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Le Bulletin - juillet 1999

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Le Bulletin - juillet 1999

Dans ce numéro

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Rapport du président

John Doornbos

Au terme de ma deuxième année comme président du Conseil du peuplier, je peux dire que nous ce fut une autre année chargée. Si ma participation a été limitée, celles du directeur technique et de la secrétaire exécutive ont toutes les deux été débordantes comme ils nous en font part dans leur rapport respectif.

Au cours de la dernière année, j'ai essayé d'améliorer les communications avec les directeurs et les membres du comité. Notre conférence téléphonique d'avril dernier était un bon départ, quoiqu'un peu tardif. J'avais espéré faire plusieurs réunions de ce genre, mais il est si difficile de trouver le temps qui convient à tous. J'espère que l'année prochaine on pourra faire mieux. Un résultat tangible de cet appel a été le renouvellement du contrat de Jim à titre de directeur technique.

Le Service canadien des forêts m'a offert un poste à Edmonton, proposition que j'ai acceptée et qui exigeait que je déménage de Prince Albert. Quoique le déménagement ait eu lieu au mois d'août, le processus de réinstallation semble avoir duré plus longtemps. Mes nouvelles fonctions ne m'empêcheront pas de continuer à servir le Conseil du peuplier.

Une question connexe a été soulevée à notre assemblée annuelle et c'est le déménagement du bureau du Conseil. J'ai proposé aux membres que, de Prince Albert où il se trouvait depuis deux ans, le bureau soit redéménagé à Edmonton. Le plus grand regret que j'avais en proposant ce changement, c'est la perte des services inestimables de Carol, notre secrétaire exécutive. Toutefois, ayant travaillé à distance pendant un an avec la secrétaire exécutive précédente, nous avons convenu que ce n'était pas une méthode de fonctionnement efficace. Le déménagement aura lieu au printemps.

En plus de servir comme président, je me suis chargé, avec l'aide de Carol, d'une grande partie du travail du secrétaire-trésorier. Ce n'est pas trop difficile mais cela exige beaucoup de temps et il serait approprié que quelqu'un d'autre que Carol ou moi soit formé au traitement des finances de l'organisation. Dave Cheyne s'est porté volontaire comme secrétaire-trésorier.

Une copie du rapport du vérificateur pour 1996-1997 est inclus dans ce bulletin avec les informations financières pour 1998 et 1999. Le rapport de 1996-1997 indique que nous avons connu beaucoup de succès en générant des revenus excédant les dépenses même avec l'engagement du directeur technique. Une grande partie des revenus continue de venir des projets que nous effectuons. En 1998, nos revenus devraient également excéder les dépenses d'un brin. Le budget de 1999 laisse voir un déficit important mais il ne comprend aucun revenu de projets. Avec le revenu des projets, nous pourrions tout de même connaître un déficit en 1999. Cette situation était prévue avec l'embauche du directeur technique. Grâce aux revenus générés par nos projets, nous avons pu en retarder l'impact jusqu'à maintenant.

Nous avons entrepris plusieurs activités sur lesquelles nous continuerons de travailler. Nous avons commencé à remanier notre site Web et à le changer de serveur. Nous avons maintenant notre propre nom de domaine (à l'adresse http://www.poplar.ca), ce qui nous permettra de d'augmenter la visibilité du site Web pour nos membres et pour tous ceux qui tenteraient de nous rejoindre, de créer une section réservée aux membres et de faciliter la mise à jour des informations.

Jim continuera de travailler cette année au projet d'annuaire et d'enquête auprès des membres. Une fois terminé, ce projet sera intégré au site Web. Nos discussions en cours avec la « Western Boreal Aspen Coop » peuvent nous amener à entreprendre un projet conjoint ou une forme quelconque de collaboration. Des opportunités pourraient également se présenter aux Conseil par suite de la Stratégie canadienne en matière de biotechnologie et en raison du thème de notre assemblée annuelle.

En conclusion, j'aimerais remercier de nouveau Carol et Jim pour leur travail et leur dévouement au cours de la dernière année (C'est grâce à leurs efforts que nous avons accompli autant) et un grand merci au Service canadien des forêts pour son soutien. J'aimerais aussi remercier Ariane Plourde du Centre de foresterie des Laurentides (Service canadien des forêts) et son comité organisateur qui ont mené à bien sur une excellente assemblée assortie d'un bon programme de visites sur le terrain.

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Rapport de la secrétaire exécutive

Carol Mardell

Nous avons été très occupés cette année. Nous avons pris part à deux contrats sans compter le travail quotidien du Conseil du peuplier : le congrès «Aboriginal Entrepreneurship in Forestry» au mois de janvier 1998 et le sondage de l'industrie canadienne au sujet d'une coopérative sur la biotechnologie du peuplier. Suite au sondage nous avons reçu des réabonnements de la plupart de ceux qui ont été sondés. En plus, nous avons reçu deux nouvelles inscriptions corporatives et deux nouvelles inscriptions individuelles.

Une lettre a été envoyée aux membres actuels pour les encourager à élever leur niveau de participation en s'inscrivant comme membre corporatif au lieu de membre individuel. Une inscription corporative additionnelle a été reçue. Cette année nous avons essayé une nouvelle formule de facture personnalisée. Nous avons reçu beaucoup de réabonnements corporatifs dans un intervalle réduit. Nous avons également envoyé des lettres de rappel aux anciens membres et nous avons reçu 16 réabonnements individuels et 3 corporatifs. En plus, nous avons gagné 3 nouveaux membres corporatifs et 10 individuels. Un membre étudiant est devenu membre individuel. Douze personnes ont profité du prix spécial pour les cotisations individuelles de trois ans. Nous avons donc, pour 1998, six nouveaux membres corporatifs et 12 nouveaux membres individuels. Par conséquent, nous sommes maintenant forts de 138 membres, y compris 22 membres corporatifs, 68 membres affiliés, 47 membres individuels et un étudiant.

Nous avons eu un appel conférence le 2 avril 1998 avec 12 participants du comité exécutif et des comités techniques. Nous avons utilisé un nouveau procédé pour l'appel cette fois. Chaque participant avait un numéro à appeler et devait composer un code au moment où il désirait participer. Grâce à ce procédé, nous avons épargné de l'argent parce que chaque participant payait ses propres frais interurbains.

Nous avons produit deux numéros du bulletin au cours de l'année. Le numéro de mars a couvert l'assemblée annuelle et le numéro de juillet était un spécial biotechnologie.

Nous recevons diverses demandes de renseignements par courrier électronique, en provenance du Canada mais également d'outre-mer. Nous avons reçu des demandes du Pays de Galles et de la Finlande.

Mon travail au Conseil du peuplier a été très agréable. John et Jim ont tous les deux été des conseillers très solides et prêts à m'aider pour n'importe quelle demande ou question à discuter. Ce fut un plaisir de travailler avec vous!

 

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Rapport du directeur technique

Jim Richardson

Contexte

La présente est le deuxième rapport annuel du directeur technique aux membres du Conseil du peuplier. Le poste de directeur technique a été créé par le Comité exécutif en avril 1997. Les objectifs généraux du directeur technique sont de fournir des avis et des services techniques au Conseil du peuplier, de faire la promotion du Conseil et de susciter des appuis ainsi que de recruter de nouveaux membres. Des tâches spécifiques diverses permettent d'atteindre cet objectif :

a. aider à faire le profil des membres corporatifs, y compris un sondage des besoins de l'industrie que le CPC pourrait satisfaire;

b. établir un annuaire des membres, axé d'abord sur les membres corporatifs;

c. développer une trousse d'information devant servir à recruter de nouveaux membres, particulièrement des membres corporatifs;

d. représenter le CPC à un maximum de quatre expositions commerciales (au maximum) au Canada afin de répondre aux demandes de renseignements techniques et de promouvoir le CPC;

e. assumer, au nom du CPC, le leadership du développement et de la coordination du projet d'association canadienne pour la biotechnologie et la génétique du peuplier, en faisant le lien entre les besoins de l'industrie et les capacités de recherche et en recueillant des fonds pour la recherche;

f. promouvoir l'utilisation du logiciel ASPEN y compris par la vente, selon les termes convenus avec le SCF, et, le cas échéant, l'enrichissement du contenu;

g. examiner les possibilités de contrat ou de partenariat afin d'augmenter la visibilité et de promouvoir les objectifs du CPC, et, par le biais d'honoraires provenant de contrats d'achat de services ou d'administration de contrat, de générer des revenus pour le CPC;

h. répondre aux demandes de renseignements techniques par courrier électronique, téléphone, télécopieur et courrier; contribuer au bulletin du CPC et participer à l'assemblée annuelle du CPC.

Compte tenu du budget limité du Conseil, ces services sont fournis à un niveau de rémunération minimal. Comme directeur technique, j'ai travaillé pour la plupart de l'année passée dans un bureau fourni par mon ancien employeur, la Direction des sciences du Service canadien des forêts à Ottawa, qui a fourni également par générosité des services de soutien d'ordinateur, de téléphone et de télécopieur. Cependant, en raison des besoins d'espace du SCF, cet arrangement s'est terminé en juin 1998 et je travaille maintenant chez moi, dans un bureau dont les coordonnées figurent à la fin de ce rapport. Je consacre au moins deux jours par semaine aux affaires du Conseil du peuplier, mais le temps que j'y consacre réellement varie beaucoup selon les tâches en cours.

Progrès

Le Conseil a fait de grand progrès l'année dernière, sur le plan des services aux membres et du contact avec les membres, surtout les membres corporatifs, et dans la définition de nos orientations futures. L'activité la plus importante pour le directeur technique était la participation aux activités reliées au projet d'établissement d'une coopérative ou d'un partenariat canadien sur la biotechnologie du peuplier. Ce sujet a été présenté et discuté lors de l'assemblée annuelle de l'année passée. L'objectif était de coordonner la recherche partout au pays sur l'amélioration génétique et la génétique de pointe du peuplier et du tremble, afin de promouvoir l'utilisation de matériel issu de la biotechnologie du peuplier et d'arrimer les besoins de l'industrie avec les compétences scientifiques des chercheurs des universités, du gouvernement et de l'industrie, objectif que nous poursuivons toujours.

Comme première étape du processus, le SCF a passé un contrat avec le Conseil peu après l'assemblée annuelle de 1997 pour la réalisation d'un sondage pancanadien auprès des industries canadiennes qui utilisent le peuplier, afin de déterminer plus précisement le niveau d'intérêt que l'industrie entretient pour une coopérative canadienne. Le sondage a été effectué par le directeur technique au moyen de 22 visites personnelles réalisées entre novembre 1997 et janvier 1998. Pendant cette période et l'étape suivante de reportage, j'ai travaillé presque à plein temps à ce projet.

En résumé, le sondage a mis en lumière un intérêt très élevé de la part des industries canadiennes qui utilisent le peuplier pour la mise sur pied éventuelle d'une coopérative canadienne de la biotechnologie du peuplier. La plupart des compagnies ont reconnu le rôle potentiel du Conseil dans le développement et la coordination de la coopérative. Un rapport détaillé du sondage a été préparé et livré au SCF et aux membres d'un comité organisateur établi pour le sondage et représentant les différents secteurs. Des exemplaires ont été distribués également à tous les participants du sondage. Le rapport (en anglais) est disponible sur ce site Internet en appuyant ici. Un rapport confidentiel fournissant des détails de toutes les réponses faites au cours des visites individuelles a également été préparé pour le comité organisateur, mais ce rapport ne fera pas l'objet d'une distribution plus large.

Les compagnies visitées au cours du sondage étaient soit des membres corporatifs du Conseil du peuplier, soit d'anciens membres ou encore des membres potentiels. Le sondage a donc fourni une occasion exceptionnelle d'atteindre plusieurs autres objectifs du directeur technique concernant les membres. Au cours de chaque visite reliée au sondage, un questionnaire détaillé a été rempli, lequel a fourni des informations sur la nature et l'échelle des activités de la compagnie et a confirmé et mis à jour ses coordonnées. Le questionnaire a sondé également les intérêts de l'entreprise et son expertise sur le plan du peuplier et du tremble, et les services qu'elle reçoit du Conseil ou qu'elle voudrait recevoir de la part de celui-ci. Le résultat est une excellente série de profils des compagnies et une bonne description des besoins de l'industrie que le Conseil désire servir. C'est un grand pas en avant vers la réalisation d'un annuaire des membres du Conseil du peuplier.

Dans la plupart des cas, la visite du directeur technique a été le premier contact en personne entre le Conseil et les membres corporatifs. Par conséquent, les deux parties en ont beaucoup profité. Les membres ont reçu une meilleure connaissance des services et des publications du Conseil, y compris le logiciel ASPEN. Des informations ou des services ont été fournis sur le champ ou dans un bref délai. Les membres qui n'avaient pas renouvelé leur adhésion ont été encouragés à mettre à jour leur inscription, et plusieurs l'ont fait. Quelques nouveaux membres ont été accueillis grâce à ces visites. D'une façon plus générale, ces visites ont fourni au directeur technique (et au Conseil) des informations à jour sur les questions importantes pour les compagnies canadiennes qui utilisent le peuplier, au moins en ce qui concerne l'approvisionnement. C'était une occasion inestimable de tâter le pouls de l'industrie.

Bien que le sondage ait exigé beaucoup de temps et d'énergie de la part du directeur technique au cours de l'année dernière, il faut bien comprendre qu'il a rendu de nombreux services au Conseil. Toute autre considération mise à part, le Conseil en a profité en termes de ressources financières, résultat direct du contrat à l'origine de ce sondage, mais également indirectement, en raison de l'augmentation des inscriptions.

Le Conseil du peuplier n'a participé à aucune exposition commerciale l'année dernière. Suite à l'expérience des années récentes, l'exécutif a conclu que les avantages de notre participation à de tels événements ne méritent pas les dépenses de location de kiosque ni les dépenses de voyage du directeur technique pour sa participation. Toutefois, la possibilité d'une participation éventuelle du Conseil dans l'avenir à des événements choisis n'est pas exclue.

Le directeur technique, à titre de membre élu du comité exécutif de la Commission internationale du peuplier (CIP), a entretenu des contacts internationaux dans le monde du peuplier. Suite à des discussions avec l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) (la société mère de la CIP) et avec les États-Unis, le prochain congrès de la CIP aura lieu dans la région du Pacifique Nord-Ouest en l'an 2000, parrainé conjointement par les États-Unis et le Canada. Les séances techniques auront lieu à Portland (Oregon) et certaines visites sur le terrain, un aspect important des congrès de la CIP, auront lieu en Colombie-Britannique et en Alberta.

Parmi d'autres activités, le logiciel ASPEN, mis au point par le SCF, a été promu partout où c'était possible. La version française, préparée par le SCF au Québec, est lancée au cours de cette assemblée annuelle. Répondre aux demandes techniques est une activité incessante et qui permet d'habitude de recruter de nouveaux membres.

L'avenir

L'achèvement du sondage des membres, y compris le suivi et l'analyse, ainsi que le développement subséquent de l'annuaire des membres, sera la tâche centrale du directeur technique à l'automne 1998 et à l'hiver. Bien que cela dépende quelque peu des possibilités de trouver de fonds et d'autres développements, la coordination et la promotion plus active d'une coopérative ou d'un partenariat canadien sur la biotechnologie du peuplier pourrait également être une activité importante. Il y aura aussi des activités reliées à l'organisation du congrès de l'an 2000 de la Commission internationale du peuplier, surtout l'obtention de fonds et la coordination des efforts de planification de cet événement.

Mon expérience comme directeur technique continue d'être très positive. La possibilité d'être en contact avec beaucoup de personnes concernant le peuplier et le CPC est stimulante et fructueuse. L'appui solide de l'exécutif du Conseil, particulièrement celle du président John Doornbos, est beaucoup appréciée. Notre secrétaire exécutive, Carol Mardell, et moi, au moyen d'appels téléphoniques et d'échanges hebdomadaires par courrier électronique, essayons de faire avancer les affaires du Conseil du peuplier. Ce fut un plaisir de travailler avec Carol tout au cours de l'année.

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Réunion de la Commission internationale du peuplier à Rome

Jim Richardson et John Balatinecz

La 39e réunion du comité exécutif de la Commission internationale du peuplier (CIP) a eu lieu les 16 et 17 septembre 1998 au siège de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) à Rome. MM. Jim Richardson et John Balatinecz du Canada, tous deux membres actifs du Conseil du peuplier du Canada, ont participé à cette réunion.

La CIP est un conseil statutaire de la FAO qui a promu et coordonné l'amélioration génétique, la culture, l'aménagement et l'utilisation du peuplier et du saule depuis 51 ans. Il y a actuellement 36 pays membres de la CIP et ce nombre continue d'augmenter. Le Canada était l'un des premiers signataires de la Convention qui a établi la CIP. Les membres de la CIP sont les commissions nationales du peuplier des pays signataires. Au Canada, le Conseil du peuplier du Canada (CPC) joue ce rôle. Bien que les commissions nationales du peuplier de beaucoup de pays soient des conseils formels de haut rang qui ne se rencontrent que rarement ou qui parfois ne fonctionnent pas, le CPC est un organisme actif de membres actifs qui fonctionne de manière analogue à la CIP mais au niveau national. Le Conseil du peuplier des États-Unis est également un organisme de membres actifs.

Les activités principales de la CIP comprennent:

  • l'organisation d'un congrès international quadriennal pour l'échange d'information scientifique et technique,
  • l'enregistrement de clones de peuplier et de saule, et
  • la production de diverses publications, y compris
    • les comptes-rendus des congrès,
    • une liste de chercheurs sur le peuplier et le saule qui est mise à jour régulièrement, et
    • des bulletins occasionnels sur des sujets spécifiques tels que les insectes et les maladies du peuplier et du saule.

Ces activités sont pour la plupart la responsabilité des cinq comités techniques de la Commission (les comités de l'amélioration génétique, des insectes, des maladies, des systèmes de production et de l'exploitation et de l'utilisation) et de son sous-comité de la nomenclature et de l'enregistrement. La FAO appuie la CIP au moyen d'un budget modéré et de l'appui à temps partiel d'un des cadres de sa Division des ressources forestières, M. Jim Ball, qui agit à titre de secrétaire exécutif de la CIP.

Le comité exécutif fournit la direction générale à la CIP. Le comité est présentement composé de 14 membres qui ont été élus par la Commission en raison de leurs compétences plutôt qu'en raison d'une représentation régionale (ou qui ont été cooptés par les autres membres du comité). Les présidents des comités techniques et du sous-comité de la nomenclature et de l'enregistrement participent également aux réunions du comité exécutif. Trois Canadiens sont présentement membres du comité exécutif : Jim Richardson (membre élu), John Balatinecz (président du comité technique de l'exploitation et de l'utilisation) et Louis Zsuffa (président du comité technique pour les systèmes de production).

La réunion, qui a duré deux jours, a débuté par une demi-journée de discussions informelles sur des questions importantes pour la CIP. La réunion formelle a eu lieu le lendemain. L'avenir du fonctionnement et de l'orientation de la Commission a été abondamment débattu. Le budget très limité fourni par la FAO pour appuyer la CIP préoccupe le comité depuis longtemps. Bien qu'il soit peu probable que le budget soit augmenté, le comité cherche des moyens innovateurs de financement des activités de la CIP, y compris la possibilité de chercher des appuis, lorsqu'approprié, chez des partenaires industriels.

La CIP se lance dans les technologies modernes de communication. La Commission est déjà présente sur Internet, sur le site Web de la FAO. Vous pouvez visiter ce site à l'adresse suivante: http://www.fao.org/WAICENT/faoinfo/forestry/IPC/IPChom-e.htm. La quantité d'information disponible sera fortement augmentée dans l'avenir et la plupart des publications et des documents de la CIP seront disponibles sur le site Web. Les communications au sein du comité exécutif se font de plus en plus au moyen du courrier électronique, quoique que les ordinateurs et l'Internet soient bien entendu beaucoup moins disponibles dans les pays en développement dont quelques-uns sont membres de la CIP. La Commission fait un effort particulier pour fournir de l'appui aux pays en développement en ce qui concerne la problématique du peuplier.

Les mandats des comités techniques devront être révisés en préparation du prochain congrès de la CIP en 2000. On cherche en particulier à traiter adéquatement certaines questions actuellement importantes mais qui ne sont pas abordées explicitement par les comités techniques. Ces questions comprennent la conservation des ressources génétiques en peuplier et en saule, une question sur laquelle le président de la CIP, Vic Steenackers de Belgique est en train de préparer un important document d'information. L'utilisation de plantations de peuplier et de saule pour « la bioremédiation », aussi bien que pour la séquestration du carbone, sont également des questions importantes. Les questions environnementales en général n'ont pas été traitées en profondeur par la CIP dans le passé, mais cette situation sera corrigée.

Puisque la plupart des activités de la CIP sont axées sur les congrès de la Commission qui ont lieu tous les quatre ans, le comité exécutif a consacré une partie importante de son temps à discuter les plans pour le prochain (21e) congrès qui aura lieu en 2000. Le comité a appuyé à l'unanimité une proposition conjointe des États-unis et du Canada pour l'organisation de ce congrès. La proposition, soumise par deux membres du comité, Jud Isebrands du US Forest Service et Jim Richardson, et qui a reçu ensuite l'approbation formelle du Directeur général de la FAO, demandait que la réunion ait lieu dans la région du Pacifique Nord-Ouest, avec des séances techniques à Portland (Oregon) et des visites sur le terrain dans les États de l'Oregon et de Washington et dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique et de l'Alberta. Le Canada a déjà parrainé deux congrès de la CIP (à Toronto en 1968 et à Ottawa en 1984); les États-Unis n'ont jamais parrainé de congrès et donc il a donc paru approprié que la partie la plus importante de ce prochain événement ait lieu dans ce pays.

Le comité exécutif a longuement discuté des possibilités de thème général pour le 21e congrès. Il s'est finalement arrêté à celui-ci : « La culture du peuplier et du saule : répondre aux besoins de la société et de l'environnement ». Les comités techniques établiront également leurs propres thèmes pour ce congrès, lesquels seront naturellement plus spécifiques. Toutefois, la CIP a fait un important pas en avant en établissant un comité scientifique chargé d'assurer la direction scientifique et la coordination du contenu technique du congrès et de ses comptes-rendus. Les congrès passés ont souffert d'un manque de coordination de la programmation technique qui se résumait plus ou moins à une série de réunions indépendantes et parallèles des comités techniques, avec une journée ou deux d'assemblées plénières passablement formelles et rigides. Le comité scientifique effectuera la liaison avec le comité organisateur local du congrès, lequel sera présidé par Jud Isebrands et Jim Richardson.

Le 21e congrès fournira au Canada une excellente occasion de démontrer à un important groupe international de chercheurs sur le peuplier et le saule les grands progrès qu'il a accomplis dans l'utilisation industrielle de ses ressources naturelles en peuplier faux-tremble, aussi bien que ses succès en biotechnologie du peuplier. Le congrès pourrait relancer de façon significative le projet de coopérative canadienne de biotechnologie du peuplier. Le CPC coordonnera la participation canadienne à la planification du congrès. On espère que le Service canadien des forêts, l'industrie canadienne utilisant le peuplier et d'autres organismes y participeront également.

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Le peuplier hybride dans le sud du Québec et l'est de l'Ontario

Jim Richardson

Le thème de l'assemblée générale de 1998 était « Se préparer pour le 3e millénaire ». Deux jours et demi de visites guidées sur le terrain dans le sud du Québec et l'est de l'Ontario ont éclairé ce thème. Les visites se concentraient sur les essais expérimentaux de l'amélioration génétique du peuplier du Ministère des ressources naturelles du Québec (MRNQ) et les plantations industrielles de peuplier hybride de la compagnie Domtar dans la région de Windsor au Québec et la région de Cornwall en Ontario. L'orientation générale de ces travaux montre la préparation du gouvernement et de l'industrie à faire face aux besoins futurs en fibres.

Le Service de l'amélioration des arbres du MRNQ a pris une part active à l'amélioration génétique du peuplier depuis 1969 et pendant cette période il a réalisé beaucoup de progrès dans la sélection et la mise au point de clones hybrides de peuplier propres surtout aux régions du sud du Québec, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Plus récemment, les recherches ont été étendues à la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean tel qu'il a été démontré lors de l'assemblée générale de 1995 du Conseil à Chicoutimi. Les visites guidées sur le terrain en 1998 comprenaient des tests clonaux et des plantations de sélection précoce de peuplier hybride et de peuplier deltoïde dans la région de Saint-Ours sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, et dans les conditions de climat et de sol un peu plus rigoureuses de la région de Windsor.

La plus vieille plantation visitée, à Saint-Ours, a été établie en 1980 et 1981 avec un espacement de 6 m par 7 m dans une plantation de conifères mélangés établie pendant les deux années précédentes. Des boutures sans racines et de 2 m de longueur avaient été plantées sans préparation de site. Après 15 ans de croissance, dans une site dit l'un des meilleurs au Québec pour le peuplier, la hauteur moyenne des 30 meilleurs clones était de 18 m et le diamètre moyen à hauteur de poitrine de 25 cm. À cette époque, les trois meilleurs clones dans les rangées de bordure - Unal, Beaupré et Boelare, des hybrides de Populus trichocarpa x deltoides - avaient 22 à 24 m de hauteur et 35 à 43 cm de diamètre. (Toutefois, Beaupré n'est plus recommandé pour les plantations de cette région à cause des problèmes d'insolation.)

Les techniques d'établissement des plantations ont changé depuis 1980 et la préparation intensive du site y compris le labour et le hersage est maintenant la norme. L'espacement en plantation est beaucoup plus étroit qu'auparavant. Des boutures racinées d'une longueur minimum de 30 cm sont recommandées. Les racines des boutures ne sont pas élaguées avant l'entreposage pendant l'hiver et la plantation à racines nues au printemps. Un paillis de plastique noir est employé dans les rangs afin d'aider à réduire la concurrence des mauvaises herbes. Le broutage par les chevreuils est un problème sérieux pour le peuplier en plantation dans le sud du Québec et les clôtures sont considérées comme essentielles; les clôtures électriques sont utilisées parfois.

Les essais clonaux les plus récents qui ont été visités ont été établis entre 1991 et 1994. Les tests comprenaient des hybrides entre P. trichocarpa, P. nigra, P. maximowiczii et P. deltoides. Les clones d'hybrides de P. maximowiczii sont particulièrement prometteurs. Le chancre septorien est un souci majeur et beaucoup des travaux sur les sélections clonales visent à trouver des hybrides et des clones résistants à Septoria. Un autre problème est l'insolation qui peut toucher jusqu'à 65 % des arbres de quelques clones. L'activité du cambium hors saison pendant les jours ensoleillés de l'hiver et lorsque le sol gelé est couvert de neige cause des fissures verticales dans les tiges au-dessus de la surface de la neige. Il n'est pas clair si l'incidence de l'insolation est entièrement reliée aux conditions de climat et de site ou si les différences clonales, qui sont connues, y jouent également un rôle important. L'élagage fait trop tôt pourrait aussi prédisposer le peuplier à l'insolation. Dans la région de Windsor, la tempête de verglas de janvier 1998 a causé des dégâts sous forme de brisure et de flexion à presque 30 % des arbres dans les essais de peuplier.

Les deux centres d'affaires de la compagnie Domtar qui ont été visités ont des histoires bien différentes en ce qui concerne le fonctionnement des usines et l'expérience avec les plantations de peuplier hybride. L'usine de Windsor est entrée en service complet en 1989 et utilise 800 000 tonnes de bois par année - issues d'essences feuillues seulement. Cette usine produit divers papiers fins (offset, copieur, formulaire, vélin) et de la pâte à papier. Il y a plus de 1100 employés. Les questions environnementales, y compris le traitement des eaux, les émissions atmosphériques et les déchets solides, ont une priorité élevée.

Le programme de peuplier hybride de Domtar à Windsor a débuté en 1997 seulement avec l'établissement d'un jardin clonal. À cause des problèmes avec les chevreuils, on a dû transférer les 9200 plants sur une site de 9 ha à Ste-Catherine-de-Hatley avec la protection d'une clôture électrique. En 1998, 40 ha au total ont été plantés avec approximativement 40 000 plants et boutures. Les essais établis comprennent un test d'espacement, un test clonal, une comparaison de boutures racinées et sans racines, des tests des biosolides d'usine comme engrais et des résidus de cours à bois comme paillis, et des tests de préparation de site.

La préparation de site comprend normalement le labourage en automne suivi par le hersage au printemps avant la plantation. L'épandage de biosolides n'a causé qu'un compactage minimal du sol. Une combinaison de biosolides et de résidus de cours à bois a été utilisée dans le but de lutter contre les mauvaises herbes et stimuler la croissance des arbres. Malheureusement, les résidus de cours à bois n'ont pas maîtrisé les mauvaises herbes et les biosolides ont stimulé tout autant la croissance des mauvaises herbes que celle des peupliers. L'application sera évaluée de nouveau.

Une série de clones et d'hybrides divers de peuplier ont été établis, y compris P. trichocarpa x deltoides, deltoides x nigra, nigra x maximowiczii, euramericana x maximowiczii, et maximowiczii x balsamifera. Les espacements en plantation qui sont utilisés le plus souvent sont 3 m x 3 m et 3 m x 2 m. Il est trop tôt pour évaluer la performance en croissance des peupliers.

Quant au centre d'affaires de Cornwall de la compagnie Domtar, il a une histoire beaucoup plus longue, comme usine aussi bien qu'en ce qui concerne son expérience avec les plantations de peuplier. L'usine a été construite en 1881 et sa capacité actuelle de production est de 220 000 tonnes par année d'une grande diversité de papiers fins. L'approvisionnement en fibres consiste en 211 000 tonnes anhydres de feuillus par année, dont 12 % de peuplier. Domtar Cornwall est propriétaire de 1600 ha de terres forestières tenues en propriété perpétuelle et libre en Ontario (dont 400 ha ont été récoltés) et de 42 000 ha dans l'État de New York. Deux mille hectares de plus, dont 1200 ha sont en plantations de peuplier hybride, sont aménagés par le Ministère des ressources naturelles de l'Ontario aux termes d'une convention sous la Loi de la foresterie (Forestry Act Agreement). Au moyen d'un programme de foresterie pour les terrains privés, Domtar a établi plus de 1000 ha de peuplier hybride sur des terrains privés et la compagnie aménage aussi 2200 ha de terrains boisés dont elle est propriétaire. Domtar Cornwall s'intéresse à la culture de peuplier hybride depuis 1974.

La préparation des sites, qui sont normalement des terrains agricoles marginaux, consiste en des traitements mécaniques tels que le débroussaillement, le labourage, le déchaumage, le hersage et le cylindrage, aussi bien que des traitements chimiques à l'aide d'herbicides comme Glyphosate et Simazine, et parfois la fertilisation. Le traitement avec herbicide afin de maîtriser les mauvaises herbes est employé pendant les deux premières années après la plantation.

Quelques essais de clone et de site ont été établis. Beaucoup des clones supérieurs sont issus de croisements P. deltoides x nigra, mais un des clones les plus performants, utilisé comme témoin est le NM6 (P. nigra x maximowiczii) qui a une hauteur et un diamètre nettement supérieur dans beaucoup d'essais. Malheureusement, le NM6 a subi beaucoup de dégâts au cours du verglas de janvier 1998. Très souvent la glace a ébranché tous les rameaux latéraux. Les dégâts causés par le verglas ont été plus sévères dans la région de Cornwall que dans la région de Windsor. Des différences clonales se sont manifestées dans le degré et le type de dégâts et une évaluation de ces dégâts est prévue sous forme d'un projet de thèse d'un étudiant. Le chancre septorien est un problème chez quelques clones et dans quelques sites. Quelques plantations avec beaucoup de chancres ont été éclaircies ou ont été coupées et remplacées par d'autres essences telles que le pin blanc. L'insolation est parfois observée, mais en général c'est moins évident dans la région de Cornwall que dans les plantations du sud du Québec.

Quelques-unes des plantations de peuplier de Cornwall ont déjà été récoltées. La coupe intermédiaire est également une question à l'étude; les rangées alternantes seraient coupées à l'âge de 8 ou 9 ans pour le bois de pâte et la révolution du peuplement qui reste serait prolongée jusqu'à 15 ans. Après la récolte du peuplier, des essences résineuses sont parfois plantées ou la régénération naturelle en feuillus, souvent le frêne, est permise en remplacement du peuplier.

Je tiens à remercier sincèrement les employés du Service d'amélioration des arbres du MRNQ et des centres d'affaires de Windsor et de Cornwall de la compagnie Domtar qui n'ont pas ménagé leurs efforts pour organiser et diriger une série de visites sur le terrain qui se sont révélées aussi intéressantes qu'instructives. Je remercie tout particulièrement Pierre Périnet, Gilles Vallée, Serge Morin, Émile Audy, Régis Saint-Amand et Adam Zulinski.

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Last edit: 2004-10-27