Le
Bulletin - juillet 1999
Dans ce numéro
English Version
John Doornbos
Au terme de ma deuxième année comme président
du Conseil du peuplier, je peux dire que nous ce fut une autre
année chargée. Si ma participation a été
limitée, celles du directeur technique et de la secrétaire
exécutive ont toutes les deux été débordantes
comme ils nous en font part dans leur rapport respectif.
Au cours de la dernière année, j'ai essayé
d'améliorer les communications avec les directeurs et les
membres du comité. Notre conférence téléphonique
d'avril dernier était un bon départ, quoiqu'un peu
tardif. J'avais espéré faire plusieurs réunions
de ce genre, mais il est si difficile de trouver le temps qui
convient à tous. J'espère que l'année prochaine
on pourra faire mieux. Un résultat tangible de cet appel
a été le renouvellement du contrat de Jim à
titre de directeur technique.
Le Service canadien des forêts m'a offert un poste à
Edmonton, proposition que j'ai acceptée et qui exigeait
que je déménage de Prince Albert. Quoique le déménagement
ait eu lieu au mois d'août, le processus de réinstallation
semble avoir duré plus longtemps. Mes nouvelles fonctions
ne m'empêcheront pas de continuer à servir le Conseil
du peuplier.
Une question connexe a été soulevée à
notre assemblée annuelle et c'est le déménagement
du bureau du Conseil. J'ai proposé aux membres que, de
Prince Albert où il se trouvait depuis deux ans, le bureau
soit redéménagé à Edmonton. Le plus
grand regret que j'avais en proposant ce changement, c'est la
perte des services inestimables de Carol, notre secrétaire
exécutive. Toutefois, ayant travaillé à distance
pendant un an avec la secrétaire exécutive précédente,
nous avons convenu que ce n'était pas une méthode
de fonctionnement efficace. Le déménagement aura
lieu au printemps.
En plus de servir comme président, je me suis chargé,
avec l'aide de Carol, d'une grande partie du travail du secrétaire-trésorier.
Ce n'est pas trop difficile mais cela exige beaucoup de temps
et il serait approprié que quelqu'un d'autre que Carol
ou moi soit formé au traitement des finances de l'organisation.
Dave Cheyne s'est porté volontaire comme secrétaire-trésorier.
Une copie du rapport du vérificateur pour 1996-1997 est
inclus dans ce bulletin avec les informations financières
pour 1998 et 1999. Le rapport de 1996-1997 indique que nous avons
connu beaucoup de succès en générant des
revenus excédant les dépenses même avec l'engagement
du directeur technique. Une grande partie des revenus continue
de venir des projets que nous effectuons. En 1998, nos revenus
devraient également excéder les dépenses
d'un brin. Le budget de 1999 laisse voir un déficit important
mais il ne comprend aucun revenu de projets. Avec le revenu des
projets, nous pourrions tout de même connaître un
déficit en 1999. Cette situation était prévue
avec l'embauche du directeur technique. Grâce aux revenus
générés par nos projets, nous avons pu en
retarder l'impact jusqu'à maintenant.
Nous avons entrepris plusieurs activités sur lesquelles
nous continuerons de travailler. Nous avons commencé à
remanier notre site Web et à le changer de serveur. Nous
avons maintenant notre propre nom de domaine (à l'adresse
http://www.poplar.ca), ce qui nous permettra de d'augmenter la
visibilité du site Web pour nos membres et pour tous ceux
qui tenteraient de nous rejoindre, de créer une section
réservée aux membres et de faciliter la mise à
jour des informations.
Jim continuera de travailler cette année au projet d'annuaire
et d'enquête auprès des membres. Une fois terminé,
ce projet sera intégré au site Web. Nos discussions
en cours avec la « Western Boreal Aspen Coop » peuvent nous amener
à entreprendre un projet conjoint ou une forme quelconque
de collaboration. Des opportunités pourraient également
se présenter aux Conseil par suite de la Stratégie
canadienne en matière de biotechnologie et en raison du
thème de notre assemblée annuelle.
En conclusion, j'aimerais remercier de nouveau Carol et Jim pour
leur travail et leur dévouement au cours de la dernière
année (C'est grâce à leurs efforts que nous
avons accompli autant) et un grand merci au Service canadien des
forêts pour son soutien. J'aimerais aussi remercier Ariane
Plourde du Centre de foresterie des Laurentides (Service canadien
des forêts) et son comité organisateur qui ont mené
à bien sur une excellente assemblée assortie d'un
bon programme de visites sur le terrain.
Début
Carol Mardell
Nous avons été très occupés cette
année. Nous avons pris part à deux contrats sans
compter le travail quotidien du Conseil du peuplier : le congrès
«Aboriginal Entrepreneurship in Forestry» au mois de janvier 1998
et le sondage de l'industrie canadienne au sujet d'une coopérative
sur la biotechnologie du peuplier. Suite au sondage nous avons
reçu des réabonnements de la plupart de ceux qui
ont été sondés. En plus, nous avons reçu
deux nouvelles inscriptions corporatives et deux nouvelles inscriptions
individuelles.
Une lettre a été envoyée aux membres actuels
pour les encourager à élever leur niveau de participation
en s'inscrivant comme membre corporatif au lieu de membre individuel.
Une inscription corporative additionnelle a été
reçue. Cette année nous avons essayé une
nouvelle formule de facture personnalisée. Nous avons reçu
beaucoup de réabonnements corporatifs dans un intervalle
réduit. Nous avons également envoyé des lettres
de rappel aux anciens membres et nous avons reçu 16 réabonnements
individuels et 3 corporatifs. En plus, nous avons gagné
3 nouveaux membres corporatifs et 10 individuels. Un membre étudiant
est devenu membre individuel. Douze personnes ont profité
du prix spécial pour les cotisations individuelles de trois
ans. Nous avons donc, pour 1998, six nouveaux membres corporatifs
et 12 nouveaux membres individuels. Par conséquent, nous
sommes maintenant forts de 138 membres, y compris 22 membres corporatifs,
68 membres affiliés, 47 membres individuels et un étudiant.
Nous avons eu un appel conférence le 2 avril 1998 avec
12 participants du comité exécutif et des comités
techniques. Nous avons utilisé un nouveau procédé
pour l'appel cette fois. Chaque participant avait un numéro
à appeler et devait composer un code au moment où
il désirait participer. Grâce à ce procédé,
nous avons épargné de l'argent parce que chaque
participant payait ses propres frais interurbains.
Nous avons produit deux numéros du bulletin au cours de
l'année. Le numéro de mars a couvert l'assemblée
annuelle et le numéro de juillet était un spécial
biotechnologie.
Nous recevons diverses demandes de renseignements par courrier
électronique, en provenance du Canada mais également
d'outre-mer. Nous avons reçu des demandes du Pays de Galles
et de la Finlande.
Mon travail au Conseil du peuplier a été très
agréable. John et Jim ont tous les deux été
des conseillers très solides et prêts à m'aider
pour n'importe quelle demande ou question à discuter. Ce
fut un plaisir de travailler avec vous!
Début
Jim Richardson
Contexte
La présente est le deuxième rapport annuel du directeur
technique aux membres du Conseil du peuplier. Le poste de directeur
technique a été créé par le Comité
exécutif en avril 1997. Les objectifs généraux
du directeur technique sont de fournir des avis et des services
techniques au Conseil du peuplier, de faire la promotion du Conseil
et de susciter des appuis ainsi que de recruter de nouveaux membres.
Des tâches spécifiques diverses permettent d'atteindre
cet objectif :
a. aider à faire le profil des membres corporatifs, y
compris un sondage des besoins de l'industrie que le CPC pourrait
satisfaire;
b. établir un annuaire des membres, axé d'abord
sur les membres corporatifs;
c. développer une trousse d'information devant servir
à recruter de nouveaux membres, particulièrement
des membres corporatifs;
d. représenter le CPC à un maximum de quatre expositions
commerciales (au maximum) au Canada afin de répondre aux
demandes de renseignements techniques et de promouvoir le CPC;
e. assumer, au nom du CPC, le leadership du développement
et de la coordination du projet d'association canadienne pour
la biotechnologie et la génétique du peuplier, en
faisant le lien entre les besoins de l'industrie et les capacités
de recherche et en recueillant des fonds pour la recherche;
f. promouvoir l'utilisation du logiciel ASPEN y compris par la
vente, selon les termes convenus avec le SCF, et, le cas échéant,
l'enrichissement du contenu;
g. examiner les possibilités de contrat ou de partenariat
afin d'augmenter la visibilité et de promouvoir les objectifs
du CPC, et, par le biais d'honoraires provenant de contrats d'achat
de services ou d'administration de contrat, de générer
des revenus pour le CPC;
h. répondre aux demandes de renseignements techniques
par courrier électronique, téléphone, télécopieur
et courrier; contribuer au bulletin du CPC et participer à
l'assemblée annuelle du CPC.
Compte tenu du budget limité du Conseil, ces services
sont fournis à un niveau de rémunération
minimal. Comme directeur technique, j'ai travaillé pour
la plupart de l'année passée dans un bureau fourni
par mon ancien employeur, la Direction des sciences du Service
canadien des forêts à Ottawa, qui a fourni également
par générosité des services de soutien d'ordinateur,
de téléphone et de télécopieur. Cependant,
en raison des besoins d'espace du SCF, cet arrangement s'est terminé
en juin 1998 et je travaille maintenant chez moi, dans un bureau
dont les coordonnées figurent à la fin de ce rapport.
Je consacre au moins deux jours par semaine aux affaires du Conseil
du peuplier, mais le temps que j'y consacre réellement
varie beaucoup selon les tâches en cours.
Progrès
Le Conseil a fait de grand progrès l'année dernière,
sur le plan des services aux membres et du contact avec les membres,
surtout les membres corporatifs, et dans la définition
de nos orientations futures. L'activité la plus importante
pour le directeur technique était la participation aux
activités reliées au projet d'établissement
d'une coopérative ou d'un partenariat canadien sur la biotechnologie
du peuplier. Ce sujet a été présenté
et discuté lors de l'assemblée annuelle de l'année
passée. L'objectif était de coordonner la recherche
partout au pays sur l'amélioration génétique
et la génétique de pointe du peuplier et du tremble,
afin de promouvoir l'utilisation de matériel issu de la
biotechnologie du peuplier et d'arrimer les besoins de l'industrie
avec les compétences scientifiques des chercheurs des universités,
du gouvernement et de l'industrie, objectif que nous poursuivons
toujours.
Comme première étape du processus, le SCF a passé
un contrat avec le Conseil peu après l'assemblée
annuelle de 1997 pour la réalisation d'un sondage pancanadien
auprès des industries canadiennes qui utilisent le peuplier,
afin de déterminer plus précisement le niveau d'intérêt
que l'industrie entretient pour une coopérative canadienne.
Le sondage a été effectué par le directeur
technique au moyen de 22 visites personnelles réalisées
entre novembre 1997 et janvier 1998. Pendant cette période
et l'étape suivante de reportage, j'ai travaillé
presque à plein temps à ce projet.
En résumé, le sondage a mis en lumière un
intérêt très élevé de la part
des industries canadiennes qui utilisent le peuplier pour la mise
sur pied éventuelle d'une coopérative canadienne
de la biotechnologie du peuplier. La plupart des compagnies ont
reconnu le rôle potentiel du Conseil dans le développement
et la coordination de la coopérative. Un rapport détaillé
du sondage a été préparé et livré
au SCF et aux membres d'un comité organisateur établi
pour le sondage et représentant les différents secteurs.
Des exemplaires ont été distribués également
à tous les participants du sondage. Le rapport (en anglais)
est disponible sur ce site Internet en
appuyant ici. Un rapport confidentiel fournissant des détails
de toutes les réponses faites au cours des visites individuelles
a également été préparé pour
le comité organisateur, mais ce rapport ne fera pas l'objet
d'une distribution plus large.
Les compagnies visitées au cours du sondage étaient
soit des membres corporatifs du Conseil du peuplier, soit d'anciens
membres ou encore des membres potentiels. Le sondage a donc fourni
une occasion exceptionnelle d'atteindre plusieurs autres objectifs
du directeur technique concernant les membres. Au cours de chaque
visite reliée au sondage, un questionnaire détaillé
a été rempli, lequel a fourni des informations sur
la nature et l'échelle des activités de la compagnie
et a confirmé et mis à jour ses coordonnées.
Le questionnaire a sondé également les intérêts
de l'entreprise et son expertise sur le plan du peuplier et du
tremble, et les services qu'elle reçoit du Conseil ou qu'elle
voudrait recevoir de la part de celui-ci. Le résultat est
une excellente série de profils des compagnies et une bonne
description des besoins de l'industrie que le Conseil désire
servir. C'est un grand pas en avant vers la réalisation
d'un annuaire des membres du Conseil du peuplier.
Dans la plupart des cas, la visite du directeur technique a été
le premier contact en personne entre le Conseil et les membres
corporatifs. Par conséquent, les deux parties en ont beaucoup
profité. Les membres ont reçu une meilleure connaissance
des services et des publications du Conseil, y compris le logiciel
ASPEN. Des informations ou des services ont été
fournis sur le champ ou dans un bref délai. Les membres
qui n'avaient pas renouvelé leur adhésion ont été
encouragés à mettre à jour leur inscription,
et plusieurs l'ont fait. Quelques nouveaux membres ont été
accueillis grâce à ces visites. D'une façon
plus générale, ces visites ont fourni au directeur
technique (et au Conseil) des informations à jour sur les
questions importantes pour les compagnies canadiennes qui utilisent
le peuplier, au moins en ce qui concerne l'approvisionnement.
C'était une occasion inestimable de tâter le pouls
de l'industrie.
Bien que le sondage ait exigé beaucoup de temps et d'énergie
de la part du directeur technique au cours de l'année dernière,
il faut bien comprendre qu'il a rendu de nombreux services au
Conseil. Toute autre considération mise à part,
le Conseil en a profité en termes de ressources financières,
résultat direct du contrat à l'origine de ce sondage,
mais également indirectement, en raison de l'augmentation
des inscriptions.
Le Conseil du peuplier n'a participé à aucune exposition
commerciale l'année dernière. Suite à l'expérience
des années récentes, l'exécutif a conclu
que les avantages de notre participation à de tels événements
ne méritent pas les dépenses de location de kiosque
ni les dépenses de voyage du directeur technique pour sa
participation. Toutefois, la possibilité d'une participation
éventuelle du Conseil dans l'avenir à des événements
choisis n'est pas exclue.
Le directeur technique, à titre de membre élu du
comité exécutif de la Commission internationale
du peuplier (CIP), a entretenu des contacts internationaux dans
le monde du peuplier. Suite à des discussions avec l'Organisation
des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) (la
société mère de la CIP) et avec les États-Unis,
le prochain congrès
de la CIP aura lieu dans la région du Pacifique Nord-Ouest
en l'an 2000, parrainé conjointement par les États-Unis
et le Canada. Les séances techniques auront lieu à
Portland (Oregon) et certaines visites sur le terrain, un aspect
important des congrès de la CIP, auront lieu en Colombie-Britannique
et en Alberta.
Parmi d'autres activités, le logiciel ASPEN, mis au point
par le SCF, a été promu partout où c'était
possible. La version française, préparée
par le SCF au Québec, est lancée au cours de cette
assemblée annuelle. Répondre aux demandes techniques
est une activité incessante et qui permet d'habitude de
recruter de nouveaux membres.
L'avenir
L'achèvement du sondage des membres, y compris le suivi
et l'analyse, ainsi que le développement subséquent
de l'annuaire des membres, sera la tâche centrale du directeur
technique à l'automne 1998 et à l'hiver. Bien que
cela dépende quelque peu des possibilités de trouver
de fonds et d'autres développements, la coordination et
la promotion plus active d'une coopérative ou d'un partenariat
canadien sur la biotechnologie du peuplier pourrait également
être une activité importante. Il y aura aussi des
activités reliées à l'organisation du congrès
de l'an 2000 de la Commission internationale du peuplier,
surtout l'obtention de fonds et la coordination des efforts de
planification de cet événement.
Mon expérience comme directeur technique continue d'être
très positive. La possibilité d'être en contact
avec beaucoup de personnes concernant le peuplier et le CPC est
stimulante et fructueuse. L'appui solide de l'exécutif
du Conseil, particulièrement celle du président
John Doornbos, est beaucoup appréciée. Notre secrétaire
exécutive, Carol Mardell, et moi, au moyen d'appels téléphoniques
et d'échanges hebdomadaires par courrier électronique,
essayons de faire avancer les affaires du Conseil du peuplier.
Ce fut un plaisir de travailler avec Carol tout au cours de l'année.
Début
Jim Richardson et John Balatinecz
La 39e réunion du comité exécutif de la
Commission internationale du peuplier (CIP) a eu lieu les 16 et
17 septembre 1998 au siège de l'Organisation des Nations
Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) à Rome.
MM. Jim Richardson et John Balatinecz du Canada, tous deux membres
actifs du Conseil du peuplier du Canada, ont participé
à cette réunion.
La CIP est un conseil statutaire de la FAO qui a promu et coordonné
l'amélioration génétique, la culture, l'aménagement
et l'utilisation du peuplier et du saule depuis 51 ans. Il y a
actuellement 36 pays membres de la CIP et ce nombre continue d'augmenter.
Le Canada était l'un des premiers signataires de la Convention
qui a établi la CIP. Les membres de la CIP sont les commissions
nationales du peuplier des pays signataires. Au Canada, le Conseil
du peuplier du Canada (CPC) joue ce rôle. Bien que les commissions
nationales du peuplier de beaucoup de pays soient des conseils
formels de haut rang qui ne se rencontrent que rarement ou qui
parfois ne fonctionnent pas, le CPC est un organisme actif de
membres actifs qui fonctionne de manière analogue à
la CIP mais au niveau national. Le Conseil du peuplier des États-Unis
est également un organisme de membres actifs.
Les activités principales de la CIP comprennent:
- l'organisation d'un congrès international quadriennal
pour l'échange d'information scientifique et technique,
- l'enregistrement de clones de peuplier et de saule, et
- la production de diverses publications, y compris
- les comptes-rendus des congrès,
- une liste de chercheurs sur le peuplier et le saule qui
est mise à jour régulièrement, et
- des bulletins occasionnels sur des sujets spécifiques
tels que les insectes et les maladies du peuplier et du saule.
Ces activités sont pour la plupart la responsabilité
des cinq comités techniques de la Commission (les comités
de l'amélioration génétique, des insectes,
des maladies, des systèmes de production et de l'exploitation
et de l'utilisation) et de son sous-comité de la nomenclature
et de l'enregistrement. La FAO appuie la CIP au moyen d'un budget
modéré et de l'appui à temps partiel d'un
des cadres de sa Division des ressources forestières, M.
Jim Ball, qui agit à titre de secrétaire exécutif
de la CIP.
Le comité exécutif fournit la direction générale
à la CIP. Le comité est présentement composé
de 14 membres qui ont été élus par la Commission
en raison de leurs compétences plutôt qu'en raison
d'une représentation régionale (ou qui ont été
cooptés par les autres membres du comité). Les présidents
des comités techniques et du sous-comité de la nomenclature
et de l'enregistrement participent également aux réunions
du comité exécutif. Trois Canadiens sont présentement
membres du comité exécutif : Jim Richardson (membre
élu), John Balatinecz (président du comité
technique de l'exploitation et de l'utilisation) et Louis Zsuffa
(président du comité technique pour les systèmes
de production).
La réunion, qui a duré deux jours, a débuté
par une demi-journée de discussions informelles sur des
questions importantes pour la CIP. La réunion formelle
a eu lieu le lendemain. L'avenir du fonctionnement et de l'orientation
de la Commission a été abondamment débattu.
Le budget très limité fourni par la FAO pour appuyer
la CIP préoccupe le comité depuis longtemps. Bien
qu'il soit peu probable que le budget soit augmenté, le
comité cherche des moyens innovateurs de financement des
activités de la CIP, y compris la possibilité de
chercher des appuis, lorsqu'approprié, chez des partenaires
industriels.
La CIP se lance dans les technologies modernes de communication.
La Commission est déjà présente sur Internet,
sur le site Web de la FAO. Vous pouvez visiter ce site à
l'adresse suivante: http://www.fao.org/WAICENT/faoinfo/forestry/IPC/IPChom-e.htm.
La quantité d'information disponible sera fortement augmentée
dans l'avenir et la plupart des publications et des documents
de la CIP seront disponibles sur le site Web. Les communications
au sein du comité exécutif se font de plus en plus
au moyen du courrier électronique, quoique que les ordinateurs
et l'Internet soient bien entendu beaucoup moins disponibles dans
les pays en développement dont quelques-uns sont membres
de la CIP. La Commission fait un effort particulier pour fournir
de l'appui aux pays en développement en ce qui concerne
la problématique du peuplier.
Les mandats des comités techniques devront être
révisés en préparation du prochain congrès
de la CIP en 2000. On cherche en particulier à traiter
adéquatement certaines questions actuellement importantes
mais qui ne sont pas abordées explicitement par les comités
techniques. Ces questions comprennent la conservation des ressources
génétiques en peuplier et en saule, une question
sur laquelle le président de la CIP, Vic Steenackers de
Belgique est en train de préparer un important document
d'information. L'utilisation de plantations de peuplier et de
saule pour « la bioremédiation », aussi bien que pour la
séquestration du carbone, sont également des questions
importantes. Les questions environnementales en général
n'ont pas été traitées en profondeur par
la CIP dans le passé, mais cette situation sera corrigée.
Puisque la plupart des activités de la CIP sont axées
sur les congrès de la Commission qui ont lieu tous les
quatre ans, le comité exécutif a consacré
une partie importante de son temps à discuter les plans
pour le prochain
(21e) congrès qui aura lieu en 2000. Le comité
a appuyé à l'unanimité une proposition conjointe
des États-unis et du Canada pour l'organisation de ce congrès.
La proposition, soumise par deux membres du comité, Jud
Isebrands du US Forest Service et Jim Richardson, et qui a reçu
ensuite l'approbation formelle du Directeur général
de la FAO, demandait que la réunion ait lieu dans la région
du Pacifique Nord-Ouest, avec des séances techniques à
Portland (Oregon) et des visites sur le terrain dans les États
de l'Oregon et de Washington et dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique
et de l'Alberta. Le Canada a déjà parrainé
deux congrès de la CIP (à Toronto en 1968 et à
Ottawa en 1984); les États-Unis n'ont jamais parrainé
de congrès et donc il a donc paru approprié que
la partie la plus importante de ce prochain événement
ait lieu dans ce pays.
Le comité exécutif a longuement discuté
des possibilités de thème général
pour le 21e congrès. Il s'est finalement arrêté
à celui-ci : « La culture du peuplier et du saule : répondre
aux besoins de la société et de l'environnement
». Les comités techniques établiront également
leurs propres thèmes pour ce congrès, lesquels seront
naturellement plus spécifiques. Toutefois, la CIP a fait
un important pas en avant en établissant un comité
scientifique chargé d'assurer la direction scientifique
et la coordination du contenu technique du congrès et de
ses comptes-rendus. Les congrès passés ont souffert
d'un manque de coordination de la programmation technique qui
se résumait plus ou moins à une série de
réunions indépendantes et parallèles des
comités techniques, avec une journée ou deux d'assemblées
plénières passablement formelles et rigides. Le
comité scientifique effectuera la liaison avec le comité
organisateur local du congrès, lequel sera présidé
par Jud Isebrands et Jim Richardson.
Le 21e congrès
fournira au Canada une excellente occasion de démontrer
à un important groupe international de chercheurs sur le
peuplier et le saule les grands progrès qu'il a accomplis
dans l'utilisation industrielle de ses ressources naturelles en
peuplier faux-tremble, aussi bien que ses succès en biotechnologie
du peuplier. Le congrès pourrait relancer de façon
significative le projet de coopérative canadienne de biotechnologie
du peuplier. Le CPC coordonnera la participation canadienne à
la planification du congrès. On espère que le Service
canadien des forêts, l'industrie canadienne utilisant le
peuplier et d'autres organismes y participeront également.
Début
Jim Richardson
Le thème de l'assemblée générale
de 1998 était « Se préparer pour le 3e millénaire
». Deux jours et demi de visites guidées sur le terrain
dans le sud du Québec et l'est de l'Ontario ont éclairé
ce thème. Les visites se concentraient sur les essais expérimentaux
de l'amélioration génétique du peuplier du
Ministère des ressources naturelles du Québec (MRNQ)
et les plantations industrielles de peuplier hybride de la compagnie
Domtar dans la région de Windsor au Québec et la
région de Cornwall en Ontario. L'orientation générale
de ces travaux montre la préparation du gouvernement et
de l'industrie à faire face aux besoins futurs en fibres.
Le Service de l'amélioration des arbres du MRNQ a pris
une part active à l'amélioration génétique
du peuplier depuis 1969 et pendant cette période il a réalisé
beaucoup de progrès dans la sélection et la mise
au point de clones hybrides de peuplier propres surtout aux régions
du sud du Québec, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.
Plus récemment, les recherches ont été étendues
à la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean tel qu'il
a été démontré lors de l'assemblée
générale de 1995 du Conseil à Chicoutimi.
Les visites guidées sur le terrain en 1998 comprenaient
des tests clonaux et des plantations de sélection précoce
de peuplier hybride et de peuplier deltoïde dans la région
de Saint-Ours sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, et dans
les conditions de climat et de sol un peu plus rigoureuses de
la région de Windsor.
La plus vieille plantation visitée, à Saint-Ours,
a été établie en 1980 et 1981 avec un espacement
de 6 m par 7 m dans une plantation de conifères mélangés
établie pendant les deux années précédentes.
Des boutures sans racines et de 2 m de longueur avaient été
plantées sans préparation de site. Après
15 ans de croissance, dans une site dit l'un des meilleurs au
Québec pour le peuplier, la hauteur moyenne des 30 meilleurs
clones était de 18 m et le diamètre moyen à
hauteur de poitrine de 25 cm. À cette époque, les
trois meilleurs clones dans les rangées de bordure - Unal,
Beaupré et Boelare, des hybrides de Populus trichocarpa
x deltoides - avaient 22 à 24 m de hauteur et 35 à
43 cm de diamètre. (Toutefois, Beaupré n'est plus
recommandé pour les plantations de cette région
à cause des problèmes d'insolation.)
Les techniques d'établissement des plantations ont changé
depuis 1980 et la préparation intensive du site y compris
le labour et le hersage est maintenant la norme. L'espacement
en plantation est beaucoup plus étroit qu'auparavant. Des
boutures racinées d'une longueur minimum de 30 cm sont
recommandées. Les racines des boutures ne sont pas élaguées
avant l'entreposage pendant l'hiver et la plantation à
racines nues au printemps. Un paillis de plastique noir est employé
dans les rangs afin d'aider à réduire la concurrence
des mauvaises herbes. Le broutage par les chevreuils est un problème
sérieux pour le peuplier en plantation dans le sud du Québec
et les clôtures sont considérées comme essentielles;
les clôtures électriques sont utilisées parfois.
Les essais clonaux les plus récents qui ont été
visités ont été établis entre 1991
et 1994. Les tests comprenaient des hybrides entre P. trichocarpa,
P. nigra, P. maximowiczii et P. deltoides. Les clones d'hybrides
de P. maximowiczii sont particulièrement prometteurs. Le
chancre septorien est un souci majeur et beaucoup des travaux
sur les sélections clonales visent à trouver des
hybrides et des clones résistants à Septoria. Un
autre problème est l'insolation qui peut toucher jusqu'à
65 % des arbres de quelques clones. L'activité du cambium
hors saison pendant les jours ensoleillés de l'hiver et
lorsque le sol gelé est couvert de neige cause des fissures
verticales dans les tiges au-dessus de la surface de la neige.
Il n'est pas clair si l'incidence de l'insolation est entièrement
reliée aux conditions de climat et de site ou si les différences
clonales, qui sont connues, y jouent également un rôle
important. L'élagage fait trop tôt pourrait aussi
prédisposer le peuplier à l'insolation. Dans la
région de Windsor, la tempête de verglas de janvier
1998 a causé des dégâts sous forme de brisure
et de flexion à presque 30 % des arbres dans les essais
de peuplier.
Les deux centres d'affaires de la compagnie Domtar qui ont été
visités ont des histoires bien différentes en ce
qui concerne le fonctionnement des usines et l'expérience
avec les plantations de peuplier hybride. L'usine de Windsor est
entrée en service complet en 1989 et utilise 800 000 tonnes
de bois par année - issues d'essences feuillues seulement.
Cette usine produit divers papiers fins (offset, copieur, formulaire,
vélin) et de la pâte à papier. Il y a plus
de 1100 employés. Les questions environnementales, y compris
le traitement des eaux, les émissions atmosphériques
et les déchets solides, ont une priorité élevée.
Le programme de peuplier hybride de Domtar à Windsor a
débuté en 1997 seulement avec l'établissement
d'un jardin clonal. À cause des problèmes avec les
chevreuils, on a dû transférer les 9200 plants sur
une site de 9 ha à Ste-Catherine-de-Hatley avec la protection
d'une clôture électrique. En 1998, 40 ha au total
ont été plantés avec approximativement 40
000 plants et boutures. Les essais établis comprennent
un test d'espacement, un test clonal, une comparaison de boutures
racinées et sans racines, des tests des biosolides d'usine
comme engrais et des résidus de cours à bois comme
paillis, et des tests de préparation de site.
La préparation de site comprend normalement le labourage
en automne suivi par le hersage au printemps avant la plantation.
L'épandage de biosolides n'a causé qu'un compactage
minimal du sol. Une combinaison de biosolides et de résidus
de cours à bois a été utilisée dans
le but de lutter contre les mauvaises herbes et stimuler la croissance
des arbres. Malheureusement, les résidus de cours à
bois n'ont pas maîtrisé les mauvaises herbes et les
biosolides ont stimulé tout autant la croissance des mauvaises
herbes que celle des peupliers. L'application sera évaluée
de nouveau.
Une série de clones et d'hybrides divers de peuplier ont
été établis, y compris P. trichocarpa x deltoides,
deltoides x nigra, nigra x maximowiczii, euramericana x maximowiczii,
et maximowiczii x balsamifera. Les espacements en plantation qui
sont utilisés le plus souvent sont 3 m x 3 m et 3 m x 2
m. Il est trop tôt pour évaluer la performance en
croissance des peupliers.
Quant au centre d'affaires de Cornwall de la compagnie Domtar,
il a une histoire beaucoup plus longue, comme usine aussi bien
qu'en ce qui concerne son expérience avec les plantations
de peuplier. L'usine a été construite en 1881 et
sa capacité actuelle de production est de 220 000 tonnes
par année d'une grande diversité de papiers fins.
L'approvisionnement en fibres consiste en 211 000 tonnes anhydres
de feuillus par année, dont 12 % de peuplier. Domtar Cornwall
est propriétaire de 1600 ha de terres forestières
tenues en propriété perpétuelle et libre
en Ontario (dont 400 ha ont été récoltés)
et de 42 000 ha dans l'État de New York. Deux mille hectares
de plus, dont 1200 ha sont en plantations de peuplier hybride,
sont aménagés par le Ministère des ressources
naturelles de l'Ontario aux termes d'une convention sous la Loi
de la foresterie (Forestry Act Agreement). Au moyen d'un programme
de foresterie pour les terrains privés, Domtar a établi
plus de 1000 ha de peuplier hybride sur des terrains privés
et la compagnie aménage aussi 2200 ha de terrains boisés
dont elle est propriétaire. Domtar Cornwall s'intéresse
à la culture de peuplier hybride depuis 1974.
La préparation des sites, qui sont normalement des terrains
agricoles marginaux, consiste en des traitements mécaniques
tels que le débroussaillement, le labourage, le déchaumage,
le hersage et le cylindrage, aussi bien que des traitements chimiques
à l'aide d'herbicides comme Glyphosate et Simazine, et
parfois la fertilisation. Le traitement avec herbicide afin de
maîtriser les mauvaises herbes est employé pendant
les deux premières années après la plantation.
Quelques essais de clone et de site ont été établis.
Beaucoup des clones supérieurs sont issus de croisements
P. deltoides x nigra, mais un des clones les plus performants,
utilisé comme témoin est le NM6 (P. nigra x maximowiczii)
qui a une hauteur et un diamètre nettement supérieur
dans beaucoup d'essais. Malheureusement, le NM6 a subi beaucoup
de dégâts au cours du verglas de janvier 1998. Très
souvent la glace a ébranché tous les rameaux latéraux.
Les dégâts causés par le verglas ont été
plus sévères dans la région de Cornwall que
dans la région de Windsor. Des différences clonales
se sont manifestées dans le degré et le type de
dégâts et une évaluation de ces dégâts
est prévue sous forme d'un projet de thèse d'un
étudiant. Le chancre septorien est un problème chez
quelques clones et dans quelques sites. Quelques plantations avec
beaucoup de chancres ont été éclaircies ou
ont été coupées et remplacées par
d'autres essences telles que le pin blanc. L'insolation est parfois
observée, mais en général c'est moins évident
dans la région de Cornwall que dans les plantations du
sud du Québec.
Quelques-unes des plantations de peuplier de Cornwall ont déjà
été récoltées. La coupe intermédiaire
est également une question à l'étude; les
rangées alternantes seraient coupées à l'âge
de 8 ou 9 ans pour le bois de pâte et la révolution
du peuplement qui reste serait prolongée jusqu'à
15 ans. Après la récolte du peuplier, des essences
résineuses sont parfois plantées ou la régénération
naturelle en feuillus, souvent le frêne, est permise en
remplacement du peuplier.
Je tiens à remercier sincèrement les employés
du Service d'amélioration des arbres du MRNQ et des centres
d'affaires de Windsor et de Cornwall de la compagnie Domtar qui
n'ont pas ménagé leurs efforts pour organiser et
diriger une série de visites sur le terrain qui se sont
révélées aussi intéressantes qu'instructives.
Je remercie tout particulièrement Pierre Périnet,
Gilles Vallée, Serge Morin, Émile Audy, Régis
Saint-Amand et Adam Zulinski.
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Last edit:
2004-10-27
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