précédent
après que le site a été déboisé
et labouré au complet. Au cours de la première année,
on a procédé à deux reprises à un
débroussaillage et à un désherbage manuel
et mécanique. Ces opérations sont essentielles pour
obtenir une productivité élevée et une répression
adéquate des mauvaises herbes. Une plantation de P.
trichocarpa × maximowiczii 'Androscoggin', vieille
de 16 ans, plantée à raison de 770 tiges/ha a atteint
une hauteur de 27 m et un diamètre de tige de surface terrière
moyen de 22 cm (pour les tiges ayant un diamètre supérieur
à 17,5 cm à 13 ans). Cette plantation, ainsi que
d’autres dans cette région, comportait des zones de chablis
dans lesquelles il a fallu faire une coupe de récupération.
Dans cette région, la conservation de la faune, y compris
la protection et la mise en valeur des sites de nidification du
pygargue à tête blanche et des frayères du
saumon, est un facteur important.
Le Kalamalka Forestry Centre est une des quatre installations
de recherche du B.C. Forest Service. Ce centre a été
mis sur pied initialement pour mener à bien un projet d’amélioration
génétique des semis d’épinettes. Les recherches
qui s’y poursuivent à l’heure actuelle portent sur l’amélioration
des arbres, la sylviculture, la fertilisation des forêts,
l’estimation du rendement en bois et la production de matériel
de pépinière. Mike Carlson, chercheur et directeur
du Centre, a guidé la visite.
La visite d’une série de plantations de peupliers hybrides,
établies en 1988 sur des terres agricoles irriguées
avec des eaux usées valorisées de la ville de Vernon,
a constitué le point fort de cette visite. Cette ville
assure un traitement de valorisation de pointe et l’élimination
de toutes ses eaux usées d’origine domestique, commerciale
ou industrielle. L’usine a une capacité de traitement de
18 000 m3/jour pour une population d’environ 30 000
habitants. Les plantations sont irriguées de manière
à satisfaire à environ 125 % de leurs besoins
estimés en évapotranspiration. Les eaux usées
ont des teneurs en éléments nutritifs de 7 ppm de
N et de 5 ppm de P et renferment du Cu, du Zn, du B et du Ca.
À l’âge de 5-6 ans, les plantations ont été
éclaircies à une densité de 600-1000 arbres/ha.
À l’âge de 13 ans, la hauteur moyenne d’un mélange
de clones de P. trichocarpa × deltoides
était de 30,5 m, alors que le diamètre des arbres
variait de 24,6 à 29,9 cm. L’accroissement annuel
moyen allait de 41,0 à 48,6 m3/ha. Des clones
ontariens de P. deltoides × nigra et de P. nigra
× maximowiczii ont montré des accroissements
annuels moyens allant jusqu’à 50,0 m3/ha. On
peut obtenir de plus amples renseignements sur les premières
étapes de ces intéressants travaux dans un article
présenté en 1991 à la rencontre annuelle
du Conseil du peuplier du Canada3.
Lors de la visite au parc national Jasper, Alan Westhaver, spécialiste
en gestion de la végétation et du feu à Parcs
Canada, a fait une présentation sur l’écologie du
tremble et sur l’impact et la gestion du feu dans les parcs nationaux
des montagnes Rocheuses, puis a conduit le groupe dans des endroits
plantés de trembles, de pins tordus latifoliés et
de prairies dans la vallée de la rivière Athabasca,
près de la ville de Jasper. Historiquement, la végétation
à ces endroits subissait périodiquement l’expérience
du feu qui a été presque totalement éliminé
par des pratiques passées de gestion du feu dans les parcs
nationaux, ce qui a entraîné des impacts sur la répartition
par classe d’âge et la composition de la forêt. Afin
de revenir à une dynamique de l’écosystème
plus « naturelle », l’utilisation délibérée
du feu a été introduite dans les parcs. Toutefois,
les options de gestion de la végétation et du feu
sont grandement compliquées par les changements survenus
dans les populations d’animaux sauvages (accroissement du broutement
par les cerfs et les wapitis), les pressions exercées par
les activités récréatives et le tourisme
et la présence d’importantes voies de transport ferroviaire
ou routier.
Le Centre de foresterie du Nord du Service canadien des forêts,
situé à Edmonton, a été responsable
de l’établissement et du maintien d’un vaste réseau
de sites d’essai en sylviculture et en aménagement des
forêts à travers les Prairies. Bien que certains
de ces sites aient été établis il y a 40
ans ou plus, les sites et les peuplements servant aux essais,
ainsi que les données expérimentales et les registres
ont été soigneusement conservés, fournissant
une source inestimable de données et de renseignements
pour répondre à nombre de questions que se posent
aujourd’hui les aménagistes et les scientifiques. Un certain
nombre de ces essais ont consisté à étudier
la succession végétale et l’aménagement des
forêts mixtes et l’écologie du tremble, sa régénération
et son aménagement. Le groupe, guidé par Derek Sidders,
Ivor Edwards et Stan Lux, a visité quatre sites dans le
centre-ouest de l’Alberta.
Le premier site était un peuplement mixte de 70 ans dans
lequel on avait évalué des systèmes de récolte
traditionnels et modifiés dans le but de protéger
un sous-étage de jeunes épinettes blanches. La récolte
traditionnelle par coupe à blanc n’a laissé que
686 tiges d’épinettes blanches de sous-étage par
hectare, alors que la récolte modifiée par bois
tronçonné à la souche et le transport par
abatteuse-façonneuse à double tête multifonctionnelle
a laissé 1621 tiges par hectare. Il y avait au moins 29 000
tiges de tremble par hectare. Le dégagement des épinettes
blanches plantées suite à la coupe des trembles
a grandement amélioré la densité et la croissance
en hauteur des arbres plantés.
Sur le deuxième site, des semis d’épinette blanche
avaient été plantés en 1962 sous un étage
dominant de trembles vieux de 73 ans. La forte influence de l’étage
dominant de trembles est mise en évidence par le fait qu’il
a fallu 20 ans aux 62 % d’épinettes blanches qui ont survécu
pour atteindre une hauteur de 1,3 m. Toutefois, depuis ce
temps-là, les épinettes ont connu un accroissement
annuel moyen de 41,6 cm.
Le troisième site a mis en évidence l’impact des
perturbations du sol forestier provoquées par la coupe
à blanc d’un peuplement boréal mixte peuplé
majoritairement de trembles. Le passage des débusqueuses
a réduit la production et la croissance des drageons de
tremble sur les sentiers de passage. La macroporosité du
sol était nettement inférieure sur ces sentiers,
alors que le poids volumique apparent du sol sur ces sentiers
et ailleurs n’était pas vraiment différent, suggérant
une action gel-dégel efficace après la compaction.
Sur ces sols à texture moyenne ou fine, on recommande de
faire la récolte en hiver.
Sur le quatrième site, on a étudié la repousse
du tremble après un dégagement par débroussaillage
d’une tremblaie de 7 ans. Parmi les traitements effectués,
on retrouve : coupe de toutes les tiges de tremble; coupe
des tiges situées sur des emplacements circulaires de 1
m espacés de 4 m; coupe des tiges au niveau du sol ou à
50 cm au-dessus du sol; et coupe en mai, juin, août ou mars.
L’étude des résultats obtenus après 8 années
de tels traitements n’a permis de dégager aucune tendance
claire.
Alberta-Pacific Forest Industries Inc. possède une usine
de pâte Kraft à production exclusive qui consomme
environ 2 600 000 m3 de fibre par an, desquels 93 %
proviennent de feuillus récoltés, principalement
de tremble. Cette entreprise s’est engagée envers l’aménagement
basé sur l’écosystème de ses 54 000 km2
de terres et complète l’approvisionnement en fibres provenant
de cette région avec un programme d’agroforesterie visant
à fournir une certaine souplesse d’exploitation et assurer
une source de fibres de haute qualité proche de l’usine.
Avec ce programme d’agroforesterie, on prévoit récolter
400 000 m3 de fibres par an à partir de 2023,
de manière à assurer environ 15 % des besoins en
fibres de l’usine. Ce programme se déroule actuellement
sur des terres agricoles privées.
Le programme d’agroforesterie est soutenu par un programme d’amélioration
des arbres visant la croissance rapide d’arbres produisant des
fibres de haute qualité, résistants aux insectes
et aux maladies et, surtout, adaptés à la saison
de croissance relativement courte et aux hivers rudes de cette
région. Il porte principalement sur les peupliers (P.
balsamifera, P. deltoides, P. nigra, P. maximowiczii, P. simonii)
et les trembles (P. tremuloides, P. tremula, P. davidiana,
P. alba).
La visite, guidée par le Dr Barb Thomas de
Genstat Consulting, comprenait une visite des plus anciennes parcelles
de recherche et de démonstration de Al-Pac, établies
en 1993. Â cet endroit, on a planté 53 hybrides et
espèces pures différents de peupliers provenant
de toute l’Amérique du Nord, avec une plantation de comparaison
d’arbres locaux (P. balsamifera) et une collection de P.
deltoides provenant du sud de l’Alberta. Les cultivars Walker
et Manitou de P. deltoides utilisés comme brise-vent
dans les Prairies ont affiché l’une des meilleures croissances.
Un terrain de recherche aménagé plus récemment
(1998) comprend une importante série de plantations d’essais
pour améliorer les arbres et atteindre des objectifs sylvicoles.
Mentionnons notamment un essai de démonstration de la croissance
de peupliers hybrides cultivés avec des apports de cendres
légères et de biosolides qui sont des sous-produits
de la production de pâte en usine.
Nous tenons à remercier Dan Carson des Papiers Scott Ltée,
Mike Carlson du Kalamalka Forestry Centre, Derek Sidders du Centre
de foresterie du Nord et Barb Thomas d’Alberta-Pacific pour
les notes de terrain qu’ils ont préparées pour la
visite qui a suivi la séance. Sans leur contribution inestimable,
cet article et, bien entendu, la visite auraient été
bien moins informatifs.
1 Isebrands, J.G. et J. Richardson
(compilateurs), 2000. 21st Session of the International
Poplar Commission (IPC-2000): poplar and willow culture: meeting
the needs of society and the environment. Tech. Rep. NC-215. US
Department of Agriculture, Forest Service, North Central Research
Station. 220 p.
2 The Forestry Chronicle, 77 (2),
mars/avril 2001.
3 Carlson, M., 1992. Municipal effluent
irrigation of fast-growing hybrid poplar plantations near Vernon,
British Columbia. Forestry Chronicle, 68 (2), p. 206-8.
Début
CIP – Excursion A
John Doornbos, Président du Conseil du peuplier du Canada
Partis du site de la conférence à Vancouver, dans
l'État de Washington, nous avons roulé 65 kilomètres
vers le sud, en nous arrêtant pour visiter la pépinière
Broadacres à Hubbard et les installations de traitement
des eaux usées de Woodburn. Nous sommes ensuite remontés
vers le nord, en direction de Portland, et avons suivi la rive
est du fleuve Columbia, avec une halte aux chutes Multnomah et
une autre pour la nuit à The Dalles. Le deuxième
jour, nous avons continué de longer le Columbia et avons
visité deux plantations intensives de peupliers hybrides :
celles de Potlatch Corporation et de Boise Cascade. Nous sommes
rentrés à Vancouver en fin de la journée,
après avoir visité un vignoble.
La pépinière Broadacres de Hubbard produit des
boutures de peupliers depuis 1988. Elle fournit plus de deux millions
de boutures par année à l'industrie forestière
de la région du Nord-Ouest des États-Unis. Nos hôtes,
Ray et Sandra Ethell, nous ont fait visiter leurs installations,
simples mais efficaces. Un centre de démonstration consacré
aux peupliers hybrides – qui sert également de bureau à
Ray – témoigne de leur grand intérêt pour
les peupliers.
Le centre de démonstration présente des exemples
concrets des nombreux emplois du peuplier. Quatre-vingt-dix-huit
pour cent des matériaux utilisés dans le bâtiment
de deux étages, d'une superficie de 1 500 pieds
carrés, sont tirés du peuplier. Ils vont des montants,
poutres et solives préfabriqués, aux contreplaqués
utilisés en structure et pour les armoires (surface en
bouleau), sans oublier les produits en bois massif tels que poteaux,
poutres, moulures, cadres et panneaux. Ray et Sandra nous ont
également permis de goûter à l'hospitalité
de l'Oregon en nous offrant un échantillon de vins et de
gourmandises de la région.
Le personnel de la société d'experts-conseils CH2M
Hill de Portland nous a présenté un très
intéressant aperçu d'une application opérationnelle
des eaux usées en irrigation de plantation de peupliers.
En 1995, des modifications à la réglementation la
forçant à réduire ses rejets d'eaux usées
dans la rivière Pudding adjacente, en particulier lors
des périodes d'étiage en juillet et en août,
la ville de Woodburn (17 000 hab.) a aménagé,
sur le terrain de son usine d'épuration, un site de démonstration
de la réutilisation des eaux usées de 3,4 hectares.
La réutilisation a été choisie plutôt
qu'un traitement tertiaire en raison des coûts.
En 1999, le site de réutilisation a été
étendu à 32,3 hectares au coût de 4,6 millions $US.
Les coûts annuels de fonctionnement s'élèvent
à 120 000 $US. Les peupliers sont plantés
à un écartement de 4 m x 2 m, avec des
graminées comme couvre-sol. Les arbres sont irrigués
à l'aide d'asperseurs surélevés à
basse pression; ils reçoivent jusqu'à 1 cm/ha
d'effluent par jour (maximum de 70 cm/ha par année).
Les biosolides de l'usine d'épuration sont également
épandus dans la plantation. La révolution prévue
est de 7 à 10 ans, les peupliers étant destinés
à la fabrication de pâte et de papier. Le site doit
encore être agrandi pour couvrir 128 hectares.
Le trajet entre Woodburn et The Dalles, où nous avons
passé la nuit, a offert deux points d'intérêt
: les très pittoresques chutes Multnomah qui se jettent
dans la gorge du Columbia, près de la route I84, et une
transition graduelle, mais très dramatique du paysage.
La zone de Portland-Woodburn, située à l'ouest des
Cascades, se caractérise par des sols loameux, des températures
modérées et des précipitations supérieures
à 1 000 mm par année tombant principalement
sous la forme de pluie en hiver. Le contraste est frappant avec
la zone de Boardman, qui se trouve dans la zone d'ombre pluviométrique
des Cascades, à 260 kilomètres à l'est
de Portland, où les sols sont sableux jusqu'à une
profondeur d'au moins 1,5 mètre, les précipitations
atteignent, en moyenne, de 200 mm par année, et le
nombre de jours sans gel par année s'élève
à 190.
À 7 km à l'est de Boardman, en 1993, Potlatch
a acheté 9 000 ha de terres agricoles irriguées,
craignant des pénuries de fibres à la suite de la
réduction des volumes des récoltes sur les terres
fédérales. Elle a actuellement 7 000 ha
en production de peupliers, qui sont irrigués au goutte-à-goutte
sur 23 000 km et par des canalisations souterraines
sur 600 km. L'eau est obtenue gratuitement du fleuve Columbia,
à environ 5 km au nord. Tous les réseaux d'irrigation
et de fertilisation sont commandés par un système
informatique.
Les plantations devaient initialement fournir de 20 à
25 % des besoins en fibres (écartement de 3 m
x 2,4 m) de l'usine de pâte et de carton de la Potlatch,
située à Lewiston (Idaho). En 1998, l'entreprise
a décidé de s'orienter plutôt vers les produits
de bois massif (bois d'oeuvre et contreplaqué) et a adopté
un programme pour l'éclaircie, l'élagage et le prolongement
de la durée de révolution de ses plantations. Des
techniques mécaniques et chimiques sont utilisées
pour établir et entretenir les plantations. Aucune récolte
commerciale n'a encore été réalisée.
Potlatch a commencé à effectuer des essais de clones
et de techniques sylvicoles en 1993; elle a d'abord testé
45 clones disponibles. En 1999, elle s'est lancée
dans un programme d'hybridation avec l'objectif de produire 3 000 nouveaux
hybrides chaque année. Un programme à trois étapes
est prévu pour la sélection des meilleurs hybrides
(1,2 %) en 15 à 17 ans. Les essais d'écartements
(de 1,2 à 3,6 m pour la distance entre les arbres,
la distance entre les rangs étant maintenue à 3 m)
ont été établis initialement en fonction
de la production de bois à pâte. Les essais débutés
en 2000 ciblent plutôt la production de grumes de sciage
et ont des écartements pouvant atteindre 4,3 m x 4,3 m.
Potlatch appuie plusieurs programmes de recherche dans la région
du Nord-Ouest.
La plantation de Potlatch est adjacente à une ferme de
production de fibres de Boise Cascade en activité depuis
1991. Cette ferme a aussi été établie sur
des terres agricoles irriguées et pour la même raison :
diminution prévue des sources publiques d'approvisionnement
en bois. Elle s'étend sur plus de 7 300 ha et
a un objectif de production de 170 000 tonnes anhydres
de copeaux de papeterie par année. Les arbres sont irrigués
et fertilisés au moyen d'un système goutte-à-goutte
commandé manuellement et automatiquement.
La récolte a débuté en 1997. Les arbres
sont abattus à l'aide d'une excavatrice et d'une cisaille
mécanique et ils sont transportés jusqu'à
une jetée à l'aide d'une chargeuse forestière,
qui a l'avantage de garder le bois plus propre et de causer moins
de dommages au terrain. Les arbres sont ensuite écorcés
et mis en copeaux, lesquels sont soufflés directement dans
des remorques spéciales pour leur transport jusqu'à
l'usine. Les opérations se font de façon continue,
16 heures par jour, cinq jours par semaine, toute l'année,
la production dépassant 400 tonnes (état vert)
de copeaux par jour.
Boise Cascade a aussi un programme de développement et
d'essai de clones. La sélection des clones se fait en deux
étapes, les plus performants (un ou deux) pouvant être
utilisés au bout de six ans. Des études sont effectuées
sur la maîtrise des mauvaises herbes, la fertilisation,
l'écartement des arbres, l'irrigation et la maîtrise
des organismes nuisibles.
Les équipes de direction de Boise Cascade et de Potlatch
nous ont offert conjointement un excellent déjeuner.
Sur le chemin du retour vers Vancouver, le groupe a aussi apprécié
l'occasion de goûter de très bons vins au vignoble
Flerchinger près de Hood River. Il restait encore quelques
bouteilles lorsque nous sommes partis.
Merci à Ray et Sandra Ethell, au personnel de CH2M Hill
et aux nombreux membres du personnel de Potlatch et de Boise Cascade
qui nous ont offert des présentations très instructives
et ont patiemment répondu à toutes nos questions.
Merci enfin à l'organisateur de cette excellente excursion
: Jud Isebrands.
Début
CIP 2000, Excursion B
- Florance Niemi, ingénieur forestier (RPF), Daishowa-Marubeni
International
Grâce à une bonne gestion et à un peu de
chance, l'excursion B s'est avérée une excellente
occasion pour observer l'utilisation du peuplier à des
fins d'assainissement de l'environnement, ainsi qu'une diversité
d'écosystèmes le long de la rivière Snoqualmie.
L'excursion commence le 28 septembre, sous un ciel ensoleillé,
par un arrêt au centre des visiteurs du mont St. Helen,
près de Silver Lake, Washington. Les participants peuvent
voir les nombreux blocs d'exposition sur le volcan qui a fait
éruption le 18 mai 1980, dispersant des cendres
sur la majeure partie de l'hémisphère nord.
Le guide de l'excursion B pour la première journée
est M. Jon Johnson, de la Washington State University. Le
groupe visite Wilcox Farms, une ferme commerciale qui produit,
entre autres, des œufs et du lait. Cette ferme utilise des plantations
environnementales de peupliers pour réduire le contenu
en azote du sol, qui augmente à cause de l'élimination
à long terme des déchets animaux. On s'inquiète
particulièrement du lessivage de nitrates dans les eaux
souterraines et de la contamination d'un ruisseau par drainage
superficiel. Les plantations de peupliers sont aussi utilisées
dans les zones riveraines pour restaurer l'habitat du saumon,
détruit par la coupe des arbres le long des cours d'eau.
Grâce à l'ombre qu'ils projettent, les arbres abaissent
la température de l'eau. Le dernier arrêt pour cette
première journée est à la Washington State
University Farm, où M. Toby Bradshaw présente
un bref aperçu de ses recherches en génétique.
Le deuxième jour, le guide Reinhard (Reini) Stettler nous
permet de passer une journée mémorable à
la rivière Snoqualmie. En nous déplaçant
le long de la vallée, nous constatons les variations du
régime des précipitations entre les zones d'élévation
inférieure et les zones d'élévation supérieure.
Au premier arrêt, une zone d'élévation supérieure
près du pied de Snoqualmie Pass, nous traversons un vieux
peuplement de conifères sous une forte pluie, abrités
sous les parapluies fournis à la Conférence CIP 2000.
Alors que nous descendons la vallée vers Three Forks Park,
la pluie se transforme en bruine intermittente. Ici, M. Stettler
nous parle de la dynamique d'une rivière non régularisée
et de ses impacts sur les stades de succession des forêts
riveraines adjacentes. Cette zone fait l'objet d'un projet scientifique
dans une école secondaire. Les changements qui se produisent
dans les systèmes physiques et biologiques sont donc bien
documentés. Le dernier arrêt de l'excursion B est
à Carnation Farms, le long des rives de la rivière
Snoqualmie. Maintenant, sous un ciel ensoleillé, caractéristique
des élévations inférieures, nous observons
une plantation de 40 hectares de peuplier hybride à
courte révolution. Avec ce projet de sylviculture intensive,
Pacifica Papers présente une solution de remplacement viable
aux autres cultures agricoles dans les zones riveraines fragiles.
L'excursion B se termine à Carnation Farms. Certains participants
retournent à Seattle, et d'autres se rendent au Canada
pour l'excursion C.
Début
Activités reliées
à Populus au Canada
Cees van Oosten, SilviConsult Woody Crops Technology
Inc.
Cet article est un extrait du rapport canadien à la
21e séance de la Commission internationale du
peuplier pour la période de 1996-1999, que j’ai préparé
pour le Conseil du peuplier du Canada, le 31 mars 2000. Pour obtenir
de plus amples détails, il est possible d’obtenir une copie
de ce rapport auprès du Conseil du peuplier du Canada.
Le terme tremble fait référence à Populus
tremuloides et à ses hybrides; le terme peuplier fait
référence à Populus deltoides, nigra,
trichocarpa, balsamifera, maximowiczii et
à leurs hybrides.
Statistiques
Le Conseil canadien des ministres des forêts (CCMF) a
mis sur pied le Programme national de données sur les forêts
(PNDF) afin de compiler une base de données nationale complète
sur les forêts à laquelle les organismes provinciaux
(et territoriaux) contribuent. Le Service canadien des forêts
est responsable de la gestion et du maintien de cette base de
données. La dernière compilation de cette base de
données remonte à 1990 et 1991, sauf pour les données
du Québec qui ont été traitées en
1994. Veuillez consulter le site Web suivant : http://nfdp.ccfm.org.
L’origine des données sur l’inventaire des peupliers varie
d’une province à l’autre. Aucune des données ne
fait la distinction entre les peupliers naturels et les peupliers
plantés. Les peuplements naturels représentent la
plus grande partie de ces stocks.
Les stocks canadiens de Populus sont estimés à
3,7 milliards de m3. Les peuplements classés
comme des « peuplements de peupliers » (composés principalement
d’espèces de Populus) renferment 1,6 milliard de
m3 de Populus, ceux classés comme « autres
peuplements » renferment le reste, soit 2,1 milliards de
m3 de Populus. Le tremble représente
79 % de l’ensemble de ces stocks. L’Alberta possède 31,3
% des stocks de Populus, l’Ontario 18,6 % et la Colombie-Britannique
15,9 %.
Politique et législation
La réglementation de l’aménagement forestier relève
entièrement des provinces. La Colombie-Britannique a adopté
une politique fiscale avec règlements à l’appui
sur l’aménagement de Populus et de Salix.
Elle reconnaît la « culture intensive en plantation
» des espèces de Populus et de Salix comme
une production agricole primaire. Les plantations de Populus
et de Salix aménagées pendant plus de 12
ans ne se qualifient plus comme production agricole primaire.
La limitation des révolutions à 12 années
exclut la possibilité d’avoir des plantations destinées
à la production de grumes de sciage et de déroulage.
B.C. Assessment espère traiter ce problème, mais
aucune date n’a encore été fixée.
L’Alberta a entrepris une importante refonte de la politique
sur les taxes municipales qui pourrait avoir d’importantes implications
sur l’aménagement de terres à bois privées.
À l’heure actuelle, les terres à bois ne sont pas
considérées comme des terres agricoles. La Woodlot
Owners Association de l’Alberta a participé à l’élaboration
d’une nouvelle politique fiscale qui, selon le plan d’aménagement,
considérerait, à des fins fiscales, les terres à
bois privées aménagées comme des terres agricoles.
Cette politique viserait aussi les terres à bois privées
qui sont la propriété d’entreprises et gérées
par celles-ci.
D’autres provinces n’ont aucune politique particulière
sur l’aménagement de plantations de peupliers ou de saules.
L’Ontario considère les plantations de peupliers soumises
à un aménagement intensif comme une activité
d’aménagement forestier. En vertu du Programme d’encouragement
fiscal pour les forêts aménagées, les propriétaires
de terres forestières sont admis à une réduction
de l’impôt foncier pour autant qu’ils soumettent un plan
de sylviculture devant être approuvé et vérifié
par le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario.
Le Québec encourage la plantation de peupliers à
croissance rapide sur les terres agricoles et offre diverses subventions
aux propriétaires fonciers. Il n’a toutefois pas de politique
particulière au peuplier visant à soutenir cette
activité.
Production de trembles et de peupliers
Le programme national de données sur les forêts
(PNDF) ne fait la distinction qu’entre les feuillus et les résineux,
et aucune donnée n’est disponible sur les productions séparées
des trembles et des peupliers à l’échelle nationale
ou provinciale.
Au Canada, il y a environ 7 000 hectares de plantations aménagées
de peupliers hybrides, la plupart établies par des entreprises
et un organisme gouvernemental provincial. À ce jour, seul
un très faible pourcentage de la production de bois provient
de plantations (Domtar Inc. en Ontario et Les Papiers Scott Ltée
en C.-B.). La culture des peupliers hybrides est en expansion
au Québec et en Alberta et stagne en C.-B.
Devant la pénurie appréhendée de fibre de
tremble, plusieurs compagnies de produits forestiers en Alberta
ont décidé de privilégier un aménagement
plus intensif des plantations de trembles et de développer
le potentiel présenté par ses hybrides. À
ce jour, la plupart des plantations de trembles ont été
réalisées avec des graines sauvages à pollinisation
libre. Les activités de plantation de trembles et de leurs
hybrides sont encore limitées. Les trembles hybrides améliorés
sont surtout plantés sur des terres privées et,
la plupart du temps, dans des plantations d’essai.
Sélection et amélioration
Au Canada, la plupart des activités de sélection
et d’amélioration portent sur des hybrides de Populus
deltoides et de Populus nigra (et dans une moindre
mesure sur des hybrides de Populus maximowiczii, trichocarpa
et balsamifera). Elles ont conduit à la production
de nombreuses variétés de peuplier qui ont été
utilisées à travers le Canada.
Le ministère des Ressources naturelles du Québec
– direction de la recherche forestière (MRN) – sélectionne
des peupliers depuis 1971, et a créé plus de 1000
familles. Dans le cadre de ce programme, il a testé des
milliers de variétés de clones lors de 100 tests
et a aussi évalué des hybrides étrangers.
Le MRN prévoit continuer ses travaux de sélection
en 2001.
Plusieurs compagnies de produits forestiers continuent de tester
en Alberta des variétés de clones produites dans
le cadre du programme de sélection et d’amélioration
de l’Université de Toronto (qui apris fin il y a plusieurs
années).
Le Centre de distribution de brise-vent de l’Administration du
rétablissement agricole des Prairies (ARAP) de Agriculture
et Agroalimentaire Canada, à Indian Head (Saskatchewan),
sélectionne des variétés clonales de peuplier
(hybride) résistantes à la sécheresse, au
froid et aux ravageurs et qui donnent un bois de qualité
acceptable. Plus de 200 clones différents sont en
train d’être testés en Saskatchewan. Jusqu’à
récemment, la sélection ou l’amélioration
était concentrée sur la performance comme brise-vent
et non comme plantations pour la production ligneuse. L’ARAP a
mis sur pied un programme afin de combler cette lacune. Les compagnies
de produits forestiers intéressées à planter
des peupliers pour la production de fibre ont accès au
matériel obtenu à la suite des efforts de sélection
et d’amélioration déployés au Centre.
Plusieurs compagnies de produits forestiers de l’Ouest ont fondé
la Western Boreal Aspen Cooperative (WBAC) pour « développer
des trembles et des clones hybrides génétiquement
améliorés qui produiront des arbres à croissance
rapide et résistants aux maladies qui auront une belle
forme et une bonne qualité ligneuse ». Les premiers
travaux de sélection ont commencé en 1998. La WBAC
a entrepris une sélection supplémentaire en 2000
pour tester des protocoles. Les premiers résultats étant
encourageants, elle prévoit ses premiers croisements dirigés
en 2000.
Défis
Les chercheurs et les producteurs de peuplier ont des défis
à surmonter qui sont le climat canadien et quelques maladies.
La performance des peupliers hybrides dans toutes les régions
du sud, est relativement bien connue. Sauf sur le littoral et
dans le sud de l’intérieur de la C.-B., le manque de résistance
au froid et au gel de nombreux hybrides pose un problème.
Il faudra le résoudre par sélection traditionnelle,
conjugué possiblement au génie génétique.
Dans certaines régions du nord de l’Alberta, le manque
d’humidité dans le sol au printemps au cours des dernières
années contrarie les efforts de plantation. Un choix adéquat
du matériel de plantation et la tolérance des clones
à la sécheresse sont donc des aspects importants
de l’aménagement. L’ARAP a commencé des travaux
sur l’adaptation à la sécheresse des meilleures
variétés clonales.
La maladie causée par Septoria musiva représente
un autre défi. Elle limite l’utilisation de variétés
de peuplier hybride productives dans l’est de l’Ontario et le
sud du Québec. On ignore l’impact que la maladie pourrait
avoir dans la région boréale des Prairies.
Développement et transfert de la technologie
Le Centre de distribution de brise-vent de l’ARAP fait la promotion
de « la sécurité économique, du développement
rural et de la pérennité de l’agriculture en produisant
des arbres et des arbustes rustiques pour les agriculteurs des
Prairies et d’autres clients admissibles ». Le Centre participe
à l’amélioration des arbres (y compris du peuplier),
aux techniques de plantation, à la lutte contre les mauvaises
herbes et les ravageurs et à l’agroforesterie. Pour obtenir
de plus amples informations, veuillez consulter le site Web suivant :
http://www.agr.ca/pfra/pfintroe.htm
.
Au Québec, le ministère des Ressources naturelles
(MRN), en collaboration avec d’autres organismes québécois,
prévoit compiler les résultats de travaux de recherche
et d’essais réalisés antérieurs sur la culture
du peuplier, et en faire un rapport, afin de jeter les fondements
nécessaires au transfert de cette technologie. Il faut
assurer une transition réussie entre la disponibilité
croissante de plants de peuplier et l’établissement et
l’aménagement réussis de peupleraies. Le MRN a participé
activement à la sélection et à l’amélioration
de peupliers depuis des années et semble en bonne position
pour réussir ce transfert de technologie nécessaire.
Début
Nouvelle secrétaire-trésorière
Le Conseil du peuplier accueille Lee Charleson au poste de secrétaire-trésorière.
Lee a oeuvré au sein d’entreprises forestières
et dans le domaine de la consultation en régénération.
En plus de participer à des projets de recherche sur l’entreprise
et à des initiatives de sélection des semis et de
planification d’activités, elle a contribué à
l’établissement d’une entreprise en Alberta, la Western
Boreal Aspen Co-operative (WBAC). Lee offre actuellement des services
de gestion à WBAC à partir de son bureau d’Edmonton.
Lee a travaillé pour l’industrie, des universités
et des administrations gouvernementales au Canada et en Australie.
Après avoir obtenu un BSF (biologie forestière)
de l’UBC, elle a réalisé des études supérieures
pour obtenir un MBA de l’UWA (Australie). Lee est forestière
professionnelle inscrite en Colombie-Britannique, forestière
stagiaire au sein de l’Association des forestiers professionnels
de l’Alberta, et membre de l’Institut forestier du Canada.
Dave Cheyne occupait auparavant le poste de secrétaire-trésorier.
Nous remercions Dave pour sa contribution au Conseil du peuplier
et nous lui souhaitons, ainsi qu’à sa famille, tout le
succès désiré.
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Last edit:
2004-10-27
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