Le
Bulletin - mars 1997
Dans ce numéro
Jim Richardson
L'année passée a continué d'être une période de changement pour
le Conseil du peuplier. Cette année a été également une période
de succès et de défis pour le Conseil. C'est toujours un défi
de faire face à des changements, mais de nos jours agences et
organisations de tout les horizons s'y exercent beaucoup. Nous
prenons plaisir à célébrer nos succès et nous saisissons toutes
les occasions de le faire. Nous pouvons peut-être mettre à profit
les succès afin de faire face aux changements qui se présentent
maintenant et qui continueront de se présenter dans l'avenir.
Les peupliers sont des essences pionnières, qui s'établissent
rapidement sur les sites remués quand les conditions sont bonnes,
et qui peuvent mettre à profit les ressources pour la croissance,
ressources qui sont présentes dans de telles situations. Le Conseil
du peuplier doit apprendre des arbres dont il fait la promotion
et doit être prêt à s'adapter aux circonstances différentes et
à en profiter.
Le rapport suivant décrit brièvement quelques-unes des réunions,
des activités, des personnes et des communications du Conseil
du peuplier de l'année passée, et il propose des directions pour
l'avenir.
Réunions
La réunion annuelle de 1995 du Conseil a eu lieu à Chicoutimi
(Québec) à la fin de septembre. C'était sans aucun doute la réunion
la mieux organisée du Conseil depuis bien des années. Un comité
régional vigoureux, auquel Gilles Vallée a présidé, a très bien
réussi à organiser un programme intéressant et varié de présentations
techniques et de visites sur le terrain, et il a atteint le but
d'attirer la participation de plus de 120 personnes, dont beaucoup
n'avaient jamais participé au Conseil. C'était un grand honneur
d'avoir le ministre des ressources naturelles du Québec pour nous
adresser la parole lors du dîner de gala. Il est bien évident
que l'intérêt pour le peuplier est soutenu au Québec. La réunion
annuelle des affaires a examiné le futur du Conseil dans cette
période de diminution des sources de revenu et a demandé au Comité
exécutif d'y porter une attention soutenue. Le compte-rendu de
la réunion a été publié par le gouvernement du Québec.
Le conseil d'administration a tenu sa réunion de mi-année comme
d'habitude à l'administration centrale du Service canadien des
forêts (SCF) à Hull (Québec) le 13 février. Malgré une participation
plutôt restreinte, la réunion a fait face à un ordre du jour bien
rempli. Le Comité exécutif a tenu des réunions téléphoniques régulièrement
afin de se tenir en contact et de coordonner les activités qui
continuent. Des réunions téléphoniques ont eu lieu le 24 novembre
et le 8 décembre 1995 et le 3 juillet 1996.
Activités
Le service du Conseil de Certification de matériel de reproduction
n'a pas encore attiré de l'appui suffisamment concret pour permettre
un lancement couronné de succès. C'est une grande déception, étant
donné la valeur potentielle considérable du service pour les cultivateurs
et les acheteurs de matériel de reproduction du peuplier, aussi
bien que les bénéfices que ce service pourrait apporter en fin
de compte à la reconnaissance et à la réputation du Conseil, sans
parler de la direction dévouée que Louis Zsuffa a apporté au développement
et à la promotion du service. Nous ne sommes pas encore tout à
fait prêts à abandonner le projet,mais peut-être les priorités
immédiates se déplaceront ailleurs, pendant que nous continuons
de surveiller les besoins et les occasions en ce domaine.
Les membres du Conseil mettent à profit leur expertise, leurs
connaissances et leur expérience en ce qui concerne le peuplier
et le saule en participant aux contrats pour la recherche gérés
par le Conseil par l'entremise de notre sous-comité de recherche,
présidé par Cees van Oosten de MacMillan Bloedel en Colombie-Britannique.
Un contrat avec le programme ENFOR du Service canadien des forêts,
auquel Louis Zsuffa et ses collègues de la Faculté de foresterie
de l'Université de Toronto ont travaillé, a développé une stratégie
pour de futurs travaux en amélioration génétique des saules aux
fins de plantations énergétiques. Au niveau international, l'Organisation
des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) nous
a remboursé le coût des matériels de reproduction de peuplier
de l'Alberta qui conveniennent au nord de la Chine. Dan Macpherson
de la compagnie Alberta Pacific, avec le conseil de Louis Zsuffa
et à l'aide de Mary Louise Wright, a obtenu le matériel et l'a
fait envoyer à la fin de l'hiver.
Au niveau international également, le Conseil du peuplier du
Canada représente le Canada à la Commission internationale du
peuplier, une agence statutaire de la FAO. La Commission se rencontre
en Octobre 1996 à Budapest en Hongrie et plusieurs de nos membres
y participeront. Le Canada présentera à la Commission un rapport
national sur l'état des ressources en peuplier et sur son utilisation,
ainsi qu'un rapport sur le thème de la session, soit "Questions
environnementales et sociales relatives à la culture et à l'utilisation
du peuplier et du saule". Ces deux rapports importants ont été
préparés par Louis Zsuffa du Conseil au moyen d'un contrat avec
le SCF et ils seront publiés par le Conseil pour le bénéfice des
Canadien(ne)s.
Personnes
Nous avons connu plusieurs changements au sein du Comité exécutif
du Conseil cette année-ci. Dave Cheyne d'Edmonton occupait le
poste de secrétaire-trésorier il y a un an. Suite à son départ
du Centre de foresterie du Nord du SCF à l'automne de 1995, il
a été remplacé dans ce poste par John Doornbos, gestionnaire du
bureau régional du SCF à Prince Albert (Saskatchewan). On a considéré
comme importante la conservation d'un lien avec le SCF, étant
donné que le secrétariat du Conseil est toujours situé dans le
bureau du SCF à Edmonton. Les contacts régionaux de John ont été
très utiles à cet égard.
Un autre départ d'Edmonton était notre très compétente secrétaire
de direction, Mary Louise Wright, qui a déménagé à Ottawa au début
de l'été et qui en conséquence a dû quitté son poste au Conseil.
Le Comité exécutif a envisagé le déménagement du secrétariat à
Ottawa, mais a décidé au moins à court terme que le secrétariat
devrait rester dans l'Ouest jusqu'à ce que toutes les options
soient étudiées à fond. Un arrangement intérimaire a été établi
à l'aide de John Doornbos de sorte que Carol Mardell à Prince
Albert a assumé les fonctions de secrétaire de direction, tandis
que les communications par téléphone, par courrier, par télécopieur
et par courrier électronique ont été maintenues à Edmonton. Le
contact étroit de Carol avec le secrétaire-trésorier John Doornbos
est avantageux, mais les pressions de son autre emploi à Prince
Albert et l'éloignement d'Edmonton sont nettement des désavantages
dans cet arrangement. On demandera à la réunion annuelle qu'une
décision soit prise sur l'avenir du secrétariat, sur sa localisation
et sur sa dotation, et nous espérons qu'il en résultera un moyen
plus permanent et plus efficace de fournir des services aux activités
du Conseil pour un avenir nouveau et transformé.
Communications
Le Bulletin du Conseil du peuplier du Canada est toujours notre
point principal de contact avec les membres. Deux numéros ont
été publiés cette année, en décembre 1995 et en juillet 1996.
Le premier a fourni des rapports et des informations sur la réunion
annuelle à Chicoutimi. Le numéro le plus récent fournit des articles
techniques en anglais et en français. Notre secrétaire de direction
Mary Louise Wright a été la personne qui a rendu possible ces
publications.
Grâce au bon travail de Gilles Vallée, le compte-rendu de la
réunion annuelle de 1995 a paru et a été distribué moins de 6
mois après la réunion, ce qui est une amélioration impressionnante
du délai parfois considérable de la publication des comptes-rendus
antérieurs. La publication rapide assure aux membres la prompte
réception des informations techniques présentées à ces réunions.
Les expositions sont un moyen important de communication pour
le Conseil, ainsi qu'une source de nouveaux membres. À l'aide
d'une subvention de la FAO, des informations au sujet de la Commission
internationale du peuplier ont été ajoutées au stand du Conseil
pour l'exposition "Le Carrefour du savoir-faire" qui a eu lieu
à Québec en octobre 1995 dans le contexte d'un symposium international
en célébration du 50ème anniversaire de la FAO. Des centaines
de délégués internationaux, ainsi que le grand public de la région,
y ont eu l'occasion de s'initier au Conseil du peuplier.
L'avenir
Pendant l'année passée, le Conseil du peuplier a fait face à
la réalité d'une diminution importante des revenus suite à la
fin des accords fédéraux-provinciaux pour le développement en
foresterie. Le Comité exécutif aconsidéré diverses options pour
l'avenir du Conseil. Il est clair, cependant, que nous devrons
compter sur les ressources de nos membres afin de continuer defournir
des services comme par le passé. Il nous faut considérer les contrats
de recherche et compter sur les connaissances et les habiletés
de nos membres pour nous aider à maintenir les revenus du Conseil.
Une augmentation de notre base de membres, surtout dans le secteur
corporatif, sera également requise.
C'est le dernier rapport que je vous présente à titre de président
du Conseil du peuplier, parce que je démissionne de ce poste à
la réunion annuelle. J'ai beaucoup apprécié le soutien et le conseil
du Comité exécutif et de tous les membres, car il a rendu beaucoup
moins difficiles les fonctions du président. Bien que je donne
ma démission de la présidence, j'espère être capable decontinuer
de donner d'autres services au Conseil à l'avenir, car je crois
qu'il a un rôle important à jouer à l'égard des précieuses ressources
du Canada en peuplier et en saule.
Top
John Doornbos
Traditionnellement, le Bulletin du CPC qui suit l'assemblée générale
annuelle fait une récapitulation des activités jusqu'au moment
du congrès. Cette fois, nous faisons de même, en plus d'inclure
certaines discussions qui ont fait suite au Congrès annuel. En
tant que nouveau président, j'ai cru bon vous indiquer les récents
changements de notre personnel. Je vous parlerai aussi du Congrès,
des affaires découlantes et de l'avenir du Conseil du Peuplier.
Le Personnel
Plusieurs d'entre vous connaissez Jim Richardson, notre président
sortant. Il a joué un rôle actif auprès du CPC, et de manière
plus générale, à la promotion des peupliers depuis plusieurs années.
Le rapport de Jim fait un survol de plusieurs activités qui ont
marqué son mandat avec le Conseil. C'est avec regret que nous
perdons Jim à titre de président, alors qu'il prend sa retraite
du SCF, mais il nous offre de continuer à servir le CPC à sa façon;
nous en reparlons plus bas.
Comme vous le savez, Mary Louise Wright a quitté en juin dernier
suite à son déménagement à Ottawa. Elle a accouché d'un garçon
en novembre, et son mari et elle ont à nouveau déménagé au Nouveau-Brunswick.
Mary Louise nous a été d'une aide précieuse et son expérience
nous a manqué pour le montage de ce bulletin. Avec son départ,
le poste de secrétaire a été déplacé à Prince Albert sur une base
intérimaire. L'adresse postale demeure la même et on fait suivre
le courrier à Prince Albert.
Carol Mardell a succédé à Mary Louise au poste de secrétaire,
et travaille avec moi depuis juin à Prince Albert, de façon occasionnelle.
C'est pricipalement elle qui a produit le présent Bulletin. Son
rapport est joint à ce numéro.
Comme je suis probablement un inconnu pour la majorité d'entre
vous, je prendrai quelques lignes pour me présenter. J'ai passé
14 années comme consultant et industriel forestier dans le centre
et le nord-est de la Colombie-Britannique. Mon nouveau rôle comme
président est en quelque sorte une manière "d'éliminer mon karma":
mon travail précédent m'amenait à cultiver des résineux pour le
sciage, souvent au détriment d'autres espèces telles les peupliers.
En 1992, je suis déménagé en Saskatchewan avec le SCF pour m'occuper
des programmes fédéraux de R&D dans le cadre des ententes fédérales-provinciales.
Arrivé en Saskatchewan, deux choses me sautaient aux yeux. D'abord,
le secteur forestier est moins important ici. Ensuite, l'importance
du peuplier (majoritairement le tremble) utilisé sur le plan provincial.
En 1993, le peuplier comptant pour 45% de la récolte totale (comparativement
à 11% au pays) et ce pourcentage augmentera encore. C'est donc
dans ce contexte que Dave Cheyne, Mike Byl et d'autres se sont
occupés de ma "conversion."
Congrès annuel et Visite terrain
L'assemblée générale s'est tenue le 9 septembre 1996 au Parc
National de Riding Mountain, Manitoba. Dix-sept personnes y prenaient
part. Un procès-verbal sera envoyé sous peu aux participants.
Les autres membres qui en voudraient une copie n'ont qu'à nous
contacter à cet effet.
On s'est surtout attardé à l'avenir du Conseil (dont il est question
plus loin), en plus des autres affaires régulières. Le nouvel
exécutif est formé de moi-même comme président, John Thompson
comme secrétaire-trésorier, Dave Cheyne comme vice-président pour
l'Ouest, Jean-François Côté comme vice-président pour l'Est (intérim)
et Jim Richardson comme président sortant.
La session technique d'une demi-journée a été suivie d'une journée
et demie de visite au terrain. Un résumé des principales présentations
est publié dans ce Bulletin. La visite nous a emmené dans diverses
tremblaies et peuplements mélangés, du Parc National à Swan River,
incluant un arrêt à l'usine OSB de Louisiana Pacific. Pour ceux
d'entre vous qui ne seraient pas familiers avec les visites organisées
par Derek Sidders, disons que nous sommes revenus à temps pour
souper en regardant le téléjournal de fin de soirée. Quoique long,
le séjour au terrain a été riche de renseignements.
Le Futur
Dans son rapport de président, Jim nous indique comment la fin
des subventions a affecté le Conseil. Au Congrès de 1996, nous
avons longuement discuté de cette nouvelle réalité financière.
Deux éléments ont retenu notre attention: le service aux membres
et la façon d'opérer dans l'avenir.
Le Conseil a toujours eu pour mission de promouvoir un sain aménagement
et une utilisation rationnelle des peupliers. Historiquement,
les peupliers étaient sous-utilisés et sous-estimés au Canada,
particulièrement dans l'Ouest. Le Conseil a travaillé fort à éveiller
les consciences et à faire changer les perceptions à cet égard.
À en juger aujourd'hui par l'utilisation accrue de cette ressource,
les choses ont évolué pour le mieux et le CPC peut en prendre
une partie du crédit. Ces changements remettent aussi en question
le rôle que doit maintenant jouer le Conseil. Continuer à promouvoir
une utilisation rationnelle des peupliers et donner du support
aux membres de plusieurs façons, agir comme agent de certification
pour le matériel génétiquement recommandé des peupliers hybrides.
Nous avons développé un système à cet effet mais ni les compagnies,
ni les pépinières ne sont prêtes pour cela.
Le Conseil pourrait devenir un carrefour de renseignements au
même titre que le défunt "Centre sur le Peuplier" autrefois à
Edmonton. Il pourrait voir à solutionner des questions majeures
reliées aux peupliers, par l'entremise de groupes d'experts issus
des milieux universitaires, industriels et autres. Le Conseil
pourrait aussi gérer des projets, des activités et programmes
de recherche pour ses membres et pour d'autres.
Il est ressorti des discussions que l'exécutif devait développer
quelques options réalisables et devant servir les membres. Les
communications aux membres, le rayonnement de l'organisation,
le développement du membership et la réunion d'experts techniques
sont les éléments qui revenaient le plus souvent. Lors de notre
réflexion, nous avons passé en revue les documents stratégiques
préparés par John Lowood et Ross Silversides. La plupart des éléments
identifiés dans ces rapports sont toujours pertinents. Le changement
majeur survenu depuis la rédaction de ces textes, c'est le retrait
du financement gouvernemental. Cela ne change pas nos priorités,
mais affecte nos moyens pour les réaliser.
À partir de cet exercice et de plusieurs appels-conférence, l'exécutif
a développé divers scénarios. La communication aux membres étant
toujours l'un des rôles-clé du CPC, la publication du Bulletin
au moins deux fois l'an demeure prioritaire. Comme on veut maintenir
une perspective d'envergure nationale, le fait de publier dans
les deux langues officielles va continuer.
Nous croyons aussi que l'Internet devient un véhicule incontournable
de communication; la création d'un site WEB du CPC sera bénéfique
à nos membres. Ce site comprendra des renseignements sur le Conseil,
les coordonnées du secrétariat et de l'exécutif, une liste de
références utiles et de publications, quelques articles du bulletin
courant, un formulaire d'adhésion au CPC, etc. On veut aussi y
inclure un groupe de discussion où membres et non-membres peuvent
poser des questions et donner des réponses au sujet des peupliers.
Le site n'en est qu'à ses débuts, et tout commentaire visant son
amélioration sera bienvenu.
D'intéressants défis nous attendent en regard des objectifs de
regroupement d'expertise, de rayonnement du CPC et de support
aux membres. À l'époque des ententes fédérales-provinciales, ce
rôle a été assumé dans l'Ouest par le "Centre sur le Peuplier."
Nous aimerions bien pouvoir faire du bénévolat chacun de notre
côté, mais le nouveau contexte budgétaire nous demande à tous
de faire plus avec moins. Cela rend ces défis difficiles à réaliser.
Ce qui nous amène à l'option d'embaucher quelqu'un, en soi un
autre défi! Nos revenus actuels des cotisations et des contrats
de service couvrent à peu près le coût du secrétariat, la production
du Bulletin et quelques autres tâches mineures. Le Conseil s'est
tout de même bâti quelques réserves à partir de précédents contrats.
Ces contrats existent toujours comme sources possibles de revenu,
quoique plus sporadiques. Le Conseil faisait donc face à 2 choix:
maintenir le statu quo, c'est-à-dire s'en tenir au minimum de
ses obligations et priorités en dépensant les revenus annuels,
ou bien investir une partie de ses réserves pour accomplir un
peu plus que le strict minimum. L'essai se ferait sur une période
de 1 à 2 ans et viserait à s'auto-financer, si possible.
Jim Richardson nous propose de fournir un support technique,
d'accroître la visibilité du CPC et d'étendre encore plus le membership.
Les autres membres de l'exécutif ont analysé son offre et croient
approprié de faire un essai pour une période limitée (1 à 2 ans).
La consultation s'est même élargie à la quinzaine de membres du
conseil d'administration lors d'une conférence téléphonique le
28 février dernier. La proposition a reçu un accueil favorable.
Au fil des discussions, de nouveaux éléments ont été suggérés.
On a donc demandé à Jim de réviser sa proposition originale,
à la lumière des commentaires recueillis. Une nouvelle consultation
du conseil d'administration est en cours. Au moment d'aller sous
presse, la décision finale n'est pas prise mais nous comptons
avoir résolu la question à temps pour l'Expo forestière de Grande
Prairie au début de mai.
Je constate avoir été un peu long pour mon premier rapport comme
président, mais je crois que l'importance des enjeux à venir mérite
que nos membres soient bien avisés. Les prochaines années pourraient
être critiques pour le succès futur du Conseil du Peuplier du
Canada.
J'ai bien hâte de vous voir au prochain congrès annuel à Campbell
River, C.-B.
Visitez notre nouveau site web en construction à l'adresse suivante
:
htpp://www.nofc.forestry.ca/poplar/pcc.html
Photo de groupe: Participants à la visite terrain lors du Congrès
annuel de 1996.
Conseil du Peuplier du Canada
Congrès annuel 1997
30 Septembre au 2 Octobre 1997
Painter's Lodge
Campbell River
Vancouver Island CB
Inscrivez ce rendez-vous à votre agenda dès maintenent! Cees
van Oosten nous prépare tout un congrès! Plus de détails vous
seront communiqués prochainement.
Conseil du Peuplier du Canada
Bureau du Secrétariat
a/s Service Canadien des Forêts
250-1288 Central Avenue
PRINCE ALBERT SK S6V 4V8
TEL: (306) 953-8548
FAX: (306) 953-8649
COURRIER ÉLECTRONIQUE: poplar@nofc.forestry.ca
SITE INTERNET: http://www.nofc.forestry.ca/poplar/pcc.html
Bulletin du Conseil du Peuplier du Canada
Suggestions d'articles
Les articles d'intérêt de nos membres sont les bienvenus. Merci
à tous ceux qui ont contribué au présent numéro. C'est le temps
de nous écrire pour des textes à paraître dans le numéro d'été
1997.
Nos remerciements à Jean-François Côté et Jim Richardson pour
la traduction française. Votre aide bénévole est appréciée!
AVIS A NOS MEMBRES FRANCOPHONES :
Le Service canadien des forêts vient d'achever la traduction
du "Aspen Managament Information System". Il s'agit d'une riche
source de renseignements sur le tremble, facile à consulter à
partir de votre micro-ordinateur. Cette "encyclopédie" fait près
de 8 Mégaoctets. Surveillez sa sortie au cours du printemps 1997!
Top
John Thompson
Les finances du Conseil du Peuplier se portent bien pour la prochaine
année. Malgré la fin des ententes de financement fédérales-provinciales,
la balance de nos avoirs nets de 78,000$. Ce montant inclut un
contrat à compléter avec la FAO pour la somme de 19,886$. Alberta-Pacific
a livré des boutures de tremble à la Chine et le Conseil a agi
comme agent canadien auprès de la FAO pour la transaction. Le
paiement a été reçu en décembre 1996. Nous pensons que ce rôle
d'agent auprès d'organisations externes peut devenir pour le Conseil
une source intéressante de financement à l'avenir.
Le Conseil a reçu 5,000$ pour des services reliés au Congrès
da la FAO à Québec, à l'automne de 1995. Nous avons aussi perçu
3,398$ pour un contrat de service à la bibliothèque forestière
du Centre de foresterie d'Edmonton.
Deux notes spéciales apparaissent aux états financiers suite
à la vérification externe. Le prêt encouru pour le congrès annuel
de 1996 a été entièrement remboursé en septembre 1996. Aussi,
un chèque (no.281, sans ses pièces justificatives) a été considéré
comme légitime par le vérificateur.
Le quartier général du CPC a déménagé à Prince-Albert, Saskatchewan,
et Carol Mardell assume le secrétariat. Le Conseil pense à déplacer
la fin de son année fiscale de juin à décembre. Les raisons sont
les suivantes: Revenu Canada préfère cette date, et nos cotisations
sont recueillies selon l'année de calendrier. L'année durerait
18 mois plutôt que 12 pour la période de transition. La nouvelle
secrétaire travaille à temps partiel, selon les périodes de pointe
qui correspondent à la préparation des bulletins et à l'organisation
de l'assemblée générale annuelle.
Les états financiers vérifiés (dont le tableau est présenté en
anglais) complètent ce rapport.
Top
Au dernier congrès annuel tenu au Riding Mountain National Park
(Manitoba), Dave Cheyne de Slocan Forest Products (B.C.) et Derek
Sidders du Service canadien des forêts en Alberta ont présenté
des diapositives d'un énorme tremble (toujours vivant) observé
le 23 mai 1996. On prétend partout dans l'entourage de ces deux
"découvreurs" qu'il s'agirait du plus gros tremble au Canada.
Le fameux spécimen croît au nord du 60e degré de latitude dans
la région de Fort Liard aux Territoires du Nord-Ouest. L'arbre
mesure 49 pouces au DHP et sa hauteur voisine les 34 mètres.
Les découvreurs lancent un défi à quiconque de trouver un plus
gros tremble au Canada. Le Conseil réserve à un éventuel gagnant
un magnifique prix et une reconnaissance nationale soulignée au
prochain congrès annuel en Sept-Oct à Vancouver. Bien entendu,
une photo doit accompagner votre candidature. Un formulaire à
cet effet est joint au présent numéro.
Top
Carol Mardell
Les deux premiers paragraphes sont consacrés aux activités de
Mary Louise Wright qui a oeuvré comme secrétaire jusqu'à la fin
mai 1996. Après le congrès de Chicoutimi (1995), le secrétariat
a été maintenu à raison de trois jours/semaine. Un support clérical
et administratif a été fourni au Centre de foresterie du Nord
d'Edmonton. En décembre et en janvier 1996, le travail a surtout
consisté en la préparation du bulletin du CPC, entièrement bilingue,
et à son envoi aux membres. Les avis de renouvellement du membership
ont été expédiés par la même occasion, ainsi que la programmation
préliminaire du prochain congrès annuel.
La vérification financière 1994-95 a été faite en janvier 1996
par J G Tax and Accounting. On a aussi sollicité les membres corporatifs
qui n'avaient pas renouvelé leur abonnement en 1995. Les cotisations
ont donc commencé à rentrer en février. On a également convenu
d'une entente pour que le bureau du CPC gère les inscriptions
à une conférence sur la Gestion intégrée des ressources (GIR),
en mars à Saskatoon. Le bureau a organisé plusieurs appels-conférence
des administrateurs en cours d'année. En mars, le travail de la
secrétaire a surtout été lié à l'organisation et au congrès du
GIR lui-même. En avril et mai, la liste des membres a été mise
à jour et on a travaillé à la préparation du Bulletin de mai.
Avec l'envoi postal de ce numéro, on a joint des formules d'inscription
pour le congrès conjoint du CPC et du Comité technique de Reforestation
du Nord-Ouest, au Parc National de Riding Mountain. Au fil de
l'année, le travail a consisté à l'administration du bureau, aux
transactions bancaires, aux envois postaux, à la facturation,
à la recherche d'information, aux comptes-rendus, à la préparation
de rapports et des bulletins, à la comptabilité (TPS), à la correspondance,
au classement, aux photocopies et autres tâches générales.
Au premier juin 1996, j'ai remplacé Mary Louise au secrétariat
et travaillé à partir du bureau du SCF à Prince-Albert. Au cours
des premiers mois, l'accent a été mis au rappel des cotisations
non renouvelées et à une nouvelle campagne d'abonnement visant
spécifiquement des organisations et entreprises forestières du
Québec. Il en est résulté 17 nouveaux memberships et 14 renouvellements.
Au mois de septembre 1996, on comptait 55 membres individuels,
3 étudiants, 25 membres corporatifs et 36 membres affiliés pour
un total de 119 membres.
Les détails des finances pour la période s'échelonnant de juillet
1995 à juin 1996 ont été rassemblés et remis au comptable John
Gamlin pour vérification. Les comptes ont été vérifiés et la liste
des membres mise à jour en vue de l'assemblée générale annuelle
de septembre 1996. La période précédant le congrès annuel a été
relativement occupée. Durant le congrès lui-même, après avoir
aidé à l'inscription, assisté aux réunions et noté les procès-verbaux,
il a fait bon de prendre part aux visites sur le terrain et aux
marches en forêt. Depuis ce congrès, le membership a augmenté
à 123!
Depuis le début de 1997, le temps de secrétariat a été occupé
par la préparation de ce Bulletin, la couverture de rapports,
la page d'accueil du nouveau site WEB du CPC, le renouvellement
des abonnements, les finances et autres travaux cléricaux habituels.
En espérant que vous trouverez ce Bulletin intéressant et riche
d'informations, nous vous invitons à visiter le site Internet
du CPC et vous souhaitons une année fructueuse!
Top
CONSEIL DU PEUPLIER DU CANADA - VISITE TERRAIN DU CONGRÈS DE
1996
La visite terrain de cette année a été un itinéraire très animé
(en autobus) au centre du Manitoba avec Derek Sidders (SCF) comme
hôte et directeur de la visite. Le tout gravitait autour des essais
et expérimentations en forêt mélangée et feuillue tenus depuis
plusieurs années au Parc National de Riding Mountain. Les arrêts
comprenaiant l'éclaircie précommerciale du tremble, écologie et
régénération des feuillus, aménagement et succession en peuplements
mélangés. Au nord du Parc, les visiteurs ont pu observer des opérations
de récolte en peuplements mélangés et dans les tremblaies, pour
les compte de Louisiana-Pacific. On a aussi visité des essais
de protection du sous-étage résineux de peuplements mélangés,
essais réalisés par les chercheurs du ministère provincial des
forêts. Aussi, 30 ans plus tard, l'impact de coupes sélectives
en peuplements mélangés ont fait l'objet des discussions au sujet
des standards de régénération avec Dan MacIsaac du SCF. Le troisième
jour de la visite a permis de constater la réussite d'un projet
de conservation des sols à la ferme Rosedale: la plantation de
diverses essences indigènes et exotiques pour freiner l'érosion
d'anciennes terres agricoles.
La visite n'aurait pas été complète sans un arrêt à l'usine de
Louisiana-Pacific, nouvellement construite à Swan River, Man.,
où l'on y fabrique des panneaux à lamelles orientées (OSB). Des
remerciements spéciaux sont adressés à tous les organisateurs
des conférences et du congrès.
Top
SYSTÈMES RACINAIRES DU TREMBLE ET DE L'ÉPINETTE BLANCHE:
DISTRIBUTION ET ACTIVITÉ DANS LES SOLS DES FORÊTS BORÉALES MÉLANGÉES
Ken C.J. Van Rees, Univ. Saskatchewan
Les questionnements au sujet des impacts de la récolte et de
la préparation de terrain sur les processus pédologiques et le
succès de la régénération forestière ont amené les chercheurs
à étudier le rôle joué par les racines vis-à-vis l'absorption
des nutriments lessivés. Sommairement, on a observé que 50% des
racines se retrouvaient dans les horizons superficiels LFH pour
chaque espèce, et ce, pour les cinq stations analysées. La longueur
des racines diminuait avec la profondeur de l'enracinement, coïncidant
avec des temparatures plus basses (5-7 degrés C) mesurées entre
50 et 100 cm de profondeur. La longueur totale du système racinaire
augmentait avec l'âge des peuplements. L'activité racinaire est
plus importante dans les horizons LFH, et est à l'avantage du
tremble sur l'épinette. C'est dans les peuplements de 10 ans que
l'activité racinaire est la plus marquée. Ces résultats suggèrent
que le tremble est très compétitif à l'égard de l'épinette pour
les ressources du sol, particulièrement dans les horizons organiques.
UNE SYLVICULTURE BASÉE SUR LES PRINCIPES D'AMÉNAGEMENT DES ÉCOSYSTÈMES.
Gitte Grover, Daryll Hebert, Dan MacPherson, ALPAC
L'aménagement écosystémique peut signifier "maintenir des options
pour l'avenir" ou plus précisément "soutenir et imiter les processus
écologiques naturels pour le bénéfice des générations à venir,
tout en procurant des biens et services de façon périodique".
Le but principal est donc le maintien de la biodiversité. La biodiversité
embrasse toutes les espèces, du champignon à l'ours grizzly, tous
les processus, de la photosynthèse à la prédation, et ce à tous
les niveaux, de l'échelle génétique à celle du paysage.
Suivant un modèle de perturbation naturelle, un essai est conduit
visant à maintenir la biodiversité en adaptant les pratiques de
récolte aux mécanismes naturels. Lorsqu'on observe la mosaïque
des peuplements en forêt boréale mélangée, il est évident que
le feu est l'élément perturbateur dominant. En conséquence, les
interventions forestières humaines devraient tendre à imiter le
feu. Comme le feu est la force dominante et que la flore et la
faune de la forêt boréale mixte se renouvellent après son passage,
la récolte des bois qui tend à mimer le feu devrait maintenir
la biodiversité. Par exemple, la coupe devrait laisser certains
arbres intacts et laisser des débris ligneux grossiers dans l'aire
de coupe. La planification devrait prévoir des aires de coupe
de grandeurs et de formes variées, et des âges de rotation variables.
Mais comment s'insère la sylviculture dans le modèle de perturbation
naturelle? Le principal patron de succession en présence d'un
feu dans la forêt boréale mixte débute avec l'incendie d'un peuplement
de conifères et qui épargnerait quelques individus devant servir
d'arbres semenciers. Le parterre se régénère en tremble avec de
l'épinette blanche en sous-étage. Éventuellement, l'épinette redevient
dominante dans le peuplement jusqu'à ce que survienne un autre
feu, et ainsi recommence un autre cycle. Trois scénarios de régénération
naturelle sont possibles. Un petit nombre de peuplements feuillus
sont remplacés par des peuplements feuillus. Un nombre indéterminé
de peuplements résineux se régénèrent immédiatement en résineux.
Mais la majorité des peuplements vont suivre le patron successionnel
décrit précédemment, convertissant les résineux en feuillus, puis
les feuillus en résineux.
Nos pratiques sylvicoles traditionnelles, basées sur des groupes
d'essences à production prioritaire (ex: SEPM ou Peupliers) pour
un espace donné, nous ont amené à forcer à régénérer chaque espace
coupé par les même essences qu'on y trouvait au moment de la récolte,
selon la vocation du peuplement à cette phase précise de sa chronoséquence.
Une telle approche ignore totalement le cycle écologique de succession
que prend la Nature et conduit souvent à un aménagement monospécifique
et à "épurer" la forêt mélangée. Outre les impacts associés à
la biodiversité, les coûts sylvicoles élevés et les échecs de
plantations rendent ces interventions moins attrayantes.
Une approche plus globale doit être envisagée pour l'aménagement
des feuillus versus les résineux. Il faut voir à maintenir les
caractéristiques de forêt mélangée en milieu boréal, autant à
l'échelle du paysage qu'à l'échelle du peuplement. Il faut s'inspirer
de la dynamique naturelle qui amène continuellement des changements
dans la composition des peuplements, avec en alternance une forêt
dominée par des espèces feuillues, puis résineuses. Une sylviculture
écosystémique tendrait donc à imiter la façon de faire naturelle,
plutôt que de forcer l'aménagement d'un seul groupe d'essences.
Nous devons permettre aux aires de coupe d'épinette blanche de
se régénérer en tremble avec épinette en sous-étage, selon le
modèle de perturbation naturelle. On peut aussi s'inspirer du
modèle de succession par trouées et récolter suivant un régime
de coupes sélectives telles que la coupe jardinatoire ou la coupe
progressive d'ensemencement. Certaines options sylvicoles particulières
aux peuplements de tremble sont les suivantes:
1) coupe totale ou partielle (laissant quelques semenciers ésineux)
avec régénération principale en tremble, comme cela se produit
après feu;
2) aménagement inéquienne et coupes partielles, selon le modèle
de succession par trouées;
3) coupes sélectives avec protection du sous-étage résineux,
pour accélérer le passage des résineux à l'étage dominant;
4) laisser le tremble recoloniser des sites de coupe d'épinette,
selon le modèle de perturbation naturelle.
Les options sylvicoles pour les peuplements dominés par l'épinette
sont:
1) régénération naturelle d'épinette blanche par coupes sélectives,
imitant le développement inéquienne de l'épinette en peuplements
surannés;
2) aménagement d'épinette blanche en sous-couvert grâce à la
présence des semenciers laissés après la coupe, selon le modèle
de perturbation naturelle;
3) reboisement d'épinettes en sous-couvert, dans de jeunes tremblaies.
Il est primordial d'évaluer individuellement chaque peuplement
avant coupe, et d'établir une prescription propre à chaque peuplement
selon son site. Cependant, avant de déterminer dans quelles proportions
chacune des prescriptions devrait s'appliquer, il faut savoir:
1) dans quelle proportion un feu nous ramène-t-il de l'épinette
versus du tremble, et quelles caractéristiques de site y sont
reliées?
2) quelle proportion des peuplements de tremble se régénère par
le remplacement des trouées?
3) quelles sont les variations en termes de délais et de stocking
chez les recrues d'épinette blanche?
Avec des réponses à ces questions, on devrait pouvoir modéliser
la composition des peuplements et du paysage des territoires publics
sous aménagement dans 120 ans avec divers scénarios:
1) sans récolte forestière ni protection contre les feux;
2) avec récolte, sylviculture traditionnelle et protection contre
les feux;
3) avec récolte, sylviculture écosystémique et protection contre
les feux.
Si la sylviculture écosystémique est appropriée, les scénarios
1 et 3 devraient prédire des paysages et peuplements semblables.
Beaucoup de recherche reste à faire afin de mieux connaître la
dynamique des peuplements mélangés et les options sylvicoles à
recommander. Plus nous en savons sur l'écosystème de la forêt
boréale, plus il devient évident qu'une nouvelle sylviculture
a sa place dans l'aménagement écosystémique, et que les bénéfices
ne sont pas seulement d'ordre écologique, mais également d'ordre
économique.
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Louis Zsuffa and Jim Richardson
La vingtième Séance de la Commission Internationale du Peuplier
(CIP) s'est tenue à Budapest, Hongrie, du 1er au 4 octobre 1996.
Plus de 200 participants en provenance de 34 pays de tous les
continents ont pris part à la Séance, l'une des plus courues de
l'histoire de la CIP. D'abord, une tournée d'étude, du 27 au 30
septembre, a fait voir aux congressistes des forêts naturelles
et des plantations de peupliers et de saules du nord-est de la
Hongrie. Des exemples de conservation de forêts naturelles et
d'aménagement de plantations ont fait l'objet de visites et de
discussions.
La CIP a été fondée en 1947 pour ensuite devenir une entité statutaire
de la FAO, laquelle fournit à la Commission un secrétariat permanent
à Rome. Quatre pays se sont nouvellement joints à la CIP, ce qui
porte son membership à 39 pays. Les objectifs de la CIP sont:
- d'étudier les aspects scientifiques, techniques, sociaux et
économiques de la culture des peupliers et des saules;
- de promouvoir les échanges d'idées et de matériel entre chercheurs,
producteurs et usagers;
- de voir à mener des programmes de recherche conjoints;
- de stimuler l'organisation de congrès et de visites-terrain;
- de présenter des rapports et faire des recommandations à la
FAO et aux Commissions Nationales du Peuplier.
Chaque pays membre de la CIP s'engage à soumettre, lors de la
Séance, un rapport national résumant les activités de son pays
en matière de gestion, production et consommation de peupliers
et saules, d'origine naturelle ou de plantation, ainsi que du
fonctionnement de sa Commission nationale du peuplier. Cette année,
des rapports ont été reçus de 25 pays membres. Le rapport national
canadien a été soumis par le Conseil du Peuplier du Canada (CPC),
notre Commission nationale du peuplier.
Les plantations de peupliers et de saules ont augmenté récemment,
mais demeurent de faible importance, sauf en Chine où l'on compte
1,34 million d'hectares de peupliers plantés ou d'origine naturelle,
dont 350 000 ha ont été établis entre 1991 et 1995. Le Canada
est le pays où l'on retrouve la plus grande superficie de peupleraies
naturelles parmi les pays membres (la Russie n'étant pas un pays
membre). Certains pays ont rapporté des changements de leur politiques
forestières qui vont encourager la plantation de peupliers et
de saules. En général, les législations visant le reboisement
avec des spécimens de la famille des Salicacées sont surtout justifiées
sur le plan socio-économique. Il y a encore peu de renseignements
des divers pays sur la situation entourant la culture des saules.
Les activités d'import-export des bois de peuplier (et de saule)
continuent d'être significatifs, particulièrement en Europe.
Le thème de la 20e Séance était: "Les questions environnementales
et sociales liées à la culture et à l'utilisation des peupliers
et des saules." Dix-sept pays incluant le Canada ont répondu au
questionnaire préparé par la FAO. Les principaux problèmes environnementaux
identifiés sont les suivants:
- les régimes hydriques des bassins versants et le déclin des
bandes riveraines boisées servant à la régulation des eaux;
- la préservation des habitats et de la faune des bandes riveraines;
- le développement du génie rural;
- l'analyse du fonctionnement des écosystèmes artificiels, tels
que les plantations de peupliers et de saules;
- l'impact des techniques culturales sur la biodiversité, plus
spécialement l'usage de produits chimiques;
- une analyse détaillée des coûts environnementaux de diverses
matières premières et des procédés industriels de transformation;
- l'acceptabilité sociale de la culture des Salicacées en relation
avec la préservation du paysage.
Une diminution de la superficie des bandes riveraines boisées,
pour lesquelles les Salicacées jouent un rôle essentiel, est observée
chez la plupart des pays répondants. Plusieurs facteurs contribuent
à ce phénomène, dont le drainage et le dragage des lits des cours
d'eau, mais aussi la compétition par l'agriculture et d'autres
activités humaines pour l'utilisation du sol dans les vallées.
La culture intensive du peuplier contribue à la diminution de
ces boisés riverains. Compte tenu de ces problèmes particuliers,
des règles sont déjà en place dans la plupart des pays pour voir
à protéger ces milieux humides.
Outre les sessions de plénière, le programme du congrès a été
organisé autour de divers groupes de travail. Deux de ces groupes
sont présidés par des membres du CPC: Récolte et utilisation par
John J. Balatinecz, et Systèmes de production (autrefois systèmes
de production de biomasse) par Louis Zsuffa. En plus de jouer
un rôle très actif au cours de ces réunions, Martin Hubbes a été
élu président d'un sous-comité sur les Maladies. Jim Richardson
a contribué à la rédaction des conclusions et recommandations
des sessions de travail, et a été réélu au Comité Exécutif de
la CIP.
Les rapports nationaux préparés et soumis par Louis Zsuffa au
nom du CPC ont fourni une source de renseignements à jour et seront
publiés pour les bénéfice de nos membres.
Rédigé par Louis Zsuffa, révisé par Jim Richardson, et Traduit
par Jean-François Côté pour la revue du CPC.
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STRATEGIES D'AMELIORATION DU TREMBLE DANS LES PROVINCES DE L'OUEST
Gary Wyckoff, Université du Minnesota
Un programme d'amélioration génétique a été mis sur pied pour
le tremble (Populus tremuloides) et ses hybrides pour la production
de fibre en Alberta et en Saskatchewan. Ce programme vise à améliorer
la croissance, la résistance au gel, la rusticité, la résistance
aux insectes et maladies et la qualité des billes. On sélectionne
les meilleurs phénotypes depuis les 3 principales régions couvertes
par les membres de la Coopérative (Nord de l'Alberta, Sud de l'Alberta,
et la région du Centre-Est albertain et de l'Ouest de la Saskatchewan.
La population initiale du programme d'amélioration comprend 150
individus-plus, soit 50 en provenance de chaque région.
Pour plus de détails à ce sujet, nous vous invitons à consulter
cette rubrique dans sa version originale anglaise.
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CONGRÈS ANNUEL 1996
SESSION TECHNIQUE
PROGRAMME DE FORET PRIVEE D'"ALBERTA PACIFIQUE" (ALPAC)
Allan Robertson
La compagnie Alpac a développé un programme d'aménagement des
forêts privées basé sur deux concepts: le programme d'aménagement
du boisé et le programme de plantation. L'idée d'aménager à l'aide
des plantations existe depuis un certain temps déjà en Amérique
du Nord et en Europe. Cependant, ce n'est que tout récemment que
le concept de la populiculture est devenu une réalité dans le
nord de l'Alberta. Alpac est l'une de ces compagnies qui misent
sur la culture des peupliers hybrides et qui ont commencé à développer
des techniques sylvicoles destinées aux plantations de peupliers
du nord de cette province.
Plusieurs objectifs supportent le programme de populiculture:
- approvisionnement accru en fibre, en sus des FMA (CAAF)
- diminution des coûts de transport de la fibre
- diminution de la dépendance sur l'approvisionnement du FMA
- plus grand éventail de choix pour la planification des activités
de récolte et d'aménagement des écosystèmes.
Un second groupe d'objectifs à caractère qualitatif comprend:
- l'augmentation de la sensibilisation du public
- l'intensification des travaux d'aménagement sur terrain privé,
contribuant à rehausser l'image de l'industrie et à améliorer
la durabilité de l'agriculture rurale en Alberta.
Les stratégies à court terme d'Alpac vont aider à promouvoir
le programme de forêt privée. On pense à des ateliers, des séminaires
et des foires commerciales pour former et éduquer les propriétaires
et promouvoir le concept de développement durable. Alpac a également
développé un Guide de planification de l'aménagement à l'intention
des propriétaires de boisé. La compagnie a aidé plusieurs propriétaires
à la mise sur pied d'aires de démonstration à même leur boisé.
La stratégie à long terme passe par la mise en place d'incitatifs
monétaires afin d'initier les travaux d'aménagement. Un certain
nombre de plantations expérimentales ont été établies près de
l'usine d'Alpac, de même que sur des terres privées. Le premier
essai date de 1993 et servira à juger de la qualité à long terme
de ces hybrides. Cet essai va aussi permettre de connaître la
croissance en foction de différents types de sol et la réaction
des clones à des amendements à partir de cendres et de boues provenant
de l'usine. Parallèlement à ces essais, des plantations dites
opérationnelles sont établies depuis 1995 et couvrent actuellement
près de 250 ha. On vise à rechercher le régime sylvicole le mieux
adapté à ces plantations pour la région et à en analyser les coûts.
Alpac participe également à des Coopératives d'amélioration des
arbres de l'ouest du Canada, du Minnesota, de Washington, de l'Orégon,
du Kazakhstan et de la Chine. Ces différentes Coopératives s'intéressent
aux croisementspouvant conduire à la production d'hybrides utilisables
pour de vastes plantations, de même qu'à diverses caractéristiques
telles que la résistance aux herbicides, la stérilité et la floraison
hâtive.
Les bénéfices de la populiculture incluent une augmentation de
l'approvisionnement sur une base soutenue et la possibilité de
livraisons accrues en été grâce à la proximité du réseau de chemins
permanents. On compte aussi sur les économies de coût de transport
en reboisant les terrains privés proches de l'usine. Un autre
bénéfice non négligeable du programme de forêt privée est l'éveil
du public à la foresterie, qui ira de pair avec le succès du programme.
Le plan d'action du programme de plantation comprend la sélection
au champ pour le programme de croisement. Les Coopératives et
les programmes de recherche se penchent sur 25 arbres-plus de
tremble (Populus tremuloides) ainsi que des peupliers baumiers
(P. balsamifera) et deltoïdes (P. deltoides) sélectionnés. Un
plan d'action triennal de la compagnie prévoit l'expansion des
superficies en plantation et des dispositifs d'étude. Le matériel
servant à ces essais est toujours développé à partir d'une sélection
autour d'individus locaux, à inclure au programme de croisement
des coopératives. On étudiera de façon continue ces plantations
en vue d'établir le protocole sylvicole produisant les meilleurs
résultats, et on prendra soin de l'inclure au Guide de planification.
En 1997, Alpac établira des quartiers de pieds-mères servant à
produire les plants devant être fournis aux producteurs privés
à compter de l'an 2000.
Parmi les traitements sylvicoles à considérer en populiculture,
l'un des premiers à considérer est le contrôle de la végétation
compétitive. Le problème doit être abordé comme en agriculture,
à travers une combinaison de travaux, allant de la préparation
de terrain à l'entretien chimique et mécanique. L'approche typique
privilégiée par Alpac est une application initiale de glyphosate
suivie d'une préparation mécanique du terrain (double passe de
la herse à disques). Par la suite, on devrait appliquer une forte
dose d'éthalfloraline tout en mélangeant le sol, ou encore travailler
le sol et l'ensemencer de seigle pour contrôler la végétation
compétitive. Le seigle permet d'obtenir une surface de culture
qui soit solide pour faciliter la tonte, surtout en période humide,
en plus d'être une source alternative de nourriture pour le cerf.
Alpac continuera de suivre de près la sylviculture de ses plantations.
Dans un avenir rapproché, Alpac pourra pleinement répondre à la
demande des propriétaires privés en leur fournissant à la fois
les peupliers hybrides et tout le support technique requis pour
mener à bien leur plantation.
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Last edit:
2004-10-27
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