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Conseil du Peuplier du Canada Le Bulletin - janvier 2001 _________________________________________________ |
Dans ce numéro
John Doornbos
C'est le quatrième rapport que j'ai l'honneur de présenter aux membres du Conseil du peuplier du Canada, et l'année qui s'achève a comme les autres été très occupée. Nous sommes maintenant installés dans nos nouveaux bureaux à Edmonton. Un certain nombre d'activités ont tenu en haleine notre secrétaire exécutive, Sandra Williams, et notre directeur technique, Jim Richardson.
L'année dernière, le Conseil du peuplier a collaboré avec la Western Boreal Aspen Co-op pour tenir notre assemblée annuelle à Edmonton dans la seconde moitié du mois d'août. Le programme comprenait une série d' excellentes présentations et deux très bonnes excursions mettant à l'honneur plusieurs programmes de sélection de trembles et de peupliers hybrides qui se déroulent dans les Prairies.
Cette année, les Conseil du peuplier du Canada et des États-Unis organisent de concert l'IPC 2000, la 21e Session de la Commission internationale du peuplier à Vancouver (Washington). C'est la troisième fois que cette session se tient en Amérique du Nord et le Canada l'a accueillie deux fois auparavant. Jim est le co-président du comité organisateur, son collègue pour cette tâche éprouvante étant Jud Isebrands du USFS. Jim travaille également à la publication de l'ouvrage qui doit ponctuer la réunion et à l'organisation de l'excursion canadienne de l'IPC 2000. Comme l'explique Jim dans son rapport, notre participation à cet événement prestigieux contribuera à faire connaître au monde entier la recherche nord-américaine sur le peuplier et ses derniers développements.
Les recettes provenant des cotisations des membres n'ont pas suffi à couvrir les coûts de fonctionnement du Conseil du peuplier. D'ailleurs, il a toujours fallu recourir à des travaux externes pour soutenir nos activités. Cette année nous avons participé à deux conférences importantes : Training to work in the forest, organisée par le Programme de foresterie des Premières nations, et la conférence sur le bilan du carbone en collaboration avec l'IBFRA et le SCF. Les recettes provenant de ces projets nous ont aidé à équilibrer notre budget cette année et nous on même laissé un excédent budgétaire que nous pourrons utiliser l'année prochaine. On trouvera des détails supplémentaires dans le rapport financier.
Le travail à l'externe nous a laissé dans une situation financière enviable, mais il a pris tout notre temps l'an dernier, compte tenu de l'IPC 2000. Ces grandes activités étant chose du passé, nous pouvons nous pencher sur les priorités qui nous restent, notamment le procès-verbal de l'assemblée générale de l'an dernier, le Bulletin du Conseil et l'annuaire des chercheurs sur le peuplier.
Le Conseil canadien des ministres des forêts a récemment annoncé le programme 2020, conçu pour augmenter la valeur des forêts sur le plan de la conservation tout en s'assurant de la croissance de l'industrie forestière. Bien que peu de détails n'aient été donnés à ce sujet, une initiative qui porterait sur les plantations à haut rendement et à croissance rapide présenterait beaucoup d'intérêt pour les membres du Conseil. Ce genre d'initiative serait probablement centrée, entre autres, sur le tremble et les peupliers hybrides, et pourrait avoir des répercussions sur nos efforts pour établir une coopérative canadienne pour la biotechnologie du peuplier.
J'aimerais remercier pour une autre année Jim et Sandra pour leur engagement et leur travail soutenu. Bien que la chose ne soit pas toujours évidente pour les membres, je peux certainement voir et apprécier les efforts consentis par notre personnel. J'aimerais également remercier le Service canadien des forêts pour l'appui indéfectible qu'il accorde au Conseil et à ses activités.
Sandra J. Williams pour Dave Cheyne
Bien que l'année financière 1999 ait résulté en un déficit de 6501,04 $, la situation financière du Conseil du peuplier est saine. La perte de 1999 est légèrement plus élevée que celle de 1998 en raison des coûts associés au déménagement du secrétariat du CPC de Prince Albert à Edmonton et de la mise au point du site Web. Toutefois, le Conseil a maintenant un bilan positif légèrement supérieur à 90 000 $ au terme de l'année 1999.
La réserve en certificats de placement garantis demeure intacte. En comparaison des recettes provenant des cotisations de 1999, les intérêts tirés des certificats constituent le tiers de la base typique de notre revenu annuel. Les recettes provenant des cotisations sont constantes à environ 10 000 $ annuellement, constituées en majorité des cotisations des membres corporatifs.
D'année en année, environ 40 % de nos dépenses de fonctionnement annuelles sont de nature administratives. Les frais d'administration comprennent les services et les déplacements de la secrétaire exécutive et du directeur technique, ainsi que les services de comptabilité.
Les conférences auxquelles nous avons travaillé en 2000 en vertu de contrats nous ont rapporté des recettes qui compensent le déficit de 1999 et assurent au CPC une bonne situation financière pour plusieurs années. Le Conseil restera à l'affût de tels contrats.
Les états financiers du CPC ont été préparés par Harris S. May en juillet 1999. M. May a estimé que les comptes étaient en ordre. Pour obtenir de l'information à ce sujet, les membres peuvent contacter le secrétariat.
Sandra J. Williams
Depuis notre dernière assemblée annuelle d'Edmonton (Alberta) d'août 1999, l'aspect interne du secrétariat du Conseil du peuplier a changé considérablement. Bien que nous soyons encore logés dans le bâtiment du Centre de foresterie du Nord à Edmonton (Service canadien des forêts), notre hôte a aménagé nos locaux avec un nouveau mobilier et un nouvel équipement informatique relié au réseau. Cet avantage est dû en bonne partie au fait que j'aie travaillé à temps partiel pour le SCF l'hiver dernier. En fait, j'alterne entre le SCF et le CPC, et les deux emplois se recoupent parfois considérablement.
Le recoupement s'explique par deux conférences auxquelles j'ai participé. De janvier à avril, j'ai fait les finances de la conférence du Programme forestier des Premières Nations intitulée Learning to work in the forest, qui s'est tenue à Winnipeg au Manitoba vers la fin de février 2000. Puis, en mai 2000, j'ai contribué au processus d'inscription et de gestion des finances de la conférence internationale intitulée The Role of the Boreal Forest and Forestry in the Global Carbon Budget, qui a eu lieu à Edmonton au début de mai 2000.
Notre participation à ces conférences a permis au Conseil du peuplier de faire des progrès sur le plan financier comme on peut le voir en comparant les rapports financier de 1999 et de 2000. Nous faisons actuellement l'objet d'une vérification de Revenu Canada au sujet d'une grosse demande de remboursement de la TPS que nous avons faite pour la période avril-juin. Le montant en est élevé en raison des paiements que nous avons faits pour les conférences. Les agents de Revenu Canada nous ont indiqué comment présenter notre demande et la situation sera réglée bientôt.
Le nombre de membres du CPC est demeuré cette année à peu près le même que les deux années précédentes, mais il est inférieur à ce qu'il était il y a 5 ou 10 ans. J'ai fait parvenir aux membres des avis de renouvellement de cotisation en mars et en juillet 2000. Nous constatons le même pattern que l'année dernière. Les membres tendent à faire leur paiement selon leur propre année de cotisation. Par exemple, si un membre a versé sa cotisation le 25 juillet 1999, il la renouvellera vers la fin de juillet 2000. Nous avons actuellement 17 membres corporatifs, 54 membres affiliés et 58 membres individuels, dont 4 nouveaux de cette année. Nos membres individuels choisissent le plus souvent le plan de trois ans. J'ai reçu cette année cinq renouvellements de cotisation qui n'avaient pas été faits depuis 1997. Nous avons 1 membre étudiant et 1 membre associé.
Je remercie John Doornbos de m'avoir communiqué ses connaissances en planification et gestion financière. J'en ai grandement bénéficié dans la planification de la visite C et dans l'ensemble du travail que nous avons accompli cette année pour les conférences ou autrement. J'aime à croire que je n'aurai que de bonnes nouvelles à mon retour de la visite guidée.
Bill Schroeder et John Kort Section des enquêtes Centre de distribution de brise-vent de l'ARAP (Administration du rétablissement agricole des Prairies) Agriculture et agroalimentaire Canada Indian Head (Saskatchewan)
Diverses espèces de Populus et d'hybrides sont largement utilisées dans l'ouest du Canada pour l'aménagement de brise-vent et à des fins d'agrément. Les peupliers ont été abondamment utilisés autour des bâtiments forestiers en raison de leur croissance rapide qui protège sans tarder contre le vent les habitations, les granges et les animaux. Depuis les débuts du Centre de distribution de brise-vent en 1909, plus de 20 millions de peupliers ont été plantés par les agriculteurs des Prairies. La demande demeure forte : environ 300 000 peupliers sont encore plantés annuellement par ces agriculteurs. Le Centre de distribution accentue d'ailleurs plus que jamais la recherche sur le peuplier, car l'intérêt pour cette essence est très large : agroforesterie, phytoremédiation, plantation ligneuse à courte révolution, restauration des rives.
La section des enquêtes Centre de distribution de brise-vent fait de la recherche appliquée à l'appui des plantations d'arbres dans les Prairies. La recherche et le développement sur le peuplier est l'une des principales activités de cette section, laquelle comprend trois biologistes et quatre techniciens. Ce personnel participe à la recherche sur le peuplier par ses travaux dans le domaine de la sélection, de la gestion des ravageurs, de la répression des mauvaises herbes, de la propagation en pépinière, du design et de l'établissement des plantations ainsi de la séquestration du carbone et des relations avec l'eau.
Dans les Prairies, il existe peu de plantations de peuplier puisque cette essence n'a que récemment fait l'objet d'attention dans ce contexte. Un projet a été lancé en 1997 avec la collaboration des propriétaires de boisés privés et d'industries de transformation du bois. Il s'agissait d'établir 6 plantations de 6 ha chacune. Les derniers éléments ont été plantés en 1999. Chaque plantation comprend un essai clonal et un essai d'espacement. Toutes les plantations se trouvent dans les écorégions de la transition boréale et de la prairie-parc à peupliers près des forêts naturelles, endroit qui devrait leur être favorable compte tenu des conditions pluvieuses. D'autres petites plantations ont été établies dans le sud-ouest de la Saskatchewan où l'on tire une humidité d'appoint du ruissellement de surface ou de la nappe phréatique.
Une étude visant à déterminer si le paysage des Prairies pourrait supporter des plantations de peupliers hybrides est presque achevée. On s'était fixé comme objectif de cartographier les terrains qui offrent des possibilités pour la culture des peupliers hybrides en plantations à courte révolution. Les premiers résultats montrent qu'une bonne partie de l'écorégion boréale de transition et celle de la forêt-parc de peuplier conviennent à la production de peuplier à l'échelle commerciale. Les principaux facteurs limitatifs sont les précipitations et la texture du sol.
Au Centre de distribution de brise-vent, le programme de sélection du peuplier est conçu pour l'obtention de clones résistant à la sécheresse et au froid, qui résistent aux insectes et croissent rapidement tout en produisant un bois acceptable. À ce jour, le programme a produit quatre clones adaptés aux Prairies. Il s'agit de deux mâles ('Assiniboine' et 'Manitou') et deux femelles ('Walker' et 'CanAm'). Un autre clone femelle, 'Hill', est un hybride putatif de P. deltoides var. occidentalis qui sera mis en circulation très bientôt. Les hybrides produits par le Centre sont régulièrement les clones les plus performants dans les évaluations réalisées dans l'ensemble des Prairies. La sélection et le croisement de peupliers demeure une activité très importante pour le Centre de distribution de brise-vent. Plus de 200 clones font l'objet d'évaluations dans l'ensemble de la Saskatchewan. Une nouvelle stratégie de croisement, sur le point d'être lancée, se concentrera sur la production de peupliers rustiques à croissance rapide destinés aux plantations à courte révolution et acceptables pour la séquestration du carbone, la phytoremédiation, la restauration des rives et l'agroforesterie.
La valeur potentielle du peuplier hybride sur le plan économique et environnemental dans les Prairies canadiennes, notamment pour constituer des puits de carbone, a conduit le Centre à étudier les possibilités d'adaptation de ses meilleurs clones à la sécheresse. En effet, c'est le manque d'eau qui est le principal facteur limitant de la croissance des peupliers dans les Prairies. Il est donc important de connaître l'effet des divers niveaux de déficit hydrique sur la croissance des arbres et l'accumulation de la biomasse. Une étude de doctorat qui se déroule actuellement au Centre vise à établir l'effet du déficit hydrique sur la croissance de l'hybride putatif 'Walker' du peuplier deltoïde en Saskatchewan. Il s'agit en particulier de vérifier l'efficacité de l'utilisation de l'eau chez la variété 'Walker' à maturité.
Le Centre a étudié dans l'ensemble de la Saskatchewan les possibilités du peuplier comme puits de carbone. Poussant beaucoup plus vite que toute autre espèce, le peuplier présente de grandes possibilités pour la séquestration du carbone. Il est relativement facile de mesurer la proportion de carbone dans la partie épigée du peuplier par rapport à celle des matières souterraines ou des racines. Le bois contient près de 50 % de carbone à l'état anhydre et en raison de la propagation clonale, la variabilité de la biomasse entre les arbres est très faible par rapport aux autres espèces. À la suite des études du Centre de distribution de brise-vent sur la croissance du peuplier et compte tenu des résultats provenant d'autres sources, le Secrétariat du Processus national sur le changement climatique a publié des tables sur les puits de carbone, lesquelles recommandent la plantation de 50 000 ha de peuplier sur cinq ans, c'est-à-dire de 2001 à 2005 (voir le site Web : http://www.nccp.ca/html/tables/pdf/options/Sinks_OR-Sep-23-1999_en.pdf, page 9). Bien que ce ne soit pas encore une politique officielle, il semble probable que la valeur des plantations de peuplier augmentera à mesure que leur importance comme puits de carbone sera reconnue.
Le Centre de distribution de brise-vent est heureux de collaborer avec le Conseil du peuplier du Canada, avec l'industrie et avec d'autres organismes du gouvernement pour mettre en valeur le potentiel du peuplier dans les Prairies. Pour toute information supplémentaire sur ces études ou sur d'autres projets relatifs au développement du peuplier dans les Prairies, veuillez contacter Bill Schroeder (schroederb@em.agr.ca) du Centre de distribution de brise-vent à Indian Head en Saskatchewan.
Jim Richardson
Voici le quatrième rapport annuel du Directeur technique aux membres du Conseil du peuplier du Canada. Le directeur technique, dont le poste a été créé par le comité exécutif en avril 1997, a comme objectifs généraux de fournir des services et des conseils techniques au Conseil du peuplier, de faire la promotion du Conseil et de susciter des appuis, et enfin de recruter de nouveaux membres. Le directeur technique :
a. assume un rôle de leader au nom du CPC dans le développement et la coordination du projet d'Association canadienne de la génétique et de la biotechnologie du peuplier, en faisant des liens entre les besoins de l'industrie et les possibilités de recherche, et en sollicitant du financement pour la recherche.
b. examine les possibilités de contrat ou de partenariat afin d'augmenter la visibilité du CPC et de promouvoir ses objectifs et, par le biais d'honoraires provenant de contrats d'achat de services ou d'administration de contrat, de générer des revenus pour le CPC;
c. répond aux demandes de renseignements techniques par courrier électronique, téléphone, télécopieur et courrier; contribue au bulletin du CPC et participe à l'assemblée annuelle du CPC.
d. fournit aux membre des services de nature technique plutôt que purement administrative.
Compte tenu du budget limité du Conseil, ces services sont fournis contre une rémunération minimale. Comme directeur technique, je travaille depuis un bureau installé à la maison dont les coordonnées figurent à la fin du rapport. Je consacre une moyenne de deux jours par semaines aux affaires du Conseil du peuplier, mais cet engagement varie grandement selon les tâches courantes.
Comme il était prévu dans mon dernier rapport au Conseil, l'année écoulée a surtout été consacrée à l'organisation de la 21e séance de la Commission internationale du peuplier (CIP) dont le déroulement est assuré de concert par le Canada et les États-Unis près de Portland (Oregon) du 24 au 30 septembre 2000. Avec Jud Isebrands du US Forest Service et du Conseil du peuplier des États-Unis, j'ai coprésidé le comité organisateur de cette grande manifestation internationale dénommée IPC 2000. La CIP, organe subsidiaire de la l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture de l'ONU (FAO), ne se réunit qu'à tous les quatre ans. Deux séances de la CIP se sont déroulées au Canada, la dernière en 1984 à Ottawa. C'est la première fois qu'une telle séance a lieu aux États-Unis.
Les conseils du peuplier du Canada et des États-Unis sont donc les coprésentateurs de l'IPC 2000. Environ 300 délégués assistent à la réunion, représentant la plupart des 36 pays membres de la Commission. Des pays en développement comme l'Inde, la Chine et l'Argentine ont reçu à cette fin un appui financier. Tout au long de ses 52 ans d'existence, la CIP a toujours concentré son attention sur la sélection et la culture de peupliers hybrides, activités dominées par les scientifiques européens provenant d'Italie, France, Belgique et autres, bien que le Canada et les États-Unis aient également pris part à ces travaux. Nous prévoyons toutefois que l'IPC 2000 ouvrent les yeux des autres membres de la CIP sur les tremblaies nord-américaines, leur gestion et leur mise en valeur. Nous sommes également en droit d'être fiers de la contribution nord-américaine au génie génétique et à la biotechnologie du peuplier, laquelle est mal connue en dehors d'ici.
L'IPC 2000 constitue une excellente occasion de présenter nos ressources et nos progrès dans tous les aspects du peuplier et du saule. Le programme comprend trois jours de sessions techniques pour la présentation de communications scientifiques et d'affiches portant sur le thème de la "Culture du peuplier et du saule : Répondre aux besoins de la société et de l'environnement". Des séances particulières portent sur les thèmes suivants : intégration de nouveaux outils dans les stratégies de sélection à long terme; politiques environnementales et de phytoremédiation; conservation des ressources génétiques et écologiques; amélioration et production du saule; sélection visant la résistance; et perspectives mondiales en sélection et production. Les cinq organes de travail de la CIP tiennent également leur propre séance technique.
Les visites de terrain forment une partie importante de toute séance de la CIP. Au cours de la conférence, tous les participants ont l'occasion de faire une visite d'une demi-journée des plantations industrielles de peuplier hybride de la Fort James Company. Après la séance, trois visites distinctes sont offertes : a) le secteur du fleuve Columbia; b) le Nord, de Portland à Seattle; et c) le sud de la Colombie-Britannique et de l'Alberta. Les membres du Conseil participent activement à toutes les étapes de la visite C au cours de laquelle plus de 40 experts internationaux du peuplier prennent connaissance de nos réussites et de nos préoccupations en matière de peuplier et de saule dans l'ouest du Canada.
L'un des outils que nous voulons utiliser pour augmenter la connaissance du peuplier sur ce continent est un livre qui sera publié à l'occasion d'IPC 2000. Intitulé La culture du peuplier en Amérique du Nord, il contient deux parties distinctes. La première est un guide complet de la culture et de l'aménagement du peuplier en Amérique du Nord. Il s'agit essentiellement d'une révision complète et de la mise à jour d'un livre produit en 1983 par Don Dickmann de la Michigan State University. La seconde partie présente des descriptions succinctes et des illustrations de 50 ou 60 des clones et cultivars de peuplier les plus utiles en Amérique du Nord. Le livre sera publié par le Conseil national de recherches du Canada vers la fin de 2000 et un exemplaire en sera envoyé à chaque participant d'IPC 2000. Le livre sera également mis en vente au grand public, à titre de projet conjoint des Conseils du peuplier du Canada et des États-Unis.
Une autre publication, propre au Conseil du peuplier du Canada, a déjà été produite à l'occasion d'IPC 2000. Chaque fois que la CIP se rencontre, chaque pays membre doit préparer un rapport national complet sur les activités concernant le peuplier et le saule qui se sont déroulées depuis la séance précédente. J'ai réussi à obtenir du financement du Service canadien des forêts pour permettre au Conseil de conclure un arrangement avec Cees van Oosten, l'un de nos membres, pour qu'il prépare le rapport national du Canada pour IPC 2000. À cette fin, Cees a rassemblé une grande quantité d'information utile dans l'ensemble du pays. Le rapport qui en est résulté constituera une très bonne source de données et d'information pour l'ensemble de nos membres.
La préparation de l'IPC 2000 a pris une bonne part de mon temps en 1999-2000. Tout au long du développement du programme d'IPC 2000, j'ai été en contact presque quotidien avec le coprésident américain, ainsi qu'avec le président (italien) du comité scientifique de la séance et avec le secrétariat de la CIP au siège de la FAO à Rome. Je dirige la visite canadienne et coordonne la production du livre La Culture du peuplier au Canada.
J'ai poursuivi le développement et l'amélioration du site Web du Conseil du peuplier. Le procès-verbal de la réunion annuelle de 1998 qui s'est tenue à Québec a été diffusé par l'entremise du site. Un avant-projet du sommaire des actes de la réunion de 1999 qui s'est déroulée à Edmonton a été préparé, mais le travail n'est pas terminé. L'information sur le membership dans la section du site réservée aux membres a été réarrangée et mise à jour. Des liens vers des sites d'intérêt et d'autres éléments nouveaux ont été ajoutés, y compris vers le site de l'IPC 2000. Réciproquement, des liens vers notre site ont été insérés dans quelques-uns de ceux-ci. Notre site est bien fréquenté, avec une moyenne de 3 000 à 4 000 visites par mois. Nous avons certes été chanceux d'obtenir une adresse URL simple et facile à retenir (www.poplar.ca).
Le site est sans nul doute la source d'un nombre sans cesse croissant de demandes d'information technique, dont la plupart se font par courrier électronique et reçoivent une réponse par la même voie de communication. Quand je ne peux fournir moi-même les réponses, j'adresse les requêtes à d'autres membres du Conseil selon leur spécialité. Dans la mesure du possible, quand ces demandes nous parviennent de non-membres, nous saisissons l'occasion de faire la promotion du Conseil et des avantages qu'il procure à ses membres.
À la suite du sondage entrepris par le Conseil il y a deux ans sur l'intérêt pour une éventuelle coopérative canadienne pour la biotechnologie du peuplier, des effort ont été faits pour établir un annuaire des chercheurs canadiens se spécialisant dans le peuplier. Les progrès sont lents, mais cet annuaire sera probablement réalisé comme partie intégrante du projet d'annuaire des chercheurs canadiens en foresterie mis de l'avant par le Service canadien des forêts à Victoria. Le Réseau de la biotechnologie des arbres et de la génétique de pointe du Service canadien des forêts a également été contacté afin que de l'information technique soit insérée dans le site du Conseil.
Dans l'année qui commence le directeur technique devra d'abord consacrer ses énergies à régler les affaires découlant de l'IPC 2000, entre autres la coordination des dernières étapes de la production, de la publication et distribution du livre La Culture du peuplier en Amérique du Nord. J'aurai ensuite plus de temps pour les affaires du Conseil proprement dites. Je poursuivrai sans doute la mise au point de l'annuaire des spécialistes canadiens du peuplier et les actions diverses visant la promotion et la coordination d'une coopérative ou d'un partenariat éventuel sur la biotechnologie du peuplier au Canada. Je rédigerai également des textes pour le bulletin et je poursuivrai la tenue et l'amélioration du site Web tout en répondant aux demandes d'information technique.
Bien que j'aie consacré beaucoup de temps cette année à l'aspect international plutôt que proprement canadien des affaires du Conseil du peuplier du Canada, j'espère que celui-ci paraîtra avoir bénéficié de son expérience de coprésentateur de l'IPC 2000. Nous avons beaucoup à offrir à la communauté universelle du peuplier, et beaucoup à apprendre des gens qui se consacrent au peuplier dans les autres pays du monde. À titre de coprésident du comité organisateur de l'IPC 2000, je suis très reconnaissant aux nombreux membres du Conseil du peuplier du Canada qui ont contribué d'une façon ou d'une autre au succès de la manifestation. En particulier, je remercie John Doornbos et le comité exécutif du Conseil de m'avoir permis d'y consacrer du temps. J'adresse également de sincères remerciements à la secrétaire de ce comité, Sandra Williams, qui a consacré une bonne partie de la dernière année à l'IPC 2000, particulièrement aux détails de la planification et de l'organisation de la tournée canadienne. La collaboration avec Sandra a toujours été des plus agréables.
Last update: 2001-12-05
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