Poplar Council of Canada
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Le Bulletin - mars 1998

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Le Bulletin - mars 1998

Dans ce numéro


Rapport du président

John Doornbos

Ma dernière année à la présidence a été intéressante et productive. J'ai pu voir apparaître de nouvelles possibilités d'aménagement du peuplier et j'ai eu la chance de rencontrer de nombreuses personnes s'intéressant à tous les aspects de la gestion du peuplier. Le domaine de l'amélioration des arbres, plus particulièrement la biotechnologie, a notamment été à l'honneur cette année.

Le secteur agricole a accompli de progrès importants dans ce domaine, et le secteur forestier, notamment le volet s'intéressant aux peupliers, a commencé à en tirer des enseignements et à exploiter ces occasions. Pour ce faire, nous devrons modifier notre vision des plantations, des arbres et des forêts. Deux tendances différentes se dégagent à cet égard : le recours de plus en plus fréquent à l'aménagement forestier extensif reproduisant les perturbations naturelles sur les terres publiques, et le recours de plus en plus répandu sur les terrains privés à un aménagement forestier intensif faisant appel à de courtes rotations et à de nombreux soins culturaux. Cette dichotomie aura pour conséquence d'obliger le Conseil à desservir deux groupes distincts de clients appartenant souvent à une même organisation. Notre vocabulaire commencera aussi à évoluer et empruntera de plus en plus de termes au secteur agricole.

Au nombre des principales réalisations du Conseil cette année, mentionnons les suivantes :

- création du site Web du Conseil du peuplier;

- production du plus important bulletin d'information ce jour, en français et en anglais;

- embauche d'un directeur technique en mai;

- participation à deux salons professionnels: le Grande Prairie Forestry Show, en mai, et la réunion biennale de l'Association canadienne pour l'amélioration des arbres, en août;

- succès de l'assemblée annuelle grâce aux efforts déployés par un comité local bien organisé;

- achat d'un nouvel ordinateur et d'une imprimante (notre vieux 386 ne pouvait fonctionner avec notre site Web);

- bons résultats financiers au cours de la dernière année provenant principalement des revenus tirés d'un contrat qui, après déduction des coûts, représentaient 55 % de nos revenus.

Au cours de la prochaine année, le Conseil devra relever certains défis et saisir des occasions. Le défi qui nous attend concerne notre nombre d'adhérents et, par conséquent, nos finances. Les cotisations versées ont toujours été à peine suffisantes pour couvrir les coûts d'exploitation d'un modeste bureau. Le printemps dernier, il a été décidé d'engager à contrat et à l'essai un directeur technique, décision qui a exercé des pression supplémentaires sur nos ressources. Nous sommes par ailleurs bien placés pour accroître nos effectifs et travailler avec nos membres de manière à saisir des occasions offertes par des coopératives de production de peuplier et la recherche en biotechnologie.

Une proposition concernant l'application de la génétique de pointe et de la biotechnologie aux peupliers du Canada est sur la table. Ce projet permettra de définir la façon dont ces travaux seront réalisés au pays; le Conseil du peuplier et ses membres pourraient jouer un rôle de premier plan à cet égard.

La conférence téléphonique à laquelle ont participé quatorze directeurs du Conseil et des membres du Conseil exécutif le printemps dernier a été très fructueuse et a fait ressortir les possibilités associées à cette forme de communication. Nous l'utiliserons lors des futures réunions des directeurs.

Cette année, le Conseil reportera la fin de son exercice du 30 juin au 31 décembre, de sorte que le présent exercice financier (1996-1997) durera 18 mois. Ce report permettra de dissiper toute confusion concernant le renouvellement de l'adhésion des membres. Par conséquent, aucun état vérifié n'a encore été établi (un état financier non vérifié est disponible sur demande). Pour la période de 14 mois se terminant le 31 août, les recettes ont excédé les dépenses de 7 222 $; nous disposons de 5 955 $ dans le compte courant et de 74 165 $ en CPG. Le bilan de l'année affichera une faible perte de 2 200 $. Les pertes prévues en 1998 sont de 8 600 $ si nous conservons à notre emploi un directeur technique.

Je remercie Carol Mardell et Jim Richardson de leur travail acharné et de leur soutien tout au long de l'année. Je tiens également à remercier le Service canadien des forêts de son appui incessant.

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Rapport du directeur technique

Jim Richardson

Contexte

Voici le premier rapport présenté aux membres du Conseil du peuplier par le nouveau directeur technique, poste créé à titre expérimental par le Comité exécutif en avril de cette année. Il convient peut-être de donner d'abord certains renseignements généraux. Au cours de mes années comme membre élu du Conseil du peuplier et, plus récemment, comme président, poste duquel j'ai démissionné lors de l'assemblée annuelle de 1996, il est devenu de plus en plus évident que le Conseil ne pourrait fonctionner efficacement qu'avec l'aide de bénévoles. Les directeurs et les membres du Conseil exécutif travaillent tous pour des employeurs dont les priorités ont toujours préséance sur les engagements personnels et ils peuvent donc difficilement consacrer autant de temps qu'ils le souhaitent aux activités du Conseil.

Depuis plusieurs années, le Conseil a à son emploi une secrétaire générale à temps partiel, fonction remplie avec brio par Carol Mardell à Prince Albert. Cependant, le Conseil n'avait pas à son service, du moins ces dernières années, une personne pouvant apporter un soutien technique à ses projets.

Par conséquent, lorsque le Service canadien des forêts m'a offert de prendre une retraite anticipée, j'ai décidé de tenter de combler cette lacune et d'offrir mes services au Conseil du peuplier à titre de directeur technique à temps partiel. Après des discussions avec le Comité exécutif pendant l'hiver, j'ai signé en mai 1997 mon premier contrat qui s'échelonne du 1er mai 1997 au 31 mars 1998.

Mission

Aux termes du contrat, la mission du directeur général est de fournir des services techniques et des avis au Conseil afin de le faire connaître et de le soutenir et de recruter de nouveaux membres. Les fonctions du directeur technique sont multiples :

a. aider à préparer les profils des sociétés membres, y compris un relevé des besoins de l'industrie auxquels pourrait répondre le Conseil du peuplier du Canada (CPC);

b. dresser un répertoire des membres en mettant l'accent initial sur les sociétés membres;

c. mettre au point une trousse d'information en vue de recruter des nouveaux membres, principalement des sociétés;

d. représenter le CPC à au moins quatre salons professionnels du Canada, répondre aux demandes d'information technique et promouvoir le CPC;

e. pour le compte du CPC, jouer un rôle de premier plan dans l'élaboration et la coordination du projet de création d'une association canadienne de la biotechnologie et de la génétique du peuplier dont la vocation sera de faire le lien entre les besoins de l'industrie et les capacités de recherche et de trouver du financement pour la recherche;

f. promouvoir l'utilisation du Système d'information sur l'aménagement du tremble (Infotremble), y compris sa vente, sous réserve d'une entente adéquate avec le SCF, et l'enrichissement de son contenu, le cas échéant;

g. susciter des occasions de partenariats ou de contrats afin de rehausser le profil du CPC et de promouvoir ses objectifs et, par l'entremise de travaux réalisés selon le régime de la rémunération des services ou de frais de gestion de contrat, générer des revenus pour le CPC;

h. répondre par courrier électronique, par téléphone, par télécopieur ou par la poste à des demandes d'information technique; contribuer au bulletin d'information du CPC et participer à l'assemblée générale du Conseil.

Compte tenu du budget limité du Conseil, ces services sont rendus moyennant un niveau de rémunération minime. Des primes de rendement peuvent toutefois être versées et sont fonction des nouvelles recettes nettes générées par le paiement des cotisations, par l'exécution de travaux dans le cadre d'un projet et par des travaux réalisés selon le régime de la rémunération des services. À titre de directeur technique, j'occupe un bureau fourni gracieusement par mon ancien employeur, la Direction générale des sciences du Service canadien des forêts (SCF) à Ottawa, qui a également la générosité de me fournir un ordinateur, un téléphone et un télécopieur. Je consacre en moyenne deux jours par semaine aux affaires du Conseil du peuplier.

Progrès accomplis

Au cours des cinq mois écoulés depuis la création de ce poste, des progrès ont été réalisés à plusieurs égards. Nous avons préparé un questionnaire d'enquête à l'intention des membres, lequel devrait permettre au Conseil d'obtenir une foule de renseignements sur les intérêts, les compétences, les services et les besoins de nos membres, notamment des sociétés. L'envoi postal du questionnaire rédigé en anglais et en français a été reporté jusqu'à ce que le projet en matière de biotechnologie, qui est actuellement en voie d'élaboration, soit prêt.

Nous résumerons les résultats de cette enquête à l'intention du Comité exécutif, notamment en ce qui concerne les besoins des membres, et nous les publierons dans le bulletin d'information. Les données ainsi recueillies, en particulier sur les sociétés membres, serviront aussi de base à l'établissement d'un répertoire des membres.

Un certain nombre d'associations industrielles et techniques produisent de tels répertoires qui constituent des véhicules publicitaires pour les membres et dont la vente représente une source de revenus supplémentaires. Un répertoire des membres du Conseil du peuplier pourrait servir à recruter d'autres membres. Il fournirait à chacun d'eux des renseignements sur les produits et les services offerts ainsi que sur l'ampleur et le lieu des opérations menées, de même que les coordonnées de personnes ressources.

Le directeur technique et le président, M. John Doornbos, ont assuré la permanence au stand du Conseil du peuplier lors du Northern Alberta Forestry Show qui s'est tenu à Grand Prairie du 8 au 10 mai. Le stand a attiré un bon nombre de visiteurs qui s'intéressaient principalement à l'exploitation du peuplier faux-tremble et du peuplier deltoïde dans le nord de l'Alberta et en Colombie-Britannique. Nous avons contacté un certain nombre de clients potentiels et nous les avons ensuite rappelés, démarche qui a donné lieu au recrutement d'une nouvelle société.

Plus récemment, le directeur technique a représenté le Conseil lors du congrès bisannuel de l'Association canadienne pour l'amélioration des arbres (ACAA) qui s'est déroulé du 18 au 21 août dans la ville de Québec. Les 200 participants provenaient de toutes les régions du Canada ainsi que de nombreux autres pays. Ils représentaient l'industrie, les gouvernements et le milieu universitaire. Nombre d'entre eux se sont montrés vivement intéressés à l'amélioration génétique du peuplier, notamment par la biotechnologie. Un symposium de l'IUFRO sur la biotechnologie des arbres s'était déroulé au même endroit la semaine précédente et bon nombre des participants à cet événement sont restés pour assister au congrès bisannuel de l'ACAA. Les membres du CPC seront heureux de savoir que le premier essai au champ de matériel de reproduction transgénique (c.-à-d., de plantes mises au point par génie génétique) a été entrepris près de la ville de Québec par des chercheurs du SCF au cours de la semaine où s'est déroulée la réunion de l'ACAA et que le matériel utilisé provenait du peuplier hybride. Des documents sur le CPC ont été distribués lors de ce congrès bisannuel ainsi qu'à la Troisième conférence des Amériques sur la biomasse, un événement international majeur (400 participants) qui s'est tenu à Montréal du 25 au 28 août.

Le projet de consortium ou de réseau sur la biotechnologie du peuplier au Canada sera présenté et examiné lors de l'assemblée annuelle du CPC. À titre d'organisme indépendant représentant toutes les parties intéressées, le Conseil du peuplier du Canada pourrait jouer un rôle majeur dans l'élaboration et la coordination de cette initiative. De plus amples renseignements sur ce projet sont présentés plus loin dans le bulletin d'information.

Au nombre des autres activités, mentionnons l'accord de principe intervenu avec le SCF et en vertu duquel le CPC assurera la promotion et la vente du Système d'information sur l'aménagement du tremble mis au point par le SCF. Aucune proposition concrète de sous-traitance ou de partenariat n'a encore été soumise au CPC, mais le réseau sur la biotechnologie du peuplier pourrait offrir des possibilités à exploiter. Nous répondons constamment à des demandes de renseignements techniques qui permettent généralement de promouvoir l'adhésion au CPC. Une certaine partie de la correspondance de nature technique concerne les relations qu'entretient le CPC à l'échelle internationale par l'entremise de la Commission internationale du peuplier, sur le Comité exécutif dont je suis un membre élu.

L'avenir

Cet automne et cet hiver, le directeur technique s'occupera principalement de l'enquête auprès des membres, y compris le suivi et l'analyse des résultats, et de la préparation ultérieure d'un répertoire des membres. Selon les décisions prises lors de l'assemblée annuelle et les possibilités de financement, la mise sur pied et la coordination d'un réseau sur la biotechnologie du peuplier pourraient également représenter une activité majeure.

Le CPC doit prendre des décisions sur sa participation future à des salons professionnels et à des conférences; il doit examiner soigneusement à quels événements il souhaite participer et la forme que prendra sa participation, surtout que les coûts liés à de tels événements peuvent être considérables, notamment les frais de location d'un stand. Il est impossible d'affirmer qu'on pourra en retirer des avantages financiers immédiats.

Mon contrat actuel avec le CPC se terminer à la fin de mars. À cette date, le Comité exécutif devra évaluer les services rendus et déterminer si le contrat doit être renouvelé et, dans l'affirmative, établir quels en seront les conditions et les objectifs. Mon expérience comme directeur technique s'est avérée positive jusqu'à maintenant. De nombreuses personnes ont communiqué avec moi au sujet des peupliers et du CPC. J'ai eu le plaisir de travailler avec le Comité exécutif, notamment avec le président, M. John Doornbos, et avec notre compétente et efficace secrétaire générale, Carol Mardell. Pour la première fois de son histoire, le Conseil du peuplier du Canada a à son service des employés dans l'est et dans l'ouest du pays.

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Rapport de la secrétaire générale

Carol Mardell

Depuis l'AGA de l'an dernier, nous nous sommes consacrés aux projets proposés lors de l'assemblée et des conférences téléphoniques qui ont eu lieu. Une page d'accueil a été créée sur l'Internet et est encore en construction. Nous avons éprouvé certains problèmes au départ. Nous avons engagé à contrat une autre personne pour en effectuer la conception, et elle a fait un excellent travail. Les rubriques qu'on y trouve sont les suivantes : Comment nous joindre; Qui sommes-nous?; Que faisons-nous? Nos coordonnées; Faits saillants du bulletin d'information; et Liens vers d'autres sites. Nous comptons y présenter une liste à jour des publications et un babillard. Depuis l'implantation du site, nous avons eu quelques demandes de renseignements et probablement recruté un nouveau membre. Depuis le 1er juin 1997, notre site a été visité à 206 reprises. Consultez-le, si ce n'est déjà fait, et faites-nous parvenir vos commentaires et vos suggestions par courrier électronique.

Le bulletin d'information a été expédié par la poste au printemps. Avec ses 24 pages, il était l'un des plus volumineux produits à ce jour. Il a été publié en anglais et en français. Sa préparation a été plus longue que prévu. Nous sommes pratiquement partis de zéro, puisque aucune représentation homogène n'avait été utilisée au fil des ans. Il s'agit du premier bulletin d'information que John et moi avons produit ensemble. Jim Richardson et Jean-François Côté nous ont aidés à le traduire. Leur collaboration a été très appréciée. Puisque nous disposons maintenant d'une présentation de base, nous devrions être en mesure de faire paraître plus rapidement les prochains numéros.

Au cours de la nouvelle année, nous avons également obtenu un contrat pour fournir les services administratifs et organisationnels lors d'une conférence sur les partenariats d'affaires en foresterie avec des Autochtones qui s'est tenue à Saskatoon les 26 et 27 février 1997. Ce contrat a été conclu par l'entremise du SCF à Edmonton et comportait également d'autres travaux liés au projet.

Les membres du Comité exécutif ont tenu une conférence téléphonique le 14 janvier 1997 et ceux du Conseil d'administration, le 28 février 1997. Quatorze personnes ont participé à cette dernière conférence qui a donné lieu à de nombreuses discussions.

Cette année, les membres ont pris du temps à payer leurs cotisations. Un avis a été annexé au bulletin d'information et à la trousse sur l'AGA de 1997 qui ont été expédiés par la poste. Un autre avis a fait l'objet d'un envoi postal distinct en septembre. À l'heure actuelle, nous comptons 114 membres, dont 20 sociétés, 48 membres affiliés, 43 particuliers et 3 étudiants.

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Projet sur la biotechnologie du peuplier

Jim Richardson

Ariane Plourde, gestionnaire du Réseau sur la biotechnologie des arbres et la génétique de pointe du Service canadien des forêts, du Centre de foresterie des Laurentides à Ste-Foy, au Québec, a commencé par présenter un bref aperçu de la mission du réseau et de ses programmes. La mission du réseau est la suivante : générer de nouvelles connaissances et technologies fondées sur les processus vitaux qui s'appliquent à l'amélioration de la qualité, de la productivité et de la santé des arbres, et les utiliser conformément à de sains principes écologiques et génétiques. Il comporte quatre programmes : génétique de pointe, génie génétique, embryogenèse somatique chez les conifères et stratégies de dissémination d'arbres génétiquement améliorés. Le SCF, qui mettait autrefois l'accent sur l'amélioration des arbres, fait maintenant converger ses efforts vers la génétique et la biotechnologie.

Mme Plourde a constaté la nécessité d'accroître la productivité future des forêts grâce à la ligniculture, dans le respect des grands principes de développement durable qui sont maintenant préconisés. Un aménagement plus intensif faisant appel à des peupliers hybrides pourrait se traduire par une productivité accrue. À l'heure actuelle, les peuplements naturels de peupliers ont une productivité d'environ 2,5 m3/ha/année. Le recours à la plantation de clones indigènes sélectionnés pourrait la faire passer à 3,3 m3/ha/année, tandis que la ligniculture de clones hybrides pourrait la faire grimper jusqu'à 10 m3/ha/année. De cette façon, nous pourrions tirer plus d'avantages d'une assise territoriale réduite et consacrer une superficie beaucoup plus grande à la conservation de la biodiversité et à d'autres « produits » forestiers naturels.

Une coopérative canadienne de recherche sur la biotechnologie du peuplier pourrait rapprocher la recherche des besoins des clients. Elle constituerait un bon outil de transfert de la technologie. Différentes parties intéressées pourraient combiner leurs ressources pour accroître la recherche. Des volets de formation pourraient y être ajoutés à mesure que l'expertise canadienne grandira. Ce domaine de recherche jouirait ainsi d'une plus grande visibilité. Une coopérative pourrait fournir une expertise en génétique et en amélioration des arbres, apporter des solutions à des problèmes biotiques et offrir des possibilités d'accroître la productivité ainsi que d'autres avantages.

Pierre Charest, chef de la Commercialisation et des partenariats de la Direction générale des sciences du Service canadien des forêts à Ottawa, en Ontario, a exposé plus en détail comment une coopérative canadienne de recherche en biotechnologie pourrait permettre de répondre aux besoins perçus des clients. Elle permettrait de mettre rapidement au point des génotypes d'élite. Les travaux seraient axés sur les conditions climatiques au Canada. La coopérative s'ajouterait à d'autres organisations coopératives existantes comme la Tree Genetics Engineering Research Co-op (TGERC), établie à l'Oregon State University, le Plant Molecular Genetics Network (PMN), de l'University of Washington, et la Western Boreal Aspen Cooperative (WBAC). Bien que limités et dispersés, les efforts de recherche actuellement déployés au Canada pourraient ainsi être coordonnés. Enfin, il serait plus facile de trouver du financement.

Certains facteurs existants viennent augmenter les chances de succès d'une telle coopérative. Le Canada compte un solide noyau de chercheurs oeuvrant dans le domaine de la biotechnologie du peuplier. Les établissements de recherche où ils travaillent pourraient donner lieu à des recherches plus approfondies. Le Conseil du peuplier du Canada pourrait assumer la coordination qui est essentielle. La Stratégie nationale en matière de biotechnologie du fédéral (qui deviendra sous peu la Stratégie canadienne en matière de biotechnologie) est une source de financement.

M. Charest a décrit plusieurs autres mesures qu'il faudra prendre pour concrétiser la stratégie canadienne en matière de biotechnologie du peuplier. Par l'entremise du FAAR Biotechnology Group Incl. d'Ottawa, le SCF a déjà entrepris une étude d'autres consortiums de recherche du genre et des exigences juridiques entourant la création d'une coopérative. Après des consultations qui seront menées auprès de toutes les parties, une demande de financement sera présentée au Fonds de la Stratégie nationale en matière de biotechnologie. Une réunion de tous les scientifiques s'intéressant au peuplier pourrait être organisée dès que des renseignements plus détaillés sur l'intérêt manifesté par l'industrie auront été recueillis.

Le Conseil du peuplier a élaboré une proposition visant à établir dans quelle mesure les divers intervenants du Canada sont intéressés à mettre sur pied une coopérative et à établir un plan d'action. Préparée par Jim Richardson, cette proposition consiste à sonder les sociétés membres du Conseil du peuplier et les autres entreprises canadiennes utilisant le peuplier au sujet du concept de coopérative afin de déterminer le degré d'intérêt de l'industrie et les priorités de recherche de cette dernière. Elle comporte la tenue d'une enquête et des visites des compagnies. On mènera aussi une enquête auprès de partenaires de recherche éventuels afin de déterminer leur intérêt à l'égard d'une coopérative et les capacités de recherche associées à une telle coopérative. Les résultats de ces enquêtes seront dépouillés et analysés et serviront à préparer un plan d'action en vue de l'élaboration et de la mise sur pied d'une coopérative. Ce plan comportera notamment des analyses des priorités et des capacités de recherche de l'industrie, l'établissement d'une structure de base de la coopérative, une liste des priorités de recherche, une liste des membres potentiels, un projet de budget et une liste des forces existantes ainsi que des principaux enjeux et problèmes qui doivent être résolus. Le plan devrait être prêt à la fin de janvier.

Un certain nombre de questions ont été soulevées lors des discussions. Ainsi, on pourrait redéployer certaines capacités de recherche, compte tenu de l'actuelle concentration des ressources en biotechnologie du SCF à Québec. Le Fonds de la Stratégie nationale en matière de biotechnologie représente une importante source de financement en matière de biotechnologie des arbres, soit un million de dollars par année à l'heure actuelle. Certains craignent qu'il sera difficile de satisfaire tout le monde en raison de la vaste étendue du territoire canadien et des objectifs et des besoins différents de l'industrie au pays. La sensibilisation constituera également un objectif clé de la coopérative. La MacMillan Bloedel appuie le projet de coopérative canadienne, mais est d'avis que les travaux de cette dernière devraient profiter à la compagnie et compléter ceux de la TGERC; il serait utile d'obtenir de l'aide en ce qui concerne les processus de réglementation canadiens - d'autres abondent dans le même sens. La MacMillan Bloedel ne voit pas la nécessité d'une orientation régionale, mais souligne l'orientation claire et la structure simple du PMN et de la TGERC. Il serait important que la coopérative ait un centre d'intérêt, car elle ne pourra s'occuper de tout un chacun : il vaudrait mieux qu'elle s'intéresse à un ou deux thèmes et obtienne de bons résultats sur lesquels elle s'appuiera par la suite. L'enquête auprès de l'industrie a été perçue comme une première étape essentielle, et les visites ont été considérées comme étant très importantes. Narinder Dhir a proposé que quelques investisseurs clés démarrent la coopérative et exercent une certaine influence; mais certains ont souligné que ces membres ne verraient peut-être pas d'un très bon oeil l'arrivée de nouvelles recrues qui s'attendraient à bénéficier de tous les avantages offerts par la coopérative. On a également débattu du centre des opérations de la coopérative : la coopérative devrait-elle être centralisée (PMN ou TGERC) ou décentralisée?

Il a été convenu de mettre sur pied un petit comité directeur qui sera chargé de se pencher plus en détail sur la coopérative, y compris sur l'enquête et le plan d'action. Les membres de ce comité comprendront Cees van Oosten (MacMillan Bloedel), Wayne Young (Domtar, Cornwall), Al Robertson (Alpac) et un représentant des établissements universitaires (probablement Jean Bousquet de l'Université Laval). Les réunions du comité seront convoquées par Ariane Plourde et Pierre Charest. Des sociétés qui n'oeuvrent pas dans la transformation du bois de peuplier seront également visées par l'enquête menée auprès de l'industrie.

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Séance technique de l'assemblé annuelle de 1997

Survol de l'aménagement du peuplier hybride

Peter McAuliffe
Poplar Farms Division
MB Paper Ltd.
(604) 853-9693

Introduction

Le présent document décrit un régime d'aménagement général des peupliers hybrides destinés à la production de bois à pâte et cultivés sur des terres agricoles ou des terrains forestiers convertis de la côte Ouest selon des révolutions de neuf à douze ans. Il vise à aider des personnes n'ayant aucune expérience en aménagement à se faire une idée des nombreuses activités qui se déroulent au cours d'une révolution et à mieux comprendre ce qu'elles verront lors des arrêts prévus pendant la visite sur le terrain.

Sélection du site

Choisir un terrain plat à ondulé (déclivité maximale de 5 %), caractérisé par un sol à texture fine à moyenne et un bon drainage. Éviter les sols salins, mal drainés ou trop drainés, et acides (pH inférieur à 5,5).

Techniques culturales

Les peupliers hybrides se cultivent de façon assez semblable aux plantes vivaces en lignes, comme le framboisier. Les champs doivent être bien préparés et dépourvus de mauvaises herbes.

Avant la mise en terre, les lignes doivent être travaillées à l'aide de dents et buttées à tous les dix pieds. Les arbres sont plantés à la main dans les lignes et espacés régulièrement. Des boutures non racinées de 45 cm provenant de clones hybrides sélectionnés sont mises en terre à une bonne profondeur dans les lignes préparées et ce, avant le débourrement des bourgeons au printemps. La première année de croissance est désignée par le code R1.

Après la mise en terre, il faut poursuivre la lutte chimique ou mécanique contre les mauvaises herbes. L'application d'un herbicide de pré-levée vers l'époque de la plantation fait échec à la concurrence des mauvaises herbes jusqu'à ce que les boutures soient suffisamment robustes et puissent les combattre. On peut appliquer du glyphosphate entre les rangées, en prenant soin toutefois à ce que les peupliers sensibles ne meurent pas. À partir de cette époque, le glyphosphate est le seul herbicide dont l'usage est homologué dans les plantations de peupliers hybrides du Canada.

Pendant la première et la deuxième saison de croissance, on déchaume les rangées entre les peupliers à raison habituellement de deux à quatre fois. Au cours de la deuxième année, les plants ont une hauteur de deux mètres ou plus, de sorte que le désherbage n'est plus aussi capital. Pour maintenir une productivité élevée, il est impératif d'enrayer les mauvaises herbes pendant les deux premières années. Il faut prendre soin d'éliminer les graminées qui livrent une forte concurrence aux peupliers et qui offrent un habitat aux souris et aux campagnols. Les rongeurs aiment grignoter le collet des jeunes peupliers pendant l'hiver, en période de disette; leur action a pour effet d'anneler les arbres et de provoquer leur mort. Fort heureusement, un désherbage efficace élimine l'habitat des rongeurs qui, faute d'habitat convenable, sont la proie des rapaces et des coyotes. Dès la troisième année, les cimes des peupliers sont suffisamment rapprochées et aucune autre mesure de lutte contre les mauvaises herbes n'est nécessaire.

Dans les stations à bilan nutritif déficitaire, l'incorporation au sol des éléments nutritifs dont les teneurs sont insuffisantes (telles que déterminées par des analyses du sol et du feuillage) stimulera la croissance. Il faudra peut-être appliquer de nouveau des engrais au cours de la deuxième ou de la troisième année afin de maintenir le taux de croissance. On peut également utiliser des engrais organiques, mais leur application est plus difficile et plus coûteuse.

Pendant la deuxième année de croissance (R2), il faudra peut-être procéder à des plantations intercalaires pour remplacer les arbres perdus; on utilisera alors de « jeunes tiges » de peuplier non racinées de 1,8 m de hauteur qui pourront rattraper les arbres déjà établis.

À un moment donné, avant la troisième saison de croissance (R3), il faut éclaircir tous les arbres à pousses apicales multiples ou à branches latérales concurrentes. Cette opération est généralement effectuée à l'aide d'un sécateur manuel au cours de la première année de croissance (R1).

Les plantations de peupliers doivent faire l'objet d'une surveillance étroite de façon à ce que des mesures correctives puissent être prises rapidement en cas d'infestation ou d'infection, d'envahissement par les mauvaises herbes ou d'atteinte à l'environnement.

Récolte

Les peupliers hybrides sont prêts à être récoltés entre l'âge de neuf et douze ans, selon l'espacement choisi, la richesse de la station et les soins qui ont été prodigués. Ils sont récoltés à l'aide de machines qui permettent de manipuler efficacement les petites tiges. Sur des terrains plus petits, il est possible d'extraire les peupliers à la main et de les transporter au moyen d'un tracteur de ferme jusqu'à un dépôt central.

Les billes peuvent être livrées dans une aire de triage ou mises en copeaux sur place puis transportées par camion ou par barge jusqu'à l'usine.

Remise en culture

Après la récolte, les racines résiduelles peuvent être extraites à l'aide d'une pelle mécanique et empilées. On peut également avoir recours à une pulvérisation d'herbicide, suivie d'un scarifiage profond qui disloquera les racines et les enfouira dans le sol, le terrain étant ensuite prêt à être replanté.

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Le - peuplier hybride - un type de production végétale pour la Colombie-Britannique

R.D. Hallman, P. Ag.
Ministère de l'Agriculture, des Pêches et de l'Alimentation de la C.-B.
(250)428-3255

Les propriétaires de terres agricoles de la C.-B. peuvent se tourner vers une nouvelle production végétale : le peuplier hybride. Au cours des cinq prochaines années, les plantations de cette essence qui atteignent actuellement 1 000 hectares devraient connaître une croissance rapide et passer à 10 000 hectares. En 1995, la BC Assessment Authority a reclassé comme production végétale le peuplier hybride; les terres où l'essence est cultivée sont maintenant admissibles à un taux d'imposition réduit. Cette essence prospère dans les sols les plus productifs et exige des soins culturaux intensifs au cours des premières années d'une révolution de 8 à 12 ans. La capacité du peuplier hybride d'absorber des volumes importants d'eau et de grandes quantités d'éléments nutritifs en fait un élément utile des systèmes d'élimination des effluents. La rentabilité de cette essence cultivée comme bois à pâte est comparable à celle des plantes fourragères; à mesure que la demande pour le peuplier augmentera, la rentabilité des produits de bois s'accroîtra.

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Création de clones adaptés à la vallée du bas Columbia: une approche industrielle à l'amélioration génétique du peuplier

Brian J. Stanton
Fort James Corporation
(360)834-8342

Dans le cadre de ses efforts visant à créer des clones, la Lower Columbia River Fiber Farm préconise une approche d'amélioration à court terme qui permet d'obtenir en même temps des populations récurrentes. Elle s'emploie à obtenir des hybrides de Populus trichocarpa et de P. deltoides de génération F1 afin de favoriser la substitution prochaine des clones inférieurs du fonds génétique actuel et de remplacer ceux anéantis par des pathotypes évolutifs de rouilles et ceux sensibles au déracinement par le vent. Le matériel parental provient de la même génération que celle qui a servi à obtenir les clones actuellement en production, mais laisse néanmoins prévoir des gains en raison de l'augmentation de l'intensité de sélection dont les effets s'additionnent au fil des nombreuses années pendant lesquelles sont produites et évaluées des populations hybrides interspécifiques. La génération F1 est recréée chaque année à l'aide de plans d'expérience factorielle relativement réduits pouvant accepter un ensemble de 48 lignées parentales sélectionnées. La population de base de chaque année est ensuite évaluée dans une série de parcelles sur le terrain pendant une période de 10 ans au cours de laquelle le nombre de lignées inscrites diminue alors que les répétitions et la rotation expérimentale augmentent. On accorde la priorité à la résistance à la maladie lors des premières étapes de l'expérience et aux caractères (mesurés avec le système métrique) lors des dernières étapes. À l'heure actuelle, 5 812 génotypes de première génération (F1), représentant huit populations de base, sont sous observation dans les diverses parcelles expérimentales. Des clones supérieurs seront mis en circulation chaque année à compter de 1999, lorsque les premiers essais de rendement auront été terminés.

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La populiculture dans le désert de l'Oregon

Jake Eaton, Gestionnaire des matériels de reproduction
Potlatch Corporation
Programme des peupliers hybrides, Boardman OR(541)481-2620

La Potlatch Corporation en est dans la quatrième année de son programme de conversion de 9 000 hectares (22 000 acres) de terres agricoles irriguées par des arroseurs géants. La conversion de cette superficie se déroulera au cours d'une période de six ans, et quelque 1 500 hectares seront plantés de peupliers chaque année. Cette ferme aura une production annuelle durable de fibres à compter de l'an 2000 et fournira à l'usine de la Potlatch's Pulp and Paperboard située à Lewiston, en Idaho, 20 % des copeaux de bois dont elle a besoin.

Le fleuve Columbia est une source stable d'eau d'irrigation qui, combinée aux longues journées d'ensoleillement, aux loams sableux et à la saison de végétation sans gel de 185 jours, crée un milieu idéal pour la culture intensive du peuplier. Grâce à l'irrigation au goutte-à-goutte et aux économies qu'elle permet, chaque arbre reçoit la quantité d'eau, d'engrais et de pesticides dont il a besoin. Le système d'irrigation de 200 000 gallons par minute fait appel à des dispositifs perfectionnés de filtration, de pompage et d'alimentation en eau.

L'implantation de l'irrigation au goutte-à-goutte dans les champs, la propagation de matériel de reproduction et de clones ainsi que l'établissement et le développement de plantations sont les principales activités qui y sont menées. La préparation du terrain et la conversion consistent à enlever les systèmes d'arroseurs géants, à niveler les champs, à travailler le sol (ripage) et à incorporer un herbicide de pré-levée. Un programme rigoureux d'essais de clones, allant de l'obtention de nouveaux matériels améliorés à des sélections qui seront mises en circulation, permet d'obtenir de nouveaux matériels clonaux qui sont multipliés en masse dans des marcottières sous contrat. Au nombre des activités suivant la plantation, mentionnons le dégagement manuel de la végétation ou à l'aide d'herbicides, des soins culturaux et la surveillance des insectes et des maladies.

À l'heure actuelle, 5 000 hectares (12 500 acres) sont aménagés et la construction du système d'irrigation est en cours sur les 1 500 hectares (3 800 acres) qui doivent être plantés en 1998. Les arbres parvenus à mi-chemin de la révolution ont la performance prévue, et les niveaux de production (minimum de 90 tonnes anhydres de copeaux à pâte écorcés à blanc par hectare (40 tonnes par acre)) sont réalistes avec une révolution de six ans.

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Étude de la nutrition du peuplier en Colombie-Britannique

R. van den Driessche
New Dendrology Inc., Victoria (C.-B.)
(250)477-4134

Les hybrides de Populus trichocarpa x P. deltoides viennent bien sans aucune fertilisation le long du cours inférieur du Columbia et du Fraser, mais réagissent bien à des apports d'azote (N) dans l'État de Washington. Les sites de plantation de l'est de l'île de Vancouver sont plus secs que les sols alluviaux en bordure de ces fleuves, et la résistance à la sécheresse est importante. Dans ces sites, on applique un engrais phosphaté (P) au cours de l'année de plantation et on doit également appliquer un engrais azoté (N) pour obtenir un taux de croissance satisfaisant. Au moins dix chercheurs, dont des étudiants de deuxième cycle, ont étudié ou étudient actuellement le cycle des éléments nutritifs minéraux du peuplier en C.-B. Leurs travaux vont d'une étude des caractéristiques des éléments nutritifs de P. trichocarpa poussant en peuplements naturels à des essais d'épandage d'effluents d'eaux usées et de biosolides, en passant par des essais sur le terrain d'application d'engrais minéraux. Ils mesurent la consommation d'eau sur le terrain, examinent les effets physiologiques des éléments nutritifs minéraux sur la résistance à la sécheresse chez plusieurs clones et effectuent des recherches sur la relation génétique entre les familles d'hybrides et la nutrition minérale. Les gestionnaires de la ferme de peupliers de la MacMillan Bloedel reconnaissent l'importance d'amender les sites des plantations de l'île de Vancouver pour obtenir une nutrition minérale importante et élaborent actuellement des prescriptions et des techniques économiques et écologiques d'application des éléments nutritifs nécessaires.

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Essais au champ conjoints de peupliers transgéniques résistant au glyphosphate

Richard Meilan
Département de sciences forestières, OSU, Corvalis (OR)
(541) 737-6097

Collaborateurs scientifiques : Kyung-Hwan Han (Kumho Life & Env. Sci, Kwangju, Corée), Caiping Ma, Rosalind James & Steve Strauss (Dép. de sciences for., OSU), Ron Crockett (Monsanto, Vancouver WA), Jake Eaton (Potlatch Corp., Boardman OR), Ernie Hoien (Fort James Corp., Clatskanie OR), Mary Taylor, Glenn Rogan & Larry Holden (Monsanto, St. Louis MO), Brian Stanton (Fort James Corp., Camas WA)

 

Une lutte inefficace contre les mauvaises herbes dans les jeunes plantations de peupliers peut réduire énormément la croissance et la survie. Des arbres résistant aux herbicides accroissent l'efficacité et la rentabilité de la lutte contre la végétation indésirable, élément d'une importance capitale pour la rentabilité de la culture du bois de peuplier. À l'aide d'une transformation par Agrobacterium et de l'organogenèse indirecte de pousses, nous avons produit 79 lignées de peupliers transgéniques qui contiennent des gènes de résistance au glyphosphate. Ces lignées font l'objet d'essais au champ à l'est et à l'ouest de la chaîne des Cascades en Oregon. Les résultats de la deuxième année révèlent des niveaux de tolérance élevés au Roundup® chez plusieurs lignées dont quatre ne semblent connaître aucune réduction de croissance, même lorsqu'elles reçoivent des pulvérisations de l'ordre de 9,4 litres/hectares (4 pintes/acre) de Roundup ProÔ. On s'emploie actuellement à mesurer les teneurs en protéines des transgènes.

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Exigences concernant l'enregistrement des clones de peupliers hybrides en C.-B

Brian Barber, forestier professionnel inscrit
Ministère des Forêts de la C.-B.
(250) 356-6207

Le Code de pratiques forestières de la C.-B. exige que toutes les semences et tout le matériel végétal utilisés pour atteindre les objectifs de reboisement énoncés dans une prescription sylvicole soient enregistrés auprès du ministère des Forêts. Le but de cette démarche est de s'assurer que les données sur la provenance sont rigoureusement exactes et que les matériels de reboisement sont adaptés à leurs sites de plantation grâce à l'application de lignes directrices sur le transfert.

De nouvelles normes techniques concernant l'enregistrement des semences et des lots de matériel de reproduction provenant de vergers à graines et d'installations de production de plants ont été adoptées le 11 juin 1997. Ces normes portent sur la transférabilité, la diversité génétique, la valeur génétique et les exigences des essais au champ.

Contrairement à d'autres lots, tous les clones de peupliers hybrides multipliés dans un même établissement peuvent être enregistrés comme un même lot de matériel de reproduction. Le producteur doit cependant tenir à jour des registres des différents clones présents dans son établissement et fournis aux clients. L'identité des différents clones ne sera révélée que sur demande. Il n'est donc pas obligatoire d'enregistrer les clones individuels qui doivent toutefois être utilisés conformément aux recommandations formulées par le ministère pour garantir leur stabilité. En outre, les peupliers hybrides ne sont pas assujettis aux normes concernant la diversité génétique et peuvent donc être plantés comme variétés clonales mélangées ou en blocs.

Durant l'année qui vient, le ministère introduira également un système d'homologation des producteurs de matériels obtenus par voie végétative.

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Fertilisation des peupliers hybrides au moyen de biosolides

Mike Van Ham, Sylvis Environmental, (604) 294-9243;
Jonn Braman & Arlene Daniels,District régional de Vancouver (DRV), (604) 451-6185

Les biosolides des municipalités sont un sous-produit du traitement des eaux usées et peuvent constituer une source d'éléments nutritifs essentiels et de matière organique utilisable pour fertiliser les peupliers hybrides cultivés et de courtes révolutions. Des études antérieures ont montré que la fertilisation peut entraîner des augmentations importantes de la croissance. Dans le cadre de la présente étude, des biosolides provenant d'usines d'épuration du DRV et des fibres de papier de l'usine des Papiers Scott Limitée sont épandus pour fertiliser des peupliers hybrides cultivés sur la ferme forestière de production de la Scott. Les recherches menées sur l'île Carey ont pour but d'étudier le cycle de l'azote, de déterminer les dosages et de surveiller la croissance des arbres et de la végétation du sous-étage.

 

Cible
(kg N/ha)
Tonnes
humides/ha
Tonnes
sèches/ha
Témoin 0 0
500 70,8 20,6
1 000 130,2 37,9
2 000 273,8 79,1
4 000 520,8 151,6
Fibre de papier 728 187,8

Le site d'étude se trouve dans une plantation de peupliers hybrides établie en mars 1992 sur l'île Carey, dans la vallée du Fraser (TEL #43 - Les Papiers Scott Ltée), près de Chilliwack en C.-B. On a retenu six traitements comportant chacun six rangées d'arbres séparées par une rangée tampon. On a séparé ces traitements en trois blocs afin d'éliminer toute variation possible de l'humidité du sol. Certains blocs ont été soumis à un simple épandage en surface, opération qui a été suivie dans d'autres blocs par une incorporation à la couche superficielle du sol. Les dosages ont été déterminés selon le bilan azoté indiqué ci-dessus. Les applications ont été effectuées en août 1994 au moyen d'un épandeur à fumier ordinaire et l'incorporation, avec un rotovator attelé à un tracteur.

On a mesuré la minéralisation de l'azote, le lessivage, la dénitrification, les pertes par volatilisation ammoniacale et le stockage dans le sol. Chaque année, on a mesuré l'accroissement en diamètre et en hauteur. Un an après l'application, on a analysé les teneurs en éléments nutritifs. On a constaté des augmentations significatives des teneurs en N, P et K du feuillage des peupliers hybrides. Les teneurs en N du feuillage des peupliers étaient plus élevées dans les blocs où les biosolides avaient été incorporés que dans ceux ayant été soumis à un simple épandage. Dans ces derniers, on a observé, trois ans plus tard, des augmentations importantes de la hauteur, du diamètre et du volume des arbres.

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La populiculture sur la côte de la Colombie-Britannique

Notes sur les visites guidées sur le terrain organisées à l'occasion de l'assemblée générale du Conseil du peuplier du Canada

Campbell River (C.-B.) - 1er au 3 octobre 1997
Jim Richardson
(613) 947-9021

À l'occasion de l'assemblée annuelle du Conseil du peuplier qui s'est tenue à Campbell River, en C.-B., on a offert aux membres la possibilité de participer à une visite guidée sur le terrain de deux jours et demi et d'observer les activités de populiculture menées sur la côte de la Colombie-Britannique. Les plantations et les opérations de la Division de populiculture de la MacMillan Bloedel, dans le centre-nord de l'île de Vancouver, et des Papiers Scott, dans la vallée du Fraser à l'est de Vancouver, sont au programme de la visite. On peut dire qu'il s'agit des plantations de peupliers les plus intensivement aménagées au Canada à l'heure actuelle; la visite guidée a suscité beaucoup d'intérêt et de discussions parmi la centaine de participants à l'assemblée annuelle.

La MacMillan Bloedel s'est intéressée à la culture du peuplier il y a une dizaine d'années, y voyant un moyen d'améliorer l'approvisionnement en fibre de ses usines. La Division de la populiculture exploite des fermes sur l'île de Vancouver et dans l'État de Washington où les bonnes terres agricoles disponibles sont plus nombreuses et où l'usage d'herbicides chimiques est assujetti à moins de restrictions qu'au Canada. Sur l'île de Vancouver, les fermes de peupliers sont parfois établies sur des terrains forestiers convertis. Les efforts sont axés sur les hybrides de Populus trichocarpa x P. deltoides qui font l'objet d'un aménagement intensif faisant appel à des révolutions de huit à dix ans. Le régime d'aménagement utilisé comprend une préparation intensive du terrain, qui exige parfois des travaux de drainage et de sous-solage, l'empilement des rémanents, l'érection de clôtures pour faire obstacle aux cerfs et aux wapitis, et le déchaumage. Les boutures sont plantées à la main après l'application d'un herbicide de pré-levée. Une lutte active contre les mauvaises herbes est menée au cours des deux années qui suivent la mise en terre et consiste principalement à déchaumer les interlignes. Il est préférable d'appliquer un engrais NPK dans les interlignes ou après la plantation, notamment sur des terrains forestiers convertis. Les tiges sont sélectionnées sur le terrain lorsqu'elles sont encore petites, et de jeunes tiges de peuplier de 1,8 m sont replantées au besoin au début de la deuxième année. La MacMillan Bloedel espère commencer à récolter les peupliers de ses fermes en 2004.

Dans l'île de Vancouver, les visites sur le terrain ont permis de voir toutes les étapes de l'aménagement d'une plantation et ont mis en relief certaines des recherches qui ont été entreprises ainsi que les problèmes que rencontre la Division de la populiculture. Une préparation intensive du terrain s'est avérée essentielle. Lors de la conversion de terrains forestiers, on utilise des excavatrices pour arracher les souches et enlever les débris, des bouteurs pour transporter le matériel jusqu'aux endroits choisis et des sous-soleuses pour favoriser la pénétration des racines et la rétention de l'eau dans le sol. On a démontré que l'utilisation de paillis de polyéthylène améliorait l'accroissement initial en hauteur. On a constaté qu'un désherbage initial et répété favorisait la croissance de la plantation. Le Vision (glyphosphate) est l'herbicide de post-levée utilisé en C.-B. Il n'est pas rentable de procéder à plus de deux applications.

La sélection et les tests clonaux se poursuivent; les résultats de ces activités ont permis de conclure qu'on ne pouvait choisir les clones trop tôt dans le processus de sélection, même avec des révolutions aussi courtes. Des hybrides de P. trichocarpa x maximowiczii, de P. deltoides x trichocarpa et de P. trichocarpa x deltoides font l'objet d'essais comparatifs.

Des parcelles expérimentales de fertilisation ont été établies et sont évaluées à l'aide du modèle informatique FORECAST. On déterminera ainsi la durabilité des peupliers hybrides à courte révolution sur le plan de la productivité du peuplement, des réserves nutritives de la station et de teneurs en matière organique du sol.

Des parcelles comparatives de la densité de plantation ont également été établies en collaboration avec la Station de recherche de Kalamalka du Service des forêts de la C.-B. et les Papiers Scott. Trois ans après la mise en terre, la densité de plantation n'avait pratiquement aucun effet sur la hauteur moyenne, mais un faible espacement avait des effets légèrement négatifs sur l'accroissement du diamètre.

Dans la plantation de la MacMillan Bloedel, certaines maladies sont préoccupantes, notamment une rouille des feuilles (Melampsora medusae), une brûlure des pousses (Venturia populina), une tache des feuilles (Septoria populicola) et une autre brûlure des feuilles (Linospora tetraspora). Des tests clonaux étudient le degré de résistance de différents clones à ces maladies. Les conditions météorologiques et climatiques sont également des facteurs importants qui influent sur l'incidence des maladies. Au nombre des autres facteurs biotiques pouvant causer des problèmes, mentionnons des tenthrèdes du peuplier susceptibles de provoquer une défoliation, les campagnols qui peuvent anneler les jeunes arbres, et les castors qui peuvent détruire des arbres plus âgés. Les bris attribuables au vent peuvent être problématiques lorsque les arbres ont déjà été affaiblis par la maladie.

Les Papiers Scott ont entrepris la culture du peuplier dans les terres basses productives de la vallée du Fraser (principalement sur des îles du fleuve Fraser) vers la fin des années 50 et au début des années 60 afin de répondre à la demande grandissante de pâte. La culture du peuplier pour la production de placages présente également un certain intérêt. Le peuplier de l'Ouest et des peupliers hybrides euraméricains sont plantés à des espacements variés allant de 2,5 m x 2,5 m à 4,8 m x 4,8 m. Dans les plantations établies depuis plus longtemps, on prévoit des révolutions de 25 à 33 ans. Toutefois, au cours des dix dernières années, on a aussi eu recours à la culture intensive à courte révolution, cette dernière n'atteignant parfois que six ou huit ans.

Les Papiers Scott sont le titulaire d'une licence de ferme forestière sur les terres de la Couronne. Seulement 40 % du territoire visé par cette licence peut être exploité de façon rentable, le reste étant assujetti à des contraintes liées aux pêches et à la faune ou étant improductif ou inaccessible. Cependant, près de la moitié des activités de cette société sont menées sur des terres privées où les restrictions sont moins nombreuses.

Les Papiers Scott exploitent leur propre pépinière où est produit le matériel de plantation. Autrefois, les plantations étaient établies de préférence à l'aide de jeunes tiges de peuplier de grandes dimensions afin de faire échec à la vive concurrence exercée par la couverture vivante dans les stations riches. Plus récemment, on a utilisé des boutures racinées et non racinées de 45 cm. De concert avec d'autres entrepreneurs de la vallée de Fraser, la société a collaboré à des projets d'amélioration de l'environnement. Elle a entrepris des essais de fertilisation à l'aide d'effluents de fermes porcines; ces essais ont permis d'éliminer les effluents et d'améliorer la croissance des peupliers. Des plantations ont également été établies dans des sites de remise en état du terrain.

En participant à des projets de recherche conjointe sur le peuplier, la MacMillan Bloedel et les Papiers Scott profitent tous deux de l'expertise d'autres compagnies et d'organismes de recherche de la région du nord-ouest du Pacifique qui s'intéressent à la populiculture. Ces deux sociétés sont des membres actifs de la Poplar Molecular Genetics Cooperative (PMGC), de l'University of Washington. La MacMillan Bloedel est également membre de la Tree Genetic Engineering Research Cooperative (TGERC) située à l'Oregon State University. Ces coopératives effectuent des recherches en biotechnologie et en génétique de pointe afin d'améliorer la croissance du peuplier.

Je tiens à remercier sincèrement les employés dévoués et infatigables de la Division de la populiculture de la MacMillan Bloedel et des Papiers Scott qui ont déployé des efforts pour organiser et mener une série de visites sur le terrain extrêmement intéressantes et instructives et ce, malgré le temps très pluvieux qui a sévi quelques semaines avant les visites et qui a continué de sévir pendant toute la semaine de notre assemblée annuelle. Je remercie tout particulièrement Cees van Oosten, Peter McAuliffe et Dan Gordon.

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Last edit: 2004-10-27