Le
Bulletin - janvier 2001
Dans ce numéro
John Doornbos C'est le quatrième rapport que j'ai l'honneur de présenter aux
membres du Conseil du peuplier du Canada, et l'année qui s'achève
a comme les autres été très occupée. Nous sommes maintenant installés
dans nos nouveaux bureaux à Edmonton. Un certain nombre d'activités
ont tenu en haleine notre secrétaire exécutive, Sandra Williams,
et notre directeur technique, Jim Richardson.
L'année dernière, le Conseil du peuplier a collaboré avec la
Western Boreal Aspen Co-op pour tenir notre assemblée annuelle
à Edmonton dans la seconde moitié du mois d'août. Le programme
comprenait une série d' excellentes présentations et deux très
bonnes excursions mettant à l'honneur plusieurs programmes de
sélection de trembles et de peupliers hybrides qui se déroulent
dans les Prairies.
Cette année, les Conseil du peuplier du Canada et des États-Unis
organisent de concert l'IPC 2000, la 21e Session de la Commission
internationale du peuplier à Vancouver (Washington). C'est la
troisième fois que cette session se tient en Amérique du Nord
et le Canada l'a accueillie deux fois auparavant. Jim est le co-président
du comité organisateur, son collègue pour cette tâche éprouvante
étant Jud Isebrands du USFS. Jim travaille également à la publication
de l'ouvrage qui doit ponctuer la réunion et à l'organisation
de l'excursion canadienne de l'IPC 2000. Comme l'explique Jim
dans son rapport, notre participation à cet événement prestigieux
contribuera à faire connaître au monde entier la recherche nord-américaine
sur le peuplier et ses derniers développements.
Les recettes provenant des cotisations des membres n'ont pas
suffi à couvrir les coûts de fonctionnement du Conseil du peuplier.
D'ailleurs, il a toujours fallu recourir à des travaux externes
pour soutenir nos activités. Cette année nous avons participé
à deux conférences importantes : Training to work in the forest,
organisée par le Programme de foresterie des Premières nations,
et la conférence sur le bilan du carbone en collaboration avec
l'IBFRA et le SCF. Les recettes provenant de ces projets nous
ont aidé à équilibrer notre budget cette année et nous on même
laissé un excédent budgétaire que nous pourrons utiliser l'année
prochaine. On trouvera des détails supplémentaires dans le rapport
financier.
Le travail à l'externe nous a laissé dans une situation financière
enviable, mais il a pris tout notre temps l'an dernier, compte
tenu de l'IPC 2000. Ces grandes activités étant chose du passé,
nous pouvons nous pencher sur les priorités qui nous restent,
notamment le procès-verbal de l'assemblée générale de l'an dernier,
le Bulletin du Conseil et l'annuaire des chercheurs sur le peuplier.
Le Conseil canadien des ministres des forêts a récemment annoncé
le programme 2020, conçu pour augmenter la valeur des forêts sur
le plan de la conservation tout en s'assurant de la croissance
de l'industrie forestière. Bien que peu de détails n'aient été
donnés à ce sujet, une initiative qui porterait sur les plantations
à haut rendement et à croissance rapide présenterait beaucoup
d'intérêt pour les membres du Conseil. Ce genre d'initiative serait
probablement centrée, entre autres, sur le tremble et les peupliers
hybrides, et pourrait avoir des répercussions sur nos efforts
pour établir une coopérative canadienne pour la biotechnologie
du peuplier.
J'aimerais remercier pour une autre année Jim et Sandra pour
leur engagement et leur travail soutenu. Bien que la chose ne
soit pas toujours évidente pour les membres, je peux certainement
voir et apprécier les efforts consentis par notre personnel. J'aimerais
également remercier le Service canadien des forêts pour l'appui
indéfectible qu'il accorde au Conseil et à ses activités.
Début
Sandra J. Williams pour Dave Cheyne
Bien que l'année financière 1999 ait résulté en
un déficit de 6501,04 $, la situation financière du Conseil du
peuplier est saine. La perte de 1999 est légèrement plus élevée
que celle de 1998 en raison des coûts associés au déménagement
du secrétariat du CPC de Prince Albert à Edmonton et de la mise
au point du site Web. Toutefois, le Conseil a maintenant un bilan
positif légèrement supérieur à 90 000 $ au terme de l'année 1999.
La réserve en certificats de placement garantis
demeure intacte. En comparaison des recettes provenant des cotisations
de 1999, les intérêts tirés des certificats constituent le tiers
de la base typique de notre revenu annuel. Les recettes provenant
des cotisations sont constantes à environ 10 000 $ annuellement,
constituées en majorité des cotisations des membres corporatifs.
D'année en année, environ 40 % de nos dépenses
de fonctionnement annuelles sont de nature administratives. Les
frais d'administration comprennent les services et les déplacements
de la secrétaire exécutive et du directeur technique, ainsi que
les services de comptabilité.
Les conférences auxquelles nous avons travaillé
en 2000 en vertu de contrats nous ont rapporté des recettes qui
compensent le déficit de 1999 et assurent au CPC une bonne situation
financière pour plusieurs années. Le Conseil restera à l'affût
de tels contrats.
Les états financiers du CPC ont été préparés par
Harris S. May en juillet 1999. M. May a estimé que les comptes
étaient en ordre. Pour obtenir de l'information à ce sujet, les
membres peuvent contacter le secrétariat.
Début
Sandra J. Williams
Depuis notre dernière assemblée annuelle d'Edmonton
(Alberta) d'août 1999, l'aspect interne du secrétariat du Conseil
du peuplier a changé considérablement. Bien que nous soyons encore
logés dans le bâtiment du Centre de foresterie du Nord à Edmonton
(Service canadien des forêts), notre hôte a aménagé nos locaux
avec un nouveau mobilier et un nouvel équipement informatique
relié au réseau. Cet avantage est dû en bonne partie au fait que
j'aie travaillé à temps partiel pour le SCF l'hiver dernier. En
fait, j'alterne entre le SCF et le CPC, et les deux emplois se
recoupent parfois considérablement.
Le recoupement s'explique par deux conférences
auxquelles j'ai participé. De janvier à avril, j'ai fait les finances
de la conférence du Programme forestier des Premières Nations
intitulée Learning to work in the forest, qui s'est tenue
à Winnipeg au Manitoba vers la fin de février 2000. Puis, en mai
2000, j'ai contribué au processus d'inscription et de gestion
des finances de la conférence internationale intitulée The
Role of the Boreal Forest and Forestry in the Global Carbon Budget,
qui a eu lieu à Edmonton au début de mai 2000.
Notre participation à ces conférences a permis
au Conseil du peuplier de faire des progrès sur le plan financier
comme on peut le voir en comparant les rapports financier de 1999
et de 2000. Nous faisons actuellement l'objet d'une vérification
de Revenu Canada au sujet d'une grosse demande de remboursement
de la TPS que nous avons faite pour la période avril-juin. Le
montant en est élevé en raison des paiements que nous avons faits
pour les conférences. Les agents de Revenu Canada nous ont indiqué
comment présenter notre demande et la situation sera réglée bientôt.
Le nombre de membres du CPC est demeuré cette
année à peu près le même que les deux années précédentes, mais
il est inférieur à ce qu'il était il y a 5 ou 10 ans. J'ai fait
parvenir aux membres des avis de renouvellement de cotisation
en mars et en juillet 2000. Nous constatons le même pattern que
l'année dernière. Les membres tendent à faire leur paiement selon
leur propre année de cotisation. Par exemple, si un membre a versé
sa cotisation le 25 juillet 1999, il la renouvellera vers la fin
de juillet 2000. Nous avons actuellement 17 membres corporatifs,
54 membres affiliés et 58 membres individuels, dont 4 nouveaux
de cette année. Nos membres individuels choisissent le plus souvent
le plan de trois ans. J'ai reçu cette année cinq renouvellements
de cotisation qui n'avaient pas été faits depuis 1997. Nous avons
1 membre étudiant et 1 membre associé.
Je remercie John Doornbos de m'avoir communiqué
ses connaissances en planification et gestion financière. J'en
ai grandement bénéficié dans la planification de la visite C et
dans l'ensemble du travail que nous avons accompli cette année
pour les conférences ou autrement. J'aime à croire que je n'aurai
que de bonnes nouvelles à mon retour de la visite guidée.
Début
Bill Schroeder et John Kort Section des enquêtes
Centre de distribution de brise-vent de l'ARAP (Administration
du rétablissement agricole des Prairies) Agriculture et agroalimentaire
Canada Indian Head (Saskatchewan)
Diverses espèces de Populus et d'hybrides
sont largement utilisées dans l'ouest du Canada pour l'aménagement
de brise-vent et à des fins d'agrément. Les peupliers ont été
abondamment utilisés autour des bâtiments forestiers en raison
de leur croissance rapide qui protège sans tarder contre le vent
les habitations, les granges et les animaux. Depuis les débuts
du Centre de distribution de brise-vent en 1909, plus de 20 millions
de peupliers ont été plantés par les agriculteurs des Prairies.
La demande demeure forte : environ 300 000 peupliers sont encore
plantés annuellement par ces agriculteurs. Le Centre de distribution
accentue d'ailleurs plus que jamais la recherche sur le peuplier,
car l'intérêt pour cette essence est très large : agroforesterie,
phytoremédiation, plantation ligneuse à courte révolution, restauration
des rives.
La section des enquêtes Centre de distribution
de brise-vent fait de la recherche appliquée à l'appui des plantations
d'arbres dans les Prairies. La recherche et le développement sur
le peuplier est l'une des principales activités de cette section,
laquelle comprend trois biologistes et quatre techniciens. Ce
personnel participe à la recherche sur le peuplier par ses travaux
dans le domaine de la sélection, de la gestion des ravageurs,
de la répression des mauvaises herbes, de la propagation en pépinière,
du design et de l'établissement des plantations ainsi de la séquestration
du carbone et des relations avec l'eau.
Dans les Prairies, il existe peu de plantations
de peuplier puisque cette essence n'a que récemment fait l'objet
d'attention dans ce contexte. Un projet a été lancé en 1997 avec
la collaboration des propriétaires de boisés privés et d'industries
de transformation du bois. Il s'agissait d'établir 6 plantations
de 6 ha chacune. Les derniers éléments ont été plantés en 1999.
Chaque plantation comprend un essai clonal et un essai d'espacement.
Toutes les plantations se trouvent dans les écorégions de la transition
boréale et de la prairie-parc à peupliers près des forêts naturelles,
endroit qui devrait leur être favorable compte tenu des conditions
pluvieuses. D'autres petites plantations ont été établies dans
le sud-ouest de la Saskatchewan où l'on tire une humidité d'appoint
du ruissellement de surface ou de la nappe phréatique.
Une étude visant à déterminer si le paysage des
Prairies pourrait supporter des plantations de peupliers hybrides
est presque achevée. On s'était fixé comme objectif de cartographier
les terrains qui offrent des possibilités pour la culture des
peupliers hybrides en plantations à courte révolution. Les premiers
résultats montrent qu'une bonne partie de l'écorégion boréale
de transition et celle de la forêt-parc de peuplier conviennent
à la production de peuplier à l'échelle commerciale. Les principaux
facteurs limitatifs sont les précipitations et la texture du sol.
Au Centre de distribution de brise-vent, le programme
de sélection du peuplier est conçu pour l'obtention de clones
résistant à la sécheresse et au froid, qui résistent aux insectes
et croissent rapidement tout en produisant un bois acceptable.
À ce jour, le programme a produit quatre clones adaptés aux Prairies.
Il s'agit de deux mâles ('Assiniboine' et 'Manitou') et deux femelles
('Walker' et 'CanAm'). Un autre clone femelle, 'Hill', est un
hybride putatif de P. deltoides var. occidentalis
qui sera mis en circulation très bientôt. Les hybrides produits
par le Centre sont régulièrement les clones les plus performants
dans les évaluations réalisées dans l'ensemble des Prairies. La
sélection et le croisement de peupliers demeure une activité très
importante pour le Centre de distribution de brise-vent. Plus
de 200 clones font l'objet d'évaluations dans l'ensemble de la
Saskatchewan. Une nouvelle stratégie de croisement, sur le point
d'être lancée, se concentrera sur la production de peupliers rustiques
à croissance rapide destinés aux plantations à courte révolution
et acceptables pour la séquestration du carbone, la phytoremédiation,
la restauration des rives et l'agroforesterie.
La valeur potentielle du peuplier hybride sur
le plan économique et environnemental dans les Prairies canadiennes,
notamment pour constituer des puits de carbone, a conduit le Centre
à étudier les possibilités d'adaptation de ses meilleurs clones
à la sécheresse. En effet, c'est le manque d'eau qui est le principal
facteur limitant de la croissance des peupliers dans les Prairies.
Il est donc important de connaître l'effet des divers niveaux
de déficit hydrique sur la croissance des arbres et l'accumulation
de la biomasse. Une étude de doctorat qui se déroule actuellement
au Centre vise à établir l'effet du déficit hydrique sur la croissance
de l'hybride putatif 'Walker' du peuplier deltoïde en Saskatchewan.
Il s'agit en particulier de vérifier l'efficacité de l'utilisation
de l'eau chez la variété 'Walker' à maturité.
Le Centre a étudié dans l'ensemble de la Saskatchewan
les possibilités du peuplier comme puits de carbone. Poussant
beaucoup plus vite que toute autre espèce, le peuplier présente
de grandes possibilités pour la séquestration du carbone. Il est
relativement facile de mesurer la proportion de carbone dans la
partie épigée du peuplier par rapport à celle des matières souterraines
ou des racines. Le bois contient près de 50 % de carbone à l'état
anhydre et en raison de la propagation clonale, la variabilité
de la biomasse entre les arbres est très faible par rapport aux
autres espèces. À la suite des études du Centre de distribution
de brise-vent sur la croissance du peuplier et compte tenu des
résultats provenant d'autres sources, le Secrétariat du Processus
national sur le changement climatique a publié des tables sur
les puits de carbone, lesquelles recommandent la plantation de
50 000 ha de peuplier sur cinq ans, c'est-à-dire de 2001 à 2005
(voir le site Web : http://www.nccp.ca/html/tables/pdf/options/Sinks_OR-Sep-23-1999_en.pdf,
page 9). Bien que ce ne soit pas encore une politique officielle,
il semble probable que la valeur des plantations de peuplier augmentera
à mesure que leur importance comme puits de carbone sera reconnue.
Le Centre de distribution de brise-vent est heureux
de collaborer avec le Conseil du peuplier du Canada, avec l'industrie
et avec d'autres organismes du gouvernement pour mettre en valeur
le potentiel du peuplier dans les Prairies. Pour toute information
supplémentaire sur ces études ou sur d'autres projets relatifs
au développement du peuplier dans les Prairies, veuillez contacter
Bill Schroeder (schroederb@em.agr.ca)
du Centre de distribution de brise-vent à Indian Head en Saskatchewan.
Début
Jim Richardson
Voici le quatrième rapport annuel du Directeur
technique aux membres du Conseil du peuplier du Canada. Le directeur
technique, dont le poste a été créé par le comité exécutif en
avril 1997, a comme objectifs généraux de fournir des services
et des conseils techniques au Conseil du peuplier, de faire la
promotion du Conseil et de susciter des appuis, et enfin de recruter
de nouveaux membres. Le directeur technique :
a. assume un rôle de leader au nom du CPC dans
le développement et la coordination du projet d'Association canadienne
de la génétique et de la biotechnologie du peuplier, en faisant
des liens entre les besoins de l'industrie et les possibilités
de recherche, et en sollicitant du financement pour la recherche.
b. examine les possibilités de contrat ou de partenariat
afin d'augmenter la visibilité du CPC et de promouvoir ses objectifs
et, par le biais d'honoraires provenant de contrats d'achat de
services ou d'administration de contrat, de générer des revenus
pour le CPC;
c. répond aux demandes de renseignements techniques
par courrier électronique, téléphone, télécopieur et courrier;
contribue au bulletin du CPC et participe à l'assemblée annuelle
du CPC.
d. fournit aux membre des services de nature technique
plutôt que purement administrative.
Compte tenu du budget limité du Conseil, ces services
sont fournis contre une rémunération minimale. Comme directeur
technique, je travaille depuis un bureau installé à la maison
dont les coordonnées figurent à la fin du rapport. Je consacre
une moyenne de deux jours par semaines aux affaires du Conseil
du peuplier, mais cet engagement varie grandement selon les tâches
courantes.
Comme il était prévu dans mon dernier rapport
au Conseil, l'année écoulée a surtout été consacrée à l'organisation
de la 21e séance de la Commission internationale du peuplier (CIP)
dont le déroulement est assuré de concert par le Canada et les
États-Unis près de Portland (Oregon) du 24 au 30 septembre 2000.
Avec Jud Isebrands du US Forest Service et du Conseil du peuplier
des États-Unis, j'ai coprésidé le comité organisateur de cette
grande manifestation internationale dénommée IPC 2000. La CIP,
organe subsidiaire de la l'Organisation pour l'alimentation et
l'agriculture de l'ONU (FAO), ne se réunit qu'à tous les quatre
ans. Deux séances de la CIP se sont déroulées au Canada, la dernière
en 1984 à Ottawa. C'est la première fois qu'une telle séance a
lieu aux États-Unis.
Les conseils du peuplier du Canada et des États-Unis
sont donc les coprésentateurs de l'IPC 2000. Environ 300 délégués
assistent à la réunion, représentant la plupart des 36 pays membres
de la Commission. Des pays en développement comme l'Inde, la Chine
et l'Argentine ont reçu à cette fin un appui financier. Tout au
long de ses 52 ans d'existence, la CIP a toujours concentré son
attention sur la sélection et la culture de peupliers hybrides,
activités dominées par les scientifiques européens provenant d'Italie,
France, Belgique et autres, bien que le Canada et les États-Unis
aient également pris part à ces travaux. Nous prévoyons toutefois
que l'IPC 2000 ouvrent les yeux des autres membres de la CIP sur
les tremblaies nord-américaines, leur gestion et leur mise en
valeur. Nous sommes également en droit d'être fiers de la contribution
nord-américaine au génie génétique et à la biotechnologie du peuplier,
laquelle est mal connue en dehors d'ici.
L'IPC 2000 constitue une excellente occasion de
présenter nos ressources et nos progrès dans tous les aspects
du peuplier et du saule. Le programme comprend trois jours de
sessions techniques pour la présentation de communications scientifiques
et d'affiches portant sur le thème de la "Culture du peuplier
et du saule : Répondre aux besoins de la société et de l'environnement".
Des séances particulières portent sur les thèmes suivants : intégration
de nouveaux outils dans les stratégies de sélection à long terme;
politiques environnementales et de phytoremédiation; conservation
des ressources génétiques et écologiques; amélioration et production
du saule; sélection visant la résistance; et perspectives mondiales
en sélection et production. Les cinq organes de travail de la
CIP tiennent également leur propre séance technique.
Les visites de terrain forment une partie importante
de toute séance de la CIP. Au cours de la conférence, tous les
participants ont l'occasion de faire une visite d'une demi-journée
des plantations industrielles de peuplier hybride de la Fort James
Company. Après la séance, trois visites distinctes sont offertes
: a) le secteur du fleuve Columbia; b) le Nord, de Portland à
Seattle; et c) le sud de la Colombie-Britannique et de l'Alberta.
Les membres du Conseil participent activement à toutes les étapes
de la visite C au cours de laquelle plus de 40 experts internationaux
du peuplier prennent connaissance de nos réussites et de nos préoccupations
en matière de peuplier et de saule dans l'ouest du Canada.
L'un des outils que nous voulons utiliser pour
augmenter la connaissance du peuplier sur ce continent est un
livre qui sera publié à l'occasion d'IPC 2000. Intitulé La
culture du peuplier en Amérique du Nord, il contient deux
parties distinctes. La première est un guide complet de la culture
et de l'aménagement du peuplier en Amérique du Nord. Il s'agit
essentiellement d'une révision complète et de la mise à jour d'un
livre produit en 1983 par Don Dickmann de la Michigan State University.
La seconde partie présente des descriptions succinctes et des
illustrations de 50 ou 60 des clones et cultivars de peuplier
les plus utiles en Amérique du Nord. Le livre sera publié par
le Conseil national de recherches du Canada vers la fin de 2000
et un exemplaire en sera envoyé à chaque participant d'IPC 2000.
Le livre sera également mis en vente au grand public, à titre
de projet conjoint des Conseils du peuplier du Canada et des États-Unis.
Une autre publication, propre au Conseil du peuplier
du Canada, a déjà été produite à l'occasion d'IPC 2000. Chaque
fois que la CIP se rencontre, chaque pays membre doit préparer
un rapport national complet sur les activités concernant le peuplier
et le saule qui se sont déroulées depuis la séance précédente.
J'ai réussi à obtenir du financement du Service canadien des forêts
pour permettre au Conseil de conclure un arrangement avec Cees
van Oosten, l'un de nos membres, pour qu'il prépare le rapport
national du Canada pour IPC 2000. À cette fin, Cees a rassemblé
une grande quantité d'information utile dans l'ensemble du pays.
Le rapport qui en est résulté constituera une très bonne source
de données et d'information pour l'ensemble de nos membres.
La préparation de l'IPC 2000 a pris une bonne
part de mon temps en 1999-2000. Tout au long du développement
du programme d'IPC 2000, j'ai été en contact presque quotidien
avec le coprésident américain, ainsi qu'avec le président (italien)
du comité scientifique de la séance et avec le secrétariat de
la CIP au siège de la FAO à Rome. Je dirige la visite canadienne
et coordonne la production du livre La Culture du peuplier au
Canada.
J'ai poursuivi le développement et l'amélioration
du site Web du Conseil du peuplier. Le procès-verbal de la réunion
annuelle de 1998 qui s'est tenue à Québec a été diffusé par l'entremise
du site. Un avant-projet du sommaire des actes de la réunion de
1999 qui s'est déroulée à Edmonton a été préparé, mais le travail
n'est pas terminé. L'information sur le membership dans la section
du site réservée aux membres a été réarrangée et mise à jour.
Des liens vers des sites d'intérêt et d'autres éléments nouveaux
ont été ajoutés, y compris vers le site de l'IPC 2000. Réciproquement,
des liens vers notre site ont été insérés dans quelques-uns de
ceux-ci. Notre site est bien fréquenté, avec une moyenne de 3
000 à 4 000 visites par mois. Nous avons certes été chanceux d'obtenir
une adresse URL simple et facile à retenir (www.poplar.ca).
Le site est sans nul doute la source d'un nombre
sans cesse croissant de demandes d'information technique, dont
la plupart se font par courrier électronique et reçoivent une
réponse par la même voie de communication. Quand je ne peux fournir
moi-même les réponses, j'adresse les requêtes à d'autres membres
du Conseil selon leur spécialité. Dans la mesure du possible,
quand ces demandes nous parviennent de non-membres, nous saisissons
l'occasion de faire la promotion du Conseil et des avantages qu'il
procure à ses membres.
À la suite du sondage entrepris par le Conseil
il y a deux ans sur l'intérêt pour une éventuelle coopérative
canadienne pour la biotechnologie du peuplier, des effort ont
été faits pour établir un annuaire des chercheurs canadiens se
spécialisant dans le peuplier. Les progrès sont lents, mais cet
annuaire sera probablement réalisé comme partie intégrante du
projet d'annuaire des chercheurs canadiens en foresterie mis de
l'avant par le Service canadien des forêts à Victoria. Le Réseau
de la biotechnologie des arbres et de la génétique de pointe du
Service canadien des forêts a également été contacté afin que
de l'information technique soit insérée dans le site du Conseil.
Dans l'année qui commence le directeur technique
devra d'abord consacrer ses énergies à régler les affaires découlant
de l'IPC 2000, entre autres la coordination des dernières étapes
de la production, de la publication et distribution du livre La
Culture du peuplier en Amérique du Nord. J'aurai ensuite plus
de temps pour les affaires du Conseil proprement dites. Je poursuivrai
sans doute la mise au point de l'annuaire des spécialistes canadiens
du peuplier et les actions diverses visant la promotion et la
coordination d'une coopérative ou d'un partenariat éventuel sur
la biotechnologie du peuplier au Canada. Je rédigerai également
des textes pour le bulletin et je poursuivrai la tenue et l'amélioration
du site Web tout en répondant aux demandes d'information technique.
Bien que j'aie consacré beaucoup de temps cette
année à l'aspect international plutôt que proprement canadien
des affaires du Conseil du peuplier du Canada, j'espère que celui-ci
paraîtra avoir bénéficié de son expérience de coprésentateur de
l'IPC 2000. Nous avons beaucoup à offrir à la communauté universelle
du peuplier, et beaucoup à apprendre des gens qui se consacrent
au peuplier dans les autres pays du monde. À titre de coprésident
du comité organisateur de l'IPC 2000, je suis très reconnaissant
aux nombreux membres du Conseil du peuplier du Canada qui ont
contribué d'une façon ou d'une autre au succès de la manifestation.
En particulier, je remercie John Doornbos et le comité exécutif
du Conseil de m'avoir permis d'y consacrer du temps. J'adresse
également de sincères remerciements à la secrétaire de ce comité,
Sandra Williams, qui a consacré une bonne partie de la dernière
année à l'IPC 2000, particulièrement aux détails de la planification
et de l'organisation de la tournée canadienne. La collaboration
avec Sandra a toujours été des plus agréables.
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Last edit:
2004-10-27
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